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> <channel><title>Halal &#38; halal &#187; crise financière</title> <atom:link href="http://www.al-kanz.org/tag/crise-financiere/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://www.al-kanz.org</link> <description>Portail des consommateurs musulmans</description> <lastBuildDate>Sat, 11 Feb 2012 16:06:18 +0000</lastBuildDate> <language>en</language> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <generator>http://wordpress.org/?v=abc</generator> <item><title>Le 7 décembre, retirerez-vous l&#8217;argent de votre banque ?</title><link>http://www.al-kanz.org/2010/12/01/7-decembre-cantona/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2010/12/01/7-decembre-cantona/#comments</comments> <pubDate>Wed, 01 Dec 2010 20:10:35 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[Express]]></category> <category><![CDATA[banque]]></category> <category><![CDATA[crise financière]]></category> <category><![CDATA[Eric Cantona]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/?p=43997</guid> <description><![CDATA[Coïncidence amusante, il y a quelque temps, bien avant cette vidéo, un Al-Kanznaute proposait la même chose que Cantona. Et si c&#8217;était lui ? Eh Canto, tu lis Al-Kanz ? ^_^]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
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isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/?p=3193</guid> <description><![CDATA[<strong>Crise financière.</strong> Anass Patel, président de l'Aidimm, revient sur la crise financière qui a secoué et continué de secouer le monde et invite à une nouvelle façon de penser la finance mondiale.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
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style="border-top: 2px solid rgb(181, 212, 254); border-bottom: 2px solid rgb(181, 212, 254); padding: 5px 20px 5px 45px; background: rgb(248, 250, 252) url(http://www.al-kanz.org/wp-content/plugins/NiceWeb2CSS/icon/info.gif) no-repeat scroll 15px 50%;color: rgb(94, 98, 115); text-align: left;">Par Anass PATEL, président de l’AIDIMM, <a
href="http://www.aidimm.com" target="_blank">http://www.aidimm.com</a></p></p><p>Qu’il est réconfortant de voir que le système financier peut revenir à la raison, ou tout simplement au bon sens<sup>1</sup>). L’interdiction, certes temporaire, de la vente à terme, décidée par les autorités de régulation américaine et anglaise ces derniers jours, est un acte courageux qu’il convient de saluer, tant il remet en cause le principe même de liberté absolue, dans cette jungle que représente la sphère financière, largement motivée par le gain le plus rapide et la puissance du plus gros et du plus fort.</p><p>Il est vrai que l’onde de choc a été terrible, le système a vacillé dans son épicentre, emportant ses symboles historiques : faillites successives de ses fleurons bancaires américains, européens et asiatiques ; perte totale de confiance entre les principaux acteurs mêmes de la finance que sont les institutions financières ; assèchement rapide des liquidités internationales, dont les flux avaient pourtant grossi au cours de plusieurs années de croissance soutenue, et nécessité d’une alimentation continue des banques centrales mondiales, tout au long de ces dernières semaines ; empilement de produits financiers qualifiés de toxiques, fondés sur des montages financiers opaques et des actifs sous-jacents dont la réalité économique a été ignorée ou oubliée, tout cela résultant d’une folie de croissance rapide au mépris des fondamentaux de l’économie.</p><p>A une crise globale aux conséquences mondiales, il faut répondre par des principes… universels. Que peuvent donc être les fondements économiques et sociaux susceptibles de rassembler les hommes autour d’un projet commun, d’une vision équitable des échanges monétaires, d’un juste équilibre dans leur rapport au système financier ? Soyons clair, ce ne sont pas les velléités affichées par les pouvoirs publics ou les autorités de régulation de « moraliser » le système financier en fustigeant essentiellement la rémunération indigne des grands patrons qui sauveront la planète financière.</p><p>A juste titre, l’essentiel des critiques portent sur le caractère fondamentalement déséquilibré du système et des échanges qu’il génère entre les acteurs économiques, qui ne s’opèrent pas seulement en faveur des dirigeants des banques, mais bien plus en faveur des institutions financières, par nature hyperpuissantes, faisant fi des besoins de la population, des entrepreneurs et du partage des risques.</p><p>Ainsi, à cause ou grâce à cette crise, on entend ici et là des propositions pour revoir le mode de fonctionnement du système financier, pour améliorer son modèle de régulation, pour rationaliser ses outils d’investissement, voire pour repenser ses finalités de gestion. Avec l’objectif d’être plus en phase avec l’économie réelle d’une part, loin de la spéculation et de ses effets dévastateurs sur notre système d’échange et de production, et de créer, d’autre part,  un système moins capitalistique, plus axé sur la valorisation du travail, de la valeur ajoutée que représente un service rendu ou une prise de risque partagée, au delà du support financier utilisé.</p><p>A entendre ces voix exigeant une finance plus juste, comment ne pas se demander si notre système ne pourrait pas – ne devrait pas ! &#8211; tendre vers plus d’éthique, avec un système monétaire moins pernicieux, qui ne serait plus fondé sur le seul rendement financier de produits exclusivement monétaires, sans rapports avec des actifs tangibles ? Ne pourrait-on pas, avec un peu plus de bon sens et quelques principes simples, mais économiquement justifiés, socialement responsables et surtout humainement acceptables, aider notre cher et bon vieux système à évoluer… dans le bon sens, précisément ?</p><p>La finance éthique est certainement d’un bon secours pour ses principes de respect de l’environnement, d’éloignement des activités moralement condamnables, comme les industries de la pornographie, de la drogue ou de l’armement, etc. Mais la crise d’aujourd’hui, en étalant au grand jour les dégâts d’un système financier exclusivement orienté sur la nature financière des produits et services, et non pas sur leur réalité tangible, économique, révèle ses insuffisances. La « Finance EZ »<sup>2</sup>), éthique et sans intérêt bancaire, apparaît comme une bien meilleure formule, permettant de lutter contre toutes les spéculations et les dérives engendrées par les ego des hommes, et interdisant toute usurpation du pouvoir du détenteur du capital au détriment de l’agent économique, celui qui prend des risques, et par conséquent celui qui est en droit d’aspirer à un partage équitable des fruits de son labeur avec son partenaire financier, son banquier ou &#8211; plus élégamment dit &#8211; son capital-risqueur.</p><p>Le système capitaliste et ultralibéral est diaboliquement efficace pour générer des échanges au moyen de flux financiers, au-delà même des réalités économiques. Comment justifier que le montant des produits dérivés, cette « arme de destruction massive » comme les qualifiait le sage du capitalisme mondial, Warren Buffet, nouveau détenteur des clés du changement du modèle financier, atteigne des proportions ahurissantes, jusqu’à plus de dix fois la richesse mondiale<sup>3</sup>)?</p><p>Et le gâteau spéculatif a continué de grossir jusqu’à ce que l’indigestion soit totale pour tous les convives, comme aujourd’hui. Depuis quelque temps, déjà, on n’investissait plus dans les actifs tangibles, passés de mode et pas assez immédiatement performants. On préférait boursicoter, ou plutôt jouer au casino de la bourse, faire des allers-retours sur les marchés monétaires, parier à la baisse le prix de tel ou tel actif, en fait un pseudo-actif (option d’en acheter) ou un mimétisme de son comportement (indice). Bref, l’imagination était sans fin quand il s’agissait de faire de l’argent rapidement, sans prendre la mesure des risques, assurés que l’endettement avec intérêt bancaire permettrait de dynamiser la rentabilité intrinsèque du produit financier.</p><p>En réalité, le principe du système financier veut que le capital soit le point de départ, auquel on fixe une rémunération garantie et prédéterminée, sans considération aucune du caractère économique ou social de l’objet financé. Autrement dit, le système crée une relation pernicieuse où le prêteur est toujours gagnant, sans se préoccuper du sort de l’emprunteur.</p><p>De même, le système impose sa logique de tout rendre virtuel, immatériel, de passer de l’économie réelle à la finance papier, ceci afin de mieux déconnecter le produit financier, de permettre une plus grande amplitude de manipulation pour optimiser son rendement par le biais de titres. Ces titres financiers ne sont que des droits sur la rémunération de l’objet de la transaction, sans que la partie censée acheter ne la détienne physiquement, laissant à la contrepartie censée vendre le soin de la prise de risque matériel. La nécessité de détenir un actif pour prétendre jouir de son revenu, constitue le plus large fossé qui sépare la « Finance EZ » de la finance conventionnelle.</p><p>On pourrait multiplier les exemples de déconnexion entre le produit financier et son sous-jacent, sa matérialité en quelque sorte. En effet, les fonds spéculatifs, les fonds arbitragistes, certains fonds alternatifs en on fait leurs « fonds de commerce » : spéculer à la hausse comme à la baisse par le moyen de produits dérivés et de techniques d’achat spéculatif, qui des matières premières, qui des produits agricoles, qui des devises, qui des produits immobiliers et tant d’autres produits à la frontière de l’économie réelle, mais qui ne s’expriment pleinement que dans le monde virtuel des virtuoses de la finance.</p><p>A l’opposé, les principes universels de la « Finance EZ » tendent à s’éloigner de ces produits dits « toxiques » comme les subprimes pour les financements immobiliers. La « Finance EZ » s’efforce de réconcilier l’homme avec son environnement,  de s’engager au service de l’économie réelle, qui seule permet de répondre aux besoins de l’humanité dans ses fonctions économiques, sociales et financières. A l’abri de toutes dérives spéculatives et dans le respect de la diversité des populations, plus et moins aisées, plus et moins chanceuses… Au moyen d’un arsenal de relations contractuelles adaptées envers les uns et les autres, sous la surveillance attentive des autorités de référence…<sup>4</sup> Sans attendre de rémunération fixe et prédéterminée de tout type de pseudo-actif, mais en s’efforçant de tirer un profit de la possession et de la gestion d’un actif tangible.</p><p>Cette finance éthique, et sans intérêt bancaire, est non seulement nécessaire pour remédier aux graves dysfonctionnements du système en place mais également souhaitable pour le rééquilibrage des systèmes de financement actuels, en adéquation avec les besoins des agents économiques, entre ceux qui entreprennent, « à leurs risques et périls » et ceux qui les financent au prix de leur rentabilité, selon le principe dit « des 3P », soit le partage des pertes et des profits.</p><p>La finance, en définitive, est à l’image des hommes : multiples et complexes, au service de leurs intérêts, tantôt égoïstes, tantôt œcuméniques ; sous l’influence des systèmes de pensées dominants, parfois colonialistes, parfois humanistes ; et le résultat de différentes théories, ici ultralibérales, là-bas, conservatrices. De même, la « Finance EZ » peut avoir différentes colorations, différentes modalités d’application, selon les sensibilités des acteurs et des modèles en vigueur, tant par leurs cultures que par leurs convictions. La finance internationale fut au fil de l’histoire à influence « chrétienne » avec l’éthique du protestantisme, « juive », à l’origine des grands marchands transfrontaliers, et donc du commerce mondial ;  « écologique », aujourd’hui, suite à la prise de conscience de l’épuisement des ressources naturelles ;  « islamique », enfin, avec cette exigence nouvelle de lier le système financier à des actifs réels et de rompre avec les règles de la financiarisation à outrance des instruments de dettes sans échange commercial<sup>5</sup>.</p><p>Le moins que l’on puisse souhaiter, c’est que ce mois d’octobre de 2008, 79 ans après celui de la grande crise du capitalisme de 1929, marque une date historique reconnue par les futures générations comme le début d’une convergence entre l’économique, le social, l’écologique, le financier et l’éthique, abolissant les phénomènes de spéculation et de surplus d’argent unilatéralement supporté par les emprunteurs.</p><p>Peut-être le point de départ d’une nouvelle ère de la finance au service de tous les hommes, réunis autour d’une éthique commune et des convictions simples, sur le principe de financement à Zéro-intérêt  par le biais d’actifs sous-jacents réels et non strictement monétaires.</p><p><img
src="http://www.al-kanz.org/?voyeur=1"></p><ol
class="footnotes"><li
id="footnote_0_3193" class="footnote">L’ensemble des acteurs publics s’élèvent pour demander un retour du capitalisme à du bon sens depuis Barack Obama aux EU à Alain Minc en France (source : presse</li><li
id="footnote_1_3193" class="footnote">« Finance EZ © » (dites Finance Easy) : Ethique et à Zéro usure – le mot usure étant compris comme tout taux fixe et prédéterminé de rémunération de l’argent (ceci incluant donc toutes formes d’intérêt bancaire</li><li
id="footnote_2_3193" class="footnote">Quelle démesure quand on compare le montant des dérivés estimé à 597 000 milliards de dollars à la fin 2007, au PNB mondial 2007 qui était supérieur à 54 000 milliards de dollars (source : Banque mondiale</li><li
id="footnote_3_3193" class="footnote">Dans la tradition musulmane par exemple, l’équilibre des parties engagées dans un contrat doit faire l’objet d’une validation par un comité de savants, habilité à faire respecter les principes d’équité</li><li
id="footnote_4_3193" class="footnote">Le coran rappelle que « Dieu a autorisé le commerce et interdit la transaction avec intérêt » S2 V275</li></ol>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.al-kanz.org/2008/11/08/finance-islamique-ez/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>1</slash:comments> </item> <item><title>Crise financière : Taux d&#8217;intérêt, le mal absolu</title><link>http://www.al-kanz.org/2008/10/18/finance-islamique-crise/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2008/10/18/finance-islamique-crise/#comments</comments> <pubDate>Sat, 18 Oct 2008 19:38:58 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[Point de vue]]></category> <category><![CDATA[crédit]]></category> <category><![CDATA[crise financière]]></category> <category><![CDATA[rîba]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/?p=2746</guid> <description><![CDATA[<strong>Crise financière.</strong> Beneddine Nouard, cadre d'entreprise à Oran (Algérie) et lecteur d'Al-Kanz, nous fait part d'une analyse qu'il nous a semblé intéressant de proposer à la lecture des Al-Kanznautes.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
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/> </a></div><p><p
style="border-top: 2px solid rgb(255, 211, 36); border-bottom: 2px solid rgb(255, 211, 36); padding: 5px 20px 5px 45px; background: rgb(255, 246, 191) url(http://www.al-kanz.org/wp-content/plugins/NiceWeb2CSS/icon/alert.gif) no-repeat scroll 15px 50%; text-align: left; color: rgb(153, 102, 102);">Avec cet article, nous inaugurons une nouvelle rubrique intitulée &laquo;&nbsp;Point de vue&nbsp;&raquo;. Elle accueillera les analyses qui nous sont envoyées et qui nous paraissent fécondes. Il est à noter que nous ne partagerons pas nécessairement le propos de leurs auteurs et que nous invitons nos lecteurs à poursuivre la réflexion et la discussion dans la partie &laquo;&nbsp;commentaires&nbsp;&raquo; en fin d&#8217;articles.</p></p><p>La crise financière qui a éclaté récemment aux Etats-Unis et qui va engloutir des centaines de milliards de dollars du trésor américain, somme qui aurait sauvé des millions de vies humaines de la famine et de la maladie, a eu un traitement symptomatique. De nouvelles crises avec de nouveaux sauvetages hallucinants surviendront tôt ou tard tant qu’on ne traitera pas la cause de ces crises cycliques.</p><p>Tous les analystes s’accordent à dire que cette crise est celle du marché financier et non celle de l’économie réelle. Encore faut-il en donner une explication de fond et non des explications parcellaires ou accessoires. C’est ce que nous allons tenté de faire en nous basant sur les fondamentaux de l’islam concernant le traitement des capitaux :</p><p>1. Cette religion prohibe de manière absolue le placement ou le prêt avec un intérêt, prohibition qui a pour conséquence la non-augmentation du capital par lui-même. Le capital n’a d’autre possibilité d’augmenter que par son investissement dans le secteur de la production des richesses.</p><p>2. Si le capital est thésaurisé, donc non investi, il est l’objet d’une ponction annuelle de 2,50 % de sa valeur, appelée &laquo;&nbsp;zakat&nbsp;&raquo; et destinée aux démunis. Cette ponction n’a pas la fonction d’impôt pour assurer les services publics, comme certains le pensent : c’est une contribution de solidarité sociale destinée à être distribuée à des personnes physiques dont le revenu mensuel est inexistant ou ne leur suffit pas à boucler leurs dépenses mensuelles. Cette ponction a également pour effet l’extinction à terme des capitaux dormants : à titre d’exemples, au bout de 80 années, le capital thésaurisé perd 87 % de sa valeur, au bout de 100 années 92 % de sa valeur. Cette ponction n’est plus redevable au-dessous de la valeur équivalente à celle de 85 grammes d’or. Ce minimum <em>(nissab)</em> varie d’année en année avec le cours de l’or.<br
/> 3. Si le capital thésaurisé est prêté, la ponction charité de 2,50 % ne lui est pas applicable : de ce fait, le capital thésaurisé peut être maintenu à sa valeur initiale.</p><p>Considérons maintenant les conséquences de l’augmentation du capital par lui-même, de son maintien à sa valeur initiale et de sa diminution grâce à la ponction charité de 2,50 %.</p><p>1. L’augmentation du capital par lui-même est le système que le monde entier applique actuellement, même par les pays musulmans. Tout détenteur d’une rente peut la faire fructifier sans risque dans un placement épargne. S’il ne touche aux intérêts de fin d’année, sa rente va augmenter indéfiniment sans contrepartie équivalente dans l’économie réelle (tous les placements de capitaux ne sont pas investis). Résultat : l’équilibre masse monétaire/biens et services est constamment rompu et de nouveaux équilibres interviennent par l’augmentation des prix des biens et services. L’inflation ininterrompue qui frappe les monnaies de tous les pays depuis plus d’un siècle n’a pas d’autre explication.</p><p>2. A contrario, si les taux d’intérêt sont prohibés et le capital maintenu de ce fait à sa valeur initiale, la variation de la masse monétaire ne concernera que la variation des biens et services produits. La non-augmentation des capitaux rentiers aura un effet incontestable sur la stabilité des prix et le pouvoir d’achat des monnaies nationales. En tout état de cause, la non-augmentation des capitaux rentiers vaut suppression radicale d’un facteur inflationniste important.</p><p>3. En ce qui concerne la diminution des capitaux dormants par la ponction charité annuelle de 2,50 %, elle aura trois conséquences :<br
/> a) la relance de la consommation par l’augmentation des bas revenus ;<br
/> b) l’incitation à investir le capital thésaurisé pour éviter son extinction ;<br
/> c) l’incitation à consentir des prêts sans intérêt pour maintenir sa valeur initiale.<br
/> Ces trois conséquences ont pour effet final la relance de l’économie réelle.</p><p>A ce sujet, beaucoup de pratiquants musulmans s’ingénient à fuir la ponction charité en plaçant leurs capitaux dans des valeurs refuges comme les biens immobiliers ou les métaux précieux. Mais ils doivent savoir que même les bijoux des femmes qui sont en principe exonérés de la ponction charité ne le sont plus lorsque l’intention de sa propriétaire a été de les avoir achetés pour en faire un placement, le principe général en la matière étant que tout bien matériel non utilisé ni dans la production des biens et services, ni dans la consommation (location de logement) doit faire l’objet de la ponction charité, y compris par exemple, des chambres ou des étages d’une maison habitée jamais utilisés. Pour que la ponction charité garde toute son efficacité, elle ne doit pas être laissée à la discrétion des détenteurs de capitaux mais calculée et prélevée par un organisme étatique, comme cela se pratiquait dans les premiers Etats musulmans.</p><p>L’économie de marché a fait ses preuves au cours de ces deux derniers siècles dans la production des biens et services et dans les progrès technologiques. C’est incontestable. Cependant, le marché financier qui malheureusement l’accompagne lui a causé beaucoup de tort dans le passé et jusqu’à présent. C’est un parasite de l’économie réelle qui s’est mu en cancer lors de ces dernières décennies avec la multiplication des produits financiers et la facilitation des emprunts, facilitation faisant l’impasse des garanties et compensée par des taux élevés. Le marché financier est un facteur de désordre qui étouffe l’économie réelle de manière cyclique. Au lieu de s’attaquer à ses conséquences, n’est-il pas plus intéressant de s’attaquer à sa cause ?</p><p>Pour nous, musulmans, la cause est entendue : les taux d’intérêt doivent être prohibés de manière absolue et nous pensons que c’est pour le bien de l’humanité toute entière. Ce ne sera pas la première fois dans l’histoire que les civilisations échangent une bonne idée : les exemples sont légion. Il est cependant malheureux de constater qu’il n’existe aucun modèle économique basé sur l’absence de taux d’intérêt. Les économistes des pays musulmans auraient pu construire un tel modèle économique ne serait-ce que par obligation religieuse ou, dans le cas contraire, nous démontrer que c’est un modèle irréaliste. Or, par fainéantise intellectuelle ou par mimétisme, ils se contentent de reproduire ce que créent leurs homologues occidentaux.</p><p>Nous proposons modestement ci-après les fondements de ce modèle économique sans taux d’intérêt :</p><p>1. Postulat de base : aucun placement d’un capital et aucun prêt n’ouvre droit à un intérêt quels que soit le montant ou la durée ;</p><p>2. Tout capital dormant quelle que soit sa nature (fonds monétaires, biens immobiliers non occupés, métaux précieux) est frappé d’un impôt qu’on peut appeler impôt sur la fortune.</p><p>3. Sont exonérés de l’impôt sur la fortune :<br
/> a) les capitaux investis sous forme d’actions,<br
/> b) les autres valeurs mobilières,<br
/> c) les prêts qui sont bien sûr sans intérêt,<br
/> d) les biens immobiliers utilisés dans la production de biens et services ou dans la consommation (logement).</p><p>Utopie certes : car, même s’il est possible de construire un modèle économique sur de telles bases, il sera rejeté par le capitalisme financier qui détient le pouvoir d’état dans la plupart des pays occidentaux. C’est une hérésie que d’imaginer d’éliminer les taux d’intérêt qui constituent la pierre angulaire de tout le système économique que le capitalisme financier impose au monde entier. Le plus incongru dans ce schéma, c’est l’adhésion démocratique de toutes les forces politiques influentes dans les pays occidentaux, alors même que les détenteurs de capitaux ne sont qu’une minorité électoralement parlant. Ainsi, l’impuissance des partis socialistes face aux partis de droite ne s’explique-t-elle pas par le fait que leurs politiques et leur combat se déroulent dans le cadre des règles de jeu du capitalisme financier ? Par exemple, au lieu de revendiquer péniblement, à intervalles réguliers, l’augmentation des salaires par syndicats interposés, n’est-il pas plus indiqué de frapper au cœur du système pour tarir l’inflation à la base : c’est-à-dire revendiquer l’élimination des taux d’intérêt pour stabiliser la masse monétaire et par conséquence le pouvoir d’achat. Par contre, l’impôt sur la fortune que nous considérons comme deuxième fondement du modèle économique proposé est fréquemment revendiqué par certains partis de gauche en France : malheureusement, la distinction n’est pas faite entre les capitaux dormants parasites et les capitaux investis qui sont utiles pour la société et l’emploi. Le résultat politique négatif de cette revendication est la jonction du capitalisme financier et du capitalisme productif qui se retrouvent du même côté de la barrière. Imposer le profit en tant que revenu est tout à fait logique, mais imposer le capital qui a permis ce profit est suicidaire : la règle de bon sens serait de répartir les œufs de manière équitable tout en préservant la poule pour d’autres pontes. Troisième aspect politique du modèle proposé : si les partis alternatifs et les partis de gauche occidentaux réussissent à imposer un modèle économique sans taux d’intérêt, il serait logique et juste de revendiquer la distribution de l’impôt sur la fortune à l’ensemble des salariés au lieu de le destiner au service public et ce, dans le cas où on estime comme le grand économiste occidental Karl Marx, que la formation du capital imposé est l’œuvre de tous les salariés.</p><p>Dans les sociétés occidentales, le taux d’intérêt est entré dans la culture des masses, il est par conséquent très difficile de l’éradiquer à moins d’une crise financière majeure qui se retourne contre la grande majorité de la société.</p><p>Y a-t-il alors un espoir de tester un modèle économique sans taux d’intérêt dans les pays musulmans ? Or, là aussi, l’espoir est mince quand on constate la politique de crédit pratiquée par les banques dites islamiques et non fustigée par les théologiens musulmans. Exemple vécu à Oran en Algérie : si vous voulez acheter une automobile qui coûte environ 700 000 dinars algériens chez le concessionnaire, la banque islamique vous la propose à 1 000 000 dinars à payer en 5 ans par mensualités. Pour la banque et nos théologiens, la banque a réalisé un bénéfice dans une opération achat-vente et n’a pas usé de taux d’intérêt. Le bénéfice est licite et l’opération semble irréprochable. Or, ce que nos théologiens savent très bien aussi, c’est que tout bénéfice acquis au-dessus du prix du marché du jour de l’achat est usurier et donc illicite, surtout, circonstance aggravante, si l’acheteur est pris à la gorge, n’a pas d’autre moyen d’acheter directement chez le concessionnaire et se trouve obligé de se faire plumer par la banque. Donc, cette manière de procéder est illicite. En fin de compte, le crédit proposé par la banque islamique dont la durée et les mensualités sont identiques à n’importe quelle banque non islamique a été calculé sur la base d’un taux d’intérêt déguisé. Par conséquent, les banques islamiques sont le mauvais exemple à ne pas suivre et sont loin du modèle économique anti-inflation et anti-crise financière que nous proposons. Ce modèle est à construire et vite, car, les dirigeants des états musulmans sont les premiers responsables de la pratique du taux d’intérêt par leurs banques nationales.</p><p>En conclusion, bien que les musulmans en tant que communauté, ont le devoir de vivre dans un environnement économique sans taux d’intérêt, les Etats musulmans tels qu’ils sont gouvernés actuellement avec le verrouillage du champ politique, l’absence de débats d’idées et sans contre-pouvoir sérieux vont persévérer dans leur aveuglement à pratiquer les taux d’intérêt. Pas seulement, car la pratique du taux d’intérêt est aggravée par un autre fléau condamné de manière absolue par la religion islamique, à savoir la corruption. Les Etats musulmans sont parmi les pays les plus corrompus du monde et foulent ainsi allègrement au pied depuis des dizaines d’années les deux prescriptions religieuses que sont l’interdiction du taux d’intérêt et la condamnation de la corruption (corrupteurs et corrompus). Le changement de système économique conforme aux valeurs islamiques ne se réalisera à notre sens qu’avec l’avènement de la démocratie dans ces pays. Par conséquent, la mise en œuvre d’un modèle économique sans taux d’intérêt ne viendra pas des Etats musulmans existants, mais s’imposera avec le temps et les crises financières cycliques et douloureuses pour les couches sociales non responsables du désordre financier. Elle sera l’œuvre des partis de gauche, représentant ces couches populaires, ceux qui sont au pouvoir (Amérique latine) et ceux dans l’opposition (Union européenne) alliés au capitalisme productif de tous les pays. Il appartient aux chercheurs d’orienter ces forces politiques en définissant les étapes dans le temps et l’espace pour la réussite de cette révolution financière.</p><p>Nouar Beneddine est cadre d&#8217;entreprise à Oran, Algérie</p><p><img
src="http://www.al-kanz.org/?voyeur=1"></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.al-kanz.org/2008/10/18/finance-islamique-crise/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>9</slash:comments> </item> <item><title>Vos commentaires sur l&#8217;article sur la crise financière et la finance islamique</title><link>http://www.al-kanz.org/2008/10/10/finance-islamique-bourse-coran/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2008/10/10/finance-islamique-bourse-coran/#comments</comments> <pubDate>Fri, 10 Oct 2008 20:29:28 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[Vos commentaires]]></category> <category><![CDATA[crise financière]]></category> <category><![CDATA[finance islamique]]></category> <category><![CDATA[rîba]]></category> <category><![CDATA[subprimes]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/?p=2606</guid> <description><![CDATA[<strong>Crise financière.</strong> Tous les jours, des Al-Kanznautes commentent nos différents articles : ils corrigent, ils approuvent, ils critiquent ou encore défendent un avis contraire. Ce fut le cas de l'article intitulé <strong>"Crise financière et récession : “C’est plutôt le Coran qu’il faut relire”"</strong>]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
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/> </a></div><p>Tous les jours, des Al-Kanznautes commentent nos différents articles : ils corrigent, ils approuvent, ils critiquent, ils apportent de nouvelles informations ou encore défendent un avis contraire. Voici quelques-uns des commentaires suite à l&#8217;article intitulé : <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/09/15/finance-islamique-subprimes/"><strong>Crise financière et récession : “C’est plutôt le Coran qu’il faut relire”</strong></a>.</p><p><a
href="http://www.al-kanz.org/2008/09/15/finance-islamique-subprimes/#comment-18557">Lune </a>a écrit</p><blockquote><p>A quand les banques Islamiques qui permettrons d’accéder à la propriété sans ar-riba. C’est vraiment urgent car beaucoup de nos coréligionaire finissent pas céder cela banalise la chose et il devient de plus en plus dur de ne pas y céder. Cela a un effet boule de neige terrible avec une banalisation qui vous fait passer pour un ringard.<br
/> Les alternatives sont une Urgence. Où est le CFCM, où est la Mosquée de Paris, où est le conseil européen de la fatwa, où sont les instituations Islamiques mondiale? Qui se fera le porte parole de ses millions de personnes qui cherchent une alternative aux prêts bancaire classique.</p></blockquote><p><a
href="http://www.al-kanz.org/2008/09/15/finance-islamique-subprimes/#comment-18598">MH </a>a écrit :</p><blockquote><p>Pour la fatwa de “Conseil européen de la fatwa” c’est une fatwa pour permettre l’accès a la propriété pour nombre de musulmans dans “les conditions actuelles”. Le fait est que l’acces a la propriété est un élévation dans l’échelle sociale que nous souhaitons tous a notre communauté qui avouer le pour la plupart est logé dans des HLM et “aidée”.<br
/> Et si vous lisez bien la fatwa il y est mis bcp de conditions, proximité de la communauté etc…</p><p>Lors de la séance consacrée aux finances islamiques à l’assemblée national un représentant des banques a bien précisé que ces dernières ne vois pas “la demande” …Alors au lieu de demander aux institutions de bouger qu’avons nous fait chacun de son coté ..?<br
/> - Est ce que quelqu’un pour l’achat d’un bien est il allé voir son conseiller lui dire voila j’ai besoin d’un financement éthique et ou il n’y as pas de Riba …?<br
/> - quelqu’un a-t il écrit une lettre bien faite a son banquier pour réclamer ce type de services …</p><p>Imaginer que nous tous nous le fassions allez “un jour d’action” pour écrire a nos banquier ….</p></blockquote><p><a
href="http://www.al-kanz.org/2008/09/15/finance-islamique-subprimes/#comment-18769">Hassen </a>écrit</p><blockquote><p>Al kanz, je trouve que vous manquez de respect aux savants de cette fatwa (en l’occurence le cheikh Al Quardhaoui et d’autres… ) lorsque vous vous permettez d’écrire “fatwa fantaisiste”. Sachez Al Kanz, que “l’encre des savants est plus importante que le sang du martyr”, alors oui pour moi, vous manquez de respect a ces savants quand vous vous permettez de faire cette suggestion (fantaisiste). Es-ce que que vous pensez que ces savants n’ont que ça a afaire ?, (des fatwas fantaisistes), “parmi les croyants seul les savants craignent Allah”, ce dire ne vous rappel rien ? cherchez, vous verrez, vous trouverez. Ces savants se base sur des principes juridiques islamiques et pas sur rien comme certains pourraient le croire, et ils sont habilités à le faire, alors un plus de respect s’il vous plait, surtour de votre part qui avez une tribune et etes lues par plusieurs personnes. Vous etes RESPONSABLES de ce que vous pouvez véhiculé comme idée.<br
/> Sachez Al kanz, que dans les quartiers la population est confronté à beaucoup de problemes de délinquances et je parle en connaissance de cause, jai vecu plus de 22 ans dans un quartier. J’ai des amis, qui sont morts à cause de cette même délinquance, la drogue dure a tuer des musulmans et musulmanes, des conduites sous l’effet de la drogue à enlever la vie à d’autres, certains sont morts a cause d’armes et se sont tuer en les manipulant dans des caves et etc….<br
/> Je ne vais pas vous cité tous les morts, les graves accidents , les familles déchirées dues a cette délinquence résident dans ces quartiers. Et je ne noircit pas le tableau bien au contraire, ce sont des réalités. Si ces savant ont faits cette fatwa que vous appelez “fantaisiste” c’est pour aussi et surtout sortir ses familles de ces quartiers et de cette délinquance qui est un fléau et non pas de vivre au dessus de leurs moyens en faisant comme ces européens. En permettant ces gens d’acceder a la propriété, ils ont pu éloigner leurs enfants de ce mal qui ronge notre communauté et ainsi mieux les éduquer, et Al hamdoullillah dans mon entourage certains l’ont fait et ça à marcher, alors qu’avant ils étaient mèlés et influencer par cette délinquance, avaient des problemes de comportements et autres, de mauvais resultats scolaires, aujourd’hui dans ses maisons obtenues avec cette fatwa “fantaisiste”, al hamdoulillah ça ca va bien mieux parce qu’ils sont à l’écart de tout ça et ne sont pas parasités par cette délinquance et autres voyous, et les experiences sont nombreuses. Tous les cas ne sont pas pareils, certains vivent dans les quartiers et ca se passe bien et d’autres ça ne va pas du tout. Mais il faut respectez ceux pour qui ça se passe très mal et leur donner une alternative, et cette fatwa en est une qui marche, Entre deux maux, le moindre est choisis.<br
/> Je vous prierai donc de reprendre la place qui est la votre et de ne surtout pas qualifier le travail de ces savants, si durement obtenues et qui ne sont pas a votre niveau. Je rajouterai que je suis très déçu de cette article qui est déplacé à mon sens. Faites votre travail et laissez les savants faire le leur, meme si vous avez le droit de suivre ou ne pas suivre des savants et dans leurs efforts à régler les problemes de notre communauté qui sont bien nombreux.</p></blockquote><p>Pour lire notre réponse à Hassen et la suite de l&#8217;échange, cliquez ici : <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/09/15/finance-islamique-subprimes/">commentaires</a>.</p><p><a
href="http://www.al-kanz.org/2008/09/15/finance-islamique-subprimes/#comment-18718">Riadh </a>a écrit</p><blockquote><p>Je fais partie de cette catégorie de musulmans (très nombreuses) qui souhaiterait accéder à la propriété.<br
/> J’ai effectivement engager des démarches auprès de 2 banques différentes en leur faisant part de mon désir de contracter un crédit sans interêt; pour les 2 mêmes réponses: aujourd’hui le système fiscal français empêche de monter une telle procédure financière…<br
/> Les versets coranique condamnant ar riba sont très explicite….je ne m’engagerais jamais en guerre contre Allah et son messager, donc j’abandonne, et je continue donc de payer un loyer mensuel de 940€….consolation : le paradis inchaAllah</p></blockquote><p><img
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