
En matière de défense des animaux, on connaît plus la Fondation Brigitte Bardot que l’OABA (Oeuvres d’assistance aux bêtes d’abattoirs). Pourtant cette association, vieille de quarante ans, qui lutte contre les mauvais traitements infligés aux animaux de ferme, ceux destinés à la consommation, n’en est pas moins virulente. Et elle ne s’en cache pas. Elle revendique très clairement des pressions sur les politiques et mènent des actions de lobbying auprès des institutions européennes, dont elle ne se cache pas non plus. L’abattage rituel est l’un de ses chevaux de bataille. D’où son agitation et ses actions de lobbying auprès du gouvernement quand arrive l’aïd al-kebir.
L’abattage rituel, c’est leur dada

Copie d’écran du site de l’OABA
Voilà des années que l’OABA s’insurge contre les abattages juif et musulman, tout comme la fondation Brigitte Bardot. Il lui est insupportable que les bêtes sacrifiées ne le soient pas comme elle voudrait qu’elles le soient. D’où son combat acharné pour obliger juifs et musulmans à faire usage d’un pistolet spécifique ou de l’électronarcose, cette pratique qui consiste à envoyer une décharge électrique sur les tempes des animaux pour les étourdir. Pistolet et électricité offriraient selon l’OABA un confort à l’animal avant l’abattage et lui éviteraient maintes souffrances. Sauf que dans les faits rien ne prémunit l’animal qui subit une décharge électrique ou un coup de pistolet de blessures sérieuses. L’électronarcose, par exemple, peut blesser l’animal quand elle ne le tue pas. D’où le refus catégorique des autorités religieuses d’user de ces pratiques lors du sacrifice des animaux. En France, l’abattage rituel juif et musulman ont d’ailleurs un statut particulier, puisqu’ils sont permis par un décret dérogatoire.
Ce qui agace l’OABA qui contourne ce qui est un problème pour elle pour mettre fin d’une manière ou d’une autre à l’abattage rituel.
Opérations coup de poing…
A l’occasion de l’aïd al-kebir 2006, l’OABA est intervenue dans un abattoir de Seine-Maritime où elle a pu dicter sa loi. L’objectif était clairement d’imposer l’électronarcose et de faire en sorte que les animaux ne soient pas sacrifiés sans avoir été préalablement tués étourdis par une décharge électrique.
Selon ses dires, l’absence de matériel de contention mécanique aurait amené vétérinaires et direction de l’abattoir à imposer l’électronarcose. On devine qu’ils ont aussitôt essuyé un refus de la part des musulmans dont on violait à ce moment les droits. Un délégué de l’OABA a alors tenté de convaincre du bien-fondé de cette démarche. La sauce ne prenant pas, les gendarmes ont été alertés et… “après plus de quatre heures de discussions, les abattages rituels ont repris et près de 320 ovins ont été sacrifiés, avec électronarcose préalable” (source La Lettre de l’OABA, n°1, 2007). Autrement dit, ce jour-là 320 familles ont été contrainte, face aux gendarmes, à renier leurs droits fondamentaux. Elles auraient pu certes repartir et demander le remboursement du prix du mouton. Mais, il faut croire que la peur du gendarme et la désinformation ont fait leurs effets.
…et méthodes douteuses
L’OABA ne se contente pas de cela. Minoritaire et peu connue par le grand public, elle s’emploie à s’attirer l’attention des consommateurs en criant au scandale et à la tromperie. Voici ce qu’elle écrit :
Dans le cadre des abattages rituels israélites, les parties arrières des animaux ne sont pas consommées. De même, après inspection de la carcasse par le sacrificateur, il se peut que l’animal soit refusé en entier. Dès lors, que devient cette viande jugée “religieusement impropre” à la consommation ? Elle est dirigée vers les circuits “classiques” et approvisionne boucheries, hypermarchés et restaurants.
L’OABA préfèrerait-elle que l’on se débarrasse d’une carcasse d’animal jugée non casher par un rabbin, plutôt que de la commercialiser, et donc de ne pas s’adonner à un gaspillage révoltant ? Non, évidemment. Il s’agit d’être plus futé. L’objectif est d’obliger les pouvoirs publics à indiquer sur chaque emballage de viande sacrifiée par un juif ou un musulman et destiné aux consommateurs non juifs et non musulmans la mention : “viande abattue selon un rite religieux”. L’OABA espère sûrement que cela en hérissera plus d’un. Car à ses yeux “il est inacceptable, au regard des textes assurant la liberté de conscience et de religion, que le respect des pratiques rituelles religieuses concernant 7 % de la population nationale (6 % de la population française serait de tradition musulmane et le judaïsme concernerait 1 % de ladite population selon les chiffres cités, en septembre 2006, par le rapport de la Commission de réflexion juridique sur les relations des cultes avec les pouvoirs publics) ait des répercussions sur la consommation de l’ensemble de nos concitoyens.”
Déterminé, l’OABA a d’ailleurs l’intention de faire entendre sa voix lors du Grenelle de l’animal (rencontres “Animal et Société”) annoncé par Michel Barnier, ministre de l’Agriculture du gouvernement Fillon. Et de mettre sur la table “particulièrement la question récurrente de l’abattage rituel”, dixit Jean-Pierre Kieffer, président de l’OABA, dans une interview donnée au site Web-Agri (merci à Asidcom pour l’info). Lequel de regretter que “certains abattoirs n’étourdissent pas systématiquement les animaux.” La vigilance s’impose.







Heureusement qu’il y a des associations comme l’OABA ou la Fondation Brigitte Bardot pour défendre les animaux, c’est tellement scandaleux de voir dans quelles conditions ces bêtes sont élevées, transportées puis abattues… Notre devoir est de limiter la souffrance alors oui à l’étourdissement préalable des animaux pour leur éviter d’être égorgés en toute conscience, c’est vraiment le minimum du minimum à mettre en oeuvre.
C’est votre minimum. Vous êtes dans une posture idéologique, non pragmatique.
Non, simplement dans une posture de compassion, un regard humain sur la souffrance animale. Rien n’est jamais figé, heureusement, et l’homme se doit d’évoluer sinon nous en serions encore à brûler les “sorcières” en place publique, voire à procéder à des sacrifices humains par croyance ou tradition…
Non, votre posture relève de l’idéologie et précisément de la croyance. C’est une posture vieille comme le monde. Déjà dans l’Antiquité, orphiques et pythagoriciens théorisaient sur la souffrance animale.
D’ailleurs, c’est très pragmatique le recours à l’étourdissement préalable, il suffit de se rendre dans un abattoir pour s’en rendre compte. D’ailleurs les tueurs (c’est leur nom, désolé) qui “oeuvrent” dans les abattoirs rituels sont nombreux à réclamer cet étourdissement préalable pour leur rendre la tâche un peu moins insupportable. Les Pays du Moyen-Orient importent, en masse, des animaux élevés et abattus en Nouvelle-Zélande ou en Australie, animaux abattus rituellement avec étourdissement préalable… Donc, rien n’est impossible, il suffit simplement de ne pas faire preuve d’obscurantisme primaire. Mais je sais, il y a encore beaucoup de chemin à faire.
la question qui se pose ici, pourquoi ces associations s’attaquent elles à l’abattage rituel avec des arguments infondés. je m’explique: aucune de ces associations n’a eu l’indulgence d’engager une recherche scientifique pour prouver leur point de vu. ou bien ces association sont plutôt motivées par des sentiments autre que l’amour pur pour les animaux et elles se cache derrière le souci du bien être animal. ou bien elles savent que toutes les recherches scientifiques qui ont été faite sur le sujet ont prouvé que l’abattage rituelle est la méthode la plus humaine pour tuer un animal dans le but de consommer sa viande. en ce qui est question des abattoire: voila ce que disent les tueurs: “« D’autre part si actuellement, on écoute les réflexions des professionnels quotidiennement confrontés à l’abattage, tous se réfugient d’abord derrière les impératifs réglementaires. Puis ils exposent aussi leur perplexité : on peut faire souffrir en assommant, on peut être compatissant en signant directement. L’essentiel, conclut-on (prudemment ou sincèrement ?), est que ce soit « bien fait » : une saignée directe sûre donne une mort très rapide, mais exige un personnel très compétent ; l’assommage dans les conditions de contention actuelles, exige moins de savoir faire ; mais il est manqué, il est très vraisemblablement plus éprouvant que la saignée directe. »
Etrange Christophe… Vous prônez “la défense” des animaux et vous encouragez l’élevage “intensif” comme ce que l’on a en New-Zeland, brésil ou autre…
Petit chiffre : le brésil, c’est 11 millions de volailles abattues par jour… électronarcose et disqueuse automatique… Il est ou le bien être de l’animal dans tout cela?
Je n’encourage en aucun cas l’élevage intensif, je pense même (si l’on doit mettre une hierarchie) que c’est le pire du pire, je disais simplement que les animaux abattus là-bas pour le marché du Moyen-Orient l’était avec étourdissement préalable. Mais je suis d’accord pour dire, bien sûr, que tout ne repose pas sur l’étourdissement des animaux, les conditions d’élevage sont primordiales, les conditions de transport aussi et… les conditions d’abattage.
l’étourdissement des animaux dans le contexte industriel actuel n’est qu’une ruse utilisée pour cacher aux yeux du grand publique “tout le système de torture des animaux moderne”. en fait en prétendant qu’il s’agit d’une anesthésie préalable à l’abattage on gagne la tolérance de tout le reste (cadence de production, massacre des animaux les uns devant les autres….). mais malheureusement aucune des méthode utilisées aujourd’hui pour étourdir n’est fiable. même dans tout les cas le problèmes posés au bien être de l’animal sont amplifiés. par exemple dans le cas du poulet à la sortie d’un bain électrifié on distingue trois groupes de poulet à pourcentage égal: 1/3 mort, 1/3 évanoui, 1/3 conscient de la suite. dans le cas d’abattage mécanique, certains poulet peuvent aussi manquer la lame de la signé (sans parler des poulet qui l’on rencontrer en pleine conscience). donc je me demande s’il y a une troisième tentative de meurtre pour ces derniers ou est ce qu’on les laisse mourir pendant la procédure du plumage. dernière chose il y a énormément de problème de reprise de conscience après étourdissement, sans parler des animaux paralysés tout en gardant leur conscience….les problèmes sont vraiment indénombrable et les chaines d’abattage sont des chaînes de torture masquées par l’étourdissement
Monsieur, je me permets d’intervenir ici pour vous signaler quelques inexactitudes dans votre texte. Je le fais car il me semble qu’ ayant connaissance de cela, vous pourriez parvenir à d’autres conclusions.
1- Vous dites : « l’abattage rituel juif et musulman a d’ailleurs un statut particulier, puisqu’il est permis par un décret dérogatoire ». La règlementation française et européenne n’accorde pas un statut particulier à l’abattage juif et à l’abattage musulman. La législation ne dit rien sur le contenu de l’abattage rituel mais prévoit que l’on puisse lever l’obligation d’étourdir l’animal en cas d’abattage « selon un rite religieux ». Elle le prévoit mais ne l’oblige pas. La réglementation ne dit pas comment doit être effectué un abattage rituel, mais seulement comment doit être effectué un abattage sans étourdissement.
2- Vous parlez d’un refus catégorique des autorités religieuses d’user de ces pratiques d’étourdissement lors du sacrifice des animaux. Cette question est controversée, mais , à ma connaissance, il n’y a pas de « refus catégorique ». En réalité les abattages halal avec étourdissement sont assez largement admis. En France, les abattages rituels sans étourdissement sont il est vrai majoritaire, mais au Danemark, au Royaume Uni, en Allemagne, et dans d’autres pays l’étourdissement dit réversible est pratiqué, et les consommateurs l’ont admis. De gros exportateurs mondiaux d’ovins et de bovins comme la Nouvelle Zélande, l’Australie, l’Argentine pour ne citer qu’eux pratiquent l’étourdissement avant abattage rituel. Cela signifie par exemple que dans le monde, la majorité des viandes ovines destinées au marché halal est issue d’animaux étourdis. Les pays importateurs du Moyen Orient sont parfaitement au courant de cela et admettent cette pratique. Un pays comme la Malaisie, cité comme un exemple sur le marché de la certification halal accepte l’étourdissement.
3- En général les fatwas concernant l’étourdissement disent en gros la même chose. Je reprends une des plus anciennes de la Commission de la Fatwa égyptienne (1987) qui dit :
a. Les textes du droit musulman stipulent que si un élément interdit et un autre licite se réunissent dans l’abattage d’un animal, ce dernier devient illicite.
b. Si l’électronarcose ou l’anesthésie de l’animal avant de le saigner à pour objectif de réduire sa résistance sans provoquer sa mort, il est permis d’y recourir.
c. Si l’électronarcose ou l’anesthésie de l’animal avant de le saigner à pour objectif de réduire sa résistance sans provoquer sa mort, il est permis d’y recourir.
(cf institut de droit comparé http://www.svpa.ch/images/magazine/avisdedroit.doc)
Personnellement je n’ai jamais entendu d’autorité religieuse musulmane être catégoriquement contre l’étourdissement. En revanche je vous accorde que la FNICGV, un poids lourd de l’industrie de la viande, est farouchement contre. L’abattage sans étourdissement coute moins cher en particulier parce qu’il débouche en grande surface avec ou sans dénomination halal et cacher.
4- Vous dites que l’OABA souhaite supprimer l’abattage rituel. Cela me semble inexact. Elle souhaite supprimer l’abattage sans étourdissement. Ce combat c’est son crédo, une de ses raisons d’être et rien ne prouve qu’elle ait d’autres intentions cachées (des pratiques douteuses, dites-vous) sur ce point. Cette organisation est née de sa victoire pour imposer l’étourdissement dans la législation, elle agit donc ici de façon assez cohérente avec ses principes et ce qu’elle défend, même si ses moyens d’action sont parfois assez critiquables, je vous l’accorde. J’ai déjà écrit là-dessus.
5- Vous dites que l’OABA souhaite imposer l’étiquetage sur les carcasses. Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise solution, mais je ne comprends pas pourquoi vous acceptez des étiquettes halal sur une viande, et pourquoi vous n’en voulez pas sur une carcasse. Vous craignez sans doute des actions de boycottage ? La-dessus vous avez les mêmes soucis que l’industrie de la viande française qui profite très largement du marché halal et qui espère tirer un avantage commercial du halal « sans étourdissement » par rapport à ses concurrents.
6- Le halal « sans étourdissement » est devenu un argument commercial. Les autorités religieuses restent muettes. Les consommateurs « croient » savoir, certains sont prêts à dénoncer une fois de plus les gabegies et autres tromperies islamophobes. En réalité le problème est ailleurs. Il n’a rien à voir avec l’Islam et les musulmans. Il ne réside pas dans l’abattage rituel, mais il est révélé par l’abattage rituel. Il y a consensus des autorités vétérinaires sur l’intérêt des méthodes d’étourdissement, à condition qu’elles soient correctement appliquées, et qu’elles ne tuent pas l’animal. Sur ce point les vétérinaires des instances internationales (OIE, FVE) sont sur la même longueur d’onde que les autorités islamiques. Ce qui pose problème c’est l’application des méthodes d’étourdissement dans des abattoirs largement privatisés où la priorité va au rendement et où la souffrance animale reste secondaire. Les procédés d’étourdissement doivent être finement réglé pour réduire la sensibilité animale, cela coute cher et cela fait perdre du temps. En systématisant l’abattage sans étourdissement, c’est-à-dire en utilisant l’abattage rituel, on s’évite tous ces tracas, on abat sans trop baisser les cadences. L’utilisation de l’étourdissement ne garantit pas une meilleure fin de vie à l’animal, puisque parfois comme dans la volaille halal l’étourdissement est utilisé en mode ‘light’ pour immobiliser l’animal et accélérer les cadences d’abattage, mais pas pour l’insensibiliser. Ni le sacrificateur, ni le vétérinaire n’ont les moyens d’empêcher les abattoirs d’en faire à leur guise avec ou sans étourdissement selon leur calcul de rentabilité…
7- En affirmant que les abattages rituels se font toujours sans étourdissement, vous vous trompez. En dénonçant les « méthodes douteuses » de l’OABA vous faites surtout le jeu et le bonheur des abatteurs sans scrupules.
Florence Bergeaud-Blackler est sociologue à l’Université de la Méditerranée et participe au projet DIALREL pour encourager le dialogue autour des pratiques d’abattage rituel (www.dialrel.eu)
La différence entre Fondation B Bardot et OABA, c’est la FBB oeuvre pour tous les animaux mais l’OABA a trouvé un terrain de travail, c’est celui des animaux d’abattoir. Elle dénonce les mauvais traitements infligés à ces animaux avant et pendant l’abattage. Elle a raison, quand on voit des hématomes sur les carcasses de bovins (niveau du bassin et des omoplates) dus au mauvais traitement dans le transport et la bouvière de l’abattoir.
Le combat de l’OABA dépasse la normale en s’attaquant à l’abattage rituel. Elle dit qu’il y a souffrance de l’animal. Mais ce n’est qu’une illusion car l’OABA n’a aucune étude scientifique publiée dans les revues scientifiques des 4 quantinants. Au contraire ASIDCOM (Association Sensibilisation Défense Consommateurs Musulmans) possède des travaux et des études scientifiques faites en Allemagne et en USA qui démontrent l’inverse. ça veut dire elle démontre que l’abattage rituel est la meilleure méthode d’abattage bénéfique à l’animal et au consommateur garantissant à ce dernier une viande saine (comme Allah dit :” Viande licite et saine “.)
L’OABA a beaucoup de travail à faire pour améliorer le bon traitement des animaux aux abattoirs. Elle a tout faux quand elle dit l’abattage rituel est une souffrance de l’animal. Pour l’OABA la souffrance c’est le faite que le sang gicle par terre et que l’animal bat les pattes. Ils mesure la souffrance par du visuel ( ils souffrent à la place des animaux).
NB : Pour que FBB et OABA soient plus performant dans leurs propos, il faut qu’ils démontrent scientifiquement par des vrais études (non pas par des hypothèses comme ils le font actuellement avec l’école vétérinaire d’Alfort) aux musulmans et aux juifs que l’abattage rituel est une souffrance de l’animal et que l’électronarcose est la solution.
Pour l’instant, ils ne sont pas là……….et leur combat est nul, nul.
Good bay OABA…….RDV quant vous auriez les preuves scientifiques de la dite “souffrance animale”.
assalâmu alaykum je confirme ce que rezgui affirme. Mon frère avait un petit abattoir. Il achetait des poulets à un frère et les égorgeait lui-même et tout le monde pouvait voir comment il procédait et constater que c’était vraiment halal. Un jour un commercial est venu et lui a dit qu’il avait des méthodes qui permettaient de gagner du temps, d’augmenter les cadences et au final de gagner plus d’argent. Mon frère n’avait pas trop le temps de parler avec lui comme il était occupé. Il a pris ses coordonnées et l’a rappelé un autre jour. Le commercial lui a proposé l’attirail du parfait tortionnaire d’animaux. Mon frère ne voulait même pas entendre parler de ces pratiques mais par curiosité pour savoir ce qui se passait chez les autres et a demandé s’il pouvait visiter une entreprise cliente pour avoir une démonstration. Il s’est rendu dans un abattoir industriel qui en plus faisait prétendumment du halal et il a été choqué par ce qu’il a vu c’était un véritable massacre. 40% des poulets mourraient suite au choc électrique car le coeur avait lâché. D’autres étaient bléssés et restaient conscients et souffraient encore davantage.
Il est bizarre que ces pseudo-associations de défense des animaux malgré leurs moyens énormes n’aient jamais pu présenter une étude scientifique qui aillent dans le sens de leurs affirmations.
De plus si ils aiment tant que ça les animaux pourquoi ils les tuent pour les manger? Autant on pourrait comprendre la posture des végétariens autant la la posture des idéologues du “bien-être animal” relève de la superstition.
assâlamu alaykum. Jo vous racontez vraiment n’importe quoi. Savez-vous que des millions d’animaux de taille microscopique se balladent sur votre corps et que vous en ingurgitez constamment sans même vous en rendre compte et que ceux-ci pénétrent ainsi dans votre tube digestif et participent ainsi à votre apport nutritionnel(de façon extrêmement limitée)?
Pouvez-vous m’expliquer comment faîtes vous pour ne pas les manger? J’aimerais bien savoir.
prétendre que c’est mieux d’égorger en pleine conscience, devant les autres futurs sacrifiés, en plein champ et de façon collective, l’animal se débattant et tenu par plusieurs personnes que de l’égorger en le rendant inconscient d’abord et que cela ne le fait moins souffrir c’est comme prétendre :
- que se faire amputer d’une jambe sans anesthésie, à la chaîne, devant les autres, des hurlements de douleurs s’élevant parfois, c’est moins douloureux qu’une opération avec anesthésie générale, non collective
- qu’une greffe d’organe sans anesthésie c’est moins douloureux qu’avec une anesthésie générale
et autres idioties semblables.
Mais monsieur le rédacteur, si vous êtes si convaincu, si un jour que vous passez sur le billard, testez donc votre affirmation…..
Peut-être, êtes-vous masochiste, alors là….
Lamentable d’assimiler la compassion à de l’idéologie.
Lamentable, navrant, monstrueux, et augurant mal d’un avenir enfin débarrassé de la cruauté.
Les animaux sont nos égaux en ce qu’ils souffrent comme nous et ont comme nous de l’intérêt à vivre.
La civilisation commence là où est protégé plus faible que soi.
Nous n’avons pas le droit de tuer, ni de faire souffrir, quelque être que ce soit.
Vive le végétarisme.
Vive la libération animale.
Bonjour Mme Florence Bergeaud-Blackler
Vous êtes une scientifique et chercheuse, comment vous pouvez parlé de souffrance animale durant l’abattage rituel sans que vous aillez les preuves scientifiques ?
Si vous les avez, donnez nous les références pour que nous puissions les consulter.
Vous dite :” Personnellement je n’ai jamais entendu d’autorité religieuse musulmane être catégoriquement contre l’étourdissement”.
Les autorités religieuses n’ont pas été consultées. Et les consommateurs musulmans ne sont pas informés.
Il y a que Dalil Boubakeur (qui ne représente pas les musulmans et l’islam de France et imposé par le gouvernement comme président à la tête du CFCM) qui est d’accord sur le sujet.
Les 3 mosquées (Paris, Evry et Lyon) utilisent déjà l’électronarcose sur la volaille, mais elles ne le communiquent cela à leurs consommateurs (publicité mensongère et cachotteries).
Vous dite aussi :”Cela signifie par exemple que dans le monde, la majorité des viandes ovines destinées au marché halal est issue d’animaux étourdis. Les pays importateurs du Moyen Orient sont parfaitement au courant de cela et admettent cette pratique”.
Vous avez raison, mais là aussi, les consommateurs musulmans et les imams dans ces pays ne sont pas informés comment est fait l’abattage rituel. Là aussi tromperie.
Imaginez vous, que le gouvernement saoudien dit (la vérité) à tous les pèlerins qui visitent les lieux sains de l’islam, que les poulets qu’ils consomment proviennent d’abattage avec étourdissement (électronarcose) !!!
Je ne vous fais pas de dessin……..mais vous comprendriez mieux la réalité et vos avances et votre dialogue changent sûrement.
Vous le savez bien qu’au mois de septembre 2007 la LIGUE ISLAMIQUE MONDIALE (grande autorité religieuse) dénonce cette pratique et rejette l’étourdissement avant l’abattage rituel.
Vous dite :” Je reprends une des plus anciennes de la Commission de la Fatwa égyptienne (1987)”.
Effectivement cette fatwa est ancienne et influencée par les autorités égyptiennes. Elle n’est pas fondée sur des avis et des travaux scientifiques.
Cordialement à Vous
Beaucoup de blabla à ce sujet qui provoque beaucoup de polémique. Je n’ai pas envie de faire une démonstration trop longue cela ne servirait à rien; seulement pour demander à ceux qui nient la souffrance des animaux de citer un scientifique ou un biologiste allant dans leur sens; et surtout pour leur demander si tout simplement ils aimeraient être à la place du mouton que l’on égorge… ils auront alors éprouver le sentiment que l’on appelle l’EMPATHIE pas l’anthromorphisme (attention!) mais juste un sentiment, une émotion que l’on éprouve face une situation dans laquelle nous - même nous n’aimerions pas être.
Une future maman qui espère moins de sècheresse de coeur au delà de toute considération religieuse.
PS : Narjess, ton argumentation sur les animaux microscopiques était ridicule…dans l’extrême…et dire que c’est l’association OABA qui est dénoncée pour ses positions extrêmes lol!
assalâmu alaykum Paul. Cela ne sert à rien d’accorder de l’importance à cette Florence Bergeaud-Blackler et je ne lui accorde même pas le statut de scientifique au sens noble du terme. Elle est sociologue, or la sociologie fait partie des sciences humaines basées sur l’observation (d’où une grand part de subjectivité) et non sur la rationalité.
Il ne s’agit ni plus ni moins que de verbiage et sa propagande ne tien absolument pas la route.
Cela me fait rire ces ignorants qui prétendent donner leur avis dans un domaine dont ils ignorent tout. Quelles sont ces compétences en tant que théologienne ou en tant que vétérinaire pour vouloir donner des leçons aux musulmans de façon aussi péremptoire?
Cette personne est mahonnête et a choisi le créneau des produits halal pour des raisons idéologiques.
Elle a notamment mis en cause ASIDCOM en prétendant que cette association de consommateurs avait en fait des intérêts commerciaux avec certains acteurs du marché et qu’elle dénigrait les autres industriels et organismes de certification pour ces raisons.
Maintenant si certains sont des partisans de l’électronarcose et prétendent que c’est la panacée qu’ils acceptent alors de recevoir une décharge électrique et on verra s’il s’agit d’un simple étourdissement.
Florence Bergeaud-Blackler n’a aucune rigueur scientifique dans son travail et elle diffuse des informations qu’elle a recopié chez quelqu’un d’autre ou qu’elle a elle même inventé.
D’ailleurs à ce sujet pourriez-vous nous expliquer la méthodologie utilisée pour obtenir les chiffres fantaisistes que vous mettez dans vos travaux?
Bonjour Mme Florence Bergeaud-Blackler
Vous dite :” Personnellement je n’ai jamais entendu d’autorité religieuse musulmane être catégoriquement contre l’étourdissement”.
Je ne sais pas si vous faite la sourde d’oreille, mais vous savez l’avis et la position dernièrement de la LIGUE ISLAMIQUE MONDIALE, dont voilà l’extret de l’article Via : Angola Presse Info :
La LIM s’inquiète du halal en Europe …………………………..
” La Ligue islamique mondiale (LIM) a appelé à un contrôle par des experts musulmans de l`abattage en Europe d`animaux destinés aux pays islamiques, en s`opposant à l`usage de décharges électriques dans les abattoirs, a rapporté mercredi le quotidien saoudien Okaz, cité par l`AFP.
La LIM, une organisation internationale basée en Arabie saoudite et largement financée par ce pays pour promouvoir l`islam dans le monde, a demandé au Conseil des grands oulémas, la plus haute autorité religieuse dans le royaume, de promulguer une “fatwa” (décret religieux) déclarant “illicite l`usage du choc électrique avant l`abattage de volailles, d`ovins et de bovins, dans les abattoirs européens”.
La LIM a proposé de “créer des organismes, groupant des experts parmi les communautés musulmanes en Europe, pour contrôler l`abattage” des animaux “……….Fin.
Madame Il faut apporter toutes les vérités mais celles que vous partager pas…………….Cordialement.
as-salâmu ‘alaykum
Narjess, merci de garder un ton courtois même dans le désaccord. Le sujet est déjà assez polémique, pour que l’on ne vienne y jeter plus encore de l’huile sur le feu. Vous pouvez dire la même chose sans adopter un tel ton. Voyez Paul, il demeure courtois bien qu’il oppose son avis à l’avis de son interlocutrice.
Je reviens plus tard in châ’a-Llâh sur le fond.
en regardant quelque vidéo d’abattoirs sur internet, ça m’a dégouter de la viande de provenance industrielle. je comprends ainsi la position de certains végétariens qui refuse de participer au système économique dans lequel les animaux sont considérés comme un produit ou une matière première (assimilée à un objet). par contre ce que je trouve moins rationnel c’est de tomber dans l’extrême et se dire que la consommation de la viande est un acte inhumain. en effet croyant ou pas croyant, il suffit d’ouvrir les yeux et d’observer les lois qui gouvernent notre planète. si on interdit la viande à l’homme il faudrait l’interdire à tout les animaux (chat, chien, souris, ….loup…). si on considère l’homme comme un animal pourquoi lui interdire de se nourrir selon sa nature comme les autres animaux. personnellement je crois que Dieu nous a accorder de consommer la viande à condition de veiller au bien être de l’animal. et il nous a ainsi décrit la méthode d’abattage la plus compatissante de l’animal. ceci est effectivement prouver scientifiquement aujourd’hui. malheureusement la plupart de la littérature scientifique à ce sujet est en Anglais. par contre il existe une thèse qui été faite en France (1992) par S.Pouillaude le titre de la thèse est “l’abattage rituel en France”. dans cette thèse l’auteur conclu bien à la supériorité de l’abattage rituel au autres méthodes de point de vue bien être de l’animal. c’est vrai que l’abattage rituel est une opération spectaculaire, mais il faut savoir que les musulmans utilisent cette méthode avec l’intention de préserver l’animal au maximum de toute souffrance. je peux juste vous citer ici la description du lord Horder qui exolique pourquoi l’abattage rituel quand il est bien fait est indolore, en vous laissant le soin de consulter la thèse du docteur vétérinaire Pouillaude-Bardon. Lord Horder (GCVO, MD, FRCP) a expliqué l’abattage rituel (sans étourdissement préalable) scientifiquement : ‘l’animal perd sa conscience immédiatement. Il est difficile de concevoir un mode de décès moins douloureux et plus rapide ; après quelque seconde de la coupe, l’animal ne fait aucun mouvement, son corps est ensuite convulsé, les mouvements de convulsion continuent pendant environ une minute puis cessent. L’interprétation de ce fait est clair : la coupe est effectué par un opérateur si compétant avec un couteau si affûté qu’un état d’évanouissement accompagné d’une inconscience suit instantanément la rupture de la tension. Les mouvements de l’animal qui commencent vers 90 secondes sont de nature épileptiforme et dues à l’état exsangue du cerveau (ischemia cérébral avec anoxie complet). La sensation a été abolie au moment de la syncope initiale.’
je ne comprends pas sur quoi se base t on pour dire que l’abattage rituel coute moins cher. car visiblemnt un abattage rituel manuel (l’une des exigences du consommateur musulman, bien sur encore une fois ni les consommateurs musulmans ni leurs autorités religieuse ne sont bien informés sur ce point) est beaucoup plus lent que les grandes lignes de productions automatisés (étourdissement plus abattage mécanique).
Florence Bergeaud-Blackler,
Je réponds à votre message en reprenant un à un chaque point.
1- Pas grand-chose à dire sinon que je faisais référence à la non-obligation d’étourdir l’animal. Cette dérogation suffit à considérer que les abattages juif et musulman ont un statut particulier.
2- S’agissant du refus catégorique des autorités, si l’on veut être plus précis il faut relever que ce qui est rejeté par lesdites autorités c’est la blessure et la mort de la bête avant la saignée. Si l’animal n’est ni blessé ni tué par quelque méthode d’étourdissement que ce soit, alors il est permis de les étourdir. Le problème est que dans les faits, l’animal est blessé ou tué, ce qui interdit de facto l’usage de ces méthodes. Maintenant, s’il est certain qu’une sorte de pragmatisme mercantile amène à une généralisation de l’électronarcose ça et là, cela ne rend pas licite l’usage de l’électronarcose. Cela dit, il y a certes divergences, comme en de nombreux domaines. Et on trouvera toujours un savant ou deux qui autorisent ces pratiques, nonobstant blessures et mort de l’animal avant la saignée.
3- Les méthodes douteuses de l’OABA sont celles citées : a) faire intervenir les gendarmes, mettre les fidèles devant un fait accompli, les « convaincre » grâce à un discours bien huilé et les laisser repartir avec un animal qu’elles considèrent illicites à la consommation ; b) titiller l’anticléricalisme des consommateurs, car au fond c’est bien de cela qu’il s’agit. Personnellement, ça ne me poserait aucun problème de voir de la viande non destinée aux pratiquants (juifs ou musulmans) estampillée « viande abattue selon le rituel juif/musulman ». Mais, cela n’ira pas sans pointer plus encore du doigt certaines catégories de la population et alimenter des discours peu amènes à leur endroit (cf. ceci : http://al-kanz.org/blog/2007/07/04/75-des-produits-vendus-en-grande-surface-sont-certifies-casher/). Pour ne pas proposer simplement une mention « abattu sans étourdissement préalable » ?
4- L’OABA mène un combat idéologique. Il y a une très longue tradition mystico-philosophique qui veut que l’animal est un être humain comme un autre. L’OABA s’inscrit dans ce courant. Quand bien même ses combats sont en partie louables et je les partage, ses excès ne sont pas acceptables quand ils relèvent non plus de la réalité, mais d’une conception fantasmée de la nature animale. Si d’ailleurs l’OABA mène des actions de lobbying et met régulièrement la pression sur les autorités gouvernementales, c’est parce qu’elle sait très bien que ses positions sont irréductibles à celles de ces adversaires. Et qu’elle ne peut s’imposer que par en-haut, non pas parce qu’elle a face à elle des gens qui refusent le dialogue, mais bien parce que nous sommes là croyance contre croyance.
5- Sur l’étiquetage, cf. ma réponse plus haut. C’est ce que veut écrire l’OABA sur l’étiquette pas l’étiquetage en lui-même. Et au fond, comme dit plus haut, si la méthode me semble douteuse, son application ne me gênerait pas plus que cela.
Je vois que nous faisons couler beaucoup d’encre…
Certains de nos propos sont visiblement mal interprétés. Sans doute serait-il judicieux que les animateurs de ce blog prennent contact avec l’OABA afin qu’une discussion franche mais néanmoins cordiale puisse s’établir. Car nous ne sommes pas opposés à la discussion constructive. Et vous verrez qu’il y a de nombreux points sur lesquels il est possible de s’entendre puisque nous poursuivons tous le même but : que les animaux soient abattus avec le minimum de souffrance.
la porte est donc ouverte…
Frédéric FREUND
Directeur de l’OABA
Frédéric Freund,
“Le minimum de souffrance”, c’est précisément cela qui nous sépare et qui fait que nous ne sommes pas d’accord. Tout animal abattu souffre. Les échanges, plus ou moins vifs, ici montrent que chaque partie le pense. Au-delà des emportements partisans et parfois délirants, c’est bien sur la quantification, si je puis dire, - intensité et durée - que le désaccord est patent. Et les avis inconciliables.
Pour finir, notre propos se veut constructif. Et ouvert.
[...] cette première, nous avons choisi quelques commentaires qui ont suivi l’article : Imposer l’électronarcose : les méthodes douteuses de l’OABA. Nous publions les textes tels quels. Merci de faire un effort sur l’orthographe [...]
Bonjour,
Je commence par répondre au “végétarien empathique” un peu plus haut en lui disant très simplement que Nulle part il n’est écrit dans la Bible, le Coran, ou la Thorah, que Adam et Eve ont été envoyé sur Terre pour ne toucher à rien, au contraire: On lui dit de profiter de tout ce qui a été mis à sa disposition…
… Alors bien sûr si notre ami est “athée” il me répondra que les références précédentes ne l’intéressent pas. Et c’est justement là où je voulais en venir. C’est LA différence fondamentale de conception, qui fait qu’il ne sert à rien de débattre ici du sujet: les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas !
Sur le fond, il n’existe pas d’avis unanime au sein de l’Islam au sujet de l’Etourdissement. C’est un fait.
En réalité, sur l’Etourdissement lui-même il n’y a pas Unanimité !
Normalement, cet acte ne vise qu’à “étourdir” l’animal, pour éviter sa souffrance. Dans l’absolu, si vous ne faites que l’assommer et si vous ne l’égorgez pas, il se relèverait au bout de quelques instants…
Or Aujourd’hui, l’Etourdissement qu’est-ce ?
- Pour la volaille, Electronarcose : plongée dans un bain où on envoie une décharge: => Arrêt cardiaque ds la majorité des cas.
- Pour les Bovins et Ovins, on entend par étourdissement l’usage d’un pistolet, le plus souvent perforant => La perte de conscience peut durer longtemps ou même être permanente.
Donc, la commotion n’est pas toujours réversible…
Pire, dans la pratique et l’empressement, les employés “ratent” souvent l’acte et recommence plusieurs fois, ajoutant des souffrances inutiles !
En fait, il y a eu un “glissement” progressif, où certains ont usé de Fatwas, pour justifier tout et n’importe quoi (un classique quoi !).
Et les mêmes nous servent aujourd’hui le “D’autres l’autorisent, pourquoi pas vous ?”…
Mais quand vous perforez le crâne d’un boeuf à bout portant, vous ne cherchez plus à “étourdir” l’animal provisoirement: il ne se relèvera plus…
Voilà. Ce débat est un débat de fond qui a pris plusieurs formes selon les pays et depuis des années… Je ne pense pas que la solution sera trouvée sur Al Kanz, mais ça n’empêche pas d’en discuter !
Un égorgement fait “proprement” ne fait pas plus souffrir un animal…
(ce qui veulent contredire cette phrase: merci de préciser votre source).
Et l’Islam interdit formellement de faire souffrir un animal inutilement.
Je rappelle à toutes fins utiles la solution adoptée…
-pour la Shehita juive en France
-dans tous les cas en Finlande
…l’étourdissement intervient directement après l’égorgement.
Dans ce cas, c’est bien le couteau qui porte le coup fatal…
A bon entendeur,
____________________________________________________________
On peut tout fuir, sauf sa conscience…
Bonjour,
Les commentaires sont de plus en plus de qualité. C’est vraiment agréable.
Merci à vous Monsieur K.
Paul, vous faites référence à un article paru dans angola press et citant l’AFP. Merci d’avoir rapporté cette info dont je n’avais pas connaissance. Toutefois il me semblerait plus prudent de vérifier cette info à la source pour savoir tout ce qui a été dit. Pour l’instant je n’ai pas réussi à remonter jusque là, mais si vous avez plus de détails, je suis preneuse.
Merci
Ps : rassurez-vous je ne suis pas “sourde”, ni agent de l’islamophobie, ni pro-islamiste, et autres qualificatifs agréables dont je suis régulièrement affublée, j’essaie simplement de comprendre, tout comme vous sans doute.
Bonjour Mme Florence Bergeaud-Blackler
Vous êtes sociologue, imaginez vous la perte économique qui peut toucher les producteurs et professionnels français, qui aujourd’hui souffrent déjà économiquement, de les voir demain être pris par une autre crise économique suite à la fuite de la PRODUCTION Halal à l’étranger.
Aujourd’hui la France est très mal placé en coût sur la volaille, l’agneau et même le bovin (boeuf, vache, veau).
Les éleveurs français souffrent de ne pouvoir pas se placer devant l’agneau anglais et irlandais (1.50€ à 2€/kg de différence). Si on rajoute l’obligation de l’étourdissement préalable à l’abattage Halal.
Les importateurs trouverons leurs bonheur et nous consommateurs musulmans aussi.
C’est ainsi que l’état français n’a pas à faire cette erreur……….Puisque un musulman en France consomme 5 à 6 fois ce que consomme un français de souche.
Et donc les 5 millions musulmans en France, ont une consommation de 25 à 30 millions consommateurs.
Nous discuterons plus au salon du Halal 27 mars et au colloque d’AVS le 1° avril.
Cordialement
Paul, à qui ai-je l’honneur de m’adresser ? Vous pouvez m’écrire directement a florence.bergeaud-blackler@univmed.fr
[...] de l’électronarcose avant l’abattage des animaux (lire notre article : Imposer l’électronarcose : les méthodes douteuses de l’OABA). Si cette rencontre est destinée aux professionnels, le grand public est convié à s’y [...]
Salam Aleykoum
Masseron , Félicitation!! C’est bien de faire preuve d’empathie à l’égard du mouton ou du poulet sacrifié!!! Mais si tu pouvais commencer à être empathique envers l’Homme ça aurait plus de sens. ( comprend celui pour qui l’abattage rituel est une obligationà). Je suppose que tu n’utilises aucun cosmétique, aucun médicament parce qu’ils sont testés sur des animaux (lapin rat ou chat) en laboratoire?
wa’aleykoum salam
l’association ASIDCOM (association de sensibilisation et d’information et de défense du consommateur musulman) a adressé un courrier au ministre de l’intérieur dans le cadre de la grenelle animal pour lui réclamer une égalité de droit de l’abattage rituel musulman avec les autres types d’abattage. il faut savoir que les associations de protection animal (FBB et OABA) essayent en ce moment d’imposer aux musulmans d’utiliser l’étourdissement dans le cadre de leurs abattage rituel. vous pouvez trouver sur le blog d’ASIDCOM, (www.asidcom.com) une copie de la lettre ainsi qu’un rapport scientifique détaillé sur les bienfaits de la saignée directe (abattage rituel).
Sans vouloir vous offenser, je pense que vous auriez pu parfaire votre lettre avant de l’envoyer.
la lettre a été accompagnée par un rapport scientifique sur “les bénifices de l’abattage rituel sans étourdissement pour l’animal et l’homme”
vous pouvez trouver ce rapport sur le lien suivant:
http://telechargement.asidcom.com/benefices_sacrifice_rituel.pdf
Enquêtes et investigations dans les abattoirs qui pratiquent l’abattage rituel
Jugez par vous-mêmes si les animaux ne souffrent pas!
Video footage from a kosher slaughterhouse reveals the use of the cruel “shackling and hoisting” method. http://www.petatv.com/tvpopup/Prefs.asp?video=agri_long
http://www.petatv.com/tvpopup/Prefs.asp?video=agri_invest_may_07
http://www.petatv.com/tvpopup/Prefs.asp?video=kosher_eggs
Le marché mondial actuel des aliments halal aurait une « valeur » s’établissant à quelque 580 milliards $ US celle-ci est manifestement considérable et continue de croître. De fait, certains analystes s’attendent à une croissance plus forte que le taux prévu de croissance global de la population. Source: Agroalimentaire Canada http://ats.agr.gc.ca/africa/4385_f.htm
http://www.acusa.ch/AN/an2001/abattage_rituel.htm
Slaughter of animals without prior stunning, Federation of Veterinarians of Europe 2002: la Fédération européenne des vétérinaires confirme sur base scientifique que les animaux souffrent énormément lors des abattages sans anesthésie
http://www.fve.org/papers/pdf/aw/position_papers/02_104.pdf
Johanne,
Le texte que vous avez repris d’Acusa.ch a été supprimé, car trop long. Evitons je vous prie les copier-coller et renvoyons directement vers la page qui intéresse.
Johanne
Ce qui est cruel dans le film présenté est la facon d’abattre(casher), pour nous musulmans nous n’autorisons pas aussitot apres l’egorgement la partie enlevée par l ‘employé de l’abattoir.
De plus la bete est aussitot sortie du piege alors qu’elle devrait etre retenue un laps de temps afin de mourir.
Au niveau de l’hygiene aussi il ya trop de sang au sol.
BIDAR
Si les Juifs et les musulmans se soucient vraiment que les animaux abattus rituellement ne souffrent pas, pourquoi ne pas exiger et demander à ce qu’il y est, un vérificateur attitré de votre communauté dans chaque abattoir pour vérifier si les animaux sont abattus dans les règles et sans cruauté?
Johanne, l’exigence est une chose. La mettre en application partout tout le temps en est une autre.
Johanne
pourquoi pas?? nous avons nous musulmans evoqués cette question du manque de formation des sacrificateurs, mais il faut aussi souligner que les ouvriers d’abattoirs souffrent aussi d’un manque de formation comme je l’ai souligné sur france inter lors d’un débat au mois de juin avec le responsable de l’OAba,voir des animaux tués d’une balle dans les yeux au lieu de frapper la tete.,ou bien frapper une bete de sept balles au lieu d’une je crois qu’il ya des efforts a faire dans les deux camps.
Bidar, c’est cette émission : http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/servicepublic/index.php?id=68437 ?
oui exactement excuse moi pour le retard j’avais un virus et figure toi qu’ils ont été choqués de mon intervention et j’ai meme eu des bruits de mon abattoir ou je travaille.
Malheureusement pour ce type d’organisation OABA on leur déroule le tapis rouge car les visites dans les abattoirs sont annoncées longtemps a l’avance.
On prend bien soin de retirer toutes les piles electriques qui servent a pousser les animaux, bref une visite sans interet.
Par contre j’ai fait remarqué au veterinaire de mon abattoir des ameliorations a faire sur le piege bovin qui souvent blèsse la vache avant le sacrifice
il faut savoir que ce sont des plaques en metal qui compressent l’animal sur les cotés et l’arriere de l’animal .
pourquoi ne pas reflechir a une autre matiere moins blessante ou rajouter une sorte de caoutchouc envellopant le metal.
Au niveau de l’assomage traditionnel l’animal lutte puisque la tete n’est pas bloqué alors on assiste souvent a des ratages et l’operateur doit armer une deuxieme fois le pistolet
il ya encore beaucoup de choses a revoir
Bidar, merci de votre réponse
L’OABA ne vient pas à l’improviste ? tout au moins dans votre abattoir ?
pour ce qui est des visites de L OABA c’est vrai nous avons été avertis avant son passage et comme je l’ai expliqué dans d’autres commentaires ceci est valable pour tous types d’organismes ou de societés venant visiter l’abattoir.
Tout est préparer pour satisfaire le client. Une petite histoire en passant, comme je controle les ateliers ,je fais la chasse aux guirlandes de viande qui se coincent dans les tapis en hauteur et moisissent, figure toi que pour les responsables des ateliers c’est nouveau de voir une personne a ce point a cheval sur la propreté.J’ai trouvé des endroits pourri de chez pourri avec une odeur pire que l’odeur dégagé par un putois, mais avec le démarrage des chaines l’odeur est noyee.
Tout est néttoyer le jour des visites et encore ?? il faut avoir l’oeil et bien connaitre l’abattoir
Bonjour,
je voulais juste réagir aux propos de Monsieur K qui disait que dans les livres saints, et notamment la Bible, il est dit à Adam et Eve de profiter de tout ce qui a été mis à leur disposition sur terre…. Monsieur K, c’est VOTRE interprétation.
Dans la Bible, il est dit à l’Homme : “dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la Terre. ” Et juste après, Dieu dit :” Je vous donne toutes les herbes portant semence, qui sont sur toute la surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera votre nourriture. A toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne pour nourriture toute la verdure des plantes”. ( Ancien Testament, livre de la genèse).
On ne parle donc pas de “profiter” des animaux mais de consommer les fruits de la terre…. nuance.
“Dominer” les animaux ne veut pas dire les exploiter et les faire souffrir si je ne m’abuse. “Dominer” signifie ici que l’Homme a la maîtrise sur la terre et ses ressources qui lui sont confiées, mais cela lui donne aussi des resonsabilités et des devoirs vis à vis de la sauvegarde des ressources de cette terre…. Il n’est pas question ici d’en abuser.
Et certaines religions comme l’Hindouisme interdisent la consommation de viande….
Bref, toutes les religions ne disent pas de “profiter” des animaux et des autres ressources de la terre ! Les religions prônent plutôt le respect envers les ressources qui sont données à l’homme pour qu’il puisse vivre.
Je voulais dire également que, toujours dans la Bible, Jésus ajoute ceci concernant la nourriture (nouveau testament ) : “Rien de ce qui pénètre du dehors dans l’homme ne peut le souiller parce que cela ne pénètre pas dans le coeur, mais dans le ventre, puis s’en va aux lieux d’aisance. Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui souille l’homme car c’est du dedans, du coeur des hommes, que sortent les desseins pervers : débauches, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, ruse, impudicité….. Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l’homme.” (tiré de l’évangile de Marc).
Ces propos étaient révolutionnaires pour l’époque, mais ils le sont encore 2000 ans après !
Bref, tout est une question de croyances mais on peut très bien être croyant et végétarien.
Et j’aimerais ajouter une phrase de Gandhi : «On peut juger de la grandeur d’une nation par la façon dont les animaux y sont traités.»
Et pour répondre à Safya : à mon sens l’empathie consiste à avoir de la compassion pour plus faible que soi (donc pour les animaux) et pour ses concitoyens, mais les deux ne sont pas antinomiques et devraient même être complémentaires.
Et heureusement il existe maintenant des produits cosmétiques (et autres) non testés sur les animaux….
[...] L’OABA, c’est comme la fondation Brigitte Bardot, les relents xénophobes en moins. Frédéric Freund, directeur général de l’OABA, intervient d’ailleurs régulièrement sur Al-Kanz et nous avons eu l’occasion de l’entendre lors de la table ronde organisée par AVS. Les positions de l’OABA sont modérées, il faut le souligner, et, hormis la question de l’étourdissement préalable avant abattage, tout nous rapproche. Cela étant, on ne peut être que mal à l’aise à la lecture de la lettre envoyée par son président, Jean-Pierre Kieffer, à l’ensemble des préfets de l’Hexagone. Dans cette lettre, l’OABA, non contente de faire la leçon à chaque préfet, demande que l’on flique tous les abattoirs où les musulmans se rendront à l’occasion de l’aïd al-kebir ; ce qui est dans ses habitudes : nous évoquions l’an dernier ces 320 familles contraintes par les agents de l’OABA et par les gendarmes de rentrer chez elles avec de la viande certainement non halal, puisque chaque bête fut électronarcosée avant l’abattage, c’est-à-dire assommée par voie électrique et sûrement blessée (voir notre article : Imposer l’électronarcose : les méthodes douteuses de l’OABA). [...]
[...] d’un conflit larvé entre associations de défense des animaux (Fondation Brigitte Bardot, OABA, etc.), les organisations religieuses (le site Chiourme n’hésite pas d’évoquer les [...]