KFC n'est pas halal

Sur le site de BFM Business, dans article consacré à la stratégie de KFC, on peut lire la phrase suivante :

Depuis cinq ans, l’enseigne a joué discrètement une autre carte : celle du halal. Elle a fait certifier sa viande par la mosquée de Paris.

Cette phrase est fausse et trompe le lecteur. Avant la censure du reportage de Jean-Charles Doria prouvant que les poulets KFC ne sont pas halal, KFC se targuait de vendre des poulets halal et présentait à ses clients, naïfs ou laxistes, le certificat de l’AFCAI, organisme de certification dont les pratiques on été dévoilé dans ledit reportage, mais aussi dans celui diffusé le 11 octobre dernier sur Canal+, Halal, les dessous d’un business, réalisé par Feurat Alani et Florent Chevollau. C’est après la diffusion du reportage de Jean-Charles Doria que KFC a décidé de réagir, paniqué par les retombées catastrophiques. Le roi du poulet ne doit son salut qu’à l’absence de relais médiatiques et de mobilisation tant des associations musulmanes que des prétendus représentants des musulmans. En d’autres circonstances, ce serait la Bérézina assurée. Il aura fallu pas moins de dix mois pour prendre les musulmans pour des quiches.

S’agissant de ce « halal » certifié, plutôt que de se démarquer de l’AFCAI, dont les pratiques ont été mises au jour dans les deux reportages précités, en adoubant cette association (voir Pour couvrir l’AFCAI, KFC non halal sollicite la mosquée de Paris) la mosquée de Paris reconnaît qu’elle certifie halal des sociétés qui n’ont aucun contrôleur indépendant lors de l’abattage et de la production, des sociétés qui tamponnent « halal » elles-mêmes et en toute opacité des millions de carcasses de viande, des sociétés qui utilisent l’abattage mécanique, des sociétés comme Doux qui inondent le Moyen-Orient et l’Arabie saoudite de ses poulets non halal. Sur l’abattage mécanique d’ailleurs, très curieusement, la mosquée de Paris le défend aujourd’hui, alors qu’il y a encore quelques semaines elle le considérait naturellement contraire aux principes islamiques, comme l’atteste d’ailleurs le journaliste qui a interrogé les responsables des trois mosquées lors de son enquête sur les poulets non halal de Doux (voir la vidéo : KFC non halal). Le prochain industriel d’envergure à céder aux avances de la SFCVH-mosquée de Paris devrait être le Gastronome (poulets Shems), qui comme Carrefour, choisirait de laisser sur le carreau la mosquée de Lyon. A contrario, des client actuels de la SFCVH-mosquée de Paris, inquiets des dégâts que pourraient subir leurs marques à l’avenir, chercheraient à changer d’organismes de certification. Le marché du halal n’a jamais été aussi en tension qu’aujourd’hui.




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