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> <channel><title>Halal &#38; halal &#187; Grenelle-de-lanimal</title> <atom:link href="http://www.al-kanz.org/tag/grenelle-de-lanimal/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://www.al-kanz.org</link> <description>Portail des consommateurs musulmans</description> <lastBuildDate>Sat, 11 Feb 2012 16:06:18 +0000</lastBuildDate> <language>en</language> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <generator>http://wordpress.org/?v=abc</generator> <item><title>&#171;&#160;L’activité économique liée aux abattages rituels représente une part considérable&#160;&#187;</title><link>http://www.al-kanz.org/2008/10/07/halal-grenelle-animal-2/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2008/10/07/halal-grenelle-animal-2/#comments</comments> <pubDate>Tue, 07 Oct 2008 10:36:50 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[Halal & Halal]]></category> <category><![CDATA[abattage-rituel]]></category> <category><![CDATA[Grenelle-de-lanimal]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/?p=2508</guid> <description><![CDATA[<strong>Abattage rituel.</strong> Sixième et dernière partie du compte-rendu de la réunion autour de la question de l’abattage rituel, qui a eu lieu lors du Grenelle de l’animal. Les débats ont été de qualité et les sujets qui fâchent n’ont pas été ignorés.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"> <a
href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.al-kanz.org%2F2008%2F10%2F07%2Fhalal-grenelle-animal-2%2F"><br
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/> </a></div><p>Le Grenelle de l&#8217;animal aurait pu sonner le glas de l&#8217;abattage rituel halal, comme beaucoup le craignait. Ça n&#8217;a été finalement pas le cas. Tous les problèmes liés à l&#8217;abattage rituel &#8211; halal comme casher &#8211; n&#8217;ont évidemment pas été résolus. Mais toutes les positions ont été entendues, dont celles des défenseurs de l&#8217;abattage halal. Certes, les lourds intérêts économiques de l&#8217;industrie agro-alimentaire offrent un terrain favorable. Cela étant, nous constatons une nouvelle fois qu&#8217;il demeure possible de se faire entendre, dès lors qu&#8217;on est disposé à se faire entendre et que l&#8217;on n&#8217;adopte pas une attitude victimaire, toujours très confortable. C&#8217;est là un encouragement à continuer à agir et à dire ce qu&#8217;est le halal et à le défendre.</p><blockquote><p>M. David BLOCH demande combien de temps dure la mort ?</p><p>M. Henri BRUGERE précise que sur les espèces qui ont un réseau vasculaire assurant une vidange rapide, le processus de la mort est relativement rapide. Pour le bovin adulte, c’est quelques minutes.</p><p>M. Jean-Pierre KIEFFER apporte des éléments de réponse à ces questions. La réglementation dit que la suspension ne peut être faite que lorsque la saignée a été complète. Or, elle demande un certain nombre de minutes, tout dépend du gabarit du bovin et des races. Il s’élève contre les cadences appliquées dans certains abattoirs. Il indique que les associations de protection animale sont venues avec en poche une charte, préparée par la DGAL, demandée peut-être dans la précipitation par le Ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas SARKOZY, au ministre de l’Agriculture M. BUSSEREAU. Il liste les points fondamentaux soulevés par les associations :<br
/> • Formation du personnel d’abattoir, des sacrificateurs, des vétérinaires (inspecteurs et vacataires)<br
/> • Présence des vétérinaires au poste d’étourdissement (poste souvent laissé aux sacrificateurs)<br
/> • Respect de la réglementation (rappel du ministère de l’Agriculture aux différents professionnels, abattoirs et DDSV), application de sanctions (retrait d’agrément)<br
/> • Définition des cadences (limites)<br
/> • Information du consommateur sur les conditions d’abattage (éviterait les infractions dans les abattoirs)<br
/> • Elaboration d’un guide de bonnes pratiques (immobilisation, modalités relatives à l’étourdissement, formation du sacrificateur)<br
/> Il rappelle à Mme Emmanuelle SOUBEYRAN tous les espoirs qu’il avait fondés sur cette réunion.</p><p>M. Abdelkader ARBI, souscrit complètement à cette charte, néanmoins il craint une stigmatisation. L’abattage rituel concerne l’abattage Hâlal et Casher. <strong> Un document n’allant que vers les musulmans gâcherait tout espoir d’aboutissement</strong>. Il s’imprègne des recommandations préconisées, il n’est pas question d’occulter tous ces aspects de protection animale. La norme NF n’est que le substrat réglementaire : chartes, « guides lines », procédures auxquels auront participé les 5 acteurs : associations (de protection animale et de consommateurs), professionnels, CFCM en tant qu’autorité religieuse représentant plusieurs composantes, religieux (3 mosquées), pouvoirs publics. Il lui paraît que cette norme soit l’ouverture permettant de réunir autour d’une même table chacun dans son rôle et de faire avancer l’intérêt général.</p><p>M. Claude MILHAUD demande si la charte concerne l’ensemble des abattages ou uniquement pour l’abattage rituel ?</p><p>M. Jean-Pierre KIEFFER précise qu’<strong>initialement cette charte était uniquement destinée à l’abattage halal</strong>. Une réunion de travail avait été envisagée pour cette préparation, les ministères de l’Intérieur et de l’Agriculture avaient réuni seulement des représentants musulmans. Il avait été pensé l’étendre, tout en relevant une spécificité de l’abattage casher. Les enquêteurs des associations remontent très peu de problèmes sur les conditions d’égorgement pratiquées, compte tenu de la technicité des rabbins pour la jugulation. Il souhaite qu’une réunion de travail en petit comité soit initiée sur deux points : ce guide de bonnes pratiques et l’étourdissement post jugulation. Il spécifie que l’étourdissement post jugulation achèverait rapidement l’animal et permettrait le respect de cadences plus rapides, compatibles avec les conditions économiques.</p><p>M. Claude MILHAUD note que l’étourdissement post jugulation est un souci technique envisagé par le ministère de l’Agriculture ; ce que confirme Mme Marie-Aude MONTELY, DGAL, par la suggestion d’une réunion à programmer rapidement avec les positions des différents participants.</p><p>M. le Grand Rabbin FISZON rejoint les préoccupations de l’OABA, en tant que vétérinaire, il se soucie de l’animal, en tant que judaïque, il regarde l’animal comme une créature de Dieu, donc digne de respect. Il relève un point de désaccord : l’étourdissement préalable. Il reste persuadé que <strong>l’étourdissement, pratiqué dans les conditions optimums et techniques de l’abattage rituel casher, n’entraîne pas une souffrance plus importante qu’un abattage après étourdissement</strong>. Point scientifique éventuellement à affiner. Cependant, il remarque qu’un certain nombre de points, assez nombreux, sont consensuels.</p><p>M. KABTANE, recteur de la Grande Mosquée de Lyon, se félicite de la tenue de cette rencontre d’un haut niveau. Elle a permis de dégager un certain nombre de pistes, amorce d’un travail les uns avec les autres, et non les uns contre les autres. <strong>Les associations de protection animale ont leurs principes, les cultes les leurs auxquels ils tiennent beaucoup</strong>. Ils souhaitent dans le cadre du consensus général existant dans ce pays trouver les moyens permettant aux musulmans de pratiquer librement leur culte et de pratiquer l’abattage rituel selon leur conviction. Il regrette que le problème de l’Aïd el-Kebir n’ait pas été développé. Il estime que d’autres rencontres permettront d’évoquer plus en détail cette situation. D’autres pistes concernant l’Aïd el-Kebir n’ont pas été évoquées : l’étalement sur trois jours, le Coran le permettant. Les responsables religieux devront y réfléchir, l’adaptation des structures devra être envisagée. Cette année, des résultats positifs ont été enregistrés, ce qui est encourageant pour l’avenir. Cela évitera de rencontrer des situations, telles que celles que le Dr KIEFFER a prises en photo, ce qui est désolant. Le musulman a aussi des droits envers l’animal. Il souhaite que d’autres rencontres aient lieu pour aborder différents problèmes, notamment la disparition de l’électronarcose et trouver d’autres méthodes.</p><p>M. Nicolas DOUZAIN, n’étant ni religieux, ni représentant des organisations de protection animale, mais opérateur économique, souligne que <strong>l’activité économique liée aux abattages rituels représente une part considérable</strong>. Elle est unique en Europe voire mondiale. <strong>C’est une donnée importante qui place la France dans une configuration qui ne peut pas être comparée à celle d’autres pays</strong>. Par conséquent, il ne peut être adopté de mesures à la carte. Des dispositifs applicables à l’ensemble des abattoirs doivent être trouvés. Il estime qu’un travail important doit être entrepris sur le volet formation et conformité à la réglementation et suggère qu’il soit initié à l’issue de ces rencontres. Quant au guide de bonnes pratiques, c’est le contenu du document qui déclenchera la signature des professionnels, c’est un dossier qui mérite réflexion. Une discussion peut s’instaurer sur différents thèmes, dont la position des communautés religieuses sur les méthodes d’étourdissement post jugulation.</p><p>M. Claude MILHAUD met en exergue la nécessité de formation, la nécessité de matériel de contention bien adapté et réparti sur l’ensemble du territoire national. Le ministère de l’Agriculture a bien pris note des chantiers à ouvrir : l’étourdissement post jugulation, charte entre les associations et les représentants du culte. Il regrette que la voie de l’étalement de l’Aïd el-Kebir n’ait pas été creusée au cours de cette réunion. Il fait confiance aux représentants des ministères pour l’engranger dans leurs réflexions à mener avec les cultes pour améliorer la situation au moment de l’Aïd el-Kebir. Il remercie les participants avant de lever la séance.</p></blockquote><p><strong>Edit dimanche 12 octobre :</strong> <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/10/07/halal-grenelle-animal-2/#comment-20118">Frédéric Freund</a>, directeur de l&#8217;OABA apporte une précision relative aux propos de J.-P. Kieffer, président de l&#8217;OABA et présent à cette réunion :</p><p><p
style="border-top: 2px solid rgb(181, 212, 254); border-bottom: 2px solid rgb(181, 212, 254); padding: 5px 20px 5px 45px; background: rgb(248, 250, 252) url(http://www.al-kanz.org/wp-content/plugins/NiceWeb2CSS/icon/info.gif) no-repeat scroll 15px 50%;color: rgb(94, 98, 115); text-align: left;">En tant que directeur de l&#8217;OABA, vous me permettrez d&#8217;apporter une petite précision à la phrase du Dr KIEFFER, Président de l&#8217;OABA. Comme vous avez pu le noter, les propos retranscrits s&#8217;inscrivent dans une synthèse. Il ne faudrait pas que les propos du Dr KIEFFER soient mal interprétés parce que la synthèse ne reprend pas certains de ses propos.<br
/> Pour clarifier, l&#8217;OABA a précisé qu&#8217;il y avait moins de problèmes avec l&#8217;abattage casher COMPTE TENU de la production moindre de viande rituelle israélite par rapport à la production de viande halal. Mais nous n&#8217;avons pas dit qu&#8217;il n&#8217;y avait pas de problème avec l&#8217;abattage casher&#8230; J&#8217;ai personnellement vu de très bons sacrificateurs musulmans et israélites. A l&#8217;inverse, j&#8217;en ai vu des pitoyables.<br
/> La formation est LE point essentiel. Nous sommes tous d&#8217;accord là dessus. Mais désormais, il faut arrêter de parler et agir. A quand les premières réunions de travail sur le sujet ? L&#8217;OABA vient de demander un calendrier officiel au ministère de l&#8217;Agriculture. Le Consistoire est-il prêt à travailler avec nous (et avec les représentants des abatteurs) ? Et pour les musulmans, qui est prêt à s&#8217;investir sur ce dossier ? Le CFCM, les 3 Mosquées habilitées, les organismes de certification ?</p></p><p>* Première partie : <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/08/28/abattage-rituel-verbatim-du-grenelle-de-lanimal-1/"><strong>Abattage rituel : verbatim du Grenelle de l’animal (1)</strong></a><br
/> * Deuxième partie : <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/08/31/imposer-letourdissement-prealable-serait-une-veritable-catastrophe-grenelle-de-lanimal-verbatim-2/"><strong>“Imposer l’étourdissement préalable serait une véritable catastrophe”</strong></a><br
/> * Troisième partie : <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/09/09/aid-2008-abattage-rituel-grenelle-animal/" target="_blank"><strong>Distinguer l’abattage rituel quotidien de celui de l’aïd al-kebir est nécessaire</strong></a><br
/> * Quatrième partie : <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/09/16/halal-grenelle-animal/" target="_blank"><strong>“Les Saoudiens ne savaient pas qu’il s’agissait d’un abattage mécanique”</strong></a><br
/> * Cinquième partie : <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/09/29/norme-halal-afnor-les-racketteurs-ny-ont-pas-leur-place/" target="_blank"><strong>Norme halal AFNOR : “les racketteurs n’y ont pas leur place”</strong></a></p><p><img
src="http://www.al-kanz.org/?voyeur=1"></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.al-kanz.org/2008/10/07/halal-grenelle-animal-2/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>15</slash:comments> </item> <item><title>Norme halal AFNOR : &#171;&#160;les racketteurs n&#8217;y ont pas leur place&#160;&#187;</title><link>http://www.al-kanz.org/2008/09/29/norme-halal-afnor-les-racketteurs-ny-ont-pas-leur-place/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2008/09/29/norme-halal-afnor-les-racketteurs-ny-ont-pas-leur-place/#comments</comments> <pubDate>Mon, 29 Sep 2008 16:28:07 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[Halal & Halal]]></category> <category><![CDATA[abattage-rituel]]></category> <category><![CDATA[Grenelle-de-lanimal]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/?p=2356</guid> <description><![CDATA[<strong>Abattage rituel.</strong> Cinquième et avant-dernière partie du verbatim de la réunion autour de la question de l’abattage rituel, qui a eu lieu lors du Grenelle de l’animal. Dans ce volet, on mesure l’importance du halal pour l’industrie agro-alimentaire, et notamment de la viande.
]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"> <a
href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.al-kanz.org%2F2008%2F09%2F29%2Fnorme-halal-afnor-les-racketteurs-ny-ont-pas-leur-place%2F"><br
/> <img
src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.al-kanz.org%2F2008%2F09%2F29%2Fnorme-halal-afnor-les-racketteurs-ny-ont-pas-leur-place%2F&amp;source=alkanz&amp;style=normal&amp;service=bit.ly" height="61" width="50" /><br
/> </a></div><p><strong>Abattage rituel.</strong> Cinquième et avant-dernière partie du verbatim de la réunion autour de la question de l&#8217;abattage rituel, qui a eu lieu lors du Grenelle de l&#8217;animal. Dans ce volet, on mesure l&#8217;importance du halal pour l&#8217;industrie agro-alimentaire, et notamment de la viande. N&#8217;hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.</p><blockquote><p> M. Christophe MARIE rappelle qu’une charte a été élaborée lorsque M. SARKOZY était ministre de l’Intérieur, avec le ministère de l’Agriculture et les autorités musulmanes sur l’abattage rituel, mais qui n’a pas abouti. Il souligne que si 80 % des ovins sont abattus sans étourdissement préalable, les consommateurs doivent en être informés. Une partie de l’animal se retrouve dans des circuits traditionnels sans indication du système d’abattage.</p><p>M. l’Aumônier chef ARBI précise qu’il n’a pas eu connaissance de cette charte.</p><p>M. le Recteur KABTANE est surpris de découvrir l’existence d’une telle charte.</p><p>D’où l’intérêt de la normalisation, estime Jérôme BIGNON, car à Lyon il semblerait qu’on ne soit pas informé d’une charte discutée à Paris.</p><p>M. Bertrand GAUME confirme que des discussions ont eu lieu avec les responsables du ministère de l’Intérieur, du ministère de l’Agriculture ou de responsables du CFCM, et l’initiative n’est pas allée plus avant. Le CFCM pour les musulmans et les consistoires pour le culte israélite ont une fonction d’opérateur. Les démarches de bonne pratique, les engagements réciproques, les chartes sont assurément des choses très intéressantes pour progresser sur la banalisation de l’abattage rituel.</p><p>Mme Virginie MICHEL, chef de l’unité épidémiologie et bien-être en aviculture et cuniculture AFSSA, en tant que consommatrice, souscrit à l’idée d’identification des viandes avec un abattage rituel. L’étourdissement est-il réversible chez d’autres animaux que les volailles ? Ce système est-il acceptable pour vos cultes ?</p><p>M. Le Grand Rabbin FISZON ne souscrit pas aux conclusions faites sur l’étourdissement à l’abattage, relatives à la souffrance animale, c’est un débat scientifique à développer. L’étourdissement préalable ne peut pas être acceptable pour le Judaïsme.</p><p>M. Jérôme BIGNON demande ce qu’il en est pour l’étourdissement post.</p><p>M. Le Grand Rabbin FISZON ne peut pas répondre ici, mais cela nécessite une certaine réflexion.</p><p>M. Jérôme BIGNON suggère d’envisager une étude scientifique.</p><p>M. le Recteur KABTANE estime que l’utilisation de l’électronarcose dans des conditions très strictes peut être acceptée pour la volaille. La communauté musulmane réfléchit à l’étourdissement après l’égorgement.</p><p>Mme Virginie MICHEL relève que l’animal doit être conscient en plus d’être vivant.</p><p>M. Frédéric FREUND, OABA revient sur l’étiquetage « avec ou sans étourdissement ». Avoir une traçabilité sur une viande provenant d’animaux étourdis ou non permettrait de rassurer le consommateur. Le sacrificateur doit faire se contenter de procéder au sacrifice, et non intervenir à d’autres postes de l’abattoir.</p><p>M. David BLOCH revient sur les opérateurs d’abattoir dont le métier n’est pas de torturer l’animal, c’est une marchandise à manipuler avec précaution. Le bâton électrique est interdit pour les veaux.</p><p>M. Claude MILHAUD, vice-président, estime que cette intervention souligne une fois de plus la nécessité de la formation des personnels à tous les niveaux.</p><p>M. Pascale GILLI-DUNOYER, DGAL, indique que <strong>la réglementation sur l’abattage rituel est relativement simple, avec en matière de protection animale tous les respects classiques du bien-être animal (absence de stress, tranquillité de l’animal), garants de la qualité sanitaire de la viande</strong>. Concernant la protection des abattoirs, une réglementation relativement consistante existe en matière de règles sanitaires pour la qualité de la viande. En matière de protection animale, les textes existent mais les contrôles de ces actions des services vétérinaires ont pu subir des faiblesses. Depuis [...] mois, une action relativement forte en matière de formation du personnel est entreprise, tout comme l’OABA travaille avec les exploitants d’abattoir pour la formation de leur personnel. Plus de 2 000 personnes auront une formation renforcée au travers de sessions de formations. Environ 1 500 agents des services vétérinaires sont en poste dans les abattoirs. La protection animale est intégrée dans cette formation. Le contenu du dossier d’agrément sanitaire sera renforcé sur les aspects de protection animale. Jusqu’à présent, il était axé sur les aspects purement sanitaires. Il sera demandé que tout ce qui concerne la protection animale dans le cadre d’abattage traditionnel ou rituel soit parfaitement décrit. La discussion précédente a relevé une méconnaissance du fonctionnement des appareils. Les dossiers devront mentionner la façon d’amener les animaux et de les contenir, justifier de la formation des opérateurs. Le rôle du vétérinaire sera renforcé en abattoir. L’effectif des services vétérinaires sera difficilement accru dans les années à venir. L’accent sera mis sur la présence du vétérinaire en ante mortem. A la Commission européenne, la question de l’identification de la viande avait été posée par rapport au mode d’abattage. Elle avait répondu que la viande n’avait pas de signe distinctif qu’elle soit abattue rituellement ou non. Qu’il y ait des process de normalisation ou de certification, c’est un autre dispositif qui ne relève pas de la réglementation. De nombreux travaux ont été réalisés sur l’étourdissement réversible. Dans la réglementation, il est envisagé d’intégrer la possibilité d’étourdissement réversible, afin d’avoir des textes réglementaires définissant des matériels correspondant à l’étourdissement réversible.</p><p>M. Nicolas DOUZAIN signale que <strong>sa fédération ne participera pas à une opération de discrimination des viandes abattues rituellement, sauf contrainte par la loi. D’un point de vue sanitaire, ces viandes sont parfaitement saines et marchandes, l’opération d’étiquetage viserait uniquement à discriminer ces viandes sur le caractère religieux</strong>. L’évolution se passe dans un contexte international, une bonne partie des viandes commercialisées sur le terrain est issue d’abattage hors France. Une bonne partie des viandes est assemblée avec des produits issus de plusieurs animaux. Comment mettre en œuvre ce type de mesures ? Cette demande est souvent portée par le monde vétérinaire, mais les consommateurs n’ont pas formulé de demande particulière. Le monde professionnel n’a pas été associé aux démarches de normalisation engagées. Normalisation et certification sont deux démarches indépendantes. Le financement des cultes doit être opéré par les fidèles, mais pas par les abattoirs.</p><p>M. Christophe MARIE intervient sur la réglementation sur l’étiquetage, qui n’est pas du tout discriminatoire mais une information d’une viande mise sur le marché sans appellation rituelle, c’est une tromperie du consommateur. Qu’est-il prévu pour sortir toute cette viande du circuit traditionnel en infraction avec la réglementation prévoyant une obligation d’étourdissement préalable des animaux ?</p><p>M. Pascale GILLI-DUNOYER précise que si les textes sont parfaitement respectés en matière de contention de l’animal et qu’il n’y a pas d’étourdissement, c’est en phase avec la réglementation dans le cadre du rituel.</p><p>M. l’Aumônier Chef ARBI abonde dans le sens des propos tenus : la réglementation est la même pour tous. Ils spécifient que les « racketteurs » n’ont pas place autour de cette norme. Cette norme AFNOR réglementaire doit permettre de créer les conditions normales de la pratique.<br
/> M. Luc MIRABITO, chef de projet bien-être de l’animal &#8211; Institut de l’élevage, a compris que cette norme portait sur les principes religieux.</p><p>M. l’Aumônier Chef ARBI répond que c’est une norme française, les pouvoirs publics n’ont pas à gérer le religieux. Cette norme permettra de normaliser l’abattage rituel sous des aspects réglementaires et de réunir les acteurs concernés.</p><p>M. Luc MIRABITO s’interrogeait sur les procédures dérogatoires de la réglementation permettant un abattage rituel sans étourdissement. En quoi une norme serait-elle différente de la réglementation ?</p><p>M. Claude MILHAUD demande si le bien-être animal serait compris dans cette norme.</p><p>M. l’Aumônier Chef ARBI le confirme.</p><p>M. Bertrand GAUME soulève le concept porté par l’aumônier général aux armées pour le culte musulman et par l’aumônier général israélite. La proposition faite par M. ARBI pourrait être reprise en associant tous les acteurs sous le timbre « ministère de l’Agriculture ».</p><p>M. Henri BRUGERE part des différentes informations données précédemment pour démontrer que <strong>la formation des sacrificateurs va améliorer la pratique</strong>. Une standardisation beaucoup plus grande fera que l’exsanguination sera conduite au mieux. Néanmoins, c’est une cause éventuelle de dispersion des résultats. Face à cette dispersion dans l’acte technique, on peut revenir sur la dispersion de la réversibilité du choc électrique et dans ce cas au moins les animaux ont été insensibilisés. Si la jugulation n’est pas aussi parfaite qu’elle devrait l’être, il y aura moins de souffrance. Il lui paraît que la prise en compte du bien être soit bien sortie de la discussion. Cette notion de la qualité et de l’information du consommateur est très importante.<strong> Tous les acteurs de la filière devraient être soucieux de l’image de la viande dans l’esprit du consommateur</strong>.</p></blockquote><p>* Première partie : <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/08/28/abattage-rituel-verbatim-du-grenelle-de-lanimal-1/"><strong>Abattage rituel : verbatim du Grenelle de l’animal (1)</strong></a><br
/> * Deuxième partie : <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/08/31/imposer-letourdissement-prealable-serait-une-veritable-catastrophe-grenelle-de-lanimal-verbatim-2/"><strong>“Imposer l’étourdissement préalable serait une véritable catastrophe”</strong></a><br
/> * Troisième partie : <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/09/09/aid-2008-abattage-rituel-grenelle-animal/" target="_blank"><strong>Distinguer l’abattage rituel quotidien de celui de l’aïd al-kebir est nécessaire</strong></a><br
/> * Quatrième partie : <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/09/16/halal-grenelle-animal/" target="_blank"><strong>“Les Saoudiens ne savaient pas qu’il s’agissait d’un abattage mécanique”</strong></a></p><p><img
src="http://www.al-kanz.org/?voyeur=1"></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.al-kanz.org/2008/09/29/norme-halal-afnor-les-racketteurs-ny-ont-pas-leur-place/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>1</slash:comments> </item> <item><title>&#171;&#160;Les Saoudiens ne savaient pas qu’il s’agissait d’un abattage mécanique&#160;&#187;</title><link>http://www.al-kanz.org/2008/09/16/halal-grenelle-animal/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2008/09/16/halal-grenelle-animal/#comments</comments> <pubDate>Tue, 16 Sep 2008 13:25:29 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[Halal & Halal]]></category> <category><![CDATA[abattage-rituel]]></category> <category><![CDATA[Grenelle-de-lanimal]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/?p=2073</guid> <description><![CDATA[<strong>Abattage rituel.</strong> Quatrième partie du verbatim de la réunion autour de la question de l’abattage rituel, lors du Grenelle de l’animal. Ce document révèle que le halal est un immense chantier où tout est à faire. N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
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/> </a></div><p><strong>Abattage rituel.</strong> Quatrième partie du verbatim de la réunion autour de la question de l&#8217;abattage rituel, lors du Grenelle de l&#8217;animal. Ce document révèle que le halal est un immense chantier où tout est à faire. N&#8217;hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.</p><p>* Première partie : <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/08/28/abattage-rituel-verbatim-du-grenelle-de-lanimal-1/"><strong>Abattage rituel : verbatim du Grenelle de l’animal (1)</strong></a><br
/> * Deuxième partie : <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/08/31/imposer-letourdissement-prealable-serait-une-veritable-catastrophe-grenelle-de-lanimal-verbatim-2/"><strong>“Imposer l’étourdissement préalable serait une véritable catastrophe”</strong></a><br
/> * Troisième partie : <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/09/09/aid-2008-abattage-rituel-grenelle-animal/" target="_blank"><strong>Distinguer l’abattage rituel quotidien de celui de l’aïd al-kebir est nécessaire</strong></a></p><blockquote><p>M. Eugène SCHAEFFER rappelle que la France est le plus grand exportateur de viande avicole de l’Union Européenne vers les pays d’Afrique du Nord, de l’Arabie Saoudite, les Emirats. Le groupe Doux doit respecter les règles de l’abattage demandé par ces pays.</p><p>M. AL SID CHEIKH, Grande Mosquée de Paris, infirme au sujet du Groupe Doux qui ne possède pas de sacrificateurs dans ses abattoirs. Des services vétérinaires autorisent avec un document d’une association la pratique de l’abattage rituel.</p><p>M. Eugène SCHAEFFER trouve cet argument étonnant, car ces pays autorisent l’importation des volailles.</p><p>M. le Recteur KABTANE confirme pour les musulmans que la consommation de viande abattue par les gens du Livre est admise. Cependant, <strong>les Saoudiens ne savaient pas qu’il s’agissait d’un abattage mécanique. Ils prennent conscience de la nécessité de revoir leur position sur la question. Ils mettront en place un système de contrôle et de certification des viandes à destination de leur pays.</strong></p><p>M. Nicolas DOUZAIN remarque que dans le document de M. BRUGERE <strong>la tige percutante lèse une partie de l’encéphale dans des zones qui ne sont pas vitales</strong>. La réglementation impose de toucher le cortex cérébral. Il existe du matériel d’électronarcose réversible. La question posée n’est pas générale mais rapportée à chaque animal. Par conséquent, cela nécessite un appareil permettant une  électronarcose à courant constant ou adaptable à chaque format d’animal. <strong>Un seul abattoir est équipé de ce type de matériel</strong>. Cela nécessiterait de changer tout le matériel de tous les abattoirs français avec des conséquences économiques phénoménales.</p><p>M. Henri BRUGERE répond que l’assommage ne détruit pas des zones impliquées dans la douleur et d’autres phénomènes, c’est un étourdissement et non une mise à mort. Les systèmes électriques peuvent présenter des différences interindividuelles. L’importance des coûts est certes à prendre en compte, mais c’est toutefois quelque chose de nature à éclairer la réflexion et tracer des perspectives afin d’<strong>arriver à un étourdissement standard efficace acceptable</strong>.</p><p>M. Christophe MARIE revient sur différentes fatwas égyptiennes rendues sur la possibilité d’un recours à l’étourdissement, s’il s’agit d’une méthode réversible pour l’animal. Des rapports montrent que bien dosé le choc électrique est réversible. La Nouvelle-Zélande ou l’Australie, pays producteurs d’ovins, qui exportent vers les pays du Moyen-orient pratiquent l’étourdissement préalable. Cette viande est reconnue comme Hâlal. Au niveau réglementaire, l’exception faite sur l’étourdissement préalable doit être justifiée par un besoin impératif de répondre à ce principe. Or, si le choc électrique est réversible, les textes ne s’opposent pas à cette pratique, et si d’un point de vue technique, il peut être répondu à ces préoccupations, comment peut-on s’y opposer ? Le problème de l’Aïd el-Kébir consiste à disposer d’abattoirs répondant au nombre important d’ovins à abattre. Des améliorations ont été apportées sur l’organisation de l’Aïd el-Kébir, les différentes DDSV, les représentants des cultes y ont beaucoup contribué, néanmoins l’abattage familial pose problème. Il ne comprend pas ce refus systématique de l’électronarcose.</p><p>M. Jean-Pierre KIEFFER note l’accord des trois mosquées sur l’électronarcose ou l’étourdissement par choc électrique des volailles. De nombreux abattoirs produisant des volailles Hâlal l’utilisent. Le cahier des charges de la mosquée d’Evry ne spécifie pas de rejet d’étourdissement, idem pour la mosquée de Paris, lorsqu’il y a cette réversibilité. Le rapport de l’académie vétérinaire précise cette réversibilité, des expériences l’ont montrée. Il s’interroge sur l’étourdissement post jugulation. Cette utilisation présente deux avantages : mettre rapidement fin pour les bovins à une agonie qui peut durer jusqu’à 5 min ; faciliter le travail des manipulateurs (plus de mouvements agoniques violents et suspension rapide de l’animal). La formation des vétérinaires vacataires est importante (ignorance du poste d’étourdissement dans un abattoir).</p><p>M. Jérôme BIGNON dégage des propos tenus différents sujets à aborder : la normalisation du rituel Hâlal, le problème de l’abattage de l’Aïd el-Kébir et l’abattage quotidien (contention, formation des vétérinaires vacataires et des sacrificateurs, application des règles administratives, information des consommateurs).</p><p>M. Bertrand GAUME, chef du bureau central des cultes, DMAI, ministère de l’Intérieur, spécifie que le ministère de l’Intérieur est le ministre des Cultes et le garant sur le territoire national par le biais des préfets, l’ensemble de services de l’Etat du respect des réglementations. Il note lui aussi une amélioration du déroulement de l’Aïd el-Kébir. Les circulaires conjointes du ministère de l’Agriculture et du ministère de l’Intérieur sont de plus en plus strictes, respectées et encadrées. Les conseils régionaux des cultes musulmans aux côtés des associations qui existent depuis de longues années doivent être associés. Des initiatives ont eu lieu pour que les musulmans de France puissent vivre leur Aïd el-Kébir en achetant de la viande abattue Hâlal dans des supermarchés ou chez des grossistes. Ce sont aussi des choses qui peuvent permettre de faire diminuer la pression. L’encadrement n’est pas seulement communautaire car <strong>la Cour européenne des droits de l’homme s’est également prononcée sur le sujet et a reconnu dans un arrêt en 2000 que la dérogation posée par le code rural qui reprenait elle-même la réglementation communautaire est un engagement positif de l’Etat visant à assurer le respect effectif de la liberté d’exercice du culte</strong>. Toute modification éventuelle devrait être regardée eu égard à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme dans un équilibre pondéré, par rapport à l’ensemble des cultes. Dans la recherche de maintien d’un certain équilibre entre les différents impératifs, il ne faut pas créer une comparaison entre les cultes. La présence de deux cultes autour de la table est très intéressante, elle permet de bien mesurer le fait que les prescriptions religieuses des uns et des autres ne sont pas les mêmes, mais peuvent être divergentes et il faut toujours veiller à l’équilibre d’exercice entre les cultes. Les arguments développés par les professionnels doivent être entendus, notamment par rapport à la filière. Concernant la normalisation, un projet pour le Hâlal est en cours de réflexion. Pour le Casher, il existe déjà des choses. Il serait très opportun pour l’abattage courant de poursuivre la réflexion qui s’ouvre avec ce groupe de travail : toute la problématique du triptyque d’application du droit en renforçant son effectivité, la formation des abattoirs et des sacrificateurs. Le ministère de l’Intérieur perçoit de manière très positive l’engagement des cultes dans la démarche de formation à la fois pour les sacrificateurs israélites et pour les sacrificateurs musulmans, la nécessité de renforcer les contrôles pour vérifier l’application de l’ensemble de ces règles. Il faut tout mettre en œuvre pour que les pratiques, du libre choix des personnes, puissent être mises en œuvre, c’est-à-dire soit la zakat (aumône) à la place de l’abattage ou la pratique de l’achat de bêtes entières ou de morceaux déjà abattues Hâlal. Les musulmans de France sont très attachés à l’acte symbolique de l’Aïd.</p><p>M. Jérôme BIGNON demande ce qu’il en est de la normalisation.</p><p>M. l’Aumônier chef Arbi estime que chaque acteur doit rester dans son domaine de compétence. La fatwa est un avis juridique, pris à un moment donné pour répondre à une situation donnée. La définition de la norme revient strictement au religieux, la formation professionnelle des sacrificateurs revient au religieux et aux professionnels. La norme serait le substrat sur lequel concevoir un véritable segment de marché et certifier le Hâlal. Le Hâlal représente une proportion de plus en plus importante, qui peut amener certaines unités de production à vouloir faire une production spécifique peut être coûteuse. Les trois mosquées doivent rester le pivot central du religieux, étendre leurs prérogatives dans la délivrance de classification. La norme n’est qu’un projet, l’AFNOR n’est pas saisie officiellement pour pouvoir répondre à cette attente. Si l’on souhaite réduire les inconvénients inhérents à l’Aïd el-Kébir, il faut remettre en exergue une notion essentielle : la confiance du consommateur musulman. Des fatwas émises par les religieux pourraient autoriser de transposer cet acte par un autre sacrifice. Aujourd’hui, si l’on prive les consommateurs musulmans au quotidien, et a fortiori le jour de cette fête, on ira vers un blocage.</p></blockquote><p><a
href="http://www.flickr.com/photos/hamedmasoumi/1498200384/" target="_blank">Crédit photo</a></p><p><img
src="http://www.al-kanz.org/?voyeur=1"></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.al-kanz.org/2008/09/16/halal-grenelle-animal/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>40</slash:comments> </item> <item><title>Distinguer l&#8217;abattage rituel quotidien de celui de l&#8217;aïd al-kebir est nécessaire</title><link>http://www.al-kanz.org/2008/09/09/aid-2008-abattage-rituel-grenelle-animal/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2008/09/09/aid-2008-abattage-rituel-grenelle-animal/#comments</comments> <pubDate>Tue, 09 Sep 2008 10:25:51 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[Halal & Halal]]></category> <category><![CDATA[abattage-rituel]]></category> <category><![CDATA[Grenelle-de-lanimal]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/?p=1916</guid> <description><![CDATA[<strong>Abattage rituel.</strong> Troisième partie du verbatim de la réunion autour de la question de l’abattage rituel, lors du Grenelle de l’animal. Il apparaît, à la lecture de ce compte-rendu, que l’ensemble des discussions tournaient surtout autour de la question de la viande halal. <br
/> <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/09/09/aid-2008-abattage-rituel-grenelle-animal/" target="http://www.al-kanz.org/2008/09/09/aid-2008-abattage-rituel-grenelle-animal/"><b>[Lire la suite...]</b></a>]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"> <a
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/> </a></div><p><strong>Abattage rituel.</strong> Troisième partie du verbatim de la réunion autour de la question de l&#8217;abattage rituel, lors du Grenelle de l&#8217;animal. Il apparaît, à la lecture de ce compte-rendu, que l’ensemble des discussions tournaient surtout autour de la question de la viande halal. N&#8217;hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.</p><p>* Première partie : <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/08/28/abattage-rituel-verbatim-du-grenelle-de-lanimal-1/"><strong>Abattage rituel : verbatim du Grenelle de l’animal (1)</strong></a><br
/> * Deuxième partie : <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/08/31/imposer-letourdissement-prealable-serait-une-veritable-catastrophe-grenelle-de-lanimal-verbatim-2/"><strong>“Imposer l’étourdissement préalable serait une véritable catastrophe”</strong></a></p><blockquote><p>M. l’aumônier en chef ARBI rappelle utile et nécessaire de bien distinguer l’abattage rituel quotidien de celui de l’Aïd el-Kébir (structures en diminution et demandes en augmentation). Il suggère une normalisation qui impliquerait tous les acteurs : religieux, organisations de protection animale, associations de consommateurs, professionnels. Une normalisation du Hâlal lui semble l’élément permettant de réguler cette affluence constatée avec toutes ses dérives, ses carnages contraires aux principes religieux.</p><p>M. Jean-Pierre KIEFFER trouve cette réunion très constructive et soulève les nombreux points de convergence. Il souhaite que les associations de protection animale soient associées au vaste sujet de la formation. Leurs propres formateurs et enquêteurs sont très utiles aux sacrificateurs dans les abattoirs. Il ne remet pas en cause la dérogation de l’étourdissement préalable, mais insiste sur le fait que toute la réglementation soit appliquée strictement. Il regrette le peu de présence des services vétérinaires dans les abattoirs au poste d’étourdissement, l’aspect sanitaire est bien respecté.</p><p>M. Jérôme BIGNON suggère d’entendre à ce stade de la discussion les représentants du monde économique.</p><p>M. Nicolas DOUZAIN, FNICGV, pointe le contexte juridique. Le pésident de la République a pris l’initiative du traité européen qui, dans ses annexes, présentera un protocole sur la protection et le bien-être animal, ainsi que la charte des droits fondamentaux des citoyens européens. Les deux points permettent l’exercice des cultes sur l’ensemble du territoire de l’Union uropéenne. Dans les attendus de cette réunion, les engagements internationaux de la France étaient visés. Il n’y a pas en prévision au niveau de l’Union européenne à ce stade de volonté d’interdire les abattages rituels. En revanche, l’abattage rituel, tel qu’il est autorisé, doit faire partie des obligations générales en matière de protection animale. La formation est un point essentiel. Des engagements réciproques ont été pris pour travailler à l’ingénierie de cette formation, qui concerne les salariés des abattoirs et les sacrificateurs. La réglementation requiert la contention. Concernant les ovins, c’est une obligation franco-française, elle n’est pas européenne. Dans les débats communautaires qui auront eu lieu sur la révision de la directive abattage, peut-être que la France pourrait faire des propositions de rendre la contention mécanique obligatoire sur le territoire de l’Union européenne. Les conditions de respect des règles de protection animales sont dans les abattoirs agréés sans commune mesure avec celles observées dans le cadre des abattages rituels familiaux ou clandestins. Il ne souhaite pas qu’un amalgame soit fait entre les deux. L’éradication de ce type d’abattage est importante, y compris lors de la fête de l’Aïd el-Kébir et sur les conditions d’agrément de fermes abattoirs. Il souhaite qu’un point d’équilibre soit trouvé entre la liberté d’exercice des cultes et les obligations de protection animale dans un contexte de sécurité publique. A l’écoute de l’ensemble des interventions, il retient au moins trois points de convergence : la contention, la formation et le développement de la formation, la stricte application des règles par l’administration lors de l’agrément des abattoirs lors de la fête de l’Aïd el-Kébir.</p><p>M. David BLOCH, directeur d’abattoir, précise qu’il ne faut pas faire une généralité de la négligence de quelques opérateurs du bien-être animal dans les abattoirs. La formation du personnel rentre dans la gestion d’une entreprise.</p><p>M. Eugène SCHAEFFER, FNSEA, souligne qu’un progrès considérable a été enregistré ces dernières années et note la bonne volonté de tout le monde dans ce domaine. Il rappelle les méthodes du passé : contacts pris avec les éleveurs au moment de l’Aïd el-Kébir et sacrifice des animaux. L’évolution de la réglementation a fait que pratiquement tous les animaux sont identifiés, et qu’il est impossible qu’ils ne passent pas par un abattoir. Des abattoirs agréés existent pour les volailles (notamment abattoirs à la ferme).</p><p>M. le Recteur KABTANE souligne l’importance de la fête de l’Aïd el-Kébir chez les musulmans. Le nombre d’abattoirs devient de plus en plus insuffisant et il est fait recours à des abattoirs temporaires. Deux situations doivent être distinguées :<br
/> o L’abattage quotidien pratiqué dans les normes dans les abattoirs, auquel il faut apporter quelques améliorations.<br
/> o L’abattage de l’Aïd el-Kébir.</p><p>Il indique à titre d’exemple qu’un abattoir ne peut recevoir que 500 abattages familiaux pendant toute la période de l’abattage rituel. Il souhaite qu’une réflexion soit menée sur l’absence d’abattoirs dans certaines régions.</p><p>M. Jérôme BIGNON soulève que le calendrier de la fête de l’Aïd el-Kébir rend difficile l’adéquation entre l’offre et la demande par rapport aux capacités industrielles d’abattage.</p><p>M. Henri BRUGERE, professeur de physiologie et thérapeutique, École nationale vétérinaire d&#8217;Alfort, demande quelles sont les règles pour les volailles ? La jugulation ne devant pas être aussi simple que pour un bovin dans un système permettant de le faire.</p><p>M. le Recteur KABTANE explique l’utilisation de l’électronarcose avec la nécessité d’avoir un contrôleur en permanence sur la chaîne. Faut-il l’appliquer après l’abattage rituel ? C’est la question posée.</p><p>M. Henri BRUGERE fait circuler un document sur l’étourdissement qu’il commente. Certains points pris comme critères dans l’évaluation de la souffrance sont souvent peu significatifs. L’étourdissement peut être obtenu :<br
/> o de façon mécanique (perte de conscience temporaire, pistolet à masse percutante sans pénétration dans la boîte crânienne ou à tige percutante avec plus de traumatismes qui ne touche pas de zone vitale)<br
/> o de façon électrique (perte de conscience temporaire, sans similitude avec le sommeil normal ou l’anesthésie).</p><p>L’étourdissement est parfaitement réversible, tout à fait acceptable, l’animal se trouve dans des conditions physiologiques.</p><p>M. Jérôme BIGNON demande s’il y a des réactions.</p><p>M. l’Aumônier en chef ARBI, évoque ses visites auprès d’installations pratiquant l’étourdissement par choc électrique. La maîtrise totale de l’appareil est très difficile. Il a constaté pour un abattage de dindes que l’entreprise avait procédé à un investissement considérable dans la stabulation, l’éclairage, l’insonorisation des installations, afin qu’elles se sentent détressées, en osmose avec les règles nécessaires à la protection animale. Cet abattage n’opérait ni électronarcose, ni choc électrique, mais procédait à un abattage manuel, les animaux passaient calmement, sans battement d’ailes.</p></blockquote><p><img
src="http://www.al-kanz.org/?voyeur=1"></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.al-kanz.org/2008/09/09/aid-2008-abattage-rituel-grenelle-animal/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>6</slash:comments> </item> <item><title>&#171;&#160;Imposer l&#8217;étourdissement préalable serait une véritable catastrophe&#160;&#187;</title><link>http://www.al-kanz.org/2008/08/31/imposer-letourdissement-prealable-serait-une-veritable-catastrophe-grenelle-de-lanimal-verbatim-2/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2008/08/31/imposer-letourdissement-prealable-serait-une-veritable-catastrophe-grenelle-de-lanimal-verbatim-2/#comments</comments> <pubDate>Sun, 31 Aug 2008 14:58:37 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[Halal & Halal]]></category> <category><![CDATA[abattage-rituel]]></category> <category><![CDATA[Grenelle-de-lanimal]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/?p=1544</guid> <description><![CDATA[Abattage rituel. Deuxième partie du verbatim de la réunion autour de la question de l&#8217;abattage rituel, lors du Grenelle de l&#8217;animal. Cette réunion a eu lieu le 7 mai 2008. La première partie est à lire ici : Abattage rituel : verbatim du Grenelle de l’animal (1) La séance est ouverte à 9 H 20, [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
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/> <img
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/> </a></div><p><strong>Abattage rituel.</strong> Deuxième partie du verbatim de la réunion autour de la question de l&#8217;abattage rituel, lors du Grenelle de l&#8217;animal. Cette réunion a eu lieu le 7 mai 2008. La première partie est à lire ici : <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/08/28/abattage-rituel-verbatim-du-grenelle-de-lanimal-1/"><strong>Abattage rituel : verbatim du Grenelle de l’animal (1)</strong></a></p><blockquote><h2>La séance est ouverte à 9 H 20, sous la présidence de Monsieur Jérôme BIGNON, député<br
/> de la Somme.</h2><p>Après avoir fait procéder à un tour de table de présentation des participants, M. Jérôme BIGNON donne l’organisation des travaux de la matinée.</p><p>M. Abdelkader ARBI, aumônier en chef aumônerie musulmane des armées, demande si cette réunion fera l’objet d’un rapport particulier ou si ces travaux seront inclus dans le rapport final.</p><p>M. Jean LESSIRARD, rapporteur, répond qu’une synthèse intermédiaire sera transmise et que les propositions recueillies seront incluses dans le thème sur l’abattage traité le 13 mai.</p><p>M. Jérôme BIGNON spécifie que la synthèse des propositions sera soumise à débat public, puisqu’un site Internet offre la possibilité au grand public de s’exprimer sur ces rencontres « animal et société ». A l’issue de ce débat, le Ministre de l’Agriculture et de la Pêche réunira l’ensemble des acteurs des trois tables rondes en réunion de synthèse afin de remettre un rapport au président de la République.</p><p>M. Jean-Pierre KIEFFER, OABA, souligne que cette même salle a accueilli les différents responsables religieux, professionnels, scientifiques, associations de protection animales pour la préparation de l’Aïd el-Kebir. Il estime nécessaire de rappeler la réglementation et les process de l’abattage rituel. Les associations ont l’occasion de constater dans les abattoirs des infractions à la réglementation (directive de 1993 ou décret de 1997). Elles s’interrogent sur les conditions dans lesquelles la dérogation de l’étourdissement est respectée. L’absence de contention mécanique pour les ovins est observée dans de nombreux abattoirs. De nombreuses obligations découlant de la religion ne sont pas respectées dans ces abattoirs. Il existe une disparité dans les abattoirs en France, certains font de l’étourdissement pour la commercialisation de viande Hâlal et d’autres n’en pratiquent pas pour simplifier les chaînes. Un rapport du COPERCI le démontre, 80 % des ovins en France seraient abattus sans étourdissement, alors que cela ne représente pas la consommation d’abattage rituel. Les infractions constatées viennent souvent du matériel utilisé, de la technique et de la formation des sacrificateurs. Une interrogation est soulevée sur l’évolution de l’habilitation par les mosquées des sacrificateurs (formation religieuse et formation technique aux pratiques en abattoir). Il estime qu’une solution doit être trouvée pour l’abattage des bovins. Il déplore la cadence pratiquée par certains abattoirs (60 bovins à l’heure). Sans étourdissement, la saignée demandant entre 3 et 5 min, la suspension ne peut être faite que quand la saignée a été complète (selon le décret de 1997). Pour un ovin ou un caprin, la durée est beaucoup plus courte.</p><p>Les associations demandent :<br
/> •Respect strict de la réglementation.<br
/> •Absence d’étourdissement conditionnée par certaines obligations, en particulier une contention mécanique et non manuelle.<br
/> •Temps respecté pour la saignée<br
/> •Formation des sacrificateurs (projet établi avec le bureau de la protection animale d’une charte Hâlal définissant les conditions de cette formation)<br
/> •Restitution de la commission d’agrément des abattoirs (matériel inadéquat)<br
/> •Limitation des cadences<br
/> •Information des consommateurs (achat de viande d’un animal abattu en infraction de la réglementation, identification des conditions d’abattage)<br
/> •Etude de l’étourdissement (en partie satisfaite par le rapport de l’académie vétérinaire française) rappelant les conditions de réversibilité de l’étourdissement. Respectant les préceptes religieux, il est important de définir un étourdissement par choc électrique et sa réversibilité pour une meilleure compréhension.<br
/> •Etude technique du matériel</p><p>L’OABA visite régulièrement les abattoirs et constate des situations inacceptables, certains abattoirs ont été fermés, d’autres semblent rouvrir en dehors des contrôles vétérinaires. Il rappelle la publication récente dans un journal grand public d’éléments d’un rapport que la DGAL a demandé et qui fait état d’une situation sanitaire et de protection animale inacceptable. Ce point doit évoluer dans les mois à venir. Les associations fondent beaucoup d’espoirs dans cette réunion et dans les solutions qui en découleront.</p><p>M. Christophe MARIE, fondation Brigitte Bardot, précise que l’abattage rituel n’est pas en cause, mais simplement demande de meilleures conditions d’abattage, y compris la prise en compte de l’étourdissement préalable. Il demande que l’animal soit insensibilisé avant l’égorgement. Certaines attitudes prêtent à moins de vigilance sur d’autres points de textes sacrés, par exemple demandant que l’animal ne soit pas abattu devant un autre. Dans n’importe quel abattoir, les moutons attendent les uns derrière les autres, le piège de contention est en bout de chaîne. Il note que la volonté commune de limiter la souffrance animale doit passer par une évolution et la prise en compte de nouvelles techniques mises en place depuis quelques années pour limiter la souffrance des animaux.</p><p>M. le grand rabbin FISZON agrée un certain nombre de points de l’intervention de M. KIEFFER. Il précise la position du judaïsme vis-à-vis de l’animal, il existe dans les textes la notion de l’interdiction de la souffrance animale : interdiction d’assister à un spectacle de tauromachie et de pratiquer la chasse, obligation de nourrir préalablement les animaux avant de se nourrir soi-même, interdiction de blesser, de faire souffrir ou de tuer un animal pour rien, les seules autorisations prévues sont pour se nourrir, pour se protéger et la possibilité d’utiliser l’animal pour sauver une vie humaine. Il existe une éthique de l’animal, une volonté de respect d’une créature créée par Dieu. Concernant la réglementation, il se dit satisfait des textes en vigueur et confirme qu’il faut se donner les moyens de les appliquer : la contention, la formation des sacrificateurs. Peut-être faudrait-il que tous les sacrificateurs dépendent d’une autorité unique, comme la loi le demande, c’est-à-dire du grand rabbin de France, de l’organisme central du judaïsme ; ce qui éviterait que certains sacrificateurs indépendants pratiquent des abattages dans des conditions qui ne correspondraient ni à la législation, ni aux exigences religieuses. Le point de divergence porte sur l’étourdissement préalable. Même s’il peut comprendre le souci de ceux qui veulent défendre les animaux, c’est quelque chose d’absolument exclu. S’il devait être imposé en France, les juifs ne consommeraient plus de viande, et ce serait une véritable catastrophe. On se trouverait dans une situation comparable à celle de la Suisse, dont les motivations de l’interdiction de l’abattage rituel en 1894 étaient plutôt destinées à limiter l’entrée des juifs sur le territoire helvétique qu’à limiter la souffrance animale. Lorsqu’un abattage rituel est pratiqué dans toutes les règles de l’art, il n’entraîne pas une souffrance de l’animal plus importante qu’un abattage avec un étourdissement préalable. Il serait intéressant d’avoir des données scientifiques. Il n’oppose aucune réticence sur l’encadrement de cet abattage selon la réglementation et les règles religieuses.</p><p>M. le Recteur KABTANE confirme les propos du grand rabbin expliquant que l’abattage rituel n’est pas aussi inhumain et cruel qu’on le pense. L’électronarcose ou l’étourdissement préalable n’est pas acceptable dans ces conditions. Une interdiction de cette pratique ferait que les musulmans ne consommeraient plus de viande et développerait des systèmes d’abattage clandestins, ce qui multiplierait les problèmes au lieu de les régler. Il estime nécessaire de réfléchir à une évolution de la réglementation, qu’elle ne soit pas un blocage permanent contre les musulmans ou les juifs mais qu’elle soit un accompagnement, faisant que dans un pays libre et démocratique, on puisse librement exercer sa religion dans le respect des lois. Le sujet de la contention dépend des abattoirs. Une réflexion est engagée avec les abattoirs de Corbas pour mettre en place une formation des sacrificateurs, en plus de l’agrément des mosquées. Il exprime sa volonté de se diriger vers une amélioration des conditions de traitement de l’animal, tant par la formation des sacrificateurs que la révision des systèmes de contention, notamment pour les ovins. Il n’accepte pas que les animaux baignent dans leur sang, fait contraire à leurs principes religieux.</p></blockquote><p><img
src="http://www.al-kanz.org/?voyeur=1"></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.al-kanz.org/2008/08/31/imposer-letourdissement-prealable-serait-une-veritable-catastrophe-grenelle-de-lanimal-verbatim-2/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>6</slash:comments> </item> <item><title>Abattage rituel : verbatim du Grenelle de l&#8217;animal (1)</title><link>http://www.al-kanz.org/2008/08/28/abattage-rituel-verbatim-du-grenelle-de-lanimal-1/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2008/08/28/abattage-rituel-verbatim-du-grenelle-de-lanimal-1/#comments</comments> <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 21:24:34 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[Halal & Halal]]></category> <category><![CDATA[abattage-rituel]]></category> <category><![CDATA[Grenelle-de-lanimal]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/2008/08/28/abattage-rituel-verbatim-du-grenelle-de-lanimal-1/</guid> <description><![CDATA[Abattage rituel. Entre mars et mai 2008, plusieurs réunions autour de la question de la protection animale ont été organisées sous la tutelle du ministère de l&#8217;Agriculture et de son ministre, Michel Barnier. L&#8217;objectif était d&#8217;arriver en juin « à un plan d’action de mesures concrètes recueillant le consensus des participants ». Plusieurs groupes de [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
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/> <img
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/> </a></div><p><strong>Abattage rituel.</strong> Entre mars et mai 2008, plusieurs réunions autour de la question de la protection animale ont été organisées sous la tutelle du ministère de l&#8217;Agriculture et de son ministre, Michel Barnier. L&#8217;objectif était d&#8217;arriver en juin « à un plan d’action de mesures concrètes recueillant le consensus des participants ». Plusieurs groupes de discussion ont été formés à cet effet. L&#8217;un d&#8217;eux &laquo;&nbsp;Animal, économie et territoires&nbsp;&raquo; s&#8217;est penché le 7 mai 2008 sur la question de l&#8217;abattage rituel. Nous vous proposons aujourd&#8217;hui le verbatim de cette réunion, avec dans ce premier billet la liste des participants.</p><h2>Liste des participants de la réunion spécifique « abattage rituel» &#8211; mercredi 7 mai 2008</h2><p><strong>Président : </strong>Jérôme Bignon, Député de la Seine-Maritime<br
/> <strong>Vices-présidents : </strong><br
/> Yves Dauge, Sénateur d’Indre et Loire<br
/> Claude Milhaud, Docteur vétérinaire et Président de l’Académie Vétérinaire de France.<br
/> <strong>Rapporteurs :</strong><br
/> Jean Lessrard &#8211; Conseil Général de l&#8217;Agriculture, de l&#8217;Alimentation et des Espaces Ruraux<br
/> Marie-Aude Montely &#8211; Ministère de l&#8217;Agriculture et de la Pêche &#8211; Direction Générale de l&#8217;Alimentation<br
/> Marie-Odile Guth &#8211; Ministère d&#8217;Etat de l&#8217;Ecologie, du Développement et de l&#8217;Aménagement du Territoire<br
/> <strong>Représentants des cultes :</strong><br
/> Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée de Lyon<br
/> Al Sid Cheikh, Mosquée de Paris<br
/> <strong>Pour le Consistoire de Paris</strong><br
/> Le grand rabin Fiszon<br
/> Simon Marec<br
/> Elie Korchia<br
/> <strong>Expert :</strong><br
/> Abdelkader Arbi &#8211; aumônier en chef &#8211; aumônerie musulmane des armées<br
/> <strong>Collège représentant des professionnels :</strong><br
/> Nicolas Douzain FNICGV (Fédération nationale de l&#8217;industrie et des commerces en gros des viandes)<br
/> David Bloch Directeur d’un abattoir<br
/> Eugène Schaeffer FNSEA (Fédération nationale des syndicats d&#8217;exploitants agricoles)<br
/> <strong>Collège ONG :</strong><br
/> Jean-Pierre Kieffer, L’OABA (OEuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs)<br
/> Frédéric Freund, L’OABA (OEuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs)<br
/> Christophe Marie, La fondation Brigitte-Bardot<br
/> <strong>Collège experts et scientifiques :</strong><br
/> Virginie Michel (Chef de l’unité épidémiologie et bien-être en aviculture et Cuniculture – AFSSA)<br
/> Henri Brugere (Professeur : Physiologie et thérapeutique &#8211; Ecole nationale vétérinaire d&#8217;Alfort)<br
/> Luc Mirabito (Chef de projet Bien-être de l’animal &#8211; Institut de l’élevage)<br
/> <strong>Représentants des ministères :</strong><br
/> Ministère de l’Agriculture et de la Pêche<br
/> <strong>Cabinet :</strong><br
/> Emmanuelle Soubeyran, conseillère technique<br
/> Nathan Grass, chargé de mission<br
/> Frédéric Uhl, chargé de mission<br
/> <strong>DGAL :</strong><br
/> Pascale Gilli-Desnoyers, chef du bureau des matières premières<br
/> Jocelyn Merot, bureau des matières premières<br
/> Christine Petit, bureau de la protection animale<br
/> <strong> Ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des collectivités territoriales &#8211; DMAT :</strong><br
/> Bertrand Gaume, chef du bureau central des cultes</p><p><a
href="http://www.flickr.com/photos/foxypar4/965429538/" target="_blank">Crédit photo</a></p><p><img
src="http://www.al-kanz.org/?voyeur=1"></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.al-kanz.org/2008/08/28/abattage-rituel-verbatim-du-grenelle-de-lanimal-1/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>4</slash:comments> </item> <item><title>L&#8217;abattage rituel casher et halal, entre politique, industrie et religion</title><link>http://www.al-kanz.org/2008/07/14/viande-halal-et-casher-et-etiquettage/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2008/07/14/viande-halal-et-casher-et-etiquettage/#comments</comments> <pubDate>Mon, 14 Jul 2008 15:28:31 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[Halal & Halal]]></category> <category><![CDATA[abattage-rituel]]></category> <category><![CDATA[casher]]></category> <category><![CDATA[Grenelle-de-lanimal]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/2008/07/14/labattage-rituel-casher-et-halal-entre-politique-industrie-et-religion/</guid> <description><![CDATA[Alors que Michel Barnier vient de rendre publiques les conclusions du Grenelle de l&#8217;animal, nous vous proposons la lecture d&#8217;extraits d&#8217;un article tout récent intitulé &#171;&#160;L’encadrement de l&#8217;abattage rituel industriel dans l&#8217;Union européenne : limites et perspectives&#160;&#187; et paru récemment dans la revue Politique européenne (24, hiver 2008). Son auteur, Florence Bergeaud-Blackler, sociologue, revient sur [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
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/> <img
src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.al-kanz.org%2F2008%2F07%2F14%2Fviande-halal-et-casher-et-etiquettage%2F&amp;source=alkanz&amp;style=normal&amp;service=bit.ly" height="61" width="50" /><br
/> </a></div><p>Alors que Michel Barnier vient de rendre publiques les conclusions du Grenelle de l&#8217;animal, nous vous proposons la lecture d&#8217;extraits d&#8217;un article tout récent intitulé &laquo;&nbsp;L’encadrement de l&#8217;abattage rituel industriel dans l&#8217;Union européenne : limites et perspectives&nbsp;&raquo; et paru récemment dans la revue <em>Politique européenne</em> (24, hiver 2008). Son auteur, Florence Bergeaud-Blackler, sociologue, revient sur les enjeux de l&#8217;abattage rituel.</p><p>Page 2</p><blockquote><p>Un rapport non publié de l‟administration publique française estimait qu‟en France métropolitaine les quatre cinquièmes des ovins abattus transitaient par un circuit d‟abattage rituel, une part importante des viandes ainsi produites débouchant vers des circuits de distribution conventionnels sans étiquetage spécifique1</p></blockquote><p>Page 7</p><blockquote><p>Sur le plan de l‟UE, il n‟existe pas de food laws pour les aliments rituels, ceux-ci étant soumis aux mêmes conditions de production et d‟identification que les autres aliments. Toutefois les institutions communautaires prennent en compte le caractère particulier de l‟abattage religieux et lui reconnaissent un droit à se soustraire à certaines obligations, et notamment à celle d‟étourdir l‟animal avant sa mise à mort. Mais elles ne prévoient pas que les viandes ainsi produites soient étiquetées comme telles. La raison en serait que leur caractéristique « religieuse » les positionnerait en dehors du champ d‟intervention communautaire. Selon les fonctionnaires européens interrogés, il serait en quelque sorte naturel que l‟Europe, continent sécularisé, ne s‟occupe pas de réguler des produits religieux. Pourtant, même si peu de publicité a été faite autour de cela, l‟étiquetage des aliments rituels et une harmonisation minimale des pratiques religieuses d‟abattage ont bien été envisagés lors de la rédaction de la directive de 1993 à ce sujet encore en vigueur aujourd‟hui15.</p></blockquote><p>Page 8</p><blockquote><p>Dans ce contexte la justification de l‟encadrement de l‟AR par l‟UE est triple : d‟une part assurer que les pratiques d‟abattage, y compris rituelles, n‟agissent pas comme barrières techniques aux échanges, qu‟elles ne constituent pas des mesures protectionnistes déguisées, d‟autre part assurer la liberté religieuse par la prise en compte des rites religieux et lutter par là-même contre les discriminations, et enfin prendre en compte le bien-être animal.</p></blockquote><p>Page 8</p><blockquote><p><strong>Les acteurs économiques sont les principaux organisateurs et bénéficiaires de ces circuits de production et leur stratégie consiste plutôt à essayer de minimiser la contrainte rituelle.</strong> L‟absence de consensus religieux sur une définition du halal, un marché fortement compétitif, et la facilité d‟obtention d‟un permis d‟abattage favorisent les stratégies marketing au dépend du travail religieux. Desserrement de la contrainte rituelle ou au contraire surenchère sont les deux conséquences de l‟emprise et de la domination du secteur économique sur cette norme.</p></blockquote><p>Page 10</p><blockquote><p> [...] l&#8217;information sur la qualité religieuse est jugée peu fiable par les acheteurs de produits halal puisque les acteurs économiques la produisent eux-mêmes sans contrôle par un organisme réellement indépendant. Quant aux autres consommateurs, ils ne bénéficient plus de la garantie apportée par la réglementation d‟épargner à l‟animal « toute douleur ou souffrance évitable » (justification publique de l‟étourdissement) puisque certaines des viandes qu&#8217;ils mangent ne proviennent pas d‟animaux étourdis avant leur saignée.</p></blockquote><p>Page 15-16</p><blockquote><p>Aujourd&#8217;hui la méfiance des consommateurs et le mécontentement des organisations de protection animale sont tels que les distributeurs et les industries de transformation réalisent que la stabilisation d‟une norme religieuse sera tôt ou tard un passage obligé pour le développement du marché halal. Les derniers obstacles proviennent surtout des acteurs de l‟industrie de la viande, notamment en France où le marché intérieur halal est le plus important d‟Europe. Adoptant une stratégie à courte vue, ils souhaitent garder l‟avantage dont ils ont bénéficié jusqu‟ici, conservant une attitude de repli sur soi qui contraste nettement avec le dynamisme de ce marché sur d‟autres continents.</p></blockquote><p>Page 19</p><blockquote><p>Aujourd&#8217;hui sa [=la communauté juive] détermination et sa capacité à se faire entendre se retournent un peu contre elle, car les acteurs musulmans du marché halal s&#8217;appuient sur cette dérogation accordée à la communauté juive pour la revendiquer à leur tour, alors même que la question n&#8217;est pas tranchée au sein des autorités religieuses islamiques. Les rabbins craignent ainsi que le débat qui agite les communautés musulmanes atteigne à leur tour les communautés juives d&#8217;Europe, qu&#8217;il mette en péril le fragile consensus trouvé avec les États et l&#8217;UE. Les rabbins ont toujours été et restent favorables à une intervention minimale de &#8216;État. Les responsables musulmans ont besoin de la puissance publique pour limiter l&#8217;emprise des stratégies de marketing sur les signes et symboles religieux, emprise qui épuise leur capacité à se fédérer et s&#8217;institutionnaliser. Ne faudrait-il pas traiter de manière différenciée le problème de la <em>shekhita </em>et du <em>dhakât </em>? La question mérite d‟être posée aujourd&#8217;hui.</p></blockquote><p>Page 20</p><blockquote><p>Désormais les États sont interpellés afin de garantir la liberté du culte et notamment l&#8217;accès aux aliments halal et casher dans les lieux publics. Même si les situations sont assez inégales dans les pays de l‟Union, les réponses des États ont été plutôt non interventionnistes évitant ainsi les critiques d‟ingérence dans les affaires religieuses. Pourtant l‟exemple des États-Unis montre que réguler ne signifie pas encourager ou dissuader mais plutôt établir des limites pour parvenir à une division claire des responsabilités. L&#8217;absence de transparence sur les marchés d&#8217;aliments rituels est très certainement responsable de la faible ou nulle accessibilité des aliments halal ou casher dans les lieux publics en Europe.</p></blockquote><p>Source : <a
href="http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00178667/fr/" target="http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00178667/fr/">Hal-SHS</a></p><p><a
href="http://www.flickr.com/photos/89775718@N00/56987564/" target=="http://www.flickr.com/photos/89775718@N00/56987564/">Crédit photo</a></p><p><img
src="http://www.al-kanz.org/?voyeur=1"></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.al-kanz.org/2008/07/14/viande-halal-et-casher-et-etiquettage/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>1</slash:comments> </item> <item><title>Vos commentaires : Grenelle de l&#8217;animal et abattage rituel</title><link>http://www.al-kanz.org/2008/05/27/grenelle-de-animal-abattage-rituel/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2008/05/27/grenelle-de-animal-abattage-rituel/#comments</comments> <pubDate>Tue, 27 May 2008 04:19:26 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[Vos commentaires]]></category> <category><![CDATA[abattage-rituel]]></category> <category><![CDATA[Grenelle-de-lanimal]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/2008/05/27/vos-commentaires-grenelle-de-lanimal-et-abattage-rituel/</guid> <description><![CDATA[Régulièrement les Al-Kanznautes commentent les différents articles postés sur le site, pour corriger des imprécisions, voire des inexactitudes, apporter de nouvelles informations ou encore défendre un avis contraire. Ces derniers jours, deux articles consacrés au Grenelle de l&#8217;animal et à l&#8217;abattage rituel ont suscité plusieurs commentaires, riches (premier article : Va-t-on vers une interdiction de [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
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/> <img
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/> </a></div><p>Régulièrement les <strong>Al-Kanznautes</strong> commentent les différents articles postés sur le site, pour corriger des imprécisions, voire des inexactitudes, apporter de nouvelles informations ou encore défendre un avis contraire. Ces derniers jours, deux articles consacrés au <strong>Grenelle de l&#8217;animal</strong> et à l&#8217;<strong>abattage rituel</strong> ont suscité plusieurs commentaires, riches (premier article : <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/05/13/viande-halal-grenelle-animal/ "><strong>Va-t-on vers une interdiction de la viande halal ?</strong></a>, second article : <strong><a
href="http://www.al-kanz.org/2008/05/19/abattage-rituel-oaba/">Table ronde autour de la question de l’abattage rituel : intervention de l’OABA</a></strong>). Florilège de quelques commentaires.</p><p><a
href="http://www.al-kanz.org/2008/05/13/viande-halal-grenelle-animal/#comment-13088">Seb </a></p><blockquote><p>“Une viande est considérée halal si l’animal a été sacrifié selon le rite islamique. La bête doit être en outre en bonne santé, pas blessée ni morte, faute de quoi la viande devient impropre à la consommation.”</p><p>Je crois que toute la viande de poulet, par exemple, qui provient des élevages intensifs (celle qu’on achète en grande surface par exemple) n’est pas halal parce que la plupart des poulets issus de ces élevages sont malades ou blessés, la question de l’étourdissement, c’est finalement qu’un détail.</p><p>C’est d’ailleurs clairement établi que les poulets d’élevage intensifs sont quasi tous en mauvais états, voici par exemple un extrait d’une étude scientifique de l’INRA :<br
/> « En France, dans les élevages intensifs de poulets de chair, la fréquence des animaux atteints de troubles locomoteurs se situe environ à 4 % (Mirabito et Renouf 1999). Plutôt qu’une mortalité très importante, ces troubles entraînent surtout une forte morbidité des animaux : d’après des études faites en élevage intensif, entre 75 et 90 % des animaux ont une démarche altérée, et entre 26 et 30 % ont une démarche sévèrement altérée »<br
/> « Faire marcher le poulet : pourquoi et comment », in Productions animales (INRA), volume XVII, n°1, 2004. Dorothée BIZERAY, Jean-Michel FAURE, Christine LETERRIER.</p><p>On peut trouver cette étude ici :</p><p>http://www.inra.fr/productions-animales/an2004/num241/bizeray/db241.htm</p><p>morbidité : ça veut dire taux d’animaux malades</p><p>seb</p></blockquote><p><a
href="http://www.al-kanz.org/2008/05/13/viande-halal-grenelle-animal/#comment-13098">Christophe Marie</a> (de la Fondation Brigitte Bardot)</p><blockquote><p>Etant cité dans cet article comme intervenant au groupe “abattage rituel”, je tiens à apporter quelques précisions à ce qui est écrit ici.</p><p>Effectivement, l’OABA et la Fondation Brigitte Bardot étaient présentes lors de ce groupe restreint auquel ne participait aucune autre association de défense des animaux. Lors de mon intervention, j’ai précisé d’emblée que nous n’étions pas opposés à l’abattage rituel mais que nos demandes portaient sur une légitime et nécessaire prise en compte de la souffrance des animaux avant leur saignée (l’étourdissement préalable a été abordé mais n’a pas été au centre du débat).</p><p>Rassurez-vous, face à nous, les cultes étaient très largement représentés (3 personnes pour le Consistoire de Paris et 3 autres personnalités pour le culte musulman dont le recteur de la Grande Mosquée de Lyon et l’aumônier en Chef-Aumônerie Musulmane des armées).</p><p>Ces représentants des cultes étaient soutenus par la Fédération Nationale de l’Industrie et des Commerces en Gros des Viandes (FNICGV) qui, elle, défend le marché de la viande Halal non pas dans une démarche « cultuelle » mais purement économique.</p><p>L’objectif de ces rencontres « Animal et Société » était, notamment, de faire une sorte d’inventaire de la condition animale en France. L’abattage rituel n’est qu’un point parmi de nombreux autres et la Fondation Brigitte Bardot a pu dénoncer très fermement les conditions d’élevage, de transport et d’abattage des animaux de consommation d’une manière générale. De la même manière, nous dénonçons l’organisation de combats d’animaux (corridas, combats de coqs) dans notre pays, tolérés sous couvert de la « tradition » alors qu’ils constituent des actes de cruauté inacceptables.</p><p>Il y a énormément à faire et dans de très nombreux domaines pour faire évoluer notre rapport à l’animal et arriver à une relation basée sur la connaissance et le respect (nous ne parlons pas ici de compassion)… Cette évolution ne doit pas être le fait de telle ou telle communauté, c’est un regard global qui doit être porté par tous et sur l’ensemble des activités humaines où l’animal (être vivant, sensible) est rabaissé au rang d’objet, de produit, de cobaye, etc.</p><p>C. Marie</p></blockquote><p><a
href="http://www.al-kanz.org/2008/05/13/viande-halal-grenelle-animal/#comment-13152">Fatima-Zahra</a></p><blockquote><p>Christophe, si vous considérez qu’il ne s’agit pas de priver les musulmans de leur rituel d’abattage alors j’aimerais que vous m’expliquiez en quoi consiste votre démarche (ou celle de l’OABA) lorsque vous exigez l’étourdissement de la bête au préalable ? Vous aurez beau agiter des “fatwas inconnues” ou en tout cas pas reconnues par la plupart des musulmans pour tenter de rassurer la communauté musulmane, ça ne marchera pas.<br
/> Sachez christophe que ce n’est pas M.Tout-le-monde qui est habilité à rendre des fatwas, quand bien même il s’agirait du recteur de telle ou telle mosquée. Il faut que la bête soit belle est bien en vie lors du sacrifice et cela l’électronarcose ne le garantit pas, or ceci est une condition sine qua non, pour nous autres les musulmans pour que notre viande soit considéré halal.<br
/> Il s’agit d’un rite perpétré depuis des siècles et aussi une obligation pour nous, sur lequel nous ne transigerons pas.</p><p>Par ailleurs comme vous le rappelez si bien, les musulmans ont également d’autres exigences en ce qui concerne les traitements infligés aux animaux et en aucun cas la souffrance gratuite n’est autorisé. Alors oui, nous aussi nous aimerions que les bêtes soient mieux traités, notamment en ce qui concerne leurs conditions d’élevage et de transport, de même pour les corridas ou les combats de coqs..nous considérons qu’aucune nuisance ne doit être faite à un animal que ce soit pour le plaisir ou par négligence.</p><p>Vous dites également que vous avez pu constater que d’autres critères propres au sacrifice musulman n’étaient pas respectés lors des abatages rituels, eh bien cela nous ennuie plus que vous ne le croyez et peut-être pourrions également nous y attarder si d’autres ne dépensaient pas autant d’énergie à vouloir en plus nous imposer l’électronarcose..</p><p>Et enfin, je rejoins les propos de Paul en vous demandant christophe, : Qu’est ce qui vous prouve que l’animal souffre plus lors d’un abattage rituel ? quid de l’électronarcose et de la douleur qu’elle provoque?</p></blockquote><p><a
href="http://www.al-kanz.org/2008/05/19/abattage-rituel-oaba/#comment-13414">Florence Bergeaud-Blackler</a></p><blockquote><p>Puis-je seulement rappeler que l’abattage rituel n’a nullement été remis en cause ni lors de la Conférence d’AVS, ni dans les rencontres Animal et Société organisées par le Ministère de l’Agriculture ?</p><p>La viande halal n’est nullement menacée, comme cela a été écrit, probablement pour attirer des lecteurs.</p><p>Nulle part l’existence de l’abattage rituel que tout le monde s’accorde à trouver légitime (à l’exception de quelques poignées d’extrémistes qu’il n’est pas nécessaire de mentionner) n’est remis en cause.</p><p>Ce qui est examiné, discuté et critiqué, me semble-t-il, sont les conditions pratiques dans lesquelles sont effectués les abattages rituels dans les abattoirs industriels. Il s’agit d’accorder norme religieuse (sur laquelle les religieux doivent se mettre au travail sérieusement) , viabilité et profits économiques, protection animale, hygiène et sécurité, en tenant compte des progrès scientifiques et technologiques.</p><p>Les débats d’AVS et du MAP, sont “a priori” fort utiles dans la mesure où ils permettent de réfléchir à la façon dont ces abattages devraient être réalisés pour que l’industrie de la viande qui en retire les principaux bénéfices ne fasse pas passer ses propres intérêts avant la protection animale. C’est cela qui est en jeu, et non l’existence de l’abattage rituel, qui n’est pas menacé.<br
/> J’ai précisé “a priori” parce que je ne prétend pas que ces débats aboutirons à des solutions réellement consensuelles. A vrai dire, il ne me semble pas que les efforts pour réaliser ce consensus dialogue soient à la hauteur des enjeux, j’y reviendrais sans doute plus tard…</p><p>A ce jour, j’observe que la position conservatrice qui consiste à opposer laïcards &#8211; islamophobes-antisémites d’un côté et religieux &#8211; intégristes de l’autre oeuvre toujours à opacifier les débats. Ce qui importe est de comprendre pourquoi cette polarisation est toujours aussi performante, médiatisée, qui la nourrit, nous éloignant ainsi des vraies questions à se poser.</p></blockquote><p><a
href="http://www.al-kanz.org/2008/05/19/abattage-rituel-oaba/#comment-13677">Patrick</a></p><blockquote><p>Pour moi, il n’est pas question d’être pro ou anti étourdissement. C’est juste demander une égalité de droit entre l’abattage rituel et les autres méthodes d’abattage. Des travaux scientifiques montrent les bienfaits de l’abattage rituel (quand il est bien fait, dispositif adéquat et personnel formé). On devrait se focaliser sur l’amélioration des conditions d’abattage et formation du personnel…</p><p>Pourquoi toujours remettre en cause l’abattage rituel alors que les procédés d’étourdissement sont loin d’avoir fait leurs preuves? Regardez, on commence à préférer pour les porcs l’asphyxie au gaz qu’à l’électronarcose, alors qu’il y a des sérieux doutes sur la bientrairance (Le procédé de gazage peut durer jusqu’à 6 minutes pour arriver à l’anesthésie)… Pourtant, l’anesthesie au gaz est privilégiée car plus économique et efficace (d’après rapport académie vétérinaire)…</p><p>(A remarquer que les morts cérébrales constatées par Schuzle ou Nangorini sont bien inférieurs à la minute pour l’abattage rituel… )</p><p>Et puis pour la variété de Diarel que vous prônez, j’ai juste émis de sérieux doute sur la neutralité du coordinateur vue la manipulation d’image de sa présentation… Après, c’est vrai qu’on retrouve dans le consortium DIALREL des scientifiques qui publie avec lui…</p><p>Vous parler de débat, mais sur le terrain, qu’est ce qu’on constate… réunion du 7 mai dans le cadre du Grenelle , à huit clos,ou il y a de forte chance de pas avoir de compte rendu…une NF Halal qui a manqué son entrée lors du salon de l’alimentation Halal…. Le consommateur est complètement ignoré de votre “débat”…<br
/> Je vois quand même un effet bénéfiques de dialrel , NF Halal et grenelle : les musulmans se rendent compte de l’existence de méthodes d’étourdissement qui diffèrent grandement de leurs conceptions du rite halal. Il est entrain de s’apercevoir qu’on a abusé de sa confiance…</p></blockquote><p><a
href="http://www.al-kanz.org/2008/05/19/abattage-rituel-oaba/#comment-13678">Rezgui</a></p><blockquote><p>le fait que le Dr Hanuk Anil (coordinateur du consortium DIAREL) croit à l’intérêt de l’application de l’electronarcose ne doit pas posé un problème. mais je vous demande juste d’essayer d’apprécier la qualité de sa démarche en prenant les constats suivant en considération:<br
/> les constats concernent sa présentation qu’il a fait en octobre 2007 en Italie :</p><p>http://www.sancotraining.izs.it/news_corso03/training%20aid/16%20October%202007/Anil%203.pdf</p><p>1. la méthode d’abattage de cette pauvre vache tel qu’elle est présentée sur ce diaporama est une technique interdite en France. cependant, il est vrai qu’il y a un grand nombre d’abattoirs qui utilisent cette méthode (par infraction à la réglementation en vigueur). mais il faut savoir que les animaux abattus par cette méthode sont, selon l’abattoir, soit étourdis ou non étourdis. la question qu’on peut se poser: pourquoi le Dr Anil a essayer de faire comprendre qu’il s’agit exclusivement de la méthode d’abattage rituel musulman.</p><p>2. les dispositifs présentés par la suite sont les systèmes de contentions agrées pour l’abattage rituel en France. ils sont utilisés en France et largement répandus aux états unis (ou d’ailleurs l’abattage rituel n’est pas remis en cause comme il l’est en Europe). la question qu’on peux se poser cette fois ci: pourquoi le Dr Anil a pessayer de faire croire que ces systèmes sont réservés exclusivement à l’étourdissement?</p><p>personnellement ça me pèse très lourd d’être amenée à souligner ces constats. car j’aimerai que nous soyons tous conscients que les décisions qui seront prises à l’issue de ce débat concerne le bien être de créatures vivantes et sensibles. nous savons aujourd’hui qu’une grande partie d la recherche est financée par des industriels, mais est il logique de se focaliser sur la méthode d’abattage pour leur faire plaisir et oublier tout le reste. est il logique de s’orienter vers des méthodes de désinformation comme le cas de ce diaporama qui mentionne sur ces schémas scientifiques le nom d’un seul chercheur et qui fait abstraction de tout le reste.</p><p>Il est vraiment malheureux qu’on soit en arrivé jusqu’au là. une industrialisations de l’abattage des animaux pour améliorer le bien être animal.</p></blockquote><p><a
href="http://www.flickr.com/photos/amrufm/2168664671/" target="http://www.flickr.com/photos/amrufm/2168664671/">Crédit photo</a></p><p><img
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