De nous deux, le chien est celui qui ne connaît pas les 70 noms pour dire “chien”
De la richesse de la langue arabe.
“Il est dit que le grand poète et linguisite du 11e siècle, Abul ‘Ala al-Miary, qui était aveugle, trébucha sur un des princes de la cour de Saleh Ibn Mirdas, gouverneur du nord de la Syrie. Le prince perdit son sang-froid, précisément parce que le poète était pauvre et qu’un pauvre poète n’est pas supposé trébucher sur un noble. Il traita alors Abu-Ala al-Miary de chien ignorant. Et Abul-Ala de répondre promptement : “De nous deux, le chien est celui qui ne connaît pas les 70 noms pour dire “chien” ! ” Bien entendu, ni le prince ni la moitié des linguistes de la cour n’étaient capables d’énumérer tous ces noms.
Traduit librement d’une anecdote rapportée par Tamim al-Barghouti dans un article paru dans le journal libanais anglophone Daily Star.




