Début février, nous faisions état d’un titre particulièrement racoleur choisi par le Parisien pour faire la promotion du journal en divers points de vente de l’Essonne. Nous étions alors en pleine polémique sur le voile intégral et l’identité nationale.

Un vieil homme, présenté comme étant un responsable musulman, était accusé de viol par une jeune fille, connue pour ses affabulations. Alors même que rien n’était établi, le Parisien a estimé que les faits reprochés à cet homme valaient non seulement un article, mais surtout une large publicité (voir Musulman : le soupçon fait vendre).

viol presse
Sortie de caisses dans un magasin Cultura dans l’Essonne

Quinze jours plus tard, Mahmoud, lecteur d’Al-Kanz, nous apprenait que le vieil homme était lavé de tout soupçon. Voici ce que Mahmoud écrivait :

Je connais personnellement ce Monsieur et, pendant cette dure période, je n’ai jamais douté de son innocence. Aujourd’hui, je vous annonce la bonne nouvelle. Il vient d’être libéré sans que le juge ne retienne aucune charge contre lui. Son avocat a l’intention de se retourner contre la jeune fille pour dénonciation calomnieuse. Croyez-vous qu’il y ait eu un article quelque part pour laver son honneur et celui des musulmans de Brétigny ? Rien…

S’il est fort probable que les intentions du Parisien ne sont pas islamophobes, comme certains l’ont laissé entendre, il paraît évident que le titre racoleur n’a pas été choisi au hasard. Il fallait surfer sur le torrent de boue déversé contre les musulmans pour doper les ventes. Racoler plus pour vendre plus.