Halal : "Maintenant, c'est à Quick de prendre ses responsabilités"

Par Al-Kanz

La Tribune de Lyon revient à la charge et confirme que Quick comptait bien auditer la société Socopa, de plus en plus décriée après son blacklistage par le groupe Casino.

Selon la Tribune de Lyon, un proche de la mosquée de Lyon aurait confirmé que Quick s’employait il a quelques semaines à trouver, sinon d’autres fournisseurs de viande halal, tout au moins d’autres organismes de certification autres que la SFCVH-mosquée de Paris et l’ACMIF-mosquée d’Evry qui tous deux certifient, sans contrôle effectif, systématique et permanent, pour la première la viande de dinde vendue dans les restaurants prétendument halal du groupe, pour la seconde la viande de bœuf fournie par Socopa, l’entreprise blacklistée par le groupe Casino pour non-respect du cahier des charges halal.

Quick aurait déjà eu recours à un audit. C’est du moins ce qu’affirme un proche de la mosquée de Lyon : « Nous avons réalisé audit, en juin, pour Quick. Les normes de la certification halal ne sont pas toutes respectées. Maintenant, c’est à Quick de prendre ses responsabilités », souligne-t-il.

Source : La Tribune de Lyon « Halal – Quick : ce n’est pas qu’une histoire de goût… »

Quick devait changer

Quick avait bien l’intention de « prendre ses responsabilités ». Le blacklistage des produits prétendument halal de la marque Socopa par Casino n’a légitimement pas du tout été du goût de la direction. Avant d’être blacklistée par Casino, Socopa avait snobé le groupe stéphanois et refusait de se mettre en règle par rapport au cahier des charges halal. La sanction qui a suivi – en l’occurrence le départ de Casino pour le concurrent Elivia pour la production de la gamme Wassila – a contraint Quick à réagir et à souffler dans les bronches de son fournisseur.

Les informations de la Tribune de Lyon corroborent les informations que nous vous donnions dans l’article : Quick « halal » : fin de partie pour les mosquées d’Evry et de Paris, article qui a déplu au groupe Quick et qui nous a valu une lettre des avocats du groupe pour faire valoir un droit de réponse. Plutôt que de convaincre les consommateurs du caractère véritablement halal des viandes vendues dans ses 22 restaurants convertis au prétendu halal, Quick préfère s’en prendre à Al-Kanz en affirmant à qui veut l’entendre que nous avons tenu des propos diffamatoires : faire savoir au grand public que les viandes vendues chez Quick ne sont pas contrôlées par des contrôleurs salariés de l’organisme partenaire et que les étiquettes halal sont collées par les fournisseurs de Quick, en toute opacité, serait donc de la diffamation.

Un volte-face qui a surpris

Quick était pourtant bien parti pour rattraper le coup. Si depuis deux années, le groupe a préféré rester sourd aux signaux inquiétants et au bad buzz qui bruissait autour du halalgate, l’éviction de Socopa par Casino a eu l’effet d’une douche froide. Tant qu’il ne s’agissait que de vulgaires consommateurs musulmans, on gardait le cap. La décision du géant stéphanois de la grande distribution était autrement plus problématique. Quick devait réagir, Quick ne pouvait que réagir. Ce fut le cas dans un premier temps, mais soudaine volte-face mi-août. D’où l’étonnement de nombreux observateurs, professionnels et spécialistes du halal qui ne comprennent pas comment le groupe a pu prendre un tel virage. Mais l’explication pourrait survenir dans un proche avenir. Nous y reviendrons in cha’a-Llah. La vérité n’est jamais ailleurs.

Une communication de crise calamiteuse

En attendant, Quick mène une communication de crise calamiteuse, au point de répondre à la Tribune de Lyon en commentaire de l’article cité plus haut, ce qui est confondant d’amateurisme. La réponse du journal est là pour le rappeler à Quick.

Précision : Quick, comme l’ARGML-mosquée de Lyon, joue sur les mots. Si contact il doit y avoir, ce n’est pas directement, même si c’est envisageable, entre Quick et la mosquée de Lyon, mais entre le fournisseur de Quick, Socopa et l’organisme de certification de la mosquée de Lyon. En louvoyant de la sorte, Quick et l’ARGML misent sur la méconnaissance de ceux qui les interrogent. Circulez, il n’y a rien à voir.

Pour rappel.

Crédit photo Une : Capture d’écran du site de la Tribune de Lyon



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Vos réactions (6 commentaires)

  1. smile    

    Salam,
    J’aimerai beaucoup avoir l’explication de cette volte-face du quartier général de Quick, affaire à suivre…

    Est ce que la Tribune de Lyon à eu le même traitement que vous Al-Kanz sur son article? à savoir avocats et droit de réponse?

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  2. halaloupas    

    Quand est ce qu’ils comprendront que le « Circulez, il n’y a rien à voir », ça ne marche plus. Aujourd’hui le consommateur qu’il soit musulman ou non souhaite de la transparence, souhaite savoir ce qu’on lui sert.
    Qu’espèrent-ils en agissant de la sorte!?

    En parlant de steak, je souhaitais vous faire partager cet article du parisien http://www.leparisien.fr/essonne-91/les-ulis-un-cuisinier-mis-a-pied-pour-un-steak-halal-14-09-2011-1606574.php

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  3. EraseBug    

    @Halaloupas

    J’ai lu l’article du parisien. Ca vous est deja arrivé vous de partir manger dans un resto en apportant vos propres steacks ?
    et la musulmane n’a pas été sanctionné ?

    3
  4. halaloupas    

    Je ne pense pas qu’il s’agisse seulement de ça, ce qui m’a choqué dans cette affaire c’est surtout qu’il a voulu rendre service, assez maladroitement peut-être; au final il est sanctionné de manière disproportionné et je trouve ça scandaleux.
    De plus dans ce climat détestable, d’islamophobie ambiant, je ne peux être que reconnaissant de son action désintéressé.

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  5. Ines    

    Pour revenir à l’article de Al-Kanz, une chose me surprendra toujours, c’est que Quick utilise les mêmes phrases quoi qu’il arrive et dans n’importe quel communiqué pour se justifier, c’est lassant et particulièrement représentatif de leur mauvaise foi.

    D’autre part, il stipule que « les organismes sont dépositaires de l’agrément », mais je vois pas comment c’est possible quand on sait que le mot « halal » n’a pas de valeur juridique…

    Salam w 3aleykom

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  6. smile    

    salam,

    Les règles d’hygiènes sont très strictes dans la restauration collective.
    Cette musulmane aurait pu se passer de ses steaks pour ses repas de midi.
    Elle a par sa demande mis un employé en grosse difficulté avec son employeur c’est une faute professionnelle d’apporter des aliments non tracés dans une chambre froide. Si il y a une contamination impossible d’en trouver l’origine.

    Elle aurait pu aller demander à quick de lui cuire ses steaks halal

    6

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