KFC : ils nous disent que c

Depuis notre billet sur KFC et ses poulets prétendument halal (cliquez sur le lien suivant pour le lire : Alors ? KFC, halal ou non halal ?), nous recevons régulièrement des mails. Soit pour nous demander confirmation que KFC n’est pas halal. Soit pour nous préciser que des employés de la chaîne de restaurants ont bien fourni, sur demande, des certificats. Il nous faut faire une mise au point.

1- Informer

Nous n’avons ni l’autorité ni la prétention de délivrer des avis juridiques. S’il nous arrive d’avancer des positions claires et définies, elles n’émanent jamais de nous, mais d’autorités reconnues. Il ne sert à rien de nous demander si KFC est bien halal ou non. Nous ne le savons pas. Cela suscite parfois l’incompréhension. Mais faut-il encore accepter de faire la distinction entre “avoir de très gros doutes” et “avoir une certitude”.

2- Prudence est mère de sûreté

Si nous affirmons que nous ne savons pas si KFC est halal ou non, c’est précisément parce que nous refusons de nous prononcer sur ce cas. Pourquoi ? Malgré tous les éléments que nous avons pu trouver et que nous avons mis à la disposition des lecteurs d’Al-Kanz, nous n’avons pas la preuve formelle que KFC n’est pas halal, comme nous ne l’avons pas pour affirmer que KFC est halal. Bien entendu, beaucoup aimeraient être définitivement fixés. Dans ce cas, qu’ils s’abstiennent. Manger du poulet KFC n’a rien de vital et le manque de transparence de la chaîne à propos de ses poulets oblige à la prudence.

3- Des indices ne font pas une preuve

Dans ce cas-là, à quoi sert notre billet ? Tout bonnement à alerter et à essayer que chacun prenne ses responsabilités, cesse de gober - au sens propre comme au sens figuré - tout ce que l’on veut lui faire avaler et devienne un consommaCteur. Une preuve n’est pas nécessaire quand un faisceau d’indices suffit à s’abstenir. De fait, les éléments avancés dans notre billet consacré à KFC suffisent à prendre ses distances. Pour autant, ils ne sont qu’indices et non preuve. Comme précisé à un lecteur d’Al-Kanz, le but de cet article est de mettre à disposition de tous des éléments objectifs. C’est sa seule prétention. Tout le monde donne son avis, souvent basé sur rien. Là, chacun pourra donner son avis basé sur un peu plus que rien.

4- Ne pas attendre que tout tombe du ciel

Il est des lecteurs qui lisent les articles pour y trouver des autorisations. Si les articles les laissent sur leur faim, ils nous invitent, certes cordialement, à aller plus loin : qui d’exiger que l’on se prononce et que l’on donne un avis définitif, qui de vouloir que nous prenions langue avec KFC pour clarifier les choses, etc. Bref, beaucoup de conseils, quand ce ne sont pas des injonctions de faire (sic).
Il est toutefois fondamental que les esprits changent et que chacun se sente comptable de ce qu’il y a dans l’assiette de l’autre. Car c’est spécifiquement la somme des assiettes qui détermine le choix des industriels et des professionnels du faux-halal. En clair, on ne vend du faux-halal que parce que les consommateurs acceptent de bon gré de manger du faux-halal. Face à des consommaCteurs, viligeants et qui demandent des comptes, l’industriel ne peut s’adonner à des pratiques condamnables. La sanction par le porte-monnaie est ce qu’il redoute le plus. Faut-il encore que ceux qui possèdent le porte-monnaie ne lui donnent pas carte blanche pour qu’il vienne y piocher à son aise, sans rendre de comptes.

Pour en revenir au KFC, si ceux qui en raffolent veulent être fixés une bonne foi pour toutes, qu’ils s’y rendent avec un huissier pour y constater si les poulets vendus sont bien halal ou non. Les employés auront obligation de présenter le certificat valable et les poulets dits “halal”. KFC halal ou KFC non halal, l’assainissement du marché halal passe notamment par les consommateurs. Qu’ils se le disent.


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