Podcast – Tajwîd : 11 – L'isti'adha et la basmalah (suite)

Par Al-Kanz

Nous publions désormais – avec l’autorisation de l’auteur – le texte intégral du podcast audio. Cela permettra à celles et ceux qui ne peuvent, pour une raison ou pour une autre, écouter la version audio de profiter aussi de ces cours. Vous trouverez le texte après les extraits audio en français et en anglais. Onzième […]

cours de tajwid, tajweed, coran Nous publions désormais – avec l’autorisation de l’auteur – le texte intégral du podcast audio. Cela permettra à celles et ceux qui ne peuvent, pour une raison ou pour une autre, écouter la version audio de profiter aussi de ces cours. Vous trouverez le texte après les extraits audio en français et en anglais.

Onzième podcast consacré au tajwîd : L’isti’adha et la basmalah (suite)


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A la demande de Khaled Bouchafaa, nous précisions que ce fichier audio ne peut faire en aucune manière l’objet d’une transaction commerciale. Copyright© 2007 Tajweed Podcast (http://www.tajweedinenglish.com).


Episode 11 (transcrit par Taqiya)

Assalam alaykum wa RahmatulAhi wa Barakatuhu

Ravi de vous avoir encore avec nous pour cet onzième épisode. Mon nom est Khaled Abu Chafi’. Nous continuons les épisodes de Tajwîd et nous en sommes à «l’Isti’adha » et à «la basmalah ».

InshAllah aujourd’hui nous allons parler dans cet épisode des différentes manières de dire al-isti’adha, c’est-à-dire « A’udhu billAhi mina chaytani rajim » et la basmalah , c’est-à-dire « BismillAhi Ar-Rahmani Rahim ».

Ainsi quand nous commençons à lire le Qur’an, en état d’ablution, faisant face à la Qibla, avec l’intention de plaire à Allah Subhana wa Ta’ala et ayant cet « istikhdhar », c’est-à-dire cette conviction que nous avons qu’Allâh Subhana wa Ta’ala nous observe et nous écoute.
Nous commençons une sourate, n’importe quelle sourate du Quran, en disant « A’udhu billAhi mina chaytani rajim » ou « A’udhu billAhi Sami’ il ‘alimi mina chaytani rajim ».

Il y a une divergence d’opinions parmi les ‘Uléma du Qiraat, c’est-à-dire les savants de la récitation du Coran. Une partie d’entre eux parmi les dix, ont rapportés la lecture du Quran avec la basmalah et une partie d’entre eux ont rapportés sa lecture sans basmalah.

Comme nous le savons, les fuqahat, c’est-à-dire les juristes, parmi les ‘Ulémas et les disciples de l’islam des quatre imams ont des opinions différentes au sujet de la prononciation ou non e la basmalah .

Avant de commencer la lecture ou la récitation d’une sourate, la basmalah « BismillAhi Rahmani Rahim » est requise ou est mustaHab, c’est-à-dire recommandée. La basmalah est d’ailleurs considérée soit comme une partie de la sourate soit comme ne faisant pas partie de la sourate.

Donc « BismillAhi Rahmani Rahim » a été mentionné dans le Qur’an avant chaque sourate sauf pour sourate Al-Baraa, qu’on appelle aussi « sourate At-Tawba ». Allah SubhAnnah wa Ta’ala a révélé cette sourate sans « BismillAhi Rahmani Rahim » et les Sahabas (Ra), quand ils ont compilé le Qur’an devant Othman (Ra) ont enregistré et écrit le Texte sacré sans « BismillAhi Rahmani Rahim » pour la sourate At-Tawba.

Dans sourate An-Nahml, Allah SubhAnnah wa Ta’ala a également mentionné ceci au verset 30 : « إِنّهُ مِن سُلَيْمن وَ إِنَّهُ au sujet de Souleyman [elle est de Souleyman. En voici la teneur : « Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux »].

Quand nous commençons à réciter le Qur’an, si c’est le début d’une sourate, voici la façon dont nous procédons : «A’udhu billAhi min chaytani rajim » «BismillAhi Rahmani Rahim «Al hamdulilAhi Rabbil ‘alamin». Cela s’appelle « Qata’ul djami’ » (tout couper), nous commençons, puis nous faisons le « waqf » (l’arrêt), «A’udhu billAhi min chaytani rajim ». Nous coupons (waqf) puis «BismillAhi Rahmani Rahim » Nous coupons (waqf), puis nous récitons le début de la sourate ou du verset « Al HamdulilAhi Rabil ‘alamin ».

La deuxième manière de dire Al Isti’adha est de faire ainsi : «A’udhu billAhi min chaytani rajimi bismillAhi Rahmani Rahim, « Al HamdulilAhiRabil ‘alamin ». Ainsi nous joignons Al Istihada et la basmalah «A’udhu billAhi mina chaytani rajimi bismillAhi Rahmani Rahi », puis nous nous arrêtons, nous faisons le waqf et nous lisons le début de la sourate.

La troisième manière est de lire tout attaché connecté, ce qui s’appelle « Wasl al jami’ » : « A’udhu billAhi mina chaytani rajimi bismillAhi Rahmani Rahimil HamdulilAhi Rabil ‘alamin ». Cela consiste à « joindre le tout », Al Isti’adha avec la basmalah et le début de la sourate ou du verset.

La quatrième manière de lire Al Isti’adha est de s’arrêter tout de suite après avoir dit : «A’udhu billAhi min chaytani rajim » «BismillAhi Rahmani Rahimil HamdulilAhi Rabil ‘alamin », vous vous arrêtez là. Maintenant nous passons à la basmalah «BismillAhi Rahmani Rahim ». Que faire si elle est entre deux sourates?
Par exemple je suis en train de lire sourate Al Falaq et sourate An-Nass et je veux joindre les deux sourates et j’ai la basmalah entre ces deux sourates, ce qui est le cas pour chaque sourate dans le Qur’an excepté pour sourate At-Tawba.

Première façon de faire : «Min charri Hasidin idha Hasada bismillAhi Rahmani Rahim.
Deuxième façon de faire : « qata’ul djami’ », où l’on s’arrête à la fin de la sourate, on s’arrête à la basmalah, puis on récite le début de la sourate :
«Min charri Hasidin idha Hasad
«BismillAhi Rahmani Rahim
« Qul a’udhu bi RabinnAss

Troisième façon de faire : on s’arrête à la fin de la sourate, puis on joint la basmalah au début de la sourate suivante :
«Min charri Hasidin idha Hasad »
«BismillAhi RaHmani Rahimi qul a’udhu bi RabinnAss »

Ce sont les 3 manières correctes :
-Waslul djami’ qui est de joindre tout ensemble et relier tout ensemble.
-Qata’ul djami’ qui est de couper et de faire le waqf entre chaque parties.
-La 3ème manière est de s’arrêter à la fin de la sourate et joindre le début de la basmalah avec le début de la sourate.

Il existe une 4e façon de faire et de joindre la fin de la sourate à la basmalah, mais ce n’est pas permis. Exemple : vous dîtes «Min chari Hasidin idha Hasada BismillAhi Rahmani Rahim et vous vous arrêtez là, cela n’est pas permis, ne le faites pas.
Pour la sourate Al-Baraa At-Tawba, nous nous arrêtons à la fin de sourate Al-Anfal. Puis nous récitons Al-Baraa ou nous faisons « sekt » qui est une pause (nous verrons ultérieurement le cas du « sekt » dans le Coran) ou nous faisons la liaison entre sourate Al-Anfal et sourate Al-Baraa (« Waslul djami’ »).

Maintenant il y a quelques détails que nous voudrions mentionner au sujet de l’Isti’adha, car c’est le début du Tajwîd. L’équilibre entre les voyelles courtes et les longues voyelles dans la langue arabe et dans le Qur’an est un important. On compte trois voyelles courte : fatha, dhamma et kasra. Fatha, c’est « a », dhamma c’est « ou » et kasra c’est « i ». Ainsi si on prononce la fatha (a), on ouvre largement la bouche. Pour la kasra (i), on abaisse la mâchoire inférieure et on rapproche les lèvres ensemble pour prononcer la dhamma (ou). Chaque prononciation de voyelle dure a peu près une seconde.

Si vous ne respectez pas cette durée (soit en prononçant trop longuement soit en prononçant trop rapidement), ce sera « lahen djali », ce qui signifie l’erreur évidente, qui n’est pas admise dans le Qur’an. Les ‘ulamas l’appellent « Al-IkhtilAs » ou « Al-Ichba’ ».
Qu’est ce que « Al-IkhtilAs » ? Dans la langue arabe, « Al-IkhtilAs » est une personne qui se cache tout en volant. Dans l’expression « IkhtilAs Awalé An-nass » signifie prendre la santé et la richesse des gens tout en se cachant.

« Al-ikhtilAs » consiste à ne pas prononcer les deux tiers (en temps) d’une lettre et de la prononcer que sur un tiers de sa durée. Il existe aussi le « raoum », qui consiste en revanche à prononcer deux tiers. Nous y reviendrons plus tard.
Ce qu’il faut retenir c’est que l’unité de mesure de la langue arabe est une seconde. Ba, c’est une seconde, baba c’est deux secondes, « harakah » c’est trois secondes, etc.

Cela est très important. Si vous raccourcissez une voyelle longue ou courte, c’est ce qu’on appelle « une erreur évidente ».

InshAllah, nous reviendrons sur cela plus tard, lorsque nous réciterons certaine parties du Qur’an.
Qu’Allah SubhAnnah Wa Ta’ala nous donnent le [s]« Tawfiq »[ s], qu’Il nous fasse apprendre le Qur’an, qu’Il nous permette de le mettre en pratique et de propager son message à toutes les nations.

BarakalAhukikum.

A la semaine prochaine, pour l’autre partie de cet épisode de tajwîd.
Laisser vos commentaires et s’il vous plaît contactez-nous et faîtes nous connaître vos questions

DjazakumullAhu kheiran, wa Assalam alaykum wa RahmatulAhi wa Barakatuh.



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Vos réactions (3 commentaires)

  1. LESBA NEE FADEL FARIDA    

    Salem aleikoum, voila je viens de lire votre publication sur la lecture du coran, mais voyez vous, je ne sais pas lire convenablement le saint coran et pour cela si vous pouvez nous mettre sur le site un Saint Coran écrit et en même temps audio et tafsir bien sur en arabe et en français, ainsi, on apprendra mieux et bien vite. Comptant sur votre compréhension ouè salam aleikoum ouè rahmatou Allah ouè barakatouhou.

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  2. Al-Kanz    

    as-salâmu ‘alaykum

    Le tafsir en français, il n’existe pas, à ma connaissance.
    Sinon vous avez http://www.altafsir.com et http://www.reciter.org ou encore http://www.qurancomplex.org et http://avantlheure.over-blog.com/

    2
  3. kaikai    

    Assalamou aleykoum

    Le site http://www.tafsir.com est de retour aussi

    wassalam

    3

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