Ramadan : un iftar sain et diététique à la mosquée, chiche ?

Par Al-Kanz

Ramadan 2016 – 1437. L’iftar à la maison comme à la mosquée est bien trop souvent loin de la modération et de la tempérance attendues durant le mois béni.

iftar ramadan 2016
© Shutterstock

Ramadan 2016 – 1437. C’est dans quinze jours que le mois béni de ramadan débute in sha’a-Llah. Mois de tempérance, de modération et d’ascèse, ramadan devient pourtant trop souvent le soir venu un mois d’outrance et de débauche de nourriture : trop de tables débordent au sens propre comme au sens figuré ; ce jusque dans les mosquées qui offrent l’iftar (repas de rupture du jeûne).

Iftar offert dans les mosquées

Elles sont nombreuses désormais ces mosquées qui le soir venu, pendant ramadan, invitent les fidèles à dîner. Après une longue journée de jeûne, on s’attable alors autour de plats, cuisinés sur place quand les locaux le permettent ou offerts par de bonnes âmes.

La mosquée est alors lieu de partage, de convivialité et de solidarité: les plus pauvres – musulmans ou non du reste – viennent y trouver plus que ce qu’ils ne peuvent avoir. Les personnes seules (étudiants, célibataires, etc.) évitent de rompre leur jeûne dans l’isolement.

Mais il y a une ombre au tableau : les plats sont le plus souvent trop nombreux, trop gras, trop lourds ; sans parler de ces innombrables boissons gazeuses, qu’il faudrait absolument proscrire et remplacer par de l’eau.

Revenir à la modération prophétique

S’abstenir de boire et de manger avec force courage durant dix-sept heures pour se goinfrer une fois la nuit tombée n’est pas ce qui est attendu du jeûneur. Les responsables des mosquées portent une grande responsabilité. Il leur revient d’organiser un iftar décent, loin de tout excès et de tout gaspillage.

De même, on attend des imams qu’ils rappellent les règles de bienséance en matière d’alimentation et qu’ils veillent à ce que l’on observe autant que faire se peut les commandements prophétiques : la mosquée ne peut être le lieu où les fidèles contreviennent aux enseignements de l’islam. Le mois de ramadan doit demeurer, plus encore au moment de l’iftar, l’occasion où l’on réussit à réprimer ses instincts primaires pour éduquer et élever son âme.



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