Lu dans un manuel d’histoire de terminale scientifique des éditions Nathan.

Avec 5 millions de fidèles, l’islam est la deuxième religion de France. La pratique de la religion musulmane est un facteur d’intégration à la société française. Les courants islamistes sont très minoritaires. Les fidèles sont regroupés dans des associations liées à leur pays d’origine, dont les rivalités (Maroc et Algérie) ont retardé la création d’instances représentatives. Institué en 2003, le Conseil français du culte musulman doit contribuer à faire de l’islam en France un islam de France.
Source : Histoire, Terminale S, Nathan
(merci à Bilal)

L’islam comme facteur d’intégration à la société française. Le mois dernier, à l’occasion du mois de ramadan, Abdelwahab Meddeb, speaker dans une radio parisienne, expliquait dans une entrevue donnée à Libération que si le mois de ramadan était aussi suivi par les musulmans en France, c’était à cause d’un repli communautaire. L’homme est dans son rôle et n’est pas à une ineptie près, ineptie, en l’espèce, qui ne résiste pas la réalité : si les musulmans sont de plus en plus nombreux à jeûner aujourd’hui, c’est précisément parce qu’ils assument leur religion. Et non, comme l’a seriné M. Moussaoui au micro de Jean-Pierre ElKabbach, à cause de « la crise actuelle que nous vivons ».

Aujourd’hui Mohamed, Rachid, Samia, jeûnent ostensiblement, se vêtent ostensiblement, vivent ostensiblement leur religion, car ils sont chez eux. Il n’est pas question – et comment pourrait-il en être autrement ? – de se considérer comme les premières générations, qui, parce qu’elles n’étaient pas chez elles, n’osaient guère se comporter autrement que comme des invités avec toute la prudence, souvent excessive, qu’implique la condition d’invité : de crainte de déranger l’hôte, on préfère se faire tout petit, au risque de se nier. Ainsi, la pratique généralisée du mois de ramadan, loin d’être le signe d’un repli, est la traduction, la manifestation d’une réalité indéniable : le musulman français est un autochtone.