Seules 20 mosquées sur 2 500 sont – partiellement – financées par l’étranger

Par Al-Kanz

En France, moins de 1 % des mosquées sont financées, et seulement partiellement, par des organisations ou des Etats étrangers.

meteo des mosquees
Projets de mosquées en cours, © Trouvetamosquee.fr

Après les attentats de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray, les candidats de la primaire de la droite en ont fait un argument de campagne : le financement étranger des mosquées doit cesser. Passons sur l’amalgame entre ces actes terroristes et les musulmans de France.

Des mosquées financées par les fidèles

Qui s’est penché sur la question aura observé que l’immense majorité des mosquées en France recourent au financement que l’on pourrait qualifier sans mal de « financement participatif ». Lorsqu’un projet de construction de mosquée est lancé, c’est en effet la foule des fidèles qui met la main à la poche.

Régulièrement pendant des années, chacun donne ce qu’il peut alimentant une collecte qui, entre la décision de construire le lieu de culte et son inauguration, prendra dix, vingt, parfois trente ans.

Les collectes se font alors le vendredi, après la prière, à l’occasion de chacun des deux aïds, particulièrement pendant le mois de ramadan, etc.

Moins de 1 % de mosquées financées par l’étranger

Interviewée par le site de L’Obs, Nathalie Goulet, sénatrice UDI de l’Oise et co-rapporteure, avec André Reichardt (Les Républicains), de la récente commission sur l’organisation de l’islam, revient sur cette question du financement des mosquées.

La sénatrice précise à juste titre que le nombre de mosquées financées par des pays tiers est infime. « Sur 2 500 mosquées en France, une vingtaine seulement a été financée par des organisations ou des Etats étrangers », indique-t-elle. Soit moins de 1 % des mosquées de France.

Et d’ajouter que « de son côté, Tracfin, un organisme du ministère de l’Économie et des Finances, chargé de la lutte contre le blanchiment d’argent, vérifie l’origine de toutes les sommes importantes qui pourraient apparaitre sur les comptes de ces associations. Tout cela est bien contrôlé. »

S’en tenant aux faits, sans céder à la démagogie ambiante, Nathalie Goulet rappelle en outre que « contrairement aux idées reçues, l’Arabie saoudite contribue assez peu. Elle le fait en payant directement les factures des associations. »



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