Autoentrepreneur Lorsqu’en juin 2008 nous avons rédigé notre article Autoentrepreneur : vendre des gâteaux par Internet, notre objectif était de donner un coup de projecteur au statut d’autoentrepreneur auprès des Al-Kanznautes. Si nous espérions découvrir dès 2009, parmi nos lecteurs, de nouveaux entrepreneurs, nous ne pensions pas que cela irait aussi vite : Nathalie, du site mespatisseries.fr, nous a fait le plaisir de répondre à quelques-unes de nos questions sur sa nouvelle vie d’autoentrepreneur. En espérant qu’elle suscitera des vocations.

Al-Kanz : Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Nathalie Blanco : as-salâmu ‘alaykum, je m’appelle Nathalie, je suis la créatrice et la gérante de la boutique www.mespatisseries.fr, une boutique artisanale de pâtisseries orientales et de supports personnalisés (pour toutes les occasions) créée dans le cadre de mon entreprise sous le statut d’autoentrepreneur. Ma passion pour la pâtisserie remonte à mon enfance, mais la découverte de la pâtisserie orientale, en particulier, a été pour moi une vraie révélation. Connaître des recettes ancestrales et apprendre leurs méthodes de confection a été une vraie richesse que je veux développer.

Al-Kanz : Vous êtes depuis quelques jours autoentrepreneur. Pourquoi avoir choisi ce statut ?

Nathalie Blanco : Créer une entreprise de pâtisseries orientales est, depuis quelques années déjà, mon objectif professionnel. Mais les démarches longues et périlleuses qu’offraient les précédents statuts (micro-entreprise notamment) m’ont longtemps fait hésiter. Ce n’est qu’en début 2008 que j’ai découvert la proposition de loi d’Hervé Novelli qui prévoyait le statut d’autoentrepreneur. Statut qui a pour objectif de faciliter la tâche à toute personne désireuse de se lancer dans une entreprise, sans pour autant avoir toutes les contraintes de départ liées à cette création. J’ai donc suivi l’évolution de ce statut d’autoentrepreneur de très près en me rendant compte, petit à petit, que ce serait le statut idéal pour moi et pour ma façon de vivre. Lorsque la loi a été votée, l’été dernier, j’ai pu me projeter dans l’avenir, heureuse de me dire que mon rêve allait peut être devenir réalité. Rêve qui, maintenant, se concrétise un peu plus chaque jour al Hamdu li-Llâh, puisque depuis le 1er Janvier 2009 je suis devenue un auto-entrepreneur.

Al-Kanz : Vous vendez, par Internet, de la pâtisserie orientale que vous confectionnez vous-même. Qu’est-ce qui fait que l’on fasse d’une passion son gagne-pain et, surtout, que l’on crée une entreprise ?

Nathalie Blanco : Avant, lorsque je me projetais dans l’avenir, j’avais en tête de faire un travail qui me plairait et qui me donnerait envie de me lever chaque matin avec joie et bonne humeur. Alors que mon parcours scolaire était orienté vers un tout autre domaine (devenir professeur et créer une école privée), je me suis rendue compte que mon objectif premier était d’allier vie de famille et vie professionnelle. Il fallait alors que j’œuvre dans ce sens. Confectionner et créer des pâtisseries orientales est une vraie passion pour moi, et depuis plusieurs années je partageais ma passion avec mon entourage, en confectionnant des pâtisseries pour toutes les occasions importantes. Ce sont d’ailleurs mes proches qui m’ont donné l’idée de me lancer dans ce métier. Cette perspective, qui germait en moi sans pouvoir oser me l’avouer, a alors pu s’épanouir et se concrétiser et, l’idée de pouvoir allier plaisir, créativité et surtout partage a, depuis, été une évidence. Il fallait que je trouve une solution afin de pouvoir réaliser mes objectifs. J’ai alors réalisé une étude de la demande, et surtout essayé de voir si je pouvais réussir dans ce domaine là, car créer des pâtisseries à titre personnel et créer des pâtisseries à titre professionnel n’est quand même pas tout à fait la même chose. Une fois fait, je suis allée me renseigner auprès de la chambre des métiers pour essayer d’évaluer la meilleure solution pour mon projet, solution qui ferait que je puisse organiser et gérer mon emploi du temps en fonction de mes disponibilités, et c’est ainsi que l’aventure a commencé.

Al-Kanz : Avez-vous eu auparavant une expérience similaire ?

Nathalie Blanco : Non, aucune.

Al-Kanz : Pourquoi avoir choisi Internet comme canal de vente ?

Nathalie Blanco : Internet n’est qu’un moyen de me faire connaître parmi d’autres. Bien qu’il ne soit pas négligeable, il n’est pas le plus important pour moi, à l’heure actuelle, étant donné que je ne fais pas de livraison dans le reste de la France et que je ne touche, pour le moment, que le département des Bouches-du-Rhône (Marseille et ses environs principalement). Mon site a pour but de mieux visualiser mon activité. Évidemment, je souhaite me faire connaitre dans le monde de la pâtisserie orientale (pour mes objectifs futurs in châ’a-Llâh) et Internet, qui est un réseau informatique mondial, est le meilleur moyen pour cela.

Al-Kanz : Vous aviez un blog avant cela. A votre avis, quels sont les principaux d’atouts d’un blog quand on se lance dans l’e-commerce ?

Nathalie Blanco : www.mespatisseries.canalblog.com a été ma première expérience avec le monde d’Internet. Lorsque j’ai créé ce blog, je voulais seulement répertorier mes réalisations pâtissières, comme un album photo public en quelque sorte. J’y ai mis mes photos de pâtisseries orientales, de supports personnalisés mais aussi de gâteaux tels les entremets ou les pièces montées, qui sont des réalisations personnelles et que je ne vends pas dans mon commerce actuel. Je dirais que tout le monde est apte à gérer un blog. Cela demande seulement beaucoup de temps et de concentration (notamment au début…). Mais si l’on veut se lancer dans l’e-commerce, la meilleure solution reste quand même le site web personnel, qui demande certes beaucoup plus de connaissances et de patience que la gestion d’un simple blog, mais qui est plus professionnel et plus complet (notamment pour les modalités de paiement). Pour ma part, mon blog m’a quand même permis de me faire connaître pour ce que je fais, avant même de créer mon entreprise de pâtisseries orientales, puisque certaines personnes m’y encourageaient alors que ce n’était qu’à peine un projet.

Al-Kanz : Quelles sont les qualités selon vous pour réussir une telle aventure ?

Nathalie Blanco : Créer une entreprise avec le statut d’autoentrepreneur est très facile, mais cela ne suffit pas à la réussite. Il faut avant tout, quelque soit le type de commerce être motivé, être disponible, et s’être surtout renseigné sur ce statut, car même si les démarches y sont facilitées, il faut avoir étudié un minimum le marché dans lequel on se lance pour avoir le maximum de réussite. En ce qui concerne la réussite dans le e-commerce, elle nécessite beaucoup d’heures de travail car la création de site est longue et complexe. Mis à part le fait d’acheter un (ou plusieurs) nom(s) de domaine(s), il faut œuvrer à la survie du site en l’enrichissant toujours plus, et surtout faire les démarches nécessaires à son référencement dans les moteurs de recherche. Mais là encore, il faut prendre le soin de vérifier si ce mode de vente est adapté ou pas à votre activité.

Al-Kanz : Si vous deviez encourager celles et ceux parmi les Al-Kanznautes qui n’osent pas encore franchir le pas de la création d’entreprise, que leur diriez-vous ?

Nathalie Blanco : Je veux encourager toutes celles et ceux qui, comme moi, ont un projet, un rêve. Que ce soit en complément de salaire ou en travail fixe (je pense notamment à ceux et celles qui savent coudre, créer des bijoux ou d’autres choses encore… par exemple, les femmes qui veulent rester à la maison à s’occuper de leur foyer, tout en gérant leur activité). Je veux pouvoir leur dire que c’est possible. Vous n’avez rien à perdre à essayer. Avec ce nouveau statut si « pas de CA (chiffre d’affaire) = pas de CH (charges) ». C’est ce qui fait toute la différence par rapport aux autres statuts (à condition que le statut d’autoentrepreneur convienne à l’activité voulue bien entendu).

Al-Kanz : Pour finir, quel genre de coup de pouce peuvent vous donner les lecteurs d’Al-Kanz ?

Nathalie Blanco : J’aimerais qu’Al-Kanz soit un moyen de plus pour me faire connaitre. Je serais également ravie de pouvoir accueillir chaque personne qui lira cette interview sur mon site www.mespatisseries.fr et pourquoi pas compter les lecteurs d’Al-Kanz parmi mes futurs clients in châ’a-Llâh. Merci à Al-kanz qui m’a donné la possibilité de témoigner de mon activité et merci à vous toutes et tous qui auront lu cette interview.