Beurgeois, ce qu’ils ne sont pas

Le halal a médiatiquement le vent poupe. Et avec lui un mot qui revient à la mode « beurgeois » et que l’on retrouve régulièrement dans la presse. Problème, l’acception qu’on lui colle ne correspond pas à la réalité qu’il recouvre.

Beurgeois, ce qu'ils ne sont pas
Source – cmbellman

Le halal a médiatiquement le vent poupe. Et avec lui un mot qui revient à la mode « beurgeois » et que l’on retrouve régulièrement dans la presse. Problème, l’acception qu’on lui colle ne correspond pas à la réalité qu’il recouvre. Les journalistes emploient le terme « beurgeois » pour décrire une catégorie de consommateurs musulmans qui ont un certain pouvoir d’achat. Un beurgeois, en somme, serait un musulman qui achète du Danone et non du Leader Price, qui boit du Tropicana et non du Marque Repère (Leclerc), qui fait ses courses chez Carrefour et non chez Lidl. Selon cette acception, il suffit d’avoir un porte-monnaie plus garni que la moyenne pour être qualifié de « beurgeois ».

Pourtant, un beurgeois, c’est bien plus que cela. Un consommateur musulman qui a de l’argent, c’est un consommateur qui a de l’argent. Tautologie qui doit être répétée, tant le terme de beurgeois est galvaudé. A contrario, beurgeois désigne en réalité une tout autre réalité sociologique : le beurgeois peut être musulman, mais ne l’est pas forcément ou ne se dit pas nécessairement musulman. Le beurgeois est cet individu qui du fait d’un certain pouvoir d’achat veut s’extirper d’une classe à laquelle il a trop appartenu.

La beurgeoisie est une pathologie sociale et non une catégorie. Le beurgeois est un je-veux-être, ou plus justement un je-ne-veux-plus-être. Je ne veux plus être le pauvre, je ne veux plus être l’Arabe, je ne veux plus être le Noir, je veux être le Blanc, c’est-à-dire le dominant, que je ne serai jamais. De même qu’il existe en philosophie une théologie négative – qui consiste à décrire Dieu par ce qu’Il n’est pas -, de même le beurgeois relève de la sociologie négative. Un dominant que je singe (2) en buvant du champagne halal (sic) ou en mettant un point d’honneur à manger du foie gras. Le beurgeois est en ce sens un ersatz, une contrefaçon et jamais un Arabe, un beur, un musulman d’un certain pouvoir d’achat, qui lui permet d’accéder à un niveau de vie de cadre.

Evidemment, cette définition ne fera pas l’unanimité. Mais peut-être plus que le texte ci-après, écrit en 2002 par nos soins.

Du Panem et circenses (1) au Beurgeois way of life

Lorsque, dans la presse, on évoque les banlieues, le registre employé relève souvent du blâme, rarement de l’éloge. Il est pourtant, dans les cités, une catégorie de personnes – nous pourrions presque dire une classe – qui n’est pas vraiment à blâmer, ni à plaindre : la beurgeoisie. Il est effectivement des « réussites » en banlieue autrement que par le sport et par le rap. Réussite toute relative, car elle semble avoir autant d’incidence sur le quartier qu’un pet de mouche sur le trou de la couche d’ozone. Le beurgeois réussit seul.

De même qu’aux USA eut existé l’American way of life, il est dans les cités de France et de Navarre le Beurgeois way of life, mode de vie du beubo, beurgeois bohème, clône du bobo. Le beurgeois est de la graine de sauvageon qui n’a pas éclos. S’il n’a pas échappé à la sollicitude de certains de ces concitoyens propres sur eux, avec ou sans képi, il peut se targuer d’être un gentil petit Français. Quelques mutations sociologiques auraient eu raison de sa nature sauvage. Qui l’aurait cru ! «Les Sarrasins [qui] se sont abattus sur la Terre comme des sauterelles », selon le bon mot du Pape Jean VIII dans une lettre de décembre 876 adressée à Charles le Chauve, ne répondent hélas plus au triptyque sensualité-cruauté-brutalité, ni donc à l’animalité. Et le métèque devint homme.

Le beubo est intelligent et capable, objectivement, d’initiatives. Tout aussi objectivement, il est, en général, doué et bardé de diplômes. Déterminé à enrayer tout atavisme sociologique, il a pris le plus grand soin à réussir ses études. Cadre supérieur, ingénieur ou docteur, le beubo, fils d’ouvrier illettré, est un intellectuel. Il lit.

Mais le beubo souffre. Il souffre d’une posture qui l’empêche de regarder autre chose que son nombril. Il affirme à qui veut l’entendre que son plus grand souhait serait d’éradiquer la faim dans le monde, de faire triompher la paix et de combattre l’injustice. Le beubo est savant et lucide : c’est bot la vie. Il regrette si sincèrement que les méchants ne soient pas gentils. Mais que peut-il faire ? Le beubo est tellement pris : son petit boulot, sa petite femme, sa petite voiture, son petit pavillon dans un quartier loin, tranquille, sans bruit, sans vol, sans problème, sans Arabe, sans Noir.

Sa vie est un je

Des esprits perfides pourraient penser que le beubo est dénué de tout sentiment altruiste. Et d’ajouter, non sans sournoiserie, que, s’il était un peu moins égoïste, s’il donnait un peu de sa personne, de son temps, de son expérience, bref de ses richesses et s’il les mettait au profit des autres, peut-être certaines jeunes filles ne se retrouveraient pas dans les caves entre les mains de pervers, que beaucoup de jeunes gens ne seraient pas en prison, ne dealeraient pas, ne gâcheraient pas leur avenir à tenir les murs sans projet de lendemain, peut-être que, au boulot, les Vieux ne se feraient pas insulter, qu’aux guichets des administrations les mères de famille se
feraient un peu plus respecter, que les Trop-colorés n’auraient guère de problème à trouver un appartement, un travail, une vie décente, que les cités deviendraient enfin des zones de pouvoir-vivre, de pouvoir-mieux-vivre. Peut-être.

Toute l’année, le beubo ne pense qu’à lui. Quoique, de temps en temps, il verse une petite larme pour l’autre qui s’est pris une balle, pour cet autre incarcéré, pour cette gamine violée, etc. Et puis on pleure, on pleure, on pleure et on pleure. On regarde la maison brûler et on se dit : « La maison brûle », sans même bouger le petit doigt pour essayer d’éteindre l’incendie. Quand arrive un malheur, on se dégote une bonne conscience lyophilisée. On verse dessus quelques petites larmes, et hop la voilà prête à l’utilisation. C’est l’effervescence. D’aucuns s’agitent pour mobiliser des convaincus, d’autres s’affairent à chercher les éventuels oublieux, et puis le temps passe et tout retombe. Mais ce n’est pas grave puisque pour chacun le devoir c’est de verser une larme, c’est d’insulter, de maudire, bref de brasser beaucoup de vent. Après c’est du passé. Et puis il n’y a pas que cela à faire. Il faut penser à la voiture, à la femme, au Levi’s à ne pas oublier d’acheter, à l’augmentation qu’il ne faudra pas non plus oublier de réclamer, et puis à cet appartement – l’accès à la propriété étant le summum de la réussite. On se donne une conscience, qui n’est qu’illusion.

Ces quelques intellos qui ont réussi dans les études ne visent en définitive rien d’autre que leur réussite. Hier, encore morveux, ils avaient beau jeu de mépriser le « petit From » (dixit) qui partait au ski pendant les vacances d’hiver alors qu’eux n’avaient droit, dans le meilleur des cas, qu’au baby-foot à la MJC. Ils étaient fortiches à insulter ce fils de bourge et cette sale mentalité d’individualiste. Mais aujourd’hui que font-ils ? La même chose, ni plus ni moins. Ventres pleins, ils suintent l’égocentrisme. Ils visent leur petit confort et si les autres sont dans la misère, tant pis pour eux. Dieu aime les pauvres.

(1) « Du pain et des jeux », Juvénal

(2) Nous empruntons la formule à la sociologue Florence Bergeaud-Blackler à propos de ceux qui pensent s’intégrer en singeant le dominant.

Disclaimer : il ne s’agit pas de pointer du doigt tous ceux, parmi les musulmans et/ou les habitants des cités, qui ont de l’argent ou « ont réussi » (sic) dans leur vie, mais de pointer un comportement, une attitude, une tendance profonde et déplorable. Inutile donc de crier au loup and keep cool ^_^.



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Vos réactions (115 commentaires)

  1. Sidi Mansour    

    as salam ‘alaykum,

    Très beau sujet. La plume de l’anonyme est incroyable…

    Citation « Quand arrive un malheur, on se dégote une bonne conscience lyophilisée. On verse dessus quelques petites larmes, et hop la voilà prête à l’utilisation. C’est l’effervescence. »

    Ceci dit sur l’article dans l’ensemble, qui peint une image négative du beurgois, cela ressemble un peu aux blagues belges, il suffit de changer de nationalité et la blague est toujours valable …

    Ici, on pourrait appeler ça la critique du « nouveau Riche », qui n’a pas encore accédé au sommet et qui est déjà aussi suffisant et hautaint vis à vis de sa famille d’origine. Même si cela se manifeste de plusieurs manières…

    Il y a peut être parmi les Beurgeois, des personnes qui profitent de leurs nouveaux statuts mais reste tout de même actifs au niveau des quartiers qu’ils n’ont pas abandonné totatement…

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  2. Muhammad    

    Affirmation, négation et dénégation…
    On sent une petite pointe de ressentiment dans ce billet mais le sujet n’en demeure pas moins intéressant.
    Tout d’abord, je ne comprends pas en quoi le fait de vouloir « s’extirper d’une classe » ferait d’un individu un sociopathe ? La volonté individuelle de changement et d’amélioration de sa condition (fût-elle bassement matérielle) n’est-elle pas inscrite en chacun de nous ? Qui préférerait envoyer son enfant en BEP secrétariat au lieu de médecine ? Cette définition du beurgeois est insatisfaisante ; ceux qui pensent le contraire sont souvent les pires jaloux et se cachent derrière une fausse fierté pour oublier leur propre échec.
    Je conserverais donc la définition suivante, plus positive à mon sens : « Le beurgeois est un je-veux-être ». N’est-ce pas là, au fond, le problème identitaire que connaît chaque fils d’immigré ? Il est né et vit dans une société avec ses coutumes particulières. En même temps, ses origines lui rappellent qu’il est Arabe ou Sénégalais. Mais que sait-il de la langue arabe ou du wolof ? Que connaît-il de la société d’origine de ses parents ? On ne se construit pas que sur de l’imaginaire ! Boire du champagne (halal) ou manger du foie gras (halal aussi) est plus cohérent avec sa vie quotidienne et sa foi que se gaver de zrig ou de thé à la menthe.
    Enfin, je me demande de quelle solidarité des banlieues vous parlez ? Franchement, elle est un peu idéalisée voire inexistante. D’ailleurs, l’ex-candidat Sarkozy ne s’est pas trompé ; il n’y a pas de vote musulman car il n’y a pas de communauté musulmane. Cette la triste réalité malgré les efforts ici où là, essentiellement individuels comme les vôtres….
    Bref, essayons de proposer une autre ontologie de l’être-fils-d’immigré-musulman-français, quelque chose de plus positif et non simplement apophatique…

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  3. Al-Kanz    

    as-salâmu ‘alaykum

    Sidi Mansour
    Justement, quelqu’un qui accède à la richesse n’est pas un beurgeois (c’est la tautologie relevée). Le beurgeois est plutôt celui qui se renie tout en reniant les autres.

    Muhammad,
    Ressentiment ? Ah bon, où ? Sinon, vous êtes passé à côté du texte.

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  4. Muhammad    

    « La petite pointe de ressentiment » est bien sûr à l’égard de la figure du « beurgeois » tel que vous le définissez. Vous avez fort bien rappelé la définition commune de ce mot-valise et qui suffit amplement. Pourquoi vouloir redéfinir ce terme par rapport au phénomène d’acculturation de certains ? Je ne pense pas qu’un simple dislaimer suffise à prévenir la confusion…

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  5. Al-Kanz    

    Je suis désolé, mais je ne comprends pas ce que vous écrivez.

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  6. Jahvik    

    N’était-ce pas Rachida Dati qu’on qualifiait par excellence de beurgoise (mot dont la sonorité est moche) ?

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  7. Abdrahman    

    Salam Aleikum,

    Je suis assez d’accord avec vous Mouhammad. Je trouve le jugement un peu dur à l’égard de ces personnes qualifiées de « beurgeois ». En lisant l’article, je n’ai pu m’empêcher de penser jeu de ping pong entre ceux qui ont fait un choix de vie en poursuivant des études et voulant atteindre une nouvelle classe sociale et ceux qui ne veulent/ne peuvent pas prétrendre au même besoin.
    Je me permet également de m’interroger sur la validité de cette « définition ». Un ressentit serait à mon sens plus juste. Là encore, je vous rejoins Muhammad. A ma connaissance, et à la vue du lexique sociologique abondamment utilisé, la définition d’un concept comme celui de « beurgeois » doit au minimum s’accompagner d’une démarche empirique. En sociologie, les outils ne manquent pas, à commencer par le plus utilisé: les entretiens semi-directifs. Une analyse lexicale des verbatims (analyse objective) permettrait d’identifier les déterminants du concept. Et pour aller plus loin, une étude quantitative permettrait de mesurer le concept, via des échelles de mesure. Une définition, c’est d’un point de vue épistémologique, une croyance vraie et vérifiée. L’impression que j’ai, c’est qu’il s’agit ici uniquement d’une croyance…

    Wa Salam

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  8. haaji    

    salam

    pourquoi un musulman de France serai forcement pauvre?
    comme d’habitute, il faut les mettre dans une categorie a part, riche ou pauvre.

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  9. Al-Kanz    

    as-salâmu ‘alaykum

    Abdrahman
    Puisque vous êtes exigeant en matière de définition, permettez-moi de vous indiquer que ressentiment (ce qu’affirme Muhammad) n’a rien à voir avec le ressenti (ce que vous affirmez).

    Haaji,
    Ce n’est pas ce qui est dit.

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  10. yousyous    

    Salam
    un peu trop moralisateur tout ça ; on peut pas juger juste pour pouvoir les mettre dans une case ,à vouloir cataloguer, on réduit les personnes à des situation bien précises, et tout le monde sait que chacun est unique.
    Et Allah seul sait ce qu’il y a en nous.
    Wassalam

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  11. La Maman d'Ismaël    

    Excellent! C’est tout à fait ce qu’ils sont , ou plutôt ce qu’ils ne sont pas… Enfin vous me comprenez … :)

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  12. Hosny    

    Je suis partagé après la lecture de ce texte.
    Je pense que chacun a le droit de vivre comme il l’entend et d’être ce qu’il veut. Les enfants d’immigrés de 2ème, 3eme, voire 4ème génération sont plus proches de la culture française que de leur culture d’origine et c’est tout à fait normal qu’il s’approprient la culture du pays dont il sont citoyens. c’est ce qui s’appelle l’intégration. Certains le font en conciliant les deux cultures d’autres n’en conservent qu’une ou privilégient l’une par rapport à l’autre. Mais après tout, peut-on leur en vouloir de s’accoutumer au pays dans lequel ils vivent ?

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  13. soso    

    salam alikoum,

    Je partage le point de vue de l’article.
    Quand par exemple j’ai découvert le champagne halal j’ai trouvé ça ridicule nous musulmans somme nous obligés de calquer nos modes de vie sur celui des autres? nous sommes différents assumons le.
    Un verset est récurrent dans le Coran:  » Ne suivez pas les pas de sheitan » vous allez peut être trouver ça ridicule mais il n’y a qu’un pas entre le champagne halal et le non halal qui dit que les futures générations ne franchiront pas ce pas?
    Beurgeois ok si cela n’implique pas un effacement progressif de nos particularités religieuses ( en revanche pour les culturelles je pense qu’on gagnerai à en effacer pas mal ) je ne pense pas que « l’intégration » tienne à ça(champagne et compagnie) , à nous de nous imposer toujours dans le respect de l’autre bien entendu. Il me semble malheureusement qu’un autre chemin a été choisi.
    Bref le constat est désolant

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  14. soso    

    dernière précision: qui cherche à imiter un peuple en fait partie

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  15. ibrahim    

    « Je ne veux plus être le pauvre, je ne veux plus être l’Arabe, je ne veux plus être le Noir, je veux être le Blanc, c’est-à-dire le dominant, que je ne serais jamais »

    j ai vraiment du mal avec cette phrase , je comprends pas le rapport entre blanc, noir, arabe , dominant et musulman ?

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  16. Sidi Mansour    

    Anedoctique, on trouve ça sur un site, tout le fantasme de l’Arabe intégré y est :

    =======================================================
    Peu de gens savent d’où vient ce mot, depuis quand il existe et qui l’a inventé.

    Il est temps d’éclairer vos lanternes : la première apparition du mot Beurgeois date de 1997 ! Et oui ça remonte à plus de 10 ans. On doit l’invention de ce magnifique jeu de mot à Farid Boudjellal, auteur de BD. Il est l’un des premiers à raconter l’immigration et la culture beur en bande dessinée.

    Et justement, l’une d’entre elle en porte le titre : Le Beurgeois. Ainsi, c’est la première fois que ce mot a une portée aussi grande

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  17. mariam    

    Je pense avoir réussi professionnellement ( enseignante, vivant dans une jolie maison) mais je ne consomme ni champagne hallal ou autre foie gras . Suis-je une beurgeoise ?
    Je ne le suis pas selon la définition.
    Si s’intégrer dans une société c’est imiter ses us et coutumes, alors moi je ne le suis pas.
    Ni beurgeoise ni intégrée, qui suis-je?

    Déja que je n’aimais pas le terme « beur », je déteste celui de « beurgeois »

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  18. Muslim Up    

    On peut dire aussi musulman « bobo » qui boit du champagne, mange du fois gras et du jambon ‘halal » fleury michon ….
    J’en ai pas mal dans mon entourage…

    Humdullah je ne suis pas atteint :)

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  19. ibrahim34    

    l article est stigmatisant, dommage les medias nous en donnent deja assez comme ca.

    effectivement on peut se reconnaître soi meme ou son quelqu un de son entourage dans les exemples cités, mais quel est l interet de stigmatiser? si c est dans un but de rappel , il y aurait d autres maniere de le faire.

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  20. Oinz    

    Salam Aleykoum,

    Bonne article qui traite d’un sujet très interessant

    helas au vu des commentaires laisser, j’ai l’impression qu’une bonnes parties des gens sont passés à coté … dommage

    WaSalam Aleykoum

    20
  21. Al-Kanz    

    as-salâmu ‘alamu

    Oinz,
    Je partage votre impression. Comment comprendre si on ne lit pas ou superficiellement ?

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  22. ibrahim34    

    @Oinz : a coté de quoi? si beaucoup de gens sont passés a coté et trouvent l article moralisateur et stigmatisation, il y a peu etre une raison.

    relisez le disclamer, il ne s agit pas de « blamer ou de pointer du doigt » mais c est quand même « déplorable » .

    Si on ne cherche pas a blamer pourquoi employer un terme aussi négatif que déplorable, surtout dans un disclamer, ca fait clairement « j enfonce le clou ».

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  23. Al-Kanz    

    IBrahim34,

    Moralisateur, je ne sais pas ce que cela veut dire. Stigmatisant ? où et qui ?
    Votre commentaire est comme votre lecture apparemment. Vous coupez ce qui vous arrange. Non le disclaimer ne dit pas « il ne s agit pas de « blâmer ou de pointer du doigt » », le discours dit plus et ne s’arrête pas à doigt.

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  24. ibrahim34    

    Al Kanz,

    stigmatisant, à plusieurs reprises dans le texte que j ai lu et relu.

    Dire a une personne qui ne cautionne pas un texte qu elle l a mal lu ou n a pas la capacité de le comprendre me semble un peu facile.

    Et rien ne m arrange, ce qui ne dérange par contre c est ce concept de « beurgeois » un peu trop ambigu.

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  25. Al-Kanz    

    Prendre des bouts de texte et s’y tenir, c’est au mieux avoir mal lu. Je préfère opter pour le « au mieux », ça m’évite de penser du mal :)

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  26. ibrahim34    

    vous pensez tres bien (au mieux) ;)

    nous voila d accord masha Allah

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  27. Mo7sen    

    Salam,

    L’article fait une analyse assez large et profonde d’un phénomène sociologique qui n’est pas très récent mais il est tout à fait légitime de le remettre celui-ci au goût du jour.

    Cela peemet d’avoir un débat contradictoire et j’espère que ma modeste contribution s’y insère sans encombre. Je dis ça en espérant que l’auteur me pardonnera ma critique directe, pas pour sa persobbe (je ne me permettrais pas) mais pour la manière dont ces idées apparaissent dans l’article.

    Je trouve que cet article regorge de réductions. Cela me rappelle étrangement le raisonnement bushiste : ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous (no offense!). En essayant d’échapper à certains clichés, on tombe dans d’autres. S’il est tout à fait louable de s’insurger contre certains comportements pathologiques qui donnent une image fausse et généralisatrice, il faut se garder d’instaurer une logique de typologie et de recensement de traits de caractères dont la présence en tout ou partie saurait calculer de manière dichotomique si on est éligible ou pas à telle ou telle catégorie.

    Comme certains l’ont fait remarquer, si je tiens à la réussite, à accéder à la propriété et même si j’habite un quartier tranquille, cela ne devrait pas être interprété comme un signe de prédisposition à être catalogué parmi ceux dont tu dénonces l’attitude. La réduction est vite faite et on se trouve à faire, sans le vouloir, une opposition entre ceux dont vous acceptez le comportement exemplaire à vos yeux, et tous les autres. J’exagère exprès pour mettre en exergue le risque de glissements sémantiques ou de logique défaillante.

    Mo7sen.

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  28. kora    

    salam aleykoum

    la vérité fait toujours un peu (beaucoup) mal à qui ne veut pas l’entendre,

    mais elle fait beaucoup plus de mal lorsqu’elle est délibérément tue ou enfouie sous une montagne de justifications.

    c’est un vaste débat (que dis-je un véritable gouffre) qui est ouvert ici, je salue l’auteur pour son courage et sa plume.

    al-Kanz m’épatera toujours!

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  29. Animus    

    Assalam ‘alaykum,
    Aahhh bEUrgeois! Je me disais bien que les médias n’ont jamais parlé de consommateur musulman bourgeois lol. Ceci dit, j’ai remarqué beaucoup de gens qui ont une sorte de complexe vis-a-vis de l’occidental, un peu comme si nos valeurs (parfois meme notre religion) sont moins modernes, moins évoluées. Alors ça devient un beurgeois ou alors ça agit comme si ça avait quelque chose à prouver. De son côté, l’occidental nourrit très bien ce complexe en ayant lui même un complexe de supériorité. Citation de Régis Debray : « on a enlevé le casque, mais la tête chez nous reste coloniale. Le monde doit nous ressembler, à défaut de quoi il sera déclaré arriéré ou sauvage. Si vous n’êtes pas Suisse, si vous n’avez pas pillé la planète pendant cinq siècles, si vous n’avez pas été alphabétisé, industrialisé, étatisé à la même époque que nous, vous relevez de la barbarie. ».
    Vous pensez que ça a un lien avec le phénomène beurgeois ?

    29
  30. Mahdi    

    En tant que converti Français d’origine, je ne peux qu’appuyer ce fait. Car ce qui me choque de plus en plus dans la umma c’est de vouloir appartenir à une société qui ne veux pas d’elle. Beaucoup de beurre qui crois être parce qu’ils ont.
    L’immobilier par exemple, on flatte certains savants sans vouloir cité de noms parce qu’ils autorisent se qu’ALLAH le très Haut à interdit. On en vient à avoir une religion de l’estomac et de la consommation. On égorge le mouton même si on a pas un sous en poche pour que le voisin ne le critique pas, on part au hajj en donnant des bakchich pour avoir une place, le Ramadan est devenu la fête du ventre. Surtout voir tous ces muslim prendre des grands aire croyant appartenir à une classe meilleur sous prestecte qu’il mange ddu Danone ou autres produit dont les composant sont proscrit, et qu’il faut boycotté car soutenant israël. Mais le Beurre pseudo Muslim dort, il dort profondément et ne pense qu’à dounia et ne respecte rien. Je suis Muslim pour ALLAH et non pour appartenir à une catégorie telle que celle ci. J’ai honte pour ces gens, comment ALLAH les acceptera ?
    ALLAH le puissant le sage dit :
    « Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. Et que tes yeux ne se détachent point d’eux, en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre. Et n’obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier. »

    30
  31. ibrahim34    

    d accord avec Mo7sen

    31
  32. Al-Kanz    

    Mo7sen,

    Il n’y a aucun glissement sémantique, le texte est tout en nuances et il n’est jamais question d’établir une quelconque dichotomie entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas, ceux qui aspirent et ceux qui n’aspirent pas, etc. Les réductions ne sont pas dans le texte elles sont dans les commentaires, comme celui d’Ibrahim34 qui coupe le texte et lui faire dire ce qu’il n’a pas dit.
    Cela dit, c’est possible de nous dire qui est le « nous » dans votre « ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous » ?

    32
  33. tomas    

    moi aussi je m’étonne de cette manière de dire que le beur ne peut pas devenir ce qu’il veut, certains diront s’intégrer, mais à sa manière. chacun est plus ou moins en accord avec la culture de son pays, les valeurs de famille, chacun évolue selon son histoire, mais le « beur », lui, n’a pas le droit de faire tel ou tel choix, d’avoir telle ou telle opinion, sinon c’est qu’il délaisse ses origines? et alors, es-ce que chacun au quotidien doit se souvenir de ses ancêtres les gaulois, les germains, les huns?
    et cette théorie du je veux être, cela me rappelle aussi ce que l’on dit quand une femme accède au pouvoir: tu veux être un homme? tu rejettes ta condition? qui va s’occuper des enfants?

    33
  34. ibrahim34    

    Al-Kanz, je n’ai juste fait un commentaire en disant que je trouvais le texte stigmatisant , je rajouterais aussi rempli de clichés.

    Mais visiblement cette critique n est pas apprécié , ce que je déplores car mon but n est pas de « crier au loup » mais de mettre le doigt sur les effets néfastes que peut avoir un tel texte.

    Un exemple de cet effet néfaste dans votre question : qui est le « nous » ?

    car a définir des catégories en ce basant sur des clichés on est tenté de vouloir se classer ou son entourage dans une case : un « beurgeois », un « barbu », une « racaille » etc… ( le « nous » étant l une des catégories , au choix)

    A mon sens ce genre d idées est plus a placer dans un cadre humoristique comme dans une BD par exemple, ou les exemples (champagne halal, baby foot MJC, foi gras) , même caricaturés , prêterait a sourire.

    Bonne journée et peux etre a un de ces jours autour d un thé a la menthe insha Allah ^^

    34
  35. tomas    

    quant au texte en bleu, il confond bourgeois et bobo, ou beurgeois et beubo. et aussi un peu les parvenus…
    et l’auteur semble réaliser qu’on est tous égauxt, c’est pourtant ce qu’on se tue à dire à certains non? oui, face à la réussite, parfois très durement gagnée, certains veulent oublier ce qu’ils ont connu, veulent profiter, tandis que d’autres partagent un peu plus leurs gains ou leurs savoirs, les beurs font pareil que les blancs c’est une surprise?

    35
  36. Mahdi    

    Ce sujet est un résumé hélas rationnel de seq ue sont les beurs aujourd’hui en grande partie, fort heureusement pas tous il y en a qui pense toujours qu’ALLAH est là. Pocéder c’est exister, on troque le qamis contre le costar cravate, le modèle egyptien. On marche avec fière allure croyant qu’avec 2000 euro en poche par mois on est au dessus des autres.
    Le problème de l’ostentation est une règle générale chez les arabes d’ouest en estl, ils ont toujours aimé se qui brillent et se qui se voit, mais qui brasse du vent.
    Vraiment je suis peiné de voir tous cette communauté réduite et esclave d’une consommation dont ils sont soit disant ennemie de leur propre détracteur. On est lâche et on fuit, il est plus facile de désobéir à ALLAH que de lui obéir.

    36
  37. Mo7sen    

    @ al kanz

    Si tu dis que le texte ne contient aucun glissement, aucune réduction mais que la défaillance provient des commentaires, c’est que tu dois avoir raison et tous les autres tort. J’arrête donc ma critique.

    Quant au « nous » que je prête à Bush, il n’y a pas à trouver une substitution. Il s’agit d’un raisonnement tronqué qui ne laisse pas de place à la nuance entre deux positions extrêmes.

    Je ne tomberai donc pas dans le même piège que je viens de dénoncer :-)

    J’espère que je me fais bien comprendre.

    Et pour finir, on est dans le débat écrit et je serais moi aussi ravi de le prolonger à l’oral en t’invitant à prendre un verre (boisson de ton choix, sans alcool bien sûr) et si tu le désires aussi ;-)

    37
  38. Veli    

    On a envie de se laisser tenter par la logique du texte et il est évident que cette pathologie décrite existe bel et bien.
    Mais, malgré tout, il y a quelque chose qui me gêne.

    Ce que ne dit pas le texte c’est que celui qui voit et critique des beurgeois partout procède à cette même typologisation négative. Il a lui-même le fantasme de l’Arabe pur, qui n’a pas changé, n’a pas été corrompu, et qu’il ne peut cerner que par la négative. Car faute de savoir ce qu’il est on sait du moins qu’il n’est pas beurgeois, un traître, un vendu. Ca fonctionne exactement comme ce que Jankelevitch décrit dans le Pur et l’impur : on parle toujours de la pureté idéelle par le biais de ce qu’elle n’est pas, et donc on sait en tout cas qu’elle ne se mélange pas.

    S’il est certain que le beurgeois n’est pas un simple beur bourgeois et qui traîne tout simplement les maladies socialement transmissible des nouveaux riches, il est non moins évident que cet anti-beurgeois se coltine les symptômes de l’éternel pauvre affolé à l’idée d’être ce qu’il n’avais pas encore été. Historiquement, il n’y a rien de plus banal que la modifications des comportements sociaux, comme le fait de boire telle ou telle boisson sans alcool. La question est uniquement de savoir si, à travers ces mutations, une identité est préservée. Personnellement, il me semble que le haram en tant que tel représente le garde-fou qui circonscrit cette identité.

    38
  39. Abdrahman    

    Salam’Aleikum,

    « Votre avis nous intéresse »… Pourtant il semblerait qu’il soit préférable d’aller dans le sens de l’auteur. Donc au risque de tomber dans la catégorie de ceux qui font des réductions, qui ne lisent pas etc… Je me pose tout de même une question: n’y a-t-il pas dans le texte (et peut être aussi dans les commentaires) un mélange entre culture et religion? De quoi parle -t-on exactement? Je suis « français de souche » (j’aime pas ce terme mais je n’en connais pas d’autre…) et converti à l’Islam. Ma culture est occidentale, mon identité est occidentale est pourtant ma religion et ma philosophie sont islamiques… Mon niveau de vie est moyen. Comment va-t-on me qualifier?
    Merci de m’éclairer sur ce qui est visé dans le texte et sur quoi se base cette définition.

    Wa salam

    39
  40. Al-Kanz    

    as-salâmu ‘alaykum

    C’est marrant. Les lecteurs ont le droit de balancer des commentaires péremptoires, de charcuter le texte, de faire des projections et de faire dire au texte ce qu’il ne dit pas, etc., mais moi je n’ai pas le droit de dire que je ne suis pas d’accord.

    Mo7sen, j’aurais dû dire amen à votre commentaire ? Vous dites qu’il y a un glissement, je dis qu’il n’y en a pas. Outrage à lecteur, la discussion est close. J’aurais dû dire « oui, il y a glissement, il y a stigmatisation, il y a réduction, oui je suis d’accord avec tous les commentaires qui critiquent le texte juste parce que je dois dire amen à tout ». Je n’ai pas le droit d’être en désaccord, sinon je suis l’affreux qui veut absolument avoir raison. Ca fait juste 4 ans que je lis régulièrement cela, et juste bientôt 30 000 qu’il suffit de parcourir pour se rendre compte que je n’ai aucun problème avec les avis contraires au mien, même quand ils sont acerbes.
    Si ce que vous attendez d’une discussion, c’est que votre interlocuteur soit immédiatement d’accord avec vous, vous faites bien de vous retirer de la discussion.

    ibrahim34,
    Je vais prendre un seul exemple qui illustre bien le charcutage qui dénature totalement ce qui est écrit. Commentaire 24, vous prétendez me citer, « blamer ou de pointer du doigt » et « déplorable », puis vous pointez ce qui serait une contradiction : « Si on ne cherche pas a blamer ». Or, qu’ai-je écrit ? « il ne s’agit pas de pointer du doigt tous ceux, parmi les musulmans et/ou les habitants des cités, qui ont de l’argent ou « ont réussi » (sic) dans leur vie ». Pourquoi charcuter le texte et oublier tout ce qui vient après « pointer du doigt » ?

    Veli,
    Je n’ai pas compris cette phrase « il est non moins évident que cet anti-beurgeois se coltine les symptômes de l’éternel pauvre affolé à l’idée d’être ce qu’il n’avais pas encore été ». Pourriez-vous développer s’il vous plaît ? Sinon d’où sortez-vous « celui qui voit et critique des beurgeois partout » ?

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  41. سيف    

    Tout à fait d’accord avec Veli [37]. Aussi quand il pense que c’est à juste titre qu’Abderrahman [38] « souligne la confusion entre le culturel et le religieux ».
    J’ajouterai que ce qui m’intéresserait, moi, c’est une définition sociologique rigoureuse du beurgeois. Je voudrais voir quelle forme prend le passage au statut de « parvenu » quand on est Beur ; parce qu’évidemment, je suis convaincu qu’on aura à faire à un cas d’espèce, la différence culturelle avec le groupe dominant se greffant sur une différence bien plus profonde, parce que sociale.
    Ensuite, c’est l’aspect psychologique qui m’intéresse, et même socio-psychologique : tant le profil socio-psychologique du beurgeois, que de celui qui le décrie (Al-Kanz, ici) ; les deux analyses mises côte à côte doivent pouvoir dessiner quelque chose de plus général, et de bien plus intéressant.

    41
  42. Veli    

    @ Al-Kanz

    Il y a une petite erreur dans la phrase. J’aurais du me relire. Je voulais taper « affolé à l’idée d’être ce qu’il n’a pas encore été ». C’était pour dire qu’on a l’impression que face au nouveau riche le vieux pauvre endurci essaye de résister à un évolution sociale et culturelle inévitable et pas nécessairement mauvaise en soi. Pour le coup, si le beurgeois se nourrit de fantasmes, c’est pas moins le cas pour l’anti-beurgeois.
    Sinon, la figure de celui qui voit des beurgeois partout est juste une généralisation qualifiant un discours que je croise de plus en plus, et non l’auteur du texte.

    42
  43. Al-Kanz    

    Véli,
    Entendu.

    @ tous
    J’ai reformulé le début de la phrase qui précède celle, centrale, qui est en gras (En ce sens, la beurgeoisie est une pathologie sociale et non une catégorie.), car elle portait à confusion.

    43
  44. Al dabaran    

    As salamou 3aleykom,

    Boire du champagne « halal » (qui n’est donc pas du champagne) ou manger du foie gras (avec les pratiques de gavage que l’on connait), n’est qu’un mode de consommation inadapté pour un « musulman ». Un beurgeois est certainement un « beur » en mal d’intégration mais surement pas un « beur » à la recherche des valeurs inhérentes à l’Islam.

    Je ne fais aucun jugement de valeurs, mais cela me semble tomber sous le sens…

    44
  45. Salim    

    Saleim aleykoum

    Je pense qu’il y a un grand malentendu. En effet, l’enfant d’immigré travaille dur à l’école, réussit à avoir un job digne de ce nom et s’en sort. Aprés et c’est arithmétique comme comportement, plus il aura d’argent et plus il va consommer des produits de qualité. Dans les pays arabes comme le yemen, n’imaginez pas que les plus riches d’entre eux se contentent de « patata » et de thé tout les jours. Le problème vient ensuite de la distinction sociale. Le fils d’immigré ( ou la fille) veut prouve qu’il est « riche » c’est à dire qu’il a un besoin de se distinguer, or en occident prouver qu’on est riche est le fait de manger du foi gras, boire du champagne etc… Il ne faut pas mélanger religion et socialisation. Par contre je pense qu’il est trés difficile pour les enfants issues de la 2nd génération, de s’intégrer tout en conservant ses propres valeurs…tout simplement parce que les valeurs de l’occident et de l’orient sont quasi-opposés. Mais je dis pas non plus qu’il est impossible de concilier un mode de vie occidental et conserver sa propre religion. Aprés je suis d’accord avec l’auteur lorsqu’il dit « que la réussite des beurgeois amène à l’individualisme » car un vieux dicton dit  » La réussite vient avec la solitude. Cet égoïsme qui est dénoncé est vrai dans la mesure où chacun préfère s’occuper de sa petite vie sans se soucier des autres. Mais là aussi, ce n’est pas toujours le cas certains ont réussit et aident les autres malgrés tout.
    Ce que je veux vous faire comprendre c’est qu’il ne faut tout voir en noir ou blanc, mais en gris. Hamdullah

    45
  46. Mahdi    

    Ma culture n’est ni occidentale, ni arabe si tu veux savoir. Je suis au dessus de la classe moyenne et malgré mon aisance financière je ne me place pas dans le « m’as tu vu » mais plutôt dans se que préconise l’Islam. Je ne suis pas en Qamis et air max si tu veux savoir, ni encore un produit de banlieue ou ma conversion serait lié à une solidarité avec différent amis qui serait d’origine maghrébine ou autres. Tu peux être aisé et rester simple dans tes vêtements sans courir derrière Nike, reebook, Danone , Coca cola et tout le reste. L’islam n’est pas un mode de vie ou une Philosophie (là tu parles pour ne rien dire) c’est la soumission à ALLAH avec ses prescriptions. Maintenant si « être » et paraître devant ceux que l’on aime pas est le soucis des mulsmims, ou de vouloir rejoindre une certaine pseudo élite est méritante, alors je préfère couper cour à ce genre de discutions. Car l’article est clair et réel, il serait bien que vous ayez une vrais réflexion vous « beurgeois » et d’arrêter de vous offusquer dès que l’on vous critique car vous êtes réellement à côté du réel

    46
  47. Veli    

    Dans quelques décennies, la plupart de ces débats sur les évolutions de comportements sembleront probablement dérisoires. La seule spécificité des observateurs d’aujourd’hui est qu’ils se situent au début du processus, à un moment où l’évolution économique n’a pas été encore suivie par un changement culturel.

    Il suffit de regarder, par exemple, la levée de bouclier contre le cinéma (mais aussi contre les religieux qui le défendait et qu’on accusait de traîtres) qu’on a eu en France dans les milieux catho et dans l’Empire ottoman dans les milieux musulmans, à la fin du 19e siècle.

    On reste dans l’éternelle dichotomie entre les rebelles et les traîtres, les intègres et les vendus. On ne remerciera jamais assez l’histoire coloniale. D’autant que cette réflexion confond un peu la religion islamique et l’arabité, au moins dans les termes dans lesquels est posé le débat…(le « beur », l' »Arabe », le « musulman »). Chez les Turcs, par exemple, le conflit n’est pas du tout ressenti et vécu de la même manière.

    Je précise toutefois que je ne dis pas ça contre le texte, qui a tout à fait raison de relever et de critiquer cette figure de beurgeois, qui existe bel et bien. Le seul problème pour moi viendrait de la généralisation facile de cette figure.

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  48. Salim    

    Bah je pense à l’allure ou va les choses, il n’y aura bientôt plus de religion en Europe, que ce soit le judaïsme, le christianisme ou encore l’islam. Il est de plus en plus difficile de pratiquer sa religion sans passer pour un « extrémiste » selon les médias c’est triste! Et je ne parle même pas des futures générations qui seront surement encore bien plus européanisés. Selon moi, les « quelques » musulmans en Europe pratiqueront leur religion discrètement, et de plus en plus, les maghrébins seront occidentalisés c’est à dire vidés de leur culture. Ce discours parait peut être pessimiste aux yeux de certains, mais au vu ou les choses changent ca m’étonnerait pas. Qu’Allah nous guide !

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  49. ibrahim34    

    @Al-Kanz comm 41, j aurais pu mettre le même commentaire en citant le disclamer entier ou sans rien citer du tout, mon opinion sur le disclamer reste la même.

    Je suis assez d accord avec Veli sur le problème de la génération de ce texte car c est centré sur les immigrés de seconde génération ,issus d un milieu modeste , vivant en banlieue ,qui ont réussi socialement et qui continuent a suivre , plus ou moins, les précepte de l islam (consomme tout de même halal)

    dans ce sens c est réducteur car il existe de nombreux autre cas de figure entres les immigrés provenant d une classe aisée dans leur pays d origine , les immigrés ayant complétement laissé tomber toute notion d islam en arrivant en france, (ils consomment du champagne et ne se prennent pas la tete avec le halal, sauf quand la famille débarque) , le beurgeois dans les villes de provinces (il devrait aider la banlieue ? )

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  50. néema    

    Sallam je ne suis pas maghrébine je suis musulmane et je suis comment dirai je excédée qu’à chaque fois qu’on nous parle des musulmans en fait on parle des maghrébins c’est là où l’article devient stigmatisant il fait comme si la communauté maghrébine cristallisait à elle seule l’islam en france.Certains diront que la majorité des musulmans de france sont originaires du maghreb ;excusez moi du constat mais reste à définir qu’est-ce qu’un mususlman?Suffit il pour être qualifié de musulman de s’appeler farid(je n’ai rien contre ce prénom)ou faut il croire en Allah et Son messager salla Allahu àlayhi wa sallam tel qu’il se doit;prier 5 fois par jour;jeûner le mois sacré de ramadhan;donner la zakât et enfin faire son pélerinage incha’Allah.C’est un problème de fonds en france ondésigne des gens sur des critères non islamiques pour nous représenter,avec des accroches le premier préfet musulman(en plus c’était faux y’avais un préfet d’afrique sub-saharienne musulman avant lui déjà)en fait c’était le 1er maghrébin préfet.Récemment un documentaire censé être consacré aux musulmans de france m’a affligé:on y parlais de salon de thé, de danse du ventre,des foyers sonac, de marche des beurs,sos racisme,le raï quels rapport avec l’islam??????La plupart des intervenant n’était pas pratiquant l’un d’eux avoue même ne pas être musulman pourquoi est-il là alors???Des questions qui resteront sans réponse même si j »ai ma petite idée.

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