Twitter, Facebook : voilà pourquoi vous partagerez tous les jours du contenu

Par Al-Kanz

Un contrepouvoir médiatique est possible à une condition : que chacun s’investisse. Même très peu.

gaza girl
©Shutterstock

Qu’il est difficile de convaincre les internautes du pouvoir de leur clic, de la puissance de leur souris, de l’importance de leurs partages sur les réseaux sociaux.

Une si faible mobilisation

Le contexte médiatico-politique est pourtant favorable à un tel engagement. Particulièrement pour les musulmans, si l’on prend l’exemple de l’islamophobie galopante : il n’est pas un seul jour sans qu’une radio, un site d’information, une chaîne de télévision, un magazine, etc. ne fasse dans le muslim bashing. Constatons par exemple la gigantesque publicité offerte actuellement au conteur islamophobe Philippe de Villiers.

Sur Internet, salir les musulmans permet d’attirer les islamophobes de tout poil et ainsi d’augmenter le nombre de visites et de pages vues, argument crucial pour convaincre les annonceurs d’acheter des espaces de publicité. En politique, les sorties haineuses de politiques de tout bord, de droite comme de gauche, sont elles aussi quotidiennes. Pour battre Marine Le Pen, dont il a très peur, Nicolas Sarkozy s’en prend régulièrement aux musulmans.

Chaque incitation à la haine devrait mobiliser toujours plus d’internautes. Chaque article putride, comme le clan islamophobe qui a pris en otage la rédaction du Figaro sait en publier, devrait convaincre chacun de la nécessité d’un contrepouvoir médiatique. Et pourtant !

Le partage est pourtant roi

Le plus étonnant est qu’il n’est nullement besoin de convaincre : tout le monde constate la viralité d’images insolites, de vidéos rigolotes, etc. Tout le monde a un jour ou l’autre, peut-on penser, partager une information décalée, soit en likant et partageant sur Facebook, soit en tweetant ou en retweetant sur Twitter. Autrement dit, chacun sait plus ou moins, par expérience, qu’il peut être à lui seul un relais puissant, qui participe à la viralité.

Israël paye des internautes pour qu’ils tweetent en sa faveur.

Hier, il était impossible d’agir et de réagir. Aujourd’hui, les réseaux sociaux, des blogs, des sites Web sont surveillés comme l’huile sur le feu. Des multinationales paient des fortunes des agences Web ou des professionnels pour surveiller leurs marques et, le cas échéant, contrecarrer les bad buzz dont elles peuvent être la cible. Idem pour des hommes et des femmes politiques qui veillent à leur image en ligne.

Citons en outre l’Etat criminel d’Israël qui en 2013 annonça embaucher ou offrir des bourses à des étudiants pour relayer sa propagande sur Internet. Ces derniers devaient être payés pour publier des tweets ou multiplier les like et les partages sur Facebook afin d’inonder les réseaux sociaux de messages couvrant ses crimes contre les Palestiniens.

Voir – Israël paye des étudiants pour diffuser sa propagande anti-palestinienne

Quel meilleur argument que celui-ci ? Israël paye pour tweeter des messages en sa faveur. Cette seule information devrait suffire à convaincre, par exemple, de publier tous les jours trois liens vers des articles de qualité sur les réseaux sociaux. Seulement trois liens tirés de sites d’information de qualité ou trois retweets, trois likes et partages par personne tous les jours et les grands médias n’auraient plus l’impact qu’ils continuent à avoir.

Ensemble, nous sommes les médias, partageons !

Ensemble, nous sommes les médias, d’autres médias, mais les médias. Ensemble, à condition qu’un grand nombre d’internautes cessent de lire des articles, des tweets ou des statuts Facebook comme on mange un yaourt. Consommer sans immédiatement agir en diffusant à son tour, à son échelle (que l’on ait beaucoup ou peu d’abonnés à son compte), c’est offrir une autoroute pour ces médias qui continuent à faire la part belle aux puissants (et trop souvent aux injustes).

Il est grand temps de cesser de lire sur le Web comme on mange un yaourt. Partageons !

Vous n’êtes toujours pas convaincus ? Soit. Alors qu’Israël a systématiquement interdit aux journalistes du monde entier de rendre compte de ces massacres notamment à Gaza, les Palestiniens font un usage militant de Twitter et Facebook. Ainsi la réalité n’est plus sous embargo israélien et la société civile, partout dans le monde, est de plus en plus critique à l’égard des tueries quotidiennes et toujours impunies planifiées et diligentées par le criminel de guerre Netanyahu.

Vous avez sans aucun doute remarqué que malgré la batterie de moyens déployer pour dissimuler ses massacres, l’occupant illégal de la Palestine ne réussit plus à contenir les images en provenance des villes martyrisées. Rappelez-vous l’été 2014, constatez ces derniers jours.

Israël a perdu le contrôle de l’information, c’est une évidence. Serez-vous de celles et de ceux qui sauront s’approprier à leur tour ces outils puissants que sont les réseaux sociaux ? Continuons à diffuser des photos de chats et de bébés mignons, mais soyons de ceux qui sont déterminés à changer le monde ne serait-ce qu’avec un petit geste quotidien. Petit certes, mais réalisé avec constance.

Les puissants de tout poil craignent notre clic, comme l’éléphant du dessin animé craint la souris. Alors cliquons et encourageons autrui à cliquer.



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