L'Imed, l'e-learning islamique depuis 2005

Par Al-Kanz

Education. L’Imed, institut musulman d’enseignement à distance, est le premier du genre. Ouvert en 2005, l’Imed a été précurseur dans l’e-learning en direction des musulmans. L’Imed « diffuse le avoir » jusque chez les particuliers, comme nous l’explique dans une interview Zakaria Seddiki, fondateur de cet institut.

Education. L’Imed, institut musulman d’enseignement à distance, est le premier du genre. Ouvert en 2005, l’Imed a en effet été précurseur dans l’e-learning en direction des musulmans. Coran, arabe, droit, etc., l’Imed « diffuse le avoir » jusque chez les particuliers, comme nous l’explique dans une interview Zakaria Seddiki, fondateur de cet institut.

Al-Kanz : Pourriez-vous nous présenter l’Imed ?

Zakaria Seddiki : L’Institut musulman d’enseignement à distance (IMED) représente l’un des premiers projets de La Maison des savoirs. Les activités de cette association, qui a vu le jour durant le mois de ramadan 2004, s’articulent autour de trois grands axes : la diffusion du savoir, l’éducation spirituelle et la promotion de la culture musulmane. La création de cet établissement virtuel (IMED) s’inscrit donc dans le premier champ d’action de La Maison des savoirs puisque sa vocation principale est de proposer un enseignement à distance de l’islam et de la langue arabe. Mais l’Imed se veut également un espace de rencontres et d’échanges car l’institut use de technologies modernes de communication (e-learning, visioconférence) qui permettent une interactivité réelle et totale. Il faut effectivement souligner qu’il ne s’agit pas d’études par correspondance telles que le proposent déjà différents instituts. À l’Imed, on se voit et on se parle comme on pourrait le faire dans un établissement traditionnel.

Al-Kanz : Par qui sont assurés les cours ?
Zakaria Seddiki :
Les cours sont assurés par un corps professoral qualifié et spécialisé. Tous sont entièrement francophones et arabophones. Les enseignants qui dispensent les cours en filière de sciences religieuses musulmanes sont tous diplômés en études islamiques. Certains d’entre eux ont poursuivi des études de troisième cycle dans des universités françaises. Les professeurs de langue arabe sont aussi qualifiés et jouissent d’une expérience solide de l’enseignement de la langue arabe à un public non arabophone. Quant au Coran, il est enseigné par des professeurs qui sont tous spécialisés dans au moins une version des dix lectures du Coran. J’entends par là qu’ils possèdent une autorisation d’enseigner (ijâza) avec une chaîne de transmission remontant jusqu’à notre saint Prophète (saws).

Al-Kanz : Pourquoi avoir choisi l’enseignement par distance ?
Zakaria Seddiki :
Ce choix résulte d’un triple constat : une quête de plus en plus accrue du savoir religieux, les contraintes de l’apprentissage dans des structures classiques et les multiples avantages qu’offrent les nouvelles technologies. En effet, nombreuses sont les personnes (musulmanes ou non) qui veulent en connaître davantage sur l’islam ou apprendre l’arabe. Mais les mosquées ou les différentes structures associatives existantes ne répondent pas forcément à leur besoin. Les raisons restent diverses. Parfois, les emplois du temps personnels ne le permettent pas. La distance demeure également un obstacle considérable. Il arrive aussi que l’enseignement soit d’une qualité médiocre. Souvent, les gens sont tout simplement gênés. Ils n’osent pas s’adresser à ces structures. C’est le cas notamment de non-musulmans qui veulent étudier des sujets précis sur l’islam ou de musulmans qui ne fréquentent pas ces lieux. Face à ce contexte, il s’avère que l’enseignement à distance reposant sur les technologies modernes (e-learning, visioconférence) ouvre de nouvelles perspectives. Il offre la possibilité à toute personne, musulmane ou non, d’acquérir les bases sérieuses de la religion musulmane. De même, il devient possible d’apprendre à son rythme depuis chez soi, sans avoir à se déplacer, quel que soit le lieu géographique où l’on se trouve. N’oublions pas qu’Internet efface toutes les frontières. Grâce à cet outil, ce sont des gens d’horizons divers et de cultures différentes qui ont la possibilité de se retrouver. Une véritable richesse !

Al-Kanz : A qui vous adressez-vous ?
Zakaria Seddiki :
Nous nous adressons à un public francophone soucieux d’apprendre l’islam et l’arabe de façon structurée et avec progression. Toute personne qui possède cette motivation peut s’inscrire à l’Imed. Il ne s’agit donc pas de restreindre l’enseignement à des apprenants musulmans. Comme je viens de le souligner, les non-musulmans qui s’intéressent à l’islam savant sont de plus en plus nombreux. C’est pourquoi l’Imed leur est aussi destiné.

Al-Kanz : L’Imed existe depuis 5 ans. Quel bilan tirez-vous depuis sa création ?
Zakaria Seddiki :
En globalité, le bilan est positif. Il est vrai que durant les quatre premières années nous avons très peu communiqué sur l’Imed. Ce choix était volontaire, car il fallait prendre le temps de tester ces nouvelles technologies afin d’en vérifier la fiabilité. Mais malgré une communication quasi-absente, le nombre d’étudiants ne cesse de croître. Nous avons commencé avec 13 étudiants puis, 19 ; puis, 46 et 53. Ces étudiants habitaient différents pays du monde : France, Belgique, Suisse, Espagne, Norvège et Canada. Cette année, à la première semaine de cours nous comptons déjà plus de 50 étudiants. Parmi eux, certains vivent en Afrique. J’attire ici l’attention sur le fait que cet institut nous a permis de découvrir l’énorme travail qui peut être réalisé en Afrique francophone. Nous recevons effectivement énormément de demande de ce continent. C’est pourquoi je pense qu’il devient urgent d’utiliser cette méthode d’enseignement pour permettre à nos frères et sœurs africains d’acquérir un savoir religieux. Depuis quelques mois, nous réfléchissons aussi à un Imed en langues anglaise, espagnole et arabe.
Il nous reste cependant un effort considérable à réaliser pour faire prendre conscience aux gens des opportunités qu’offrent ces technologies, surtout dans le domaine de l’apprentissage.

Al-Kanz : Concrètement, comment se déroule un cours ?
Zakaria Seddiki :
L’étudiant entre dans la plate forme e-learning de l’Imed où il récupère les supports écrits de son cours. Il se rend ensuite dans la classe virtuelle pour suivre les commentaires du professeur en direct. Dans cette salle, l’étudiant voit son enseignant par le biais d’une webcam. Il communique aussi instantanément, par oral ou par écrit, avec l’ensemble de sa classe. Il peut par exemple interroger son professeur pendant le déroulement du cours et écouter les questions de ses camarades. Tout se passe comme dans une vraie classe, car les cours se déroulent à des heures précises et en direct.
En cas d’absence et de mauvaise compréhension, l’étudiant peut réécouter le cours quand il le souhaite, car toutes ces séances sont enregistrés en audio et consultables à tout moment. Grâce à ces outils technologiques, l’apprenant sort de l’isolement pour se retrouver avec d’autres camarades dans une ambiance studieuse et conviviale.

Al-Kanz : Si je décide de prendre des cours à l’Imed, comment dois-je m’y prendre ?
Zakaria Seddiki :
Il suffit de se rendre sur le site vitrine de l’Imed et de choisir sa filière. Il faut ensuite télécharger les formulaires d’inscription en cliquant sur « Inscription et Tarifs ». Après avoir constitué son dossier, il ne reste plus qu’à l’envoyer par voie postale à l’adresse indiquée. Pour tout renseignement, on peut contacter le secrétariat de l’Imed par mail (contact@imed-asso.fr) ou par téléphone (09 70 46 72 39) du lundi au jeudi de 13h00 à 15h00.

Al-Kanz : Qu’est-ce qui selon vous pourrait convaincre les sœurs et les frères devraient-ils s’inscrire à l’Imed ?
Zakaria Seddiki :
La qualité de l’enseignement et la possibilité d’étudier depuis chez soi. Je crois que c’est une véritable aubaine de pouvoir suivre des cours spécialisés depuis son domicile. Combien se plaignent de ne pas avoir le temps d’étudier, d’être trop fatigué en rentrant du travail, etc. Avec l’Imed, il leur suffit d’une connexion Internet pour se retrouver dans une séance de lecture du Coran, de droit ou de langue arabe. En fait, c’est la science qui vient à eux et plus l’inverse. Je tiens à souligner qu’autrefois la situation était autre. Nos savants (que Dieu leur fasse miséricorde) devaient voyager durant des semaines, voire des mois, pour apprendre de tel ou tel spécialiste. Parfois, il quittait leur domicile pendant des années. Aujourd’hui, grâce à tous ces moyens, Dieu nous facilite l’apprentissage. Il serait triste de ne pas utiliser ces outils pour augmenter son savoir religieux ; car, demain, nous aurons sans aucun doute à rendre des comptes sur ces facilités.

Visitez le site de l’Imed en cliquant sur le lien suivant : Imed



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Vos réactions (4 commentaires)

  1. Jihane    

    salam aleykoum wr wb

    MachaAllah,un grand Merci cheykh.

    1
  2. Jihane    

    C’est une bonne nouvelle surtout pour celles et ceux qui n’ont pas les moyens de se payer des études à château-chinon…

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  3. drif    

    je veut faire des etudes en islame pas correspondance , si possible, merci

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  4. Oumhoudeyfa    

    Assalamou alaykoum

    Cet institut m’interesse beaucoup mais j’ai un doute concernant certains cours. Est-ce qu’ils ne sont pas un peu soufis?

    Car j’ai un doute sur ces livres qu’ils etudient :

    – Livre, « al-Hikam », d’Ibn ‘Atâ’ Allah
    – Livre, « al-Waraqât », de l’imam al-Juwaynî
    – Livre, « miftâh al-wusûl fî binâ’ al-furû’ ‘alâ al-usûl », d’al-Sharîf al-Tilimsânî

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