Coran profané Profaner le Coran peut mener en prison. Même aux Etats-Unis. C’est ce que vient d’apprendre à ses dépens Stanislav Shmulevich, un étudiant de 23 ans, arrêté vendredi dernier par la police. L’imprudent a en effet jeté à deux reprises un Coran dans les toilettes de l’université de Pace (Manhattan). Inculpé de crime de haine, il est poursuivi pour « desecration », autrement dit pour désacralisation. On lui reproche précisément deux crimes : « criminal mischief and aggravated harassment » (méfaits et harcèlement aggravé).

C’est le 13 octobre 2006, en plein mois de Ramadan, qu’un enseignant trouve dans les toilettes un premier exemplaire du Coran. Même scénario un mois plus tard le 21 novembre, quelques semaines avant le hajj (pèlerinage à La Mecque). Le forfait a alors été dénoncé auprès de la diréction de l’Université par des étudiants musulmans, direction qui s’est contenté dans un premier temps de proposer un programme de sensibilisation à la tolérance aux étudiants de l’université. Cela n’a bien entendu pas satisfait les musulmans qui ont reproché à l’Université de ne pas prendre le méfait au sérieux. La police de New York a alors été mise au courant et le voyou interpellé.

Si les actes islamophobes en général, et les profanations du Coran en particulier, sont monnaire courante, ils sont rarement rendus publics, comme le précise Ibrahim Hooper, porte-parole du CAIR. Cette fois, le CAIR a rendu ces deux profanations afin de dénoncer l’environnement hostile dans lequel vivent les musulmans.

Source : Newsday.com