Témoignage d’entrepreneur : Fatma, psychologue
Entreprendre. Fatma Mamouni, psychologue, exerce en libéral. Dans son cabinet, elle accueille de nombreux musulmans parmi ses patients. Interview.
Entreprendre. Fatma Mamouni, psychologue, exerce en libéral. Dans son cabinet, elle accueille de nombreux musulmans parmi ses patients. Interview.
Al-Kanz : Pourriez-vous vous présenter brièvement ?
Fatma Mamouni : Je suis psychologue clinicienne de formation et de profession : titulaire d’un master II professionnel en psychologie clinique (prise en charge du patient seul, passation de tests, entretien, thérapie…) et d’un master II recherche en médecine scientifique. Il s’agit là d’une formation concernant le psychologue praticien en milieu hospitalier. Je travaille dans un centre d’accueil pour personnes autistes et propose des consultations en exercice libéral. J’ai choisi une spécialisation en psychopathologie et en psychologie de groupe et famille/couples. Ma spécialisation me permet de prendre en charge les enfants, les adolescents et les adultes pour tout type de difficulté. J’ai par ailleurs obtenu un diplôme du centre d’études et de recherche sur l’islam (CERSI) et je poursuis ma formation en sciences islamiques à la Madrassah en 6e année.
Al-Kanz : Diriez-vous qu’il existe des problèmes psychologiques spécifiques à la communauté musulmane ? Si oui, lesquels ?
Fatma Mamouni : Non et oui. Non : je pensais que ce que j’avais appris à l’université concernait des problématiques spécifiques au monde occidental comme certaines addictions, les abus sexuels, la boulimie ou l’anorexie. Mais ce n’est pas le cas. Ces problématiques existent aussi évidemment dans la communauté musulmane. Certaines personnes, bien que musulmanes, n’ont pas eu une éducation musulmane et parfois la vie nous confronte à des situations typiquement liées au contexte dans lequel nous vivons. Que ce soit en psychologie ou en islam, l’influence de l’éducation sur le devenir à l’âge adulte est bien connue. Oui, car il existe toute une dimension liée aux envoûtements et à la sorcellerie qui revient souvent. Au début, les personnes n’osent pas trop aborder ce sujet, elles se disent que je suis psychologue et pas marabout !
Dans ces cas, mon rôle est de ne pas aborder le sujet tant que le patient ne l’a pas lui-même proposé. Parfois, je sens que ce dernier n’ose pas en parler, appréhendant ma réaction. Je lui demande alors s’il a déjà pensé à l’origine de ses troubles, ou à quoi lui font penser ses symptômes. J’essaie toujours de mettre à l’aise les patients et de leur faire prendre conscience que je ne suis pas dans le jugement : tout peut être dit et tout doit être entendu par un psychologue, c’est notre formation. Alors, j’écoute ce que le patient envisage et j’essaie de l’amener à se renseigner sur les méthodes prophétiques et je le mets en garde contre certaines pratiques douteuses. Le rôle du psychologue est aussi d’orienter le patient vers ce qui représente pour lui un soulagement. S’il le propose, je ne l’en empêche pas.
Al-Kanz : Dans quels cas vient-on vous consulter ?
Fatma Mamouni :On me consulte beaucoup suite à des divorces ou lorsque la vie de couple est mise à mal. Certains parents me consultent, car il existe au sein de la famille des difficultés de communication avec leurs enfants, notamment adolescents, pour des problèmes scolaires, de comportement, d’abus sexuels, pour des pathologies plus avérées comme des délires paranoïaques, des dépersonnalisations, de la boulimie, des troubles obsessionnels compulsifs… Parfois, on me consulte simplement quand il y a un choix à prendre et que la personne a besoin d’un avis extérieur, neutre et pourquoi pas religieux.
Al-Kanz : Constatez-vous des maux dans la communauté musulmane qui nécessiteraient un soutien psychologique, mais qui sont délaissés ? Si oui, lesquels et pourquoi selon vous ne consulte-t-on pas ?
Fatma Mamouni : Dans la plupart des cas, on vient me consulter tandis que les difficultés existent depuis longtemps, parfois une dizaine d’années. Certaines personnes pensent qu’avec le temps les difficultés vont se résoudre ou la foi va finir par faire accepter la souffrance et que tout va s’arranger. D’autres n’osent pas, car il est très difficile d’entamer un travail personnel. Cela nécessite beaucoup de courage et demande une disposition psychique particulière : il faut se sentir prêt. La demande de thérapie doit être un choix et une volonté clairement mûris. D’autres encore ont consulté des psychologues non musulmans et à un moment donné la thérapie n’avance plus. Il y a un blocage : ils sentent une incompréhension relative à leur rapport à l’islam ou sont las de devoir expliquer ou de justifier des idées, des mode de vie propres à leur vie de musulman. Enfin, dans la plupart des cas, mes patients me disent « dès que j’ai appris qu’il y avait une psychologue musulmane, j’ai appelé, je n’en trouvais pas et c’était ce dont j’avais besoin ». Notons tout de même qu’un travail thérapeutique est d’autant plus efficace et rapide que les troubles sont récents.
Al-Kanz : Dans votre pratique professionnelle, comment conciliez-vous psychologie et foi ?
Fatma Mamouni :Beaucoup de personnes se posent la question de la compatibilité de la psychologie avec l’islam. Là, il faut être clair sur le sens des termes. La psychologie est la science de l’âme, elle fait référence à tous les processus psychiques qui sont inhérents à la nature humaine tels que les représentations, la pensée, les actes manqués, les peurs ou encore les souffrances liées à un traumatisme vécu. L’être humain est composé d’un corps et d’une âme. Les médecins ont pour fonction de traiter les maux physiques, organiques (dits aussi « somatiques ») et les psychologues s’occupent de la partie « psychique ». Ils interviennent lorsque l’on a écarté toute maladie organique et que le patient continue de souffrir ou lorsqu’il s’agit d’une pathologie purement psychiatrique comme un délire, des hallucinations… ou des difficultés telles que le deuil, la dépression, les ruptures amoureuses, etc.
Je pense que l’amalgame provient parfois du fait que certaines personnes imaginent que la psychologie est la science occidentale qui remplace la spiritualité. Or ce n’est pas le cas. Pour ma part, je ne sens pas d’incompatibilité. Il y a beaucoup de choses, notamment concernant le fonctionnement de l’être humain, que j’ai comprises lors de mes études. Cela m’a aidé au niveau spirituel. Par ailleurs, le Prophète (paix et bénédiction sur lui) nous a recommandé, dans une science, de prendre ce qu’il y a de bon et de rejeter ce qu’il y a de mauvais. Je fais le tri, je ne peux adhérer à toutes les thèses qui sont proposées, d’ailleurs au sein même de la psychologie il y a des courants de pensée, un peu comme en islam… J’ajouterai que la foi, quand je reçois des patients religieux, nous permet d’aller plus vite dans la thérapie. Par exemple, j’ai reçu dernièrement une jeune femme qui venait de perdre son époux. Contrairement à une non-croyante, elle ne se pose pas la question de savoir pourquoi la mort existe, ou ce qui se passe après, elle n’est pas « perdue » psychiquement. Nous avons instauré une thérapie de soutien basée sur la question de savoir pourquoi la mort fait tant souffrir (références « occidentales » sur le deuil, la manière dont on le perçoit, qu’est-ce qui se passe psychiquement quand on perd un être aimé ?) et sur le sens de cette épreuve où là les références sont plus religieuses.
Al-Kanz : En quoi votre propre rapport à l’islam est un plus pour le patient ?
Fatma Mamouni : Le fait, justement, de pouvoir rappeler le rôle des épreuves, d’essayer de comprendre et de mieux vivre quand on est confronté à des situations parfois très particulières et génératrices de souffrances est un élément indispensable pour certains patients. Parfois, je rappelle un verset ou un hadith et cela apaise la personne, car elle sait que c’est une vérité absolue. Cela efface tout doute et donc engendre un soulagement. Souvent, on me consulte parce que je suis musulmane. Plusieurs personnes m’ont dit avoir consulté un thérapeute non musulman et avoir été déçu, car ce dernier faisait toujours le lien entre la problématique du patient et le fait d’être religieux. Alors que les non-religieux ont exactement les mêmes problématiques ! Parfois, je fais part de certaines théories psychologiques pour comprendre certaines situations notamment dans l’éducation des enfants. Puis, je cite des exemples bien connu issus de la vie de notre Prophète bien-aimé (paix et bénédiction sur lui). C’est un plus pour comprendre et accepter des évènements qui jusqu’à présent paraissaient flous.
Al-Kanz : Que répondez-vous à ceux qui affirment que psychologie et islam sont incompatibles ?
Fatma Mamouni : En tant que psychologue musulmane, je ne pourrais pas exercer s’il y avait incompatibilité. Je suis, par ailleurs, rassurée lorsque je rencontre des personnes qui font autorité en matière de sciences islamiques et qui me soutiennent. Elles notent, elles aussi, à quel point c’est une dimension, malheureusement, très sous-estimée dans la communauté musulmane et à quel point c’est une science nécessaire. On me dit parfois « le Prophète (paix et bénédiction sur lui) était un fin psychologue », ce que l’on peut confirmer aisément avec cet exemple : avant de parler d’islam à une personne (faire da’wa), il discutait avec elle afin de l’aborder par le thème qui l’intéressait ! Je me dis toujours qu’une personne qui considère que psychologie et islam sont incompatibles est une personne qui n’a connu ni souffrance ni situation nécessitant l’intervention d’un psychologue. Peut-être est-ce aussi de l’ignorance..
Al-Kanz : Si des Al-Kanznautes veulent venir vous consulter, que doivent-ils faire ?
Fatma Mamouni : Vous pouvez prendre rendez-vous en appelant au 06 29 91 47 87. N’hésitez pas à laisser un message en cas d’absence. Je vous remercie pour cette interview. Que Dieu vous éclaire de la même façon que vous avez permis d’éclairer toutes les personnes qui se posaient des questions sur ce métier encore méconnu et cette discipline. Cette possibilité de comprendre est en soi un vrai trésor !




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envoi en cours...
assalam alaykum est-ce que Madame Mamouni a un équivalent masculin s’il vous plaît?
as-salâmu ‘alaykum
Oui : http://www.al-kanz.org/2009/08/14/autoentrepreneur-editeur/
As salamou ‘alaykoum
Djazak’Allah ou kheiran pour cette interview.
Sœur Fatma, le métier que vous exercez me plaît. À défaut d’avoir suivi cette voie je suis heureuse de voir que d’autres l’ont fait, par là-même vous permettez aux personnes de notre communauté de s’adresser à des professionnels qui les comprennent et qui peut-être peuvent résoudre de manière plus adéquate leurs soucis.
Puisse Allah rwj faciliter votre entreprise. Amîne.
As salâmou alaykoum,
bravo, Al-kanz pour cette interview, où aucune question intéressante n’a été éludée; et félicitation à la soeur pour son honnêteté et sa franchise, notamment concernant le sujet de la sorcellerie et autres envoûtements, et sa manière de ramener les choses au Prophète (sala LAHou alayhi wa salam) doit rassurer sa clientèle musulmane.que ALLAH lui accorde la réussite. amin
Salam,
Quant est t-il si elle reçoit un patient homme, les deux (la psy et le patient) seront isolé alors que c’est interdit en islam ? Sinon je trouve que c’est une bonne initiative mais je déplore que les histoires d’ensorcellement est pris une trop grande ampleur dans notre communauté, a croire que seul notre communauté serais touché par cela (qu’ALLAH nous en protège).
Assalâmou alaykoum wa rahmatoullâhi ta’alâ wa barakâtouhou,
Lors de ma formation en soins infirmiers, j’ai appris que c’était la psychiatrie qui était la science de l’âme.
L’éthnopsychiatrie et l’éthnopsychologie sont des notions récentes : je suis bien aise de voir nos coreligionnaire investir ces domaines, cette approche faisait cruellement défaut pour panser les plaies de la communauté musulmane.
Au cours d’un stage en maladies infectieuses, j’ai été confrontée à l’ignorance de l’équipe soignante à l’égard du patient musulman. Une jeune fille avait été hospitalisée pour des troubles non diagnostiqués. La famille pensant qu’elle était envoûtée, passait en boucle la récitation coranique de cheikh Soudais, au grand dam des soignants qui s’en gaussaient.
Une petite mise au point a suffi à démystifier la pratique.
Le grand problème de la majorité des étudiants en médecine et en paramédical, puis des professionnels qu’ils deviennent, par l’ignorance volontaire ou non l’apport des autres civilisations, c’est de croire que le modèle occidental puisse s’appliquer à tous sans limite. La diversité des cultures rappelle à leur pratique l’humilité.
salam aleykoum wr wb
Bravo à cette soeur psychologue machaAllah et merci al kanz pour cet article intéressant…
Justine : je voudrais vous poser quelques questions peut on s’echanger nos adresse mail ?
Baraka Allah ofik
salam aleykoum wr wb
Wa alaykoum assalâmou Jihane,
J’ai fourni ma seconde adresse mail à Al-Kanz pour qu’il vous la remette, in châ Allâh.
Au plaisir de vous avoir par mail, in châ Allâh.
Wa salâm.
Salama Alaykum,
Barak ALLAH o fikoum pour ce témoignage très fructueux, je consulte la soeur Fatma depuis un temps et machALLAH elle m’apporte à moi et à mon petit garcon beaucoup j’ai toujours été réticente lorsque que l’on parle de psychologie mais là le fait de pallier notre religion avec son métier m’a rassuré sans compter biensur sur son professionalisme et sa douceur avec les enfants.
Je conseille vivement nos soeurs et même les autres à la rencontrer, elle dispose de qualités machALLAH qui permettent d’analyser la situation de chaque personne qu’elle rencontre et de trouver les mots qui nous réconfortent.
Qu’ALLAH la récompense pour le temps qu’elle consacre aux autres et qu’ALLAH soit doux, généréreux et Miséricordieux avec cette soeur.
Vraiment BRAVO à toi Fatma .pour ce que tu fais……………..
assalamou’alaykoum wa rahmatouLlah
macha’aLlah! ça fait plaisir de lire de tel témoignage!
barakaLlahoufik à Al-Kanz, pour nous avoir fait découvrir cette soeur, qu’ALlah ta’ala la préserve! amin
je suis heureuse de visiter ce site, et de lire ces articles/billlets plein d’énergie, de fraîcheur, de sérieux et de positivité!
Enfin une image différente des musulmans,des maghrébins/ « personne issue de l’immigration »! alhamdouliLlah!
wassalam
as-salâmu ‘alaykum
baraka-Llâhu fik pour vos encouragements et bienvenue parmi nous.
Salam ‘alaykum,
J’ai trouvé l’interview de la soeur Fatima très intéressant machaAllah.
Est-il possible d’obtenir son adresse mail pour lui poser quelques questions inchaAllah.
Barakallahou fikoum
Salam ‘alaykum
salâm’alaykum
Al Kanz, je recherche l’interview du frère psychologue, le lien que vous avez mis n’est plus valide, pouvez-vous en mettre un nouveau svp?
BarakAllâhu fik
wa salâm’alaykum
Aleykoum salem ajma’ine,
Je suis très touchée par vos encouragements, c’est très important pour que d’autres s’investissent également dans ces métiers dont l’objectif est d’aider son prochain.
Pour répondre à la question concernant les entretiens avec un homme, j’ai toujours reçu les patients dans une pièce avec vitre. Il est donc possible d’être « vus » sans être entendus.
Merci à Al-Kanz…
Je vous souhaite une bonne fête de l’Aïd par la même occasion « ghafara ALLAHou li wa likoum » (Qu’ALLAH me pardonne ainsi qu’à vous).
A bientôt.
Salam ‘alaykum soeur Fatma,
Est-il possible d’avoir votre adresse mail pour vous poser quelques questions inchaAllah.
Barakallahou fiki.
Que Dieu vous garde, amine.
SAaam ‘alaykum
Salamou alaikoum,
J’ai lu avec beaucoup d’attention votre interview et je trouve votre démarche plus que méritoire.
C’est vrai que la dimension de l’âme et du bien-être et difficilement séparable de la foi dans nos consciences.
Mais qu’en est-il lorsque la foi et la pratique religieuse qui en découle conduisent un être au mal être. Un mal être qui se manifeste par des symptomes psychologiques.
Je vous dis ça, c’est que après avoir consulté un spécialiste, on m’a tout « simplement » demandé de commencer par limiter ma pratique religieuse ( la prière, en l’occurrence). Chose à laquelle je me refuse étant donné que je suis profondément croyant.
Suite à cela, j’ai donc arrêté cette voie (médecine psychologie), je continue à obéir à mon Seigneur et psychologiquement rien n’a vraiment changé.
En voyant cet article, je me suis dit que peut-être consulté auprès d’un spécialiste musulman m’aiderait peut-être. Je n’y avait encore jamais pensé jusqu’à aujourd’hui. Si vous lisez ce commentaire, j’aimerais savoir ce que vous en pensez?
Barrakallah ofik
Bonne continuation
Salem aleykoum,
Souhayla, vous pouvez me poser vos questions par mail à l’adresse suivante : fatmamamouni@neuf.fr.
Salem,
FM.
Salem aleykoum Désespere,
Désolé pour le temps mis à vous répondre…
Tout d’abord, je pense que ce n’est pas de la foi qu’il résulte un mal être, mais plutôt d’une difficulté dans la gestion de votre foi, de votre vie personnelle ou professionnelle ou encore privée…
Ce n’est pas du ressort du psychologue de vous dire ce que vous devez faire, comme réduire votre pratique, cela est une erreur, le psychologue n’est pas un conseiller ni un « ordonnancier » si je puis m’exprimer ainsi, il doit amener le patient à trouver en lui-même et par lui-même ce qui qui va l’aider.
L’article premier du code de déontologie des psychologues est de respecter la réalité psychique des patients, or là ce ne fut visiblement pas le cas.
Par ailleurs, les psychologues « glissent » souvent car les gens ne connaissent pas leur métier et le fait de s’accrocher à du factuel (comme la prière ou le hijab…) c’est une défense qui masque une faiblesse.
Peut-être devriez-vous lister ce qui représente pour vous un mal-être et noter en face de chaque idée ce qui permettrait de l’améliorer, d’y remédier. Vous pourriez commencer par votre pseudo par exemple…
Si vous avez le sentiment que cela ne s’améliore, voire que vos symptômes s’aggravent essayer plutôt de consulter des spécialistes qui partagent vos convictions,
WALLAHou a’lam,
Salem,
FM.
petite correction sur la fin:
Si vous avez le sentiment que cela ne s’améliore pas, [...], essayez plutôt de consulter…
Salam,
Je trouve cet interview assez utile car elle éclaire la façon dont l’être spirituel peut être en harmonie avec l’être physique.
La communauté musulmane ne peut que s’enrichir spirituellement avec l’aide d’un psychologue, davantage si cette personne est croyante.
Je reconnais que nous manquons d’ouvrages qui abordent le sujet entre la psychologie de l’être et l’être spirituel.
Qu’Allah aide Fatma à nous orienter comme elle le fait si merveilleusement bien en ces domaines.
Salam
Amari
salam aleykom
quels sont les jours de consultations de mme Mamouni ?
Salam Alaykoum,
Al-Kanz, félicitation pour ton interview, mach’allah.
Ma démarche ici, est bien entendu d’avoir un éclaircissement objective sur des questions elles-même objectives, étant donné, le grand intérêt que je porte à la psychologie et à la sociologie.
Ma question s’adresse directement à notre soeur Fatma Mamouni, avec comme sujet :
« comment s’envisage le fait de faire payer des consultations à des patients musulmans, lorsque vous vous apercevez que leur état peu se voir améliorer principalement via les enseignements islamiques?, et ce sans nier bien entendu que psychologie et islam ne sont pas en contradiction si l’on dégage certaines écoles de pensées psychologique.
Si lors de vos consultations, vous sentez que le problème du musulman ou musulmane peut être traité par les enseignements de l’islam, n’êtes-vous pas face à la problématique suivante: soins du psychologue et celle de l’entre-aide de la communauté? sachant que les maux des frères et soeurs relevés dans votre interview étaient également vécu par les premiers musulmans. (le terme « psychologie » n’étant inventé seulement qu’à partir de 1575, soit une science encore jeune et d’avantage dans notre communauté.)
N’y aurait-il pas alors une contradiction avec ces versets:
[5:44] La table servie (Al-Maidah) :
Nous avons fait descendre le Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Dieu, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre de Dieu, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce que Dieu a fait descendre, les voilà les mécréants
[3:199] La famille d’Imran (Al-Imran) :
Il y a certes, parmi les gens du Livre ceux qui croient en Dieu et en ce qu’on a fait descendre vers vous et en ceux qu’on a fait descendre vers eux. Ils sont humbles envers Dieu, et ne vendent point les versets de Dieu à vil prix. Voilà ceux dont la récompense est auprès de leur Seigneur. en vérité, Dieu est prompt à faire les comptes.
A savoir que de nombreux cheikh ou Imam conseillent avec qualité mais gratuitement.
Bien entendu, cela ne pointe que les consultations de frères et soeurs, ainsi que dans le cas où l’état peut se voir améliorer par le recours aux enseignements islamique. (Coran, Hadith, textes de savants) et nullement en ce qui concerne des personnes ne croyant pas à notre certitude, ou toute personne sujette à l’autisme et handicape important.
Je vous remercie pour les éclaircissement. Qu’Allah vous donne d’avantage de science et vous guide dans votre profession.
Allah ou ahlem
Allahiralik.
Salam Alaykoum
Je suis d’accord avec Mme Mamouni fatma, je suis thérapeute et de double confession, oui en effet ça existe et cela me plais et m’aide beaucoup dans ma pratique.
Je reçois des personnes de différentes cultures et de confessions et cela les apaise les patients parcequ’on arrive à être sur la même connexion.
Ainsi on peut soutenir la personne pour l’aider à trouver elle même ses propres ressource afin de s’en sortir, et lui permettre de se retrouver avec elle-même.
assalaam alaykoum
que pensez vous de « استحواذ ااقرين » et quel traitement preconisez vous pour ce genre de pathologie ?
merci d’avance
Je présente un mémoire sur la violence et les jeunes issus de familles d’immigrés, si vous avez des avis ou des commentaires cela m’aiderais.
Cordialement.
Marie
Salam aleykoum wa rahmatAllahi wa barakatouh !!! Je n’ai pas eu le temps de lire cette page en entier mais je l’ai mise en favoris. SoubhanAllah, je suis en deuxième année de psychologie et j’ai longuement réfléchi à mon avenir car je porte le voile et souhaiterai le garder tout en travaillant. Ma mère m’a donné pas mal d’idées comme celle d’ouvrir mon cabinet en libéral, de me consacrer à l’étude de l’islam avant , pour aider la communauté musulmane. Elle m’a même indiqué que le fait de travailler avec un mouraqi (guérisseur avec Coran donc rien à voir avec les marabouts) était une bonne idée car certains nécessiterait seulement une guérison de ce genre s’ils ont rencontré un problème de sorcellerie (qu’Allah nous en préserve).
Serait-il possible d’entrer en contact avec Mamouni Fatma inchaAllah afin de lui poser un peu plus de questions???
BarakAllahou fikoum !
salam
chere Fatma, avez-vous une adresse à nous conseiller pour une soeur qui souffre à priori de vaginisme? elle a déjà consulté des gynécologues mais apparemment c’est de l’ordre psychologique…
Essalamu ‘alaykum wa rahmatullahi Taala
BarakAllahu fikum pour cette interview, excellent article, très utile JazakumAllahu khayran Mr ElKanz et Mme Mamouni…
Si je peux me permettre de répondre au frère désespere… Vous nous dites que de votre foi découle une pratique religieuse qui vous donne un mal être… Le mal-être provient de l’idée que vous vous faites de la religion et de votre compréhension… Si je lis entre les lignes je peux comprendre plusieurs choses, soit vous pensez souvent à la mort, soit votre peur d’Allah Taala vient vous tourmenter et c’est pour cela que vous associez la foi et la pratique au le mal-être… Chacun de nous est différent peut-être en lisant les articles sur la miséricorde divine et en écoutant nos savants cela apaisera vos angoisses… Sachez mon frère qu’un hadith rapporte que Allah Taala a coupé la miséricorde en 100 parts, Il Taala en a gardé 99 et a donné une part à ses créatures…
Apaiser votre âme mon frère, la pratique au contraire apporte le soulagement inshaa Allah… Wa Llahu a’lem
Fi amaniLlah