Dounia Bouzar, la Frédéric Lefevbre de l'islam médiatique
Tout le travail de Dounia Bouzar est de convaincre l’opinion de l’existence d’une nébuleuse intégriste qui œuvrerait en catimini. Elle vient de la débusquer même derrière le halal.
Si la politique a son Frédéric Lefebvre, dont les sorties outrancières font la joie des internautes – un site lui a même été consacré : Frédéric Lefebvre, porte-parole du… PMU –, l’islam médiatique a sa Dounia Bouzar. A l’époque où l’actuel président cherchait à mettre en place ce qui lui permettrait d’instrumentaliser l’islam en France, Mme Bouzar a trouvé place au sein du CFCM, qu’elle a rapidement quitté. Depuis, dès que l’actualité sent un peu la merguez, cette dame est interrogée sur l’islam et les musulmans de France. On a ainsi pu l’entendre déblatérer sur de nombreux plateaux de télévision, mais aussi dans la presse et à la radio, des inepties abracadabrantesques sur l’islam, le voile et les musulmans. Ses livres sont à l’avenant. Il faut avoir lu son livre L’intégrisme, l’Islam et nous pour se rendre compte de l’imposture intellectuelle et, partant, médiatique de cette proclamée spécialiste. Un étudiant de première année de sociologie prendrait une volée de bois vert s’il avançait le dixième de ce qui est avancé dans cet ouvrage.
Le problème n’est pas dans les positions de Mme Bouzar, mais bien dans les contrevérités, les fantasmes qu’elle véhicule et cette stratégie malsaine qui consiste à trouver coûte que coûte un bouc émissaire qu’il faudra sacrifier pour sauver cette fameuse majorité silencieuse chez les musulmans, qui décidément est bien utile quand on vise certains desseins. On peut être critique, on peut être en désaccord, on peut même être islamophobe. On ne peut en revanche enfiler absurdité sur absurdité. Mais voilà, Mme Bouzar est pour les journalistes « un bon client ». On la croit spécialiste. Peu importe si elle raconte des bêtises, et des bêtises, elle en raconte. Comme dans cet article de Reuters, datant d’hier, Le marché de produits halal, beaucoup d’acteurs et peu de règles.
« On assiste à des dérives purement mercantiles parce que certains ont bien vu les possibilités de profit », explique l’universitaire, qui déplore que le qualificatif « halal » soit aujourd’hui accolé à toutes sortes de produits alors qu’il devrait être réservé à la viande.
Le halal devrait être réservé à la viande, nous dit-elle. Extraordinaire, n’est-ce pas, de la part d’une spécialiste de l’islam ? Historiquement, le marché du halal a surtout concerné la viande. C’est un fait. Non pas parce que seule la viande peut être halal, mais parce que le marché était ainsi fait. Mme Bouzar semble tout ignorer de ce que recouvre le terme « halal ». Rappelons que, à sa décharge, Mme Bouzar ne lit pas l’arabe (elle affirme prier en français). Cela explique sûrement qu’elle ne soit pas très au fait du corpus islamique, même si elle fait dans le péremptoire, et assez régulièrement l’inquisitorial (lorsque, par exemple, elle excommunie de l’islam ceux qu’elle appelle « intégristes »). Un gamin de cinq ans sait ce que signifie « halal », pas la spécialiste médiatique de l’islam, qui devrait soit se taire soit se décider à étudier ce qui fait aujourd’hui son beurre. Mme Bouzar devrait apprendre par exemple que le halal n’est pas une marchandise, mais une éthique
Poursuivons.
Depuis une dizaine d’années, elle constate également « une surenchère identitaire » : des jeunes qui ne respectent aucune autre obligation musulmane et qui, par exemple, boivent de l’alcool, exigent de manger strictement halal.
Passons sur l’idée même de surenchère identitaire. Selon Mme Bouzar, boire de l’alcool implique nécessairement de manger non halal. Plutôt que de s’interroger sur les raisons profondes qui expliquent que d’aucuns tiennent absolument à manger halal, même s’il n’observent pas les autres obligations religieuses, cette dernière fait dans le binaire : soit tu bois de l’alcool et tu manges non halal, soit tu fais de la surenchère médiatique. Les personnes concernées seront ravies d’apprendre qu’à l’instar de Monsieur Jourdain qui faisait de la prose à son insu, elles font de la surenchère identitaire. Une sociologue digne de ce nom aurait évidemment pointé la contradiction pour en extraire toute la complexité et in fine l’expliquer. Non, Mme Bouzar stigmatise, car Mme Bouzar a un but :
Sous l’influence de ceux que Dounia Bouzar appelle les « nouveaux prédicateurs », on a « des générations entières qui croient que si elles ne mangent pas halal elles iront en enfer ».
Et voilà, nous y sommes. Tout le travail de Dounia Bouzar est de vérifier son postulat de départ, en l’occurrence l’existence d’une nébuleuse intégriste qui œuvrerait en catimini pour saper la République. Tout son discours tourne autour de ce postulat ; ce qui d’ailleurs lui fait écrire cette perle dans son ouvrage L’intégrisme, l’Islam et nous : « En principe, rares sont les jeunes proches de l’intégrisme se pavanant dans la rue en jean moulant, à moins d’être en pleine action stratégique. » C’est croquignolesque. On dirait du Radio Courtoisie.
D’ailleurs, c’est précisément parce que tout le discours de Dounia Bouzar tourne autour de ce postulat qu’elle dit à un journaliste, sans évidemment le penser une seule seconde, que « des générations entières qui croient que si elles ne mangent pas halal elles iront en enfer ». On ne rigole pas !
S’il est intellectuellement difficile de supporter les bêtises de ces spécialistes introduits, on ne peut que les encourager à continuer. Plus ils se répandront en inepties, plus leur imposture se révèlera au grand jour. Laissons-les s’autodétruire.
Pour finir, laissons la parole à Xavier Ternisien, journaliste, anciennement chargé de la rubrique islam au quotidien Le Monde, qui fit part, il y a quelques mois, de son agacement sur Twitter. Mme Bouzar est dans le etc.

Crédit Une : Lokon




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Dounia Bouzar, celle qui faisait de « la médiation » pour l’éducation nationale quand les soeurs ne voulaient pas retirer leur voile à l’école…. aujourd’hui c’est fini, la loi du 15 mars est passée par la….
salam a3laykoum
comment peut-elle se pretendre « specialiste de l’islam » sans même savoir lire l’arabe???? nous savons tous que les traductions ne prmettent pas , où très difficilement, de cerner l’essence d’un texte. Comment a-t-elle alors pu étudier le Coran? Comment a-t-elle pu tirer das references dans les hadiths? moi pas comprendre, encore une fois…
as-salâm ‘alaykum. J’ai consulté la page wikipédia consacré à Soheib Bencheikh et j’ai trouvé des propos encore pires que ceux de Dounia Bouzar. Je cite :
« Soheib Bencheikh s’insurge contre ce qu’il appelle une « talmudisation » de l’islam. Pour lui, l’observance de la consommation de « la viande halal », est une invention due à la religiosité d’une communauté en mal d’identité, qui cherche les extrêmes pour se distinguer. Cette pratique s’est rapidement propagée à cause de la simonie de certains commerçants musulmans. Il affirme que ni le Coran, ni les propos attribués au Prophète, ni le droit musulman, ne définissent ou même ne connaissent ce qu’est « la viande halal ». »
Ces gens sont des meskines, j’ai même une vidéo (que je n’ai pas encore mise en ligne) de Abdelwahab Medeb ou il dit qu’il faut que les grands couturiers fassent des défiler de mode avec des mannequins en maillot de bain et un niqab pour montrer le côté ridicule de ce bout de tissu…
Ce sont des diables qui s’ignorent…
S’affirmer sociologue, anthropologue parce que « ca fait bien », alors qu’on a pas son Doctorat, c’est un doux (men)songe.
S’attribuer des titres universitaires (anthropologue, sociologue,…) pour faire « plus commercial » c’est de l’usurpation.
Que les Bouzar et compagnie sachent qu’il y a des étudiants qui « bossent » très durement à la fac et sacrifient leur jeunesse pour pouvoir s’appeler « sociologue ». Ils ne s’auto-attribuent pas ce titre avant d’avoir mérité la reconnaissance d’au moins 5 de leurs pairs dans un jury de Thèse.
A bon entendeur.
Ini Sahim, Ini Sahim, Ini sahim….
Salamou alaykoum
Dounia Bouzar a choisi son camps comme son prénom l’indique
Il existe encore soheib bencheikh ?
Bizarre bizarre comme c’est bizarre
@Bluesea
Et bien j’ose espérer que vous n’entreprenez pas 5ans de socio/anthropo juste pour le titre, car dans ce cas, vous n’irez pas bien loin. Par contre, si c’est pour promouvoir la justice, le droit, et le respect, alors bonne continuation.
As-sallamou ‘alaykoum
@Mourad
Tiens tu un blog ou autre sur internet?
Je te demande sa car a un moment tu parle de video que tu compte mettre en ligne.
Merci.
:)