En mars dernier, des jeunes lycéennes étaient mises à l’index parce qu’elles avaient choisi de porter des robes trop longues au goût de la direction du lycée Auguste-Blanqui situé à Saint-Ouen (93) (voir : Islamophobie : des robes jugées « trop ostentatoires »). Un lycée en France. Un lycée en France en 2011.

Après les robes trop ostentatoires, les robes trop islamiques

Après une médiatisation de l’affaire, le rectorat a rappelé à l’ordre les zélotes d’une laïcité liberticide, si consensuelle quand elle vise les musulmans, zélotes qui ont dû faire machine arrière, mais qui n’ont pas dit leur dernier mot, puisque selon nos informations il est prévu qu’ils reviennent une nouvelle fois à la charge pour s’en prendre aux lycéennes musulmanes qui oseraient porter des robes longues. Portés par un climat islamophobe, ces dernier pouvaient espérer terminer le travail commencé au premier trimestre 2011. C’était pourtant sans compter les pressions exercées par la direction d’un autre lycée, le lycée Jean-Jaurès à Chatenay-Malabry (93), sur une vingtaine de lycéennes, comme l’indique aujourd’hui le communiqué de l’ONG CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France) publié en commun avec le CMF (Collectif des musulmans de France).

A l’heure où la maxi dress et la jupe longue refont leur apparition sur les podiums et dans les rues, Madame Novelli, proviseure du Lycée Jean Jaurès de Chatenay-Malabry et Madame Title, son adjointe, reprochent à certaines de leurs étudiantes, qui se voilent, mais à l’extérieur de l’établissement, le port de vêtements amples et longs. C’est dire à quel point elles sont à la page côté mode.

Ces élèves retirent leurs voiles à l’entrée de l’établissement en respect de la loi en vigueur sur le port de signes religieux ostensibles à l’école, elles ont donc le droit de se vêtir comme bon leur semble dans l’enceinte du lycée. Tant que leurs tenues respectent la bienséance et tant que ces étudiantes ne se livrent pas à du prosélytisme comme cela est mentionné dans le règlement intérieur. Ce qu’elles respectent.

Et les lacunes du duo de direction de l’établissement ne s’arrêtent pas là. En convoquant une à une les élèves « indécemment » vêtues, elles ont fait pression sur les étudiantes arguant que leur accoutrement était « trop islamique », pour ne pas dire, pas du tout laïque.

Le CCIF condamne fermement ces propos abusifs et illégaux signalés par le Collectif des Musulmans de France (CMF) et adresse un rappel étymologique, historique et enfin législatif à l’attention de mesdames Novelli et Tilte.

Pour lire l’intégralité du communiqué cliquez sur le lien suivant : CCIF

Une fois n’est pas coutume, ce sont encore des fonctionnaires qui n’hésitent pas à tester la République, pour reprendre une formule chère au patron de l’UMP, en lui assénant des coups de butoir que bien peu dénonceront puisque les victimes sont musulmanes.

Que les musulmans se réveillent et défendent leurs droits. Tant que l’islamophobie ne coûtera pas cher, l’inacceptable perdurera. Soutenons le CCIF, l’arbitraire reculera. Pour adhérer ou soutenir le CCIF, cliquez sur le lien suivant : j’adhère au CCIF. S’indigner, c’est bien, soutenir, c’est mieux.

Pour écrire au recteur de l’académie de Versailles, cliquez sur le lien suivant : contact recteur académie de Versailles (veillez à faire preuve de retenue et de courtoisie, l’agressivité est évidemment à proscrire).