En France, vendre de la viande vraiment halal est difficile, tant les margoulins, musulmans ou non, ont infesté le marché. Parmi les professionnels, il en est qui vendent du halal parce qu’ils pensent benoitement que « si c’est marqué ‘halal’ » alors c’est halal ; et d’autres qui savent pertinemment que ce n’est pas halal même si c’est marqué halal. Car vendre du faux halal ne coûte pas cher et rapporte gros, mais plus pour longtemps in cha’a-Llah.

En attendant, le halal est vendeur. On le met à toutes les sauces. Qui cherche un relais de croissance propose un menu halal, quitte à entrer en contradiction avec les principes mêmes qui le régissent. C’est ainsi que de très nombreux, trop nombreux, restaurants – avec une proportion très importante de fast-food, type « kebab » –, prétendent vendre des sandwichs contenant uniquement de la viande halal. Dans le même temps, ils vendent de l’alcool, le plus naturellement du monde, bravant ainsi le sévère interdit relatif à l’alcool, interdit qui ne se limite pas à la simple consommation, comme le rappelle un hadith dans lequel on apprend que cette interdiction touche celui qui fabrique le vin, ce pour qui il est fabriqué, celui qui le consomme, celui qui le transporte, celui chez qui il est transporté, celui qui le sert, celui qui le vend, celui qui profite de l’argent obtenu par sa vente, celui qui l’achète pour lui-même et celui qui l’achète pour quelqu’un d’autre. Soit dix catégories de personnes.

Comment dans ces conditions peut-on faire confiance à quelqu’un qui brave sans sourciller l’interdiction de la vente d’alcool quand il affirme que sa viande est halal, sans évidemment le justifier autrement que par la simple mention halal ?

Banques islamistes
Source : Instagram – Trolol

Trop de restaurants affichent la mention « halal » à tort et à travers, sans que les garanties nécessaires soient réunies. Cette situation est encouragée par des consommateurs laxistes qui souvent ont conscience de cette contradiction, mais préfèrent fermer les yeux, le ventre ayant ses raisons que la raison que ne connaît pas. Tant que cette attitude perdurera, les commerçants qui s’adonnent à ses pratiques continueront et le prétendu halal perdurera.