17 octobre 1961, un crime d’Etat toujours pas reconnu comme tel

Par Al-Kanz

Le 17 octobre 1961, 300 Algériens meurent sous les coups de la police parisienne dirigée par le préfet Maurice Papon.

Le 17 octobre 1961, 300 Algériens meurent sous les coups de la police de la République dirigée par le préfet Maurice Papon. 17 octobre 2015. 50 ans après, les uns commémorent ce massacre. D’autres continuent de le taire, méprisant ainsi la mémoire des victimes.

Un demi-siècle plus tard, la France a toujours du mal à regarder son histoire en face. Pourtant, si les autorités ont longtemps peiner à assumer ce sinistre événement, 2012 fut un tournant, comme le rappellent les Verts dans un communiqué de presse paru ce jour.

« En 2012, le Président de la République a enfin reconnu que +la République reconnaît avec lucidité+ la répression +sanglante+ de la manifestation du 17 octobre 1961 et a rendu hommage à la mémoire des victimes. Dans la foulée, le Sénat avait adopté une résolution reconnaissant la répression par les forces de l’ordre françaises. »

Ce fut un premier pas. Aujourd’hui, Julien Bayou et Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux d’Europe Ecologie Les Verts considèrent que « comme pour de nombreux crimes coloniaux oubliés, il est temps de faire toute la lumière sur ces évènements tragiques, qui doivent enfin être reconnus comme crime d’Etat ».

Ci-après une affiche réalisée par l’artiste Miloud Kerzazi, disponible sur son site Sous France.

17 octobre 1961

Paix et félicité aux massacrés du 17 octobre 1961.
50 ans après, cette date raisonne terriblement dans la mémoire des torturés d’Algérie, toujours vivants. Pensée particulière pour le brave Omar, de Jijel, qui tout juste sorti de l’adolescence fut torturé indûment par les alter-ego de ceux qui tuèrent à Paris, le 17 octobre 1961.



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