Ramadan 2009/1430. L’an dernier, la palme de l’enseigne complètement à côté de la plaque est revenue à Intermarché, champion toutes catégories. Rappelez-vous, Intermarché avait sorti le grand jeu pour tenter de nous faire rêver, sentir, voir, goûter et finalement céder au charme exotique d’un kilo de merguez, comme nous l’écrivions l’an dernier (voir Ramadan : les maladresses d’Intermarché). Comme chez la quasi-totalité des enseignes de la grande distribution, la soupe de l’Orient envoûtant nous était resservie. Mais, pour Intermarché, ce n’était pas suffisant. Il fallait en rajouter une couche. Et bien épaisse. Voilà donc Intermarché qui pour « enchanter notre palais » nous offrait au meilleur prix du bon vin de Tunisie ou du Maroc. Avec l’Orient, l’ivresse.

Eh bien, figurez-vous qu’Intermarché vient de récidiver. Comme l’année dernière, dans les pages consacrées à ramadan l’Orient, les amateurs d’alcool trouveront de quoi étancher leur soif. Voyez vous-mêmes.

Intermarché : on ne change pas une équipe qui se plante
Copie d’écran du catalogue Intermarché

Et en plus gros

Intermarché : on ne change pas une équipe qui se plante
Copie d’écran catalogue Intermarché

Le marché des consommateurs musulmans a un tel pouvoir d’attraction qu’il fait perdre à certains les bases même du marketing. Intermarché s’adresse à des musulmans pendant une période particulière, celle du mois de ramadan. Les musulmans ont interdiction de boire de l’alcool. Le mois de ramadan est un mois avant tout religieux. On jeûne pour des raisons religieuses. Même si chez certains la motivation religieuse n’est pas immédiate, ramadan n’est jamais dissocié de l’islam. De fait, la dernière chose à proposer à une clientèle musulmane, qui plus est pendant le mois de ramadan, c’est bien de l’alcool. Malgré tout, Intermarché trouve le moyen de proposer une bouteille de Sidi Brahim, vin maghrébin. Allez comprendre.

(Pour info, on a trouvé, sinon pire, tout au moins consternant que cette belle boulette. Nous vous en parlerons dans un prochain article.)