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> <channel><title>Halal &#38; halal &#187; témoignage</title> <atom:link href="http://www.al-kanz.org/tag/temoignage/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://www.al-kanz.org</link> <description>Portail des consommateurs musulmans</description> <lastBuildDate>Sat, 11 Feb 2012 16:06:18 +0000</lastBuildDate> <language>en</language> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <generator>http://wordpress.org/?v=abc</generator> <item><title>Témoignage d&#8217;entrepreneur : Mohamed Adda du studio graphique Creaam</title><link>http://www.al-kanz.org/2011/05/18/temoignage-entrepreneur-creaam/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2011/05/18/temoignage-entrepreneur-creaam/#comments</comments> <pubDate>Wed, 18 May 2011 08:59:00 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[A la Une]]></category> <category><![CDATA[Creaam]]></category> <category><![CDATA[entrepreneur]]></category> <category><![CDATA[témoignage]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/?p=52708</guid> <description><![CDATA[<strong>Entreprendre.</strong> Mohamed Adda vit et travaille à Toulouse. En 2006, il crée son entreprise, le studio graphique Creaam. Interview.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"> <a
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/> <img
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/> </a></div><p><strong>Entreprendre.</strong> Mohamed Adda vit et travaille à Toulouse. En 2006, il crée son entreprise, le studio graphique Creaam. Interview.</p><p><strong>Al-Kanz : Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?<br
/> Mohamed Adda :</strong> Je suis webdesigner-graphiste depuis 2005. En 2002 j’ai profité des formations CIF (congé individuelle de formation) pour passer une formation webmaster d&#8217;un durée de quatre mois, dans le but d’acquérir des nouvelles connaissances et surtout de sortir du monde industriel et du travail à la chaîne dans lequel j’étais. Passionné depuis tout petit par le dessin, j’ai retrouvé dans la formation des outils graphiques, le goût pour la création que j’avais perdu. Après cette formation, j’ai continué à m’autoformer en réalisant des petits projets pour des associations ou des petites entreprises. En 2005, j’ai passé une nouvelle formation, toujours en CIF, pour compléter mes compétences et la même année je me suis lancé en tant qu’indépendant sous forme d’association pour ne pas trop prendre de risque. Ce qui m’a permis de tâter le terrain, voir si c’était un métier porteur et me faire connaitre. En 2006, j’ai créé mon entreprise.</p><p><strong>Al-Kanz : En quoi consiste l’activité de votre entreprise ?<br
/> Mohamed Adda : </strong>Créaam (et non cream en anglais) est un studio multimédia. Plus de 80 % de mon activité est axée sur la conception web, site Internet (site vitrine, site 100 % flash, e-commerce…), animations flash, motion design (animation vidéo), création graphique (interface web, identité visuelle, logotype…) ; 15 % pour l’impression (carte de visite, plaquettes, flyers, affiche, emballage produits…) et les 5% qui restent, c’est de la création de CD-ROM contenant des application flash, et parfois même de la création de DVD.</p><p><center><img
src="http://al-kanz.org/wp-content/uploads/2011/05/creaam.jpg" alt="Creaam, studio graphique" /></center></p><p><strong>Al-Kanz : Votre agence s’adresse-t-elle à tout type de clientèle, de la TPE au grand compte, ou vous-êtes concentré sur une cible précise ?<br
/> Mohamed Adda :</strong> Elle s’adresse à tout type de clients. Je n&#8217;ai pas de cible particulière, ce qui est très enrichissant je trouve, car cela me permets de rencontrer du monde et d’apprendre des choses sur différentes activités. Mais il m’arrive de refuser certains projets sur lesquels je ne me sens pas à l’aise parce qu&#8217;ils vont à l’encontre de mes convictions. Je l’explique alors aux clients très simplement et naturellement. Généralement, ça se passe très bien.</p><p><strong>Al-Kanz : Vous êtes à Toulouse en province, loin de l’effervescence parisienne. Est-ce aisé de trouver des clients ?<br
/> Mohamed Adda :</strong> Vous savez, Toulouse est aussi une grande ville, la quatrième ville de France, le berceau de l’industrie aéronautique, ce n’est pas rien. Donc ce n’est pas les clients ou les projets qui manquent. En ce qui me concerne, et c’est une chose que je répète souvent, pour me passer un peu de pommade (rire), plus de 90 % de mes clients sont arrivés grâce à Dieu soit par le bouche-à-oreilles soit ils sont tombés sur mon site Internet. Or sur  Internet, il n’y a pas de frontières. J&#8217;ai quelques clients dans toute la France (Paris, Bordeaux, Orléans, Lyon…), des clients que je n’ai jamais vus. J’échange avec eux uniquement par mail ou par téléphone. Je suis aussi souvent sollicité par des agences Web pour de la sous-traitance, ce qui m’a permis d’intervenir sur des projets d’envergure.</p><p><strong>Al-Kanz : Depuis quelques mois, on assiste à une montée en puissance de l’entrepreneuriat musulman. Est-ce une cible que vous visez ?<br
/> Mohamed Adda :</strong> Il est vrai, et je le ressens aussi, que je suis de plus en plus sollicité par des entrepreneurs musulmans, et là pour le coup, mon prénom me sert bien pour trouver du travail (rire), si vous voyez ce que je veux dire. Je suis ravi quand je vois des frères ou des sœurs qui se lancent et qu’ils me sollicitent pour que je travaille sur leur communication. Comme je l’ai dis plus haut, je ne cible pas forcément la communauté. Il faut rappeler qu&#8217;en France on est un peu en retard en terme de communication par rapport aux autres grandes nations. C&#8217;est encore plus vrai dans notre communauté. Si je devais cibler la communauté musulmane, ça serait plus dans ce sens, lui dire que la communication est très importante et qu’il ne faut pas négliger cette étape quand on est un professionnel. Comme dit souvent un frère, plus c’est vu plus c’est vendu. Je ne sais pas si c’est de lui, mais c’est une vérité. Même si &#8211; il est vrai &#8211; ça peut représenter un coût non négligeable, il faut prévoir un budget communication. C’est important pour la réussite d’une entreprise.</p><p><strong>Al-Kanz : Qu’en est-il d&#8217;ailleurs de l’entrepreneuriat musulman à Toulouse et alentours ?<br
/> Mohamed Adda :</strong> Je pense qu’à Toulouse, comme sans doute un peu partout ailleurs, entrepreneuriat musulman est en évolution. Comme je l’ai déjà dit, je suis de plus en plus sollicité par des entrepreneurs musulmans, et ce qui est intéressant, ce n’est pas forcément que des jeunes qui se lancent. Ici aussi, on sent vraiment cette montée, pas seulement dans l’alimentation ou la restauration. On n’a des agences de voyage, des agences de communication, des entreprises très spécialisées dans le secteur du BTP, de la décoration d&#8217;intérieur, etc.</p><p><strong>Al-Kanz : Si vous deviez encourager celles et ceux parmi les Al-Kanznautes qui n’osent pas encore franchir le pas de la création d’entreprise, que leur diriez-vous ?<br
/> Mohamed Adda : </strong>Je dirai qu’il faut croire en ses capacités à entreprendre les choses. Bien souvent, on est freiné par des questions qu’on se pose en ne voyant que le coté négatif (où je vais trouver l’argent ? comment je vais régler tel ou tel problème ? Et si ça ne marche pas, comment ferai-je ? Et les papiers, et les charges, et ceci, et cela…). Quand on a pris la décision de se lancer c’est, pour moi, 50 % du travail qui est déjà fait. Les réponses et surtout les solutions aux différentes difficultés viennent naturellement. Vous savez, je connais quelqu’un qui ne sait ni lire ni écrire et pourtant il a lancé plusieurs commerces, ici, en France. Bien entendu, je ne suis pas en train de dire que c’est simple, mais je pense que, quand on a une idée, cela vaut vraiment le coup de prendre le temps de la développer, rencontrer des professionnels qui sont déjà dans le même domaine pour profiter de leur expérience. Il y a vraiment de la place pour tout le monde, il y a de la place pour celui qui maîtrise ce qu’il fait, qui est sincère avec lui-même et surtout avec ses clients. Et avant tout, faire confiance en notre Seigneur. Même si ça ne marche pas, on n’est pas perdant, bien au contraire on gagne beaucoup.</p><p>Pour finir, permettez-moi de vous raconter une petite anecdote. Voici une des raisons qui m&#8217;a poussé à me lancer à mon compte, elle me semble importante. Quand j’étais salarié, j’étais responsable d’équipe et je devais arriver plus tôt pour lancer les machines. Un jour je suis allé au lit vers 22 h, et ma fille, qui avait trois ou quatre ans à l’époque est venue dans le lit pour jouer avec moi. Je lui ai alors demandé d&#8217;arrêter, car j’étais fatigué et qu’il fallait que je me lève tôt. Elle me dit : &laquo;&nbsp;Mais, pourquoi tu pars plus tôt demain papa. &nbsp;&raquo; Je lui réponds que je devais ouvrir l’entrepôt, elle me dit : &laquo;&nbsp;Ce n’est pas toi qui ouvres, c’est le patron.&nbsp;&raquo; En rigolant je lui ai répondu : &laquo;&nbsp;Demain, c’est moi le patron.&nbsp;&raquo; Elle me répondit : &laquo;&nbsp;Ah non papa, les patrons, ils n’ont pas les cheveux frisés.&nbsp;&raquo; Je l’ai regardée et je me suis dit que c’est impossible que ma fille grandisse avec cette idée dans la tête. Aujourd’hui elle à bientôt treize ans, et j’espère que cette idée est définitivement sortie de sa tête. Je n’ai jamais su comment elle a pu en venir à dire une telle chose. Je ne sais pas si c’est la télé, l’école, la famille ou autres.</p><p>Visitez le site de Mohamed Adda, <a
href="http://www.creaam.com/" target="_blank">Creaam</a></p><hr
/> Vous pouvez suivre les aventures d&#8217;autres entrepreneurs, sur notre blog collectif <a
href="http://entreprendre.al-kanz.org/" target="_blank"><strong>Musulmans &#038; Entrepreneurs</strong></a>.</p><p></p><p><img
src="http://www.al-kanz.org/?voyeur=1"></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.al-kanz.org/2011/05/18/temoignage-entrepreneur-creaam/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>11</slash:comments> </item> <item><title>Oum Ilyes : &#171;&#160;Ce que j&#8217;aime le plus, c&#8217;est les voir se concentrer sur leur travail&#160;&#187;</title><link>http://www.al-kanz.org/2010/03/17/ecole-maison-marseille/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2010/03/17/ecole-maison-marseille/#comments</comments> <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 10:24:23 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[A la Une]]></category> <category><![CDATA[Haut comme trois pommes]]></category> <category><![CDATA[IEF]]></category> <category><![CDATA[témoignage]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/?p=23595</guid> <description><![CDATA[<strong>Éducation.</strong> Après <a
href="http://www.al-kanz.org/2010/02/01/ecole-maison-interview/">Ariss</a> et <a
href="http://www.al-kanz.org/2010/03/09/ecole-maison-ief/">Oum Hilal</a>, Oum Ilyes a répondu à nos questions autour de l'école à la maison.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"> <a
href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.al-kanz.org%2F2010%2F03%2F17%2Fecole-maison-marseille%2F"><br
/> <img
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/> </a></div><p><strong>Éducation.</strong> Après <a
href="http://www.al-kanz.org/2010/02/01/ecole-maison-interview/">Ariss</a> et <a
href="http://www.al-kanz.org/2010/03/09/ecole-maison-ief/">Oum Hilal</a>, voici l&#8217;interview de Oum Ilyes.</p><blockquote><h3>Présentation d’Oum Ilyes</h3><p><strong>Nombre d’enfants : </strong>4 enfants, 3 garçons (6,5 ans, 4 ans, 2,5 ans) et une fille qui a 1 an.<br
/> <strong>Scolarisation :</strong> le fils ainé a été scolarisé en maternelle, en TPS (toute petite section) dans une école publique et la moitié d&#8217;une année scolaire en PS (petite section), toujours dans le public. Puis, il a intégré l&#8217;école musulmane « l&#8217;Olivier » de Marseille. Les autres enfants n&#8217;ont jamais été scolarisés. Ils sont instruits à la maison.<br
/> <strong>Localisation :</strong> Marseille<br
/> <strong>Type de pédagogie : </strong>La pédagogie classique</p></blockquote><p><center><img
src="http://al-kanz.org/wp-content/uploads/2010/03/oumilyes-classe.jpg" alt="Ecole à la maison" title="Ecole à la maison" /><br
/><b>Classe d&#8217;Ilyes, 6 ans &#8211; Ecole à la maison</b></center></p><p><strong>Al-Kanz : Depuis combien de temps pratiquez-vous l’école à la maison ?<br
/> Oum Ilyes :</strong> Cela fait maintenant trois ans al-HamduliLlâh.</p><p><strong>Al-Kanz : Pourquoi avoir choisi cette voie ?<br
/> Oum Ilye :</strong> Au départ, ce n&#8217;était pas un choix. Je ne pouvais pas continuer de payer l&#8217;école musulmane qui s&#8217;élevait à l&#8217;époque à 170 euros par mois, et il était hors de question pour moi de remettre mon fils dans une école publique. Je me suis donc renseignée sur l&#8217;instruction en famille (IEF), qui m&#8217;a paru être la solution.</p><p><strong>Al-Kanz : Comment réagit votre entourage ?<br
/> Oum Ilyes :</strong> Plutôt bien. Au début, certains ont pensé que ce n&#8217;était pas sérieux, du moins que je n&#8217;allais pas tenir longtemps. Au final, le temps est passé, ils ont vu que je tenais bon, qu&#8217;Ilyes ne devenait pas sauvage pour autant, et avançait scolairement.</p><p><strong>Al-Kanz : Qu’est-ce qui vous plaît le plus ?<br
/> Oum Ilyes : </strong>Tout ! Voir mes enfants apprendre, la liberté que ça nous donne au quotidien, la fierté de me dire s&#8217;il sait lire (le français et l&#8217;arabe), c&#8217;est parce que j&#8217;en ai été la cause, me dire qu&#8217;ils s&#8217;épanouissent en étant préservés le plus possible. Mais surtout ce que j&#8217;aime le plus, c&#8217;est les voir se concentrer sur leur travail. Je me dis qu&#8217;ils se donnent à fond et qu&#8217;ils aiment apprendre avec Maman.</p><p><strong>Al-Kanz : Qu’est-ce qui vous gêne quand même ?<br
/> Oum Ilyes :</strong> En toute honnêteté, rien. Peut-être au début le manque de temps pour le reste des tâches de la vie quotidienne, mais avec un peu d&#8217;organisation tout rentre dans l&#8217;ordre.</p><p><strong>Al-Kanz : Pensez-vous qu’il faille avoir fait de longues études pour être capable de faire l’école à la maison à ses enfants ?<br
/> Oum Ilyes :</strong> Non pas du tout, du moins je ne pense pas que cela pose de soucis pour la maternelle et le primaire. Peut-être pour le collège. Si on a des lacunes, alors pourquoi ne pas prendre un support et apprendre en même temps que l&#8217;enfant ? Il ne faut pas avoir peur et honte de dire : « Je ne connais pas ça, on va l&#8217;étudier ensemble. »</p><p><strong>Al-Kanz : Si un établissement privé musulman de qualité venait à voir le jour près de chez vous, le scolariseriez-vous ?<br
/> Oum Ilyes : </strong>Non, je ne pense pas. Mes motivations ne sont plus les mêmes. Pratiquer l&#8217;IEF, c&#8217;est aussi prendre en compte les besoins de son enfant, l&#8217;aider et l&#8217;accompagner dans son apprentissage. Mais aussi prendre le temps de bien s&#8217;arrêter sur ses faiblesses, afin que tout soit bien acquis. Cela, je ne pense pas le trouver dans une école.</p><p><strong>Al-Kanz : Encourageriez-vous tous les lecteurs et les lectrices d’Al-Kanz à pratiquer l’IEF ou pensez-vous plutôt que l’IEF ne convient pas à tout le monde ?<br
/> Oum Ilyes : </strong>Oui, je ne peux que les encourager. Une fois lancé dans cette aventure, c&#8217;est dur de revenir en arrière, car on se rend compte de tous les bienfaits que cela apporte aussi bien à l&#8217;enfant qu&#8217;à la famille. Je ne suis pas meilleure qu&#8217;une autre, ni plus courageuse. L&#8217;IEF est à portée de chacun. Il faut juste oser franchir le pas.</p><p><strong>Al-Kanz : un dernier mot ?<br
/> Oum Ilyes :</strong> Je dirais tout simplement aux parents qui hésitent par peur de ne pas arriver a supporter l&#8217;enfant, ou par peur des rumeurs d&#8217;enlèvement de gardes d&#8217;enfants instruits à la maison, ou autres, qu&#8217;ils fassent confiance en Allâh et en eux-mêmes. Qu&#8217;ils gardent en tête que si Allâh leur a accordé une progéniture, c&#8217;est qu&#8217;ils ont la capacité de s&#8217;en occuper, même si c&#8217;est à longueur de journée. En France, pratiquer l&#8217;IEF est facilitée par la multitude des supports facilement accessibles, les sorties pédagogiques, la culture.</p><p>Qu&#8217;Allâh préserve nos enfants, et nous guide dans le bien.</p><blockquote><h2>Les bons plans d&#8217;Oum Ilyes</h2><p>Un site à conseiller : <a
href="http://materalbum.free.fr">http://materalbum.free.fr</a>, une mine d&#8217;or pour la maternelle<br
/> Un bon plan achat : emmaus, brocantes, leboncoin.fr<br
/> Un bon plan sortie : les muséums d&#8217;histoire naturelle</p></blockquote><p>Blog d&#8217;Oum Ilyes: <a
href="http://briouchaa.over-blog.com/" target="_blank">Le blog de Brioucha</a></p><p><img
src="http://www.al-kanz.org/?voyeur=1"></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.al-kanz.org/2010/03/17/ecole-maison-marseille/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>22</slash:comments> </item> <item><title>Oum Hilal : &#171;&#160;Ne pas stresser inutilement en se comparant à ce que d&#8217;autres mamans font&#160;&#187;</title><link>http://www.al-kanz.org/2010/03/09/ecole-maison-ief/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2010/03/09/ecole-maison-ief/#comments</comments> <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 16:08:34 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[A la Une]]></category> <category><![CDATA[Haut comme trois pommes]]></category> <category><![CDATA[IEF]]></category> <category><![CDATA[témoignage]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/?p=22871</guid> <description><![CDATA[<strong>Education.</strong> Suite de notre série d'interviews sur l'école à la maison. Aujourd'hui, Oum Hilal.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"> <a
href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.al-kanz.org%2F2010%2F03%2F09%2Fecole-maison-ief%2F"><br
/> <img
src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.al-kanz.org%2F2010%2F03%2F09%2Fecole-maison-ief%2F&amp;source=alkanz&amp;style=normal&amp;service=bit.ly" height="61" width="50" /><br
/> </a></div><p><strong>Education.</strong> Nous poursuivons notre série d&#8217;interviews de mamans qui pratiquent l&#8217;<a
href="http://www.al-kanz.org/2010/02/16/ecole-a-la-maison/">école à la maison</a>. L&#8217;objectif de ces interviews est de faire partager différentes expériences autour de l&#8217;instruction en famille. Les témoignages des mamans interviewées &#8211; nous n&#8217;avons pas encore trouvé de papas &#8211; n&#8217;engagent évidemment qu&#8217;elles.</p><p>Après <a
href="http://www.al-kanz.org/2010/02/01/ecole-maison-interview/">Ariss</a>, voici Oum Hilal, maman de deux enfants tous deux instruits à la maison.</p><blockquote><h3>Présentation d’Oum Hilal</h3><p> Nombre d’enfants : 2 enfants<br
/> Enfants jamais scolarisés<br
/> Localisation : Belgique<br
/> Type de pédagogie : pédagogie Montessori</p></blockquote><p><strong>Al-Kanz : Depuis combien de temps pratiquez-vous l’école à la maison ?<br
/> Oum Hilal : </strong>Cela fait un peu plus d&#8217;un an que j&#8217;ai commencé à avoir des activités avec Hilal, au moment où j&#8217;ai ouvert mon blog. Mais on a plus sérieusement commencé en novembre dernier quand il a eu trois ans.</p><p><strong>Al-Kanz : Pourquoi avoir choisi cette voie ?<br
/> Oum Hilal :</strong> L&#8217;école telle qu&#8217;elle existe aujourd&#8217;hui me pose problème : on est pas toujours bien vu en tant que musulman et ce qui est enseigné ne me convient pas toujours, religieusement parlant. Ensuite les méthodes scolaires actuelles ne permettent pas de s&#8217;adapter à chaque enfant, alors que moi je connais mes enfants et je prends en compte leur personnalité et leurs besoin pour définir les méthodes d&#8217;apprentissage à utiliser. C&#8217;est surtout cela que je voulais, une méthode adaptée à mes enfants.</p><p><strong>Al-Kanz : Comment réagit votre entourage ?<br
/> Oum Hilal : </strong>Plutôt bien. Ils ont été un peu sceptiques au début. J&#8217;ai eu droit à l&#8217;incontournable question sur la socialisation, mais, après quelques explications, c&#8217;est vite passé. Mais, à mon avis, il y aura sûrement des remarques quand Hilal aura six ans. On pense souvent que l&#8217;école est obligatoire à partir de six ans, alors que c&#8217;est l&#8217;instruction qui est obligatoire.</p><p><strong>Al-Kanz : Qu’est-ce qui vous plaît le plus ?<br
/> Oum Hilal :</strong> J&#8217;aime les avoir près de moi et surtout pouvoir les voir évoluer et apprendre avec eux. C&#8217;est merveilleux de voir les progrès qu&#8217;ils font, comme il est tout aussi merveilleux de pouvoir les suivre.</p><p><strong>Al-Kanz : Qu’est-ce qui vous gêne quand même ?<br
/> Oum Hilal :</strong> Rien. C&#8217;est vrai que cela demande du travail, de la patience et que ce n&#8217;est pas facile tous les jours. Mais al-Hamdu li-Llâh, les points positifs font vite oublier les petits tracas.</p><p><strong>Al-Kanz : Pensez-vous qu’il faille avoir fait de longues études pour être capable de faire l’école à la maison à ses enfants ?<br
/> Oum Hilal :</strong> Non pas du tout. On m&#8217;a déjà demandé si j&#8217;avais fait des études d&#8217;institutrice. Ce que l&#8217;on ne connaît pas, on peut justement l&#8217;apprendre avec notre enfant. De très nombreuses ressources sont aujourd&#8217;hui accessibles : Internet, livres, etc. Les études que l&#8217;on a suivies ou non, ce n&#8217;est à mon avis pas le plus important. Tant que la motivation est là, c&#8217;est le principal !</p><p><strong>Al-Kanz : Si un établissement privé musulman de qualité venait à voir le jour près de chez vous, le scolariseriez-vous ?<br
/> Oum Hilal :</strong> Je ne sais pas&#8230; Avant six ans, non ! Je n&#8217;en vois pas l&#8217;utilité. Après, je pense que j&#8217;en parlerai avec mes enfants.</p><p><strong>Al-Kanz : Encourageriez-vous tous les lecteurs et les lectrices d’Al-Kanz à pratiquer l’IEF ou pensez-vous plutôt que l’IEF ne convient pas à tout le monde ?<br
/> Oum Hilal :</strong> Si on en a envie, alors oui il faut se lancer c&#8217;est une merveilleuse aventure à vivre avec ses enfants.  Et il ne faut surtout pas faire attention aux gens (entourage ou autre), mais s&#8217;écouter et écouter ses enfants.</p><p><strong>Al-Kanz : un dernier mot ?<br
/> Oum Hilal : </strong>Il ne faut pas se décourager si certains jours ça ne va pas … Et surtout ne pas stresser inutilement en se comparant à ce que d&#8217;autres mamans font.</p><blockquote><h2>Les bons plans d&#8217;Oum Hilal</h2><p>Un site à conseiller : le blog Montessori en France : <a
href="http://blog.montessori.fr/">http://blog.montessori.fr</a><br
/> Un bon plan achat : Ebay, comme les magasins de seconde main et les brocantes, qui sont de vraies mines d&#8217;or !<br
/> Un bon plan sortie :  l&#8217;incontournable sortie à la bibliothèque et la ludothèque</p></blockquote><p>Blog d&#8217;Oum Hilal : <a
href="http://ecolehilal.blogspot.com" target="_blank">La p&#8217;tite école de Hilal</a></p><p><img
src="http://www.al-kanz.org/?voyeur=1"></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.al-kanz.org/2010/03/09/ecole-maison-ief/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>10</slash:comments> </item> <item><title>Ariss : &#171;&#160;Elargir l&#8217;esprit de nos enfants en leur ouvrant les yeux sur le monde&#160;&#187;</title><link>http://www.al-kanz.org/2010/02/01/ecole-maison-interview/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2010/02/01/ecole-maison-interview/#comments</comments> <pubDate>Mon, 01 Feb 2010 11:21:05 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[A la Une]]></category> <category><![CDATA[Haut comme trois pommes]]></category> <category><![CDATA[IEF]]></category> <category><![CDATA[témoignage]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/?p=20914</guid> <description><![CDATA[<strong>Education.</strong> Ariss, maman de six enfants, tous instruits à la maison, a accepté de répondre à nos questions et d'inaugurer une série d'interviews consacrées à l'instruction en famille (IEF).]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"> <a
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/> </a></div><p><strong>Education.</strong> Ariss, maman de six enfants, tous instruits à la maison, a accepté de répondre à nos questions et d&#8217;inaugurer une série d&#8217;interviews consacrées à l&#8217;instruction en famille (IEF).</p><blockquote><h3>Présentation d’Ariss</h3><p><strong>Nombre d’enfants :</strong> six.<br
/> Enfants scolarisés en France et en Belgique dans des écoles musulmanes uniquement puis descolarisés  Ils n&#8217;ont pas connu l&#8217;école maternelle, puisque c&#8217;est moi leur maîtresse.<br
/> <strong>Localisation (pays ou région) : </strong>Alger<br
/> <strong>Type de pédagogie :</strong> L&#8217;école de la vie, à savoir une méthode principalement informelle. Je me repose concernant les matières principales sur la pédagogie Freinet que j&#8217;ai justement découverte à la maison des enfants et qui consiste à enseigner en se basant sur des réalités sociales afin de permettre à l&#8217;enfant de se responsabiliser et de s&#8217;ouvrir sur le monde.</p></blockquote><p><strong>Al-Kanz : Depuis combien de temps pratiquez-vous l’école à la maison ?<br
/> Ariss :</strong> Depuis 2003. J&#8217;ai commencé par ne plus envoyer mes enfants à la maternelle, et nous avons jonglé entre IEF et école musulmane selon les disponibilités du pays.</p><p><strong>Al-Kanz : Pourquoi avoir choisi cette voie ?<br
/> Ariss :</strong> C&#8217;est d&#8217;abord instinctivement que j&#8217;ai penché pour l&#8217;école à la maison, mais aussi à cause de diverses caractéristiques du système éducatif : intolérance à notre appartenance religieuse, trop d&#8217;heures de cours, une seule méthode pour tous, ce qui défavorise le développement personnel. Je n&#8217;aime pas du tout le principe d&#8217;uniformiser les apprentissages sans tenir compte du rythme et des intérêts de l&#8217;enfant. On pourrait porter plainte pour non-assistance à enfant en danger ! L&#8217;école le pousse à ne pas avoir confiance en lui, et le met sans cesse en situation d&#8217;échec en lui imposant un apprentissage qui le dépasse le jour J et un seul chemin de compréhension ! Chacun d&#8217;eux est différent. A travers mes six enfants j&#8217;ai pu apprendre à respecter cela, et orienter mes cours en fonction de ce qu&#8217;ils aiment réellement faire. Ils savent tous parfaitement lire, écrire, et compter sans être passé pour autant par le même chemin au même moment.</p><p><strong>Al-Kanz : Comment réagit votre entourage ?<br
/> Ariss : </strong>Ma famille a très mal réagi au départ. Elle commence tout juste à comprendre l&#8217;intérêt de ma démarche. D&#8217;un côté, il y a ceux qui parlent à votre place en affirmant que vous n&#8217;y arriverez pas, que seule l&#8217;école est capable d&#8217;enseigner, et de l&#8217;autre ceux qui vous marginalisent et font passer vos enfants pour de pauvres victimes pris au piège sous la folie évidente de parents complètement irresponsables. Mais bon, la vie suit son cours, et le fait de constater que mes enfants ne sont pas des &laquo;&nbsp;cancres&nbsp;&raquo; et qu&#8217;ils avancent finalement avec beaucoup de sociabilité, rassure. Ici en Algérie c&#8217;est encore pire, l&#8217;école représente la clef de l&#8217;avenir, la seule issue pour réussir, l&#8217;unique fenêtre vers le monde extérieur&#8230; donc je ne préfère même pas aborder le sujet. Laissons le pays former nos footballeurs.</p><p><strong>Al-Kanz : Qu’est-ce qui vous plaît le plus ?<br
/> Ariss :</strong> Pour la part d&#8217;égoïsme que je revendique, ce que j&#8217;aime le plus à travers l&#8217;apprentissage à la maison c&#8217;est d&#8217;avoir mes enfants avec moi ! Cette présence implique une plus grande attention de ma part à l&#8217;égard de ce qu&#8217;ils aiment réellement faire, et optimise mes efforts concernant ce qu&#8217;ils doivent devenir. La flexibilité des cours aussi est très appréciée par tous !</p><p><strong>Al-Kanz : Qu’est-ce qui vous gêne quand même ?<br
/> Ariss : </strong>Rien. Au départ, je pensais ne pas avoir la patience qu&#8217;il fallait, mais finalement mes enfants m&#8217;éduquent dans le bon sens au fil du temps&#8230; puis j&#8217;ai pensé couper mes enfants des autres mais finalement c&#8217;est le contraire qui arrive, ils sont très sociables et tolérants surtout&#8230; J&#8217;ai pensé qu&#8217;il me fallait du temps pour moi, et à cela je dis que je savoure encore mieux aujourd&#8217;hui mes moments loin d&#8217;eux !</p><p><strong>Al-Kanz : Pensez-vous qu&#8217;il faille avoir fait de longues études pour être capable de faire l&#8217;école à la maison à ses enfants ?</p><p>Ariss :</strong> Absolument pas. Combien de professeurs enseignent les mains derrière le dos de nos jours ? Personnellement aussi loin qu&#8217;aillent mes souvenirs j&#8217;ai l&#8217;image d&#8217;un prof qui ne cesse de faire des aller retour vers son bureau pour regarder son bouquin. Et puis, quand bien même je ne maîtrise pas du tout une matière, je trouve intéressant de la découvrir avec son enfant et de pouvoir prendre le temps de bien la comprendre. Faut pas être fier ça c&#8217;est clair, si vous l&#8217;êtes, rusez comme moi, jouez à inverser les rôles et faites celui qui ne connaît rien de tout !</p><p>Les divers outils pédagogiques (CD, livres, Internet&#8230;) mis à notre disposition aujourd&#8217;hui nous permettent d&#8217;être complètement autonome dans cette démarche, de choisir nos propres méthodes de travail, et de pouvoir enseigner de façon différente. Je me retrouve souvent face à des notions que j&#8217;ignore complètement (sans que cela ne m&#8217;impressionne). L&#8217;essentiel est de réaliser ce que ressent mon enfant face à elles et tenter donc de les lui faire comprendre le mieux possible. Si je n&#8217;y arrive pas, je fais appel au papa, aux proches, à Internet  !</p><p>Tout parent soucieux de l&#8217;intérêt de son enfant est capable d&#8217;accomplir le meilleur. Personnellement, je n&#8217;aime pas me décharger de mes responsabilités. Je tente de leur enseigner tout ce que je peux : bonnes manières, habitudes, vélo, lecture, écriture&#8230; Je me sens accomplir mon devoir. Je sais par expérience qu&#8217;il ne faut pas avoir fait de longues études pour cela, mais juste avoir amour avec mention.</p><p><strong>Al-Kanz : Si un établissement privé musulman de qualité venait à voir le jour près de chez vous, le scolariseriez-vous ?<br
/> Ariss :</strong> Lorsque je vivais en France, je faisais une heure de trajet aller-retour en voiture pour me rendre à la Maison des enfants, une école musulmane en Ile-de-France qui correspond tout à fait à mes attentes autant sur le plan religieux, pédagogique, que scolaire. J&#8217;ai dû quitter la France et donc reprendre l&#8217;IEF (instruction en famille) le temps de trouver lunettes à leur nez. Cela dit, même pour une école musulmane, je ne scolariserais un enfant pas avant l&#8217;âge de six ans.</p><p><strong>Al-Kanz : Encourageriez-vous tous les lecteurs et les lectrices d’Al-Kanz à pratiquer l’IEF ou pensez-vous plutôt que l’IEF ne convient pas à tout le monde ?<br
/> Ariss :</strong> Si l&#8217;assurance est maîtresse de l&#8217;initiative et que l&#8217;objectif n&#8217;est pas de fournir à son enfant le niveau approprié au système mais plutôt celui qui correspond à son enfant et à ce qu&#8217;il aime, alors oui, foncez !<br
/> <strong><br
/> Al-Kanz : un dernier mot ?<br
/> Ariss :</strong> On a tendance à importer l&#8217;école à la maison, en mettant en marche tout le programme habituel&#8230; J&#8217;ai envie d&#8217;ajouter que l&#8217;avantage primaire de l&#8217;école à la maison, pour moi, est de pouvoir élargir l&#8217;esprit de nos enfants en leur ouvrant les yeux sur le monde et ses richesses, et à travers lesquels ils tirent toute leur éducation.</p><p><img
src="http://www.al-kanz.org/?voyeur=1"></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.al-kanz.org/2010/02/01/ecole-maison-interview/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>30</slash:comments> </item> <item><title>Témoignage d&#8217;entrepreneurs : Nadia Ferreira de Carsalis</title><link>http://www.al-kanz.org/2009/11/10/carsalis/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2009/11/10/carsalis/#comments</comments> <pubDate>Tue, 10 Nov 2009 19:54:17 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[Entreprendre]]></category> <category><![CDATA[Carialis]]></category> <category><![CDATA[entreprendre]]></category> <category><![CDATA[témoignage]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/?p=16603</guid> <description><![CDATA[<strong>Témoignage d’entrepreneurs.</strong> Devenir patron, qui plus à l'étranger, c'est le double défi relevé par Nadia Ferreira et son époux qui se sont installés au Maroc et y ont lancé Carsalis.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
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/> </a></div><p><strong>Témoignage d’entrepreneurs.</strong> D&#8217;aucuns décident de renoncer à la vie confortable du salariat pour devenir leur propre patron. D&#8217;autres, qui veulent aussi changer de vie, décident de partir à l&#8217;étranger. Et d&#8217;autres encore décident non seulement de devenir leur propre patron, mais à l&#8217;étranger. C&#8217;est le cas de Nadia Ferreira et de son époux qui se sont installés au Maroc et y ont lancé Carsalis, leur entreprise de <a
href="http://www.agadir-location-voitures.com/">location de voiture à Agadir</a>.</p><p><strong>Al-Kanz : Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?<br
/> Nadia Ferreira :</strong> 30 ans, Maman de 2 enfants en bas âge, je suis gérante associée, avec mon époux, de la société de location de voitures Carsalis basée à Agadir au Maroc. Je suis aussi actuellement en création d’une boutique en ligne de vêtements islamiques : Siana.  Diplômée d’une école paramédicale, je me dirigeais vers une carrière salariale jusqu’à la retraite. Mon époux, quant à lui, a 34 ans et a, entre autres, exercé durant sept ans la fonction de concepteur CAO de circuits imprimés au sein du bureau d’études d’une entreprise spécialisée dans la micro-électronique basée dans les Yvelines.</p><p><strong>Al-Kanz : En quoi consiste l’activité de votre entreprise ?<br
/> Nadia Ferreira : </strong>Carsalis est une agence de location de voitures créée en juin 2008  à Agadir. Nous livrons sur demande dans cette ville et dans d’autres villes du royaume. Je travaille en binôme avec mon époux. Je m’occupe de toute la partie gestion/administration/secrétariat. Cela me permet de rester active intellectuellement et de découvrir des domaines que je ne connaissais ni ne maîtrisais auparavant. C’est très enrichissant ; cela tout en restant tranquillement derrière mon PC à la maison. Mon époux, lui, est plutôt sur le terrain. Il est en contact direct avec les clients, gère le parc automobile (entretien et réparation), s’occupe de livrer les voitures à l’hôtel ou encore à l’aéroport. Notre clientèle étant essentiellement constitué d’européens, ils sont souvent surpris d’avoir affaire à un <em>multazim</em>, mais cela se passe en règle générale très bien.</p><p><strong>Al-Kanz : Pourquoi avoir tout quitté pour le Maroc ? Vous n’étiez pas bien en France ?<br
/> Nadia Ferreira : </strong>Si bien sûr, nous étions bien en France, mais nous avions envie de changer d&#8217;air.  Nous voulions tenter l&#8217;expérience de vivre dans un pays musulman. Et puis si nous n&#8217;avions pas franchi le pas, nous aurions peut-être regretté. Allâhu ahlam&#8230; Je suis d&#8217;origine marocaine, je ne partais pas non plus en terre complètement inconnue. J&#8217;avais quelques repères et je savais plus ou moins comment appréhender les mentalités.  En revanche, dans les premiers temps cela a été un peu plus difficile pour mon mari, qui lui est européen. Mais il s&#8217;est adapté relativement rapidement. Et puis nous avons également eu l&#8217;opportunité de rencontrer sur place d&#8217;autres musulmans français qui comme nous avaient choisi de tenter leur chance au bled. Cela nous a beaucoup aidé. Surtout après l&#8217;échec de notre premier projet. A ce moment, nous n&#8217;avons pas baissé les bras pour autant. Nous avons fait beaucoup d&#8217;invocations et nous nous sommes donc lancés dans la création de notre agence de location de voitures en plaçant notre confiance en Allah et tout en étant conscients que le <em>rizq</em> (la subsistance, ndlr) vient de Lui.<br
/> La question de la scolarisation de notre enfant s&#8217;est aussi posée. Nous souhaitions qu&#8217;elle se familiarise assez rapidement avec la langue arabe et que les valeurs qui lui seraient inculquées à l&#8217;école ne soient pas contraires à nos préceptes religieux.</p><p><strong>Al-Kanz : Est-ce aisé d’entreprendre au Maroc quand on vient de France ?<br
/> Nadia Ferreira :</strong> D&#8217;un point vue strictement pratique, il est relativement aisé de créer sa propre boîte. Le Maroc a ses dernières années simplifié les formalités de création d’entreprises pour les investisseurs étrangers. Il est devenu possible dans certains cas, en fonction du secteur d&#8217;activité choisi, de créer sa société en une semaine. Chaque grande ville dispose d’un CRI (centre régional d’investissement). Ces centres sont de véritables mines d’informations pour les futurs entrepreneurs. En ce qui nous concerne nous avons fait appel, en complément du CRI, à un cabinet de consulting pour nous aider dans nos multiples démarches de création. Il faut avoir bien entendu les reins solides, et comme l&#8217;a souligné <a
href="http://entreprendre.al-kanz.org/2009/10/18/entreprendre-maroc/">Mohamed de la SCI Laubna</a>, beaucoup de patience, de ténacité et de modestie. Ne pas se laisser faire, ne faire confiance qu&#8217;à un nombre restreint de personnes et savoir bien s&#8217;entourer.</p><p><strong>Al-Kanz : Comment voyez-vous votre avenir d’entrepreneur au Maroc in châ’a-Llâh ?<br
/> Nadia Ferreira :</strong> Sous les meilleurs auspices, in châ&#8217;a-Llâh. Nous espérons avec l&#8217;aide d&#8217;Allâh développer notre agence de location de voitures et d&#8217;agrandir notre parc automobile tout en restant fidèles à nos principes et en veillant à ne pas désobéir à Notre Créateur. Respecter les règles du commerce telles que nous les a enseignés notre prophète. Parallèlement à cela, je suis actuellement en cours de création d’une ligne de vêtements islamiques pour femmes et enfants (abayas, jilbabs, khimars, sitars…) : <a
href="http://www.hijab-jilbab.com" title="Jilbab-Khimar-Abaya">Siana</a>. La boutique en ligne devrait bientôt être opérationnelle, bi idni-Llâh. J’espère que ma collection répondra aux attentes de nombreuses sœurs.</p><p><strong>Al-Kanz : Si vous deviez encourager celles et ceux parmi les Al-Kanznautes qui n’osent pas encore franchir le pas de la création d’entreprise, que leur diriez-vous ?<br
/> Nadia Ferreira :</strong> Pour créer sa société que ce soit en France, au Maroc ou ailleurs, il faut bien entendu faire preuve d&#8217;initiative, de motivation et de détermination, de créativité  et d&#8217;imagination. Ne pas se décourager au moindre obstacle rencontré, car des obstacles il y en aura inévitablement. Une fois votre idée en tête et un apport financier (variable en fonction de votre projet), lancez vous ! Commencez vos recherches, allez sur le terrain et n’attendez pas que les choses se fassent toutes seules. Documentez-vous. Si vous connaissez des personnes ayant déjà eu l&#8217;expérience de l&#8217;entrepreneuriat, n&#8217;hésitez pas à leur demandez conseil. N&#8217;hésitez pas non plus à demander l&#8217;avis de vos proches&#8230; Faites <em>salât al-istikhara</em> (<a
href="http://www.hisnulmuslim.com/index-page-chapitre-id_chapitre-26-lang-fr.html">prière de consultation</a>), beaucoup d&#8217;invocations et demandez à Allâh de vous aidez et de vous facilitez dans votre entreprise.</p><p>Sachez dès le départ où vous vous allez et la raison qui vous pousse à y aller. En l&#8217;occurrence pour un entrepreneur musulman, cela ne se résume pas uniquement au fait de vouloir « faire de l&#8217;argent ». Ce qui nous pousse à y aller, c&#8217;est le fait d&#8217;avoir la possibilité d&#8217;aménager son emploi du temps pour pouvoir faire ses prières à l&#8217;heure ou fêter l&#8217;aïd en famille par exemple, de pouvoir porter une tenue en adéquation avec nos préceptes religieux, d&#8217;éviter la mixité, de consacrer du temps à l&#8217;éducation de ses enfants etc. C&#8217;est aussi le fait de participer activement au développement de notre communauté en choisissant des partenaires et des collaborateurs ayant les mêmes affinités, etc.</p><p>Et nous demandons à Allâh de nous assister.</p><hr
/> Vous pouvez suivre les aventures entrepreneuriales de Nadia, et d&#8217;autres entrepreneurs, sur notre blog collectif <a
href="http://entreprendre.al-kanz.org/"><strong>Musulmans &#038; Entrepreneurs</strong></a>.</p><p><img
src="http://www.al-kanz.org/?voyeur=1"></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.al-kanz.org/2009/11/10/carsalis/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>6</slash:comments> </item> <item><title>Témoignage d&#8217;entrepreneurs : Nassima et Sophia d&#8217;Impression d&#8217;Orient</title><link>http://www.al-kanz.org/2009/09/07/impression-orient/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2009/09/07/impression-orient/#comments</comments> <pubDate>Mon, 07 Sep 2009 10:09:31 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[Entreprendre]]></category> <category><![CDATA[entreprendre]]></category> <category><![CDATA[témoignage]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/?p=12881</guid> <description><![CDATA[<strong>Entreprendre.</strong> Nassima et Sophia, 23 ans chacune, ont décidé de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Elles ont accepté pour Al-Kanz de répondre à quelques questions sur leur parcours. Découvrez leur entreprise « Impression d’Orient », boutique en ligne de faire-part musulman.
]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
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/> </a></div><p><strong>Entreprendre.</strong> Nassima et Sophia, 23 ans chacune, ont décidé de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Elles ont accepté pour Al-Kanz de répondre à quelques questions sur leur parcours. Découvrez leur entreprise Impression d’Orient, boutique en ligne de faire-part musulman.</p><p><strong>Al-Kanz : Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?<br
/> Nassima : </strong> Nous nous sommes connues sur les bancs de l’école, Sophia et moi. A la fin de nos études en communication, âgées toutes les deux de 22 ans, nous nous sommes décidées à monter notre entreprise. Nous avons lancé en septembre 2008 le site <a
href="http://www.impressiondorient.com">http://www.impressiondorient.com</a>, spécialisé dans le faire-part musulman (mariage, circoncision…). Notre but est de développer un service complet pour les futurs mariés, dans les prochaines années à venir in cha&#8217;a-Llâh.</p><p><strong>Al-Kanz : Pourquoi avoir choisi de devenir chef d’entreprise ? Est-ce votre première expérience ?<br
/> Nassima :</strong> Ce choix s’est présenté à nous comme une évidence. Nous sommes jeunes, pas encore de famille à charge, ce qui implique moins de responsabilité financière. C’était le moment idéal pour nous lancer dans une telle activité. De plus, ce statut d’entrepreneur me permettait personnellement d’aménager mon temps de travail à ma guise et de pratiquer pleinement ma religion (ce qui n’était pas le cas dans mes précédentes expériences professionnelles). Ne pas avoir de patron et jouir d’une totale autonomie, ça n’a pas de prix ! L’idée est venue à la suite d’un constat : il y a un manque cruel d’originalité et de créativité dans le marché du faire-part musulman. Je m’en suis aperçue en cherchant des invitations pour une jeune femme à Paris et sur Internet. Ce fut pour moi le déclic ! Il fallait créer des modèles orignaux et en faire profiter les futurs mariés de ma communauté. C’était une première expérience pour moi, très enrichissante. J’apprends un petit peu plus chaque jour. Etre chef d’entreprise, c’est porter plusieurs casquettes, tantôt comptable,  commerciale, ou encore manutentionnaire. Il faut toucher à tout et surtout avoir le sens de la « débrouillardise ».</p><p><strong>Al-Kanz : Avez-vous rencontré des difficultés depuis la création de votre entreprise ? Si oui, lesquelles ?<br
/> Nassima : </strong>On ne peut pas dire que l’aventure entrepreneuriale soit un long fleuve tranquille. Nous étions loin d’avoir le profil idéal : 22 ans, de petites économies en poche, aucune expérience dans le domaine de la création d’entreprise… Et pourtant, déterminées, nous avons tout de même voulu monter notre propre boîte ! Le plus difficile pour nous après la création à été de savoir gérer notre stress et celui des futurs mariés. Le fait d’être à l’écoute de nos clients, et de vouloir satisfaire les attentes de chacun (et surtout des belles-mères), demande une certaine dose de patience. Ajoutez à cela la difficulté de se faire un nom et une bonne place sur le vaste réseau qu’est Internet. Arriver sur un marché, c’est poser ses marques mais aussi bousculer la concurrence, il fallait être préparées ! Mais depuis, al-Hamdu li-Lâh, l’eau a coulé sous les ponts.</p><p><strong>Al-Kanz : Vous ciblez notamment la communauté musulmane. Pourquoi ce choix ?<br
/> Nassima :</strong> Le mariage est un évènement religieux et culturel très important pour chacun de nous. Le Prophète (saws) a dit : « Celui qui se marie aura la moitié de la religion, alors qu&#8217;il craigne Allah pour l&#8217;autre moitié. » En tant que musulmane et d’origine maghrébine, je ne pouvais m’adresser à une autre communauté que la mienne. Etre au plus prés de ma clientèle me permet de comprendre plus rapidement ses attentes et d’y répondre avec un service adapté, comme, entre autres, la traduction arabe/français. Les clients n’hésitent pas à nous solliciter sur la manière d’inviter, d’organiser un mariage traditionnel.</p><p><strong>Al-Kanz : Si vous deviez encourager celles et ceux parmi les Al-Kanznautes qui n’osent pas encore franchir le pas de la création d’entreprise, que leur diriez-vous ?<br
/> Nassima :</strong> D&#8217;abord, il faut être conscient que même lorsque l&#8217;entreprise est créée et qu&#8217;elle fonctionne, il y a toujours des difficultés et des risques à prendre. Quoi qu’il en soit, il ne faut jamais baisser les bras. Si vous avez une idée et un stock de motivation à revendre, je vous dirai de ne pas hésiter un seul instant ! C’est une expérience vraiment enrichissante aussi bien d’un point de vue personnel que professionnel. Oser entreprendre est sans doute la meilleure façon de valoriser la oumma.</p><p><strong>Al-Kanz : Comment les Al-Kanznautes peuvent-ils profiter de vos services ? (et peut-être offrir une petite réduction pour les attirer, non ? c’est une simple suggestion)<br
/> Nassima : </strong>Vous pouvez venir découvrir nos collections sur notre site Internet <a
href="http://www.impressiondorient.com" target="_blank">www.impressiondorient.com</a>. N’hésitez pas à nous contacter par mail à l’adresse suivante : impressiondorient@live.fr,  nous restons à votre disposition. Enfin, nous voudrions offrir aux Al-Kanznautes la promotion suivante : jusqu’au 30 Novembre 2009 inclus, un coffret Emir personnalisé vous sera offert ! Cette offre est valable uniquement pour toute commande supérieure ou égale à 100 exemplaires, et ce, quel que soit le modèle. Pour en bénéficier, il suffit de nous envoyer « Je viens de la part d’Al-Kanz » par mail en précisant vos coordonnées.</p><p><img
src="http://www.al-kanz.org/?voyeur=1"></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.al-kanz.org/2009/09/07/impression-orient/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>14</slash:comments> </item> <item><title>Vivre ailleurs : les Emirats arabes unis</title><link>http://www.al-kanz.org/2009/08/10/emirats/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2009/08/10/emirats/#comments</comments> <pubDate>Mon, 10 Aug 2009 16:40:57 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[Ailleurs]]></category> <category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category> <category><![CDATA[témoignage]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/?p=7242</guid> <description><![CDATA[<strong>Partir.</strong> Taqiya, Sandra de son prénom, a quitté la région parisienne voilà quelques années pour les Emirats arabes unis. Pour Al-Kanz, elle répond à quelques questions sur la vie d'une Française aux Emirats. ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
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src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.al-kanz.org%2F2009%2F08%2F10%2Femirats%2F&amp;source=alkanz&amp;style=normal&amp;service=bit.ly" height="61" width="50" /><br
/> </a></div><p><strong>Partir.</strong> Taqiya a quitté la région parisienne voilà quelques années pour s&#8217;installer en famille aux Emirats arabes unis. Pour Al-Kanz, elle répond à quelques questions sur la vie d&#8217;une Française installée au Moyen-Orient.</p><p><strong>Al-Kanz : Est-ce compliqué de s’installer à Dubaï et alentours quand on vient de France ?<br
/> Taqiya :</strong> Eh bien pas tant que ça. Une fois que l’on a décroché un contrat de travail le reste est assez facile et rapide. La demande du visa de résidence <em>(iqama)</em> est faite par la société. Une fois ce visa de résident obtenu, le titulaire peut coopter sa famille pour que ses proches obtiennent à leur tour leur visa de résidence. A partir de là, les différentes démarches sont possibles : ouvrir un compte, se loger, inscrire ses enfants à l&#8217;école, etc. Contrairement à la France, il n&#8217;y a pas d&#8217;aide en cas de perte de son emploi et donc de son visa de résidence. Et sans ce visa, il n&#8217;est plus possible d&#8217;avoir droit à l’école, au logement. Ici, tout est lié à ce visa, lui-même lié à l&#8217;employeur. Il peut arriver que l’employeur mette &laquo;&nbsp;un bagne&nbsp;&raquo;, c’est-à-dire une interdiction de travailler ou de résider sur le territoire pour une période précise. Cela peut arriver dans le cas où vous souhaitez changer d&#8217;emploi mais que l&#8217;employeur refuse.</p><p><strong>Al-Kanz : Se fait-on facilement à la vie locale ?<br
/> Taqiya : </strong>Là, je dirai que ca dépend de sa capacité d’adaptation, car la vie ici est totalement différente de la vie en France, ce de la nourriture à la vie en société. Mais une fois bien installé, la routine prend le pas et l’on s’y habitue. Le brassage ethnique est très important. On trouve nombreuses nationalistes selon les proportions suivantes : d&#8217;abord les Arabes locaux (environs entre 15 et 20 % de la population du pays), les Indiens aux alentours de 40 % et les Arabes du Moyen-Orient (Syrie, Palestine, Jordanie, Liban, Égypte), dont je ne connais pas la proportion, du reste importante. On compte par ailleurs pas mal d&#8217;Iraniens et d’Irakiens, de Philippins, de Russes, de Pakistanais et d’Occidentaux (France, USA, Allemagne, Angleterre…). Et puis un peu un petit nombre de Maghrébins, d&#8217;Afghans, d&#8217;Ouzbek, de Kurdes et de Chinois. J&#8217;en ai sûrement oublié.</p><p><strong>Al-Kanz : Qu&#8217;en est-il du logement ?<br
/> Taqiya : </strong> Il est assez simple de se loger du côté de Dubaï et ses environs. Contrairement à Abu Dhabi, à Dubaï et aux émirats proches, on construit beaucoup. Ce qui fait qu&#8217;il y a beaucoup d&#8217;appartements  disponibles. On peut dans la même journée de visiter plusieurs appartements. Il suffit de vous rendre dans la tour de votre choix et de demander au gardien qu&#8217;il vous fasse visiter un appartement. Si vous êtes intéressé, il faut alors contacter l&#8217;agence immobilière. Le loyer doit être payé généralement pour une année. L&#8217;appartement loué, l&#8217;ouverture de la ligne téléphonique, du gaz, de l&#8217;électricité et même d&#8217;Internet se font alors rapidement. D&#8217;ailleurs, dès votre emménagement,  plusieurs personnes viennent s&#8217;assurer que tout fonctionne : portes de fenêtres ou de balcon, climatisation, etc. Il est aussi possible de signaler au gardien le moindre problème rencontré. Ce dernier se charge alors d&#8217;envoyer quelqu&#8217;un. Chaque immeuble comprend plusieurs services : gardiennage, piscines, salle de sport…</p><p><strong>Al-Kanz : Et l&#8217;école ?<br
/> Taqiya : </strong> Pour trouver une école, c&#8217;est un peu plus difficile. Il y a les écoles publiques qui sont payantes pour les non-locaux. Le cursus est essentiellement en arabe. Et il y a les écoles privées dont le cursus est moitié anglais moitié arabe. Choisir une école privée est assez complexe, car il y a différents cursus (anglais, américain, etc.). De fait, changer de cursus en milieu d année est quasi impossible. C&#8217;est très compliqué et horriblement cher. On ne fait pas ce que l’on veut et la qualité est en-deça du prix payé. Il faut bien se renseigner pour trouver l&#8217;école la “moins pire. Bien qu&#8217;il y ait de bonnes écoles, il  n&#8217;est pas simple d&#8217;en trouver une qui réponde à toutes nos attentes (bon niveau scolaire, bonne pédagogie, discipline…). Il faut aussi savoir que les listes d&#8217;attente sont souvent pleines. Il faut donc s&#8217;y prendre le plus tôt possible.</p><p><strong>Al-Kanz : Etes-vous revenue en France, depuis votre départ pour le Moyen-Orient ? Si oui, quel regard avez-vous porté sur votre pays de naissance ?<br
/> Taqiya :</strong> Oui, une fois et je n’ai pas ressentie de nostalgie. Bien au contraire, j’avais hâte de rentrer “chez moi”. Je porte un regard de musulmane un peu frustrée dans mon pays. Ici, j’ai la chance de profiter d’une vie de femme musulmane et de maman, ce qui serait quasi impossible en France.</p><p><strong>Al-Kanz : Vaut-il mieux partir quand on est encore célibataire, ou partir en famille est préférable ?<br
/> Taqiya : </strong>En famille je pense, mais là aussi c’est selon les situations. Le travail est quand même prenant et fatiguant ici. Je ne pense pas que ce soit le meilleure endroit pour une femme qui cherche à s’épanouir. C’est juste un bon gagne-pain. Ca peut-être bien de partir seul pendant quelques mois le temps de s’installer et d’avoir son propre logement et après faire venir sa famille.</p><p><strong>Al-Kanz : On sait que la crise n’épargne pas les Emirats. Pour autant, cette conjoncture difficile offre des opportunités à saisir. Que conseillerez-vous à ceux qui veulent s’installer aujourd’hui à Dubaï ?<br
/> Taqiya : </strong>Bien que je ne travaille pas, je conseillerais de faire très attention à ne pas se faire utiliser, car cela arrive surtout en cette période de crise où certains ont perdu leur travail tout juste après leur installation. A Dubaï, la crise est très sérieuse. Les offres de travail se raréfient et on compte beaucoup de licenciement dans tout les secteurs. En revanche, Abu Dhabi continue son développement loin de la crise. C&#8217;est donc un meilleur choix pour le travail, si on cherche à s’expatrier en ce moment.</p><p><strong>Al-Kanz : Si vous ne deviez donner qu’un seul conseil aux prétendants au départ, quel serait-il ?<br
/> Taqiya : </strong>Venir voir sur place avant le grand départ. Les avis sont très différents d’un individu à l’autre. Tout dépend aussi de l&#8217;objectif : si l&#8217;on vient travailler pour son propre compte ou en tant qu’employé. Dans le second cas, il faut être sûr d’avoir un bon contrat et un bon employeur qui prend en charge les frais de logement, de voyage et de la scolarité des enfants. Dernier détail : l’anglais courant est obligatoire pour travailler et vivre ici. Le pays est très agréable à plusieurs niveaux. C&#8217;est propre et sécurisé. Ici, on peut se promener tard en toute sécurité. Il fait certes chaud, mais tout est climatisé. Et puis, il y a l&#8217;océan, de très belles mosquées, un mélange culturel sympathique, de la nourriture variée et halal. Pour ma part, je n&#8217;aurais jamais pensé m&#8217;attacher autant à ce pays, qui au début ne me plaisait pas beaucoup</p><blockquote><h2>Dubaimmo vous offre un voyage à Dubaï</h2><p>Dubaimmo, partenaire d&#8217;Al-Kanz, vous offre un voyage à Dubaï pour tout parrainage. Vous avez parmi vos amis, vos proches, vos collègues des personnes susceptibles de faire l&#8217;acquisition d&#8217;un bien aux Emirats arabes unis ? Parlez-lui de Dubaimmo. Si une vente se fait par votre intermédiaire, Dubaimmo vous offrira in châ&#8217;a-Llâh un voyage d&#8217;une semaine à Dubaï pour deux personnes. Pour plus de renseignements, appelez le 01 75 47 82 01 (<a
href="http://www.dubaimmo.com" target="_blank">http://www.dubaimmo.com</a>)</p></blockquote><p><a
href="http://www.flickr.com/photos/xiquinho/3469267143/" target="_blank"><br
/> Crédit photo</a></p><p><img
src="http://www.al-kanz.org/?voyeur=1"></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.al-kanz.org/2009/08/10/emirats/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>3</slash:comments> </item> <item><title>Témoignage d&#8217;entrepreneurs : Easyhallal, vendeurs de moutons par Internet</title><link>http://www.al-kanz.org/2009/05/13/easyhallal/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2009/05/13/easyhallal/#comments</comments> <pubDate>Wed, 13 May 2009 16:28:40 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[Entreprendre]]></category> <category><![CDATA[Easyhallal]]></category> <category><![CDATA[entreprendre]]></category> <category><![CDATA[témoignage]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/?p=7468</guid> <description><![CDATA[<strong>Témoignage d'entrepreneurs.</strong> La communauté musulmane n'en finit pas d'innover. Initiatives et entreprises se multiplient dans un marché au potentiel énorme. Interview avec Easyhallal, une jeune entreprise lyonnaise qui livre des produits halal à domicile dans tout Lyon et sa région.
]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
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/> </a></div><p><center><img
src='http://al-kanz.org/blog/wp-content/uploads/2009/05/easyhallal.jpg' alt='Easyhallal' /></center></p><p><strong>Témoignage d&#8217;entrepreneurs.</strong> Nous connaissions (feu) <a
href="http://www.al-kanz.org/2008/06/10/anaam-net-mouton-cherche-acheteur-sur-internet/"><strong>Anaam.net</strong></a> qui, au Maroc, vendait des moutons vivants par Internet, Nous connaissons <a
href="http://www.al-kanz.org/2009/05/01/mouton-halal/"><strong>Halaldom</strong></a> qui livre des agneaux halal en région parisienne. Voici Easyhallal, une société lyonnaise lancée par trois amis, Nordine, Waleed et Zakaria, respectivement 30, 29, 28 ans. <strong>Easyhallal livre à domicile agneaux halal et poulets halal</strong> dans tout Lyon et sa région.</p><p><strong>Al-Kanz : Pourriez-vous présenter en quelques mots Easyhallal, l&#8217;équipe et le concept ?</p><p>Easyhallal :</strong> EasyHallal, c’est avant tout une équipe de jeunes entrepreneurs dynamiques et motivés. Avec un minimum de capital et un peu de bon sens, nous avons réussi à mettre en place une structure permettant de chercher des produits de qualités (volailles et agneaux halal) à la source et de supprimer les intermédiaires (bouchers, service de livraison). Pour cela nous avons mis en place un système de partenariat avec des fermes et des abattoirs de la région lyonnaise. Ces fournisseurs ont tous été inspectés et choisis pour leur sérieux, la qualité des produits livrés et la transparence de leur méthode de travail. Ce système nous permet d’être très réactif vis-à-vis de la demande de la clientèle : nous avons besoin de moins d’une semaine pour satisfaire une commande et l’offre explicitée sur le site peut être adaptée à la demande des clients.</p><p><strong>Al-Kanz : Comment vous est venue l&#8217;idée de livrer de la viande à domicile ?</p><p>Easyhallal :</strong> L’idée est venue d’un constat au moment de l’Aid al-Adha : quand on habite Lyon et sa région, il est très difficile de trouver un agneau pour le sacrifice de l’Aïd. Nous voulions avant tout proposer de prendre en charge l’organisation des sacrifices rituels pour les musulmans pour qui ce rite est parfois devenu un vrai parcours du combattant. Par ailleurs, l’accès aux produits halal, de manière générale, nous apparaît encore comme étant trop limité en France. C’est pourquoi nous avons décidé de contribuer à améliorer les choses dans ce domaine.</p><p><strong>Al-Kanz : Si vous commencez tout juste à vous faire connaître, cela fait plusieurs longs mois que vous vous préparez. Que retenez-vous de toute cette période de préparation ?</p><p>Easyhallal : </strong>Après une gestation de plus d’un an où le travail a consisté à établir la bonne stratégie commerciale (quels clients cibler ? quels produits proposer ? etc.), nous avons mis en place notre structure et établit nos partenariats en un peu moins d’un an. Ce que nous retenons c’est surtout et avant tout l’énorme travail accompli.  Nous sommes aujourd&#8217;hui fiers du résultat.<br
/> <strong><br
/> Al-Kanz : Comme toute une nouvelle génération d&#8217;entrepreneurs, vous visez essentiellement la clientèle musulmane. Pourquoi ce choix ?</p><p>Easyhallal : </strong>Nous voulions apporter une contribution à la communauté musulmane. Nous estimons que l’entrepreneuriat n’a d’intérêt que s&#8217;il apporte une contribution positive à la société. Notre projet répond à un besoin que nous estimons non comblé pour la communauté musulmane. C&#8217;est pourquoi nous ciblons avant tous les musulmans. Cela étant, il est évident que nous n’excluons pas de fournir tout client désireux d’avoir accès à un service et des produits de qualité, musulman ou non.</p><p><strong>Al-Kanz : Vous mettez un point d&#8217;honneur à garantir le halal des viandes que vous livrez. Comment procédez-vous, notamment pour rassurer votre clientèle ?</p><p>Easyhallal : </strong>La légitimité de la viande est une des raisons pour laquelle le projet est né. Nous ne nous satisfaisons pas des seules certifications que l’on peut trouver sur le marché de la viande halal. Nous nous sommes entourés de personnes sérieuses, pratiquantes et compétentes. Nous avons sillonné la région lyonnaise et choisi des partenaires nous assurant la plus complète transparence. Nous travaillons ainsi avec une équipe de sacrificateurs que nous avons vus à l’œuvre à plusieurs reprises. En outre, les partenariats que nous avons établis nous permettent des contrôles inopinés des abattages effectués.  C’est aussi pourquoi nos agneaux et volailles sont abattus en France, ce qui nous permet un contrôle strict du rite religieux et le respect du halal.</p><p><strong>Al-Kanz : Une création d&#8217;entreprise n&#8217;est jamais très facile. Comment se passent ces premières semaines d&#8217;activité ?</p><p>Easyhallal : </strong>Al hamdu-liLâh, cela se passe bien. Nous avons eu des clients dès les premiers jours et tous sont satisfaits. Nous espérons en gagner d&#8217;autres et les fidéliser grâce à une offre de qualité. Les premières semaines nous permettent de parfaire notre offre et nos services pour satisfaire une clientèle très exigeante. Nous sommes confiants : notre offre ne peut que séduire.</p><p><strong>Al-Kanz : Est-ce que votre site fait partie intégrante de votre stratégie commerciale ou bien n&#8217;est-ce qu&#8217;une (jolie) carte de visite ?</p><p>Easyhallal : </strong>Le site fait partie intégrante de notre stratégie commerciale et constitue la première interface entre EasyHallal et ses clients. Le client peut directement passer commande à travers notre site, comme par téléphone. Easyhallal.fr nous permet aussi d’informer notre clientèle à propos par exemple de l&#8217;évolution de nos offres.</p><p><strong>Al-Kanz : Aujourd&#8217;hui, vous ciblez la région lyonnaise. Avez-vous des ambitions nationales ?</p><p>Easyhallal :</strong> Nous n’excluons pas de nous étendre sur tout le territoire. Notre modèle économique nous impose d&#8217;être proches à la fois des lieux d’approvisionnement, fournisseur et abattoirs, et à la fois des clients que nous livrons. Il s&#8217;agit pour nous de garantir la qualité de la viande que nous commercialisons, mais surtout et avant tout un contrôle strict du rite. Nous devons en effet être assez proche de nos fournisseurs et des abattoirs afin de pouvoir vérifier nous-mêmes le respect du halal. La région lyonnaise est un bon point de départ. On pourra in châ&#8217;a-Llâh transposer ce modèle à d’autres villes mais ce n’est pas prévu dans l’immédiat.</p><p><strong>Al-Kanz : Pour terminer, que conseillerez-vous aux Al-Kanznautes qui comme vous veulent entreprendre ?</p><p>Easyhallal :</strong> Il faut aller doucement et ne pas brûler les étapes. Il y a énormément de travail à accomplir pour réaliser un projet viable, mais c’est extrêmement enrichissant : on apprend tous les jours surtout de nos erreurs. Nul doute que la motivation et l’enthousiasme sont des paramètres important. Enfin il faut s’entourer d’une équipe honnête et sérieuse.</p><p>Visitez et commandez chez Easyhallal en cliquant sur le lien suivant : <a
href="http://www.easyhallal.com/"><strong>Easyhallal</strong></a><br
/> Ou contacter directement Waleed au 06 15 05 83 49 ou contact@easyhallal.com</p><p><img
src="http://www.al-kanz.org/?voyeur=1"></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.al-kanz.org/2009/05/13/easyhallal/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>31</slash:comments> </item> <item><title>Témoignage d&#8217;autoentrepreneurs : Offrez des cadeaux avec Zahid</title><link>http://www.al-kanz.org/2009/04/29/cadeau-aid/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2009/04/29/cadeau-aid/#comments</comments> <pubDate>Wed, 29 Apr 2009 15:30:31 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[Entreprendre]]></category> <category><![CDATA[autoentrepreneur]]></category> <category><![CDATA[cadeau]]></category> <category><![CDATA[témoignage]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/?p=6952</guid> <description><![CDATA[<strong>Autoentrepreneur.</strong> Caroline, fraîchement sous le régime d'autoentrepreneur, a accepté pour Al-Kanz de répondre à quelques questions pour cette seconde interview sur les nouveaux autoentrepreneurs. Découvrons ensemble son projet de boutique en ligne : "Dites-le avec Zahid"]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
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/> </a></div><p><strong>Autoentrepreneur.</strong> Caroline, fraîchement sous le régime d&#8217;autoentrepreneur, a accepté pour Al-Kanz de répondre à quelques questions pour cette seconde interview sur les nouveaux autoentrepreneurs. Découvrez son entreprise Dites-le avec Zahid (DAZ), boutique en ligne de cadeaux pour une clientèle musulmane et devenez lectrices et lecteurs de son blog consacré à la création de DAZ et à l&#8217;entrepreunariat quand on est une maman.</p><p><strong>Al-Kanz : Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?</p><p><img
src='http://al-kanz.org/wp-content/uploads/2009/04/dazahid2.jpg' alt='cadeaux islamiques' title="offrez des cadeaux pour l'aïd avec DAZahid" align="left"/>Caroline : </strong>je suis une maman musulmane de 28 ans et j&#8217;ai deux enfants. J&#8217;ai fini mes études il y a 3 ans et je n&#8217;ai jamais travaillé en dehors du travail associatif jusque-là. Fin 2008, j&#8217;ai pris une des plus importantes décisions de ma vie : celle de me lancer dans l&#8217;aventure de la création d&#8217;entreprise. L&#8217;entreprise idéale : celle dont le but, les moyens et la gestion sont &laquo;&nbsp;halal&nbsp;&raquo; et agréés par Allâh (swt), celle qui me permet de mettre mes compétences et mes qualités au service de ma communauté, celle où je m&#8217;épanouis, celle pour laquelle je ne compte pas mes heures, celle que j&#8217;espère utile à d&#8217;autres.</p><p><strong>Al-Kanz : Pourquoi avoir choisi d&#8217;être entrepreneur et plus particulièrement autoentrepreneur ?</p><p>Caroline :</strong> Pour les petites entreprises, les charges ont été jusqu&#8217;ici très lourdes et cela pouvait représenter un réel obstacle pour beaucoup de créateurs potentiels. L&#8217;auto-entrepreneuriat vise à simplifier les formalités de création, la fiscalité, la partie administrative ainsi que le versement des charges et taxes diverses. Je crois en effet que certaines formalités se sont assouplies, notamment pour la création, mais qu&#8217;il reste encore beaucoup de points obscurs dans ce statut d&#8217;auto-entrepreneur. En tous les cas, cela a permis que mon projet aboutisse plus rapidement.</p><p><strong>Al-Kanz : Vous êtes plus précisément une mompreneur, c&#8217;est-à-dire à la fois chef d&#8217;entreprise et maman ? Comment gérez-vous ces deux casquettes ?</p><p>Caroline :</strong> Oui, ce double statut est le point nodal du projet. Je disposais de compétences que j&#8217;aurais aimé exploiter dans un domaine professionnel &laquo;&nbsp;halal&nbsp;&raquo; tout en continuant à pouvoir m&#8217;occuper de mes enfants comme je l&#8217;entends. Je n&#8217;ai pas le coeur à les emmener chez une nounou dès 7 heures du matin, à les laisser dans une cantine le midi et à les récupérer exténués le soir. J&#8217;ai voulu concilier mon projet familial et éducationnel avec mon ambition professionnelle. Comment cela se traduit-il quotidiennement ? Par un emploi du temps très organisé et par le fait de calquer mon emploi du temps sur celui des enfants et non l&#8217;inverse. Je travaille très tôt le matin jusqu&#8217;à 11 heures 30 à la sortie de l&#8217;école, pendant leur sieste et le soir quand ils sont couchés.<br
/> Il m&#8217;arrive aussi très souvent de préparer des activités qu&#8217;ils font à côté de moi, dans le bureau. Il s&#8217;agit de trouver le bon rythme mais quand la mécanique est bien huilée, on s&#8217;y retrouve assez rapidement. C&#8217;est vraiment le style de vie que nous recherchions, mon époux et moi-même, et ça nous convient toujours parfaitement, al hamduliLlâh.</p><p><strong>Al-Kanz : Vous avez choisi de lancer une e-boutique et vous visez précisément la clientèle musulmane. Pourquoi ce choix ?</p><p>Caroline :</strong> Parce qu&#8217;en tant que consommatrice musulmane, il m&#8217;arrive souvent de ne pas trouver le produit, l&#8217;article ou le service qui répondrait totalement à mes attentes et à mes besoins quotidiens comme occasionnels. Ceci en tant que femme, épouse et surtout Maman : il manque énormément de choses notamment des produits pour les enfants instruits en famille, des jeux éducatifs, de l&#8217;initiation à l&#8217;écologie ou encore des supports d&#8217;apprentissage ludiques de l&#8217;arabe et des matières islamiques. Mon projet répond tout simplement aux besoins non-satisfaits des musulmans et je pense sincèrement que le marché ciblé sur les besoins de la communauté est très loin d&#8217;être exploité comme il le pourrait. Personnellement, j&#8217;ai des dizaines d&#8217;autres idées de création d&#8217;entreprise que j&#8217;aimerai mettre en oeuvre pour la communauté musulmane. Mes journées ne sont pas extensibles, je commence donc par ce projet, al hamduliLlâh.</p><p><strong>Al-Kanz : Si vous n&#8217;avez pas encore lancé officiellement votre boutique, vous travaillez depuis plusieurs mois à la création de votre entreprise. Quel regard portez-vous sur cette période cruciale ?</p><p>Caroline : </strong>cette période de préparation a été très riche en enseignements. Après une grande période d&#8217;euphorie qui a suivi la décision de me lancer, j&#8217;ai appris l&#8217;importance de la constance, de la persévérance, l&#8217;utilisation positive et constructive de la critique de celles et ceux avec qui on échange sur son projet. J&#8217;ai appris l&#8217;importance de croire en soi et ses capacités, de porter son projet malgré les obstacles, de savoir se remotiver dans les moments délicats et de s&#8217;en remettre constamment à Allâh (swt) à chaque avancée.<br
/> J&#8217;ai également appris qu&#8217;on ne pouvait pas tout faire soi-même et qu&#8217;il fallait parfois travailler de concert avec des professionnels pour certaines parties d&#8217;un projet : je pense notamment à la création de la boutique et du blog, confiées à un frère webmaster très compétent, ou encore au conseil en matière de communication, de stratégie et de visibilité. Bien évidemment, le projet ne repose que sur soi et sur le côté stakhanoviste qu&#8217;il faut savoir exploiter au mieux en chacun de nous. Mais j&#8217;insiste : il est important de savoir bien s&#8217;entourer. A mon sens, il ne faut pas vouloir garder son projet secret. Il m&#8217;a au contraire été bénéfique d&#8217;échanger avec d&#8217;autres créateurs musulmans ou des professionnels confirmés. Ce sont simplement des gens d&#8217;expérience, même s&#8217;ils sont issus d&#8217;autres domaines, avec qui j&#8217;ai échangé parce que leur expertise et leur lucidité sont nécessaires pour progresser plus rapidement.</p><p><strong>Al-Kanz : Si vous deviez encourager celles et ceux parmi les Al-Kanznautes qui n’osent pas encore franchir le pas de la création d’entreprise, que leur diriez-vous ?</p><p>Caroline :</strong> J&#8217;espère donner l&#8217;envie aux Al-Kanznautes de se lancer in châ-a-Llâh. Je crois que pour se lancer, il ne faut pas forcément une idée révolutionnaire, ni des moyens financiers extravagants. Il faut que l&#8217;idée ou le service développé corresponde à une demande non encore (ou mal) satisfaite et une (ou des) cibles bien identifiées et analysées. Il faut des compétences, du professionnalisme, du travail constant et sérieux et une grande dose de tawakkul en Allâh (swt). Je n&#8217;aurais donc qu&#8217;une chose à dire : si vous avez l&#8217;âme d&#8217;un entrepreneur, un projet, une idée que vous portez en vous, foncez !<br
/> Foncez, mais en vous préparant le mieux possible (concept, étude de marché, positionnement, circuit de distribution et communication).</p><p><strong>Al-Kanz : Pour finir, quel genre de coup de pouce peuvent vous donner les lecteurs d’Al-Kanz ?<br
/> Caroline :</strong> Les Al-Kanznautes peuvent faire connaître mon projet et visiter la boutique. Ils peuvent également me faire leurs feedbacks sur le blog de la boutique qui est un vrai lieu d&#8217;échanges avec mes clients : par leurs commentaires, ils peuvent facilement me faire part de leurs avis et impressions sur les produits, me faire connaître leurs attentes en matière de nouveautés, me suggérer leurs envies et leurs besoins. Dialoguer, échanger, proposer pour me permettre d&#8217;améliorer mes produits et mes services pour la clientèle : je travaille pour eux mais ce sont eux qui me permettront de m&#8217;améliorer et d&#8217;avancer.</p><p>Pour être prévenu en avant-première du lancement de la boutique Dîtes-le avec Zahid, cliquez sur le lien suivant pour y laisser votre email : <a
href="http://www.dazahid.com/" target="_blank"><strong>je veux être prévenu du lancement</strong></a> et suivez les aventures de Caroline l&#8217;entrepreneuse en devenant lecteur de son blog : <a
href="http://www.dazahid.com/blog" target="_blank"><strong>Blog de Dites-le avec Zahid</strong></a>.</p><p><img
src="http://www.al-kanz.org/?voyeur=1"></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.al-kanz.org/2009/04/29/cadeau-aid/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>21</slash:comments> </item> <item><title>E-book : Témoignages des Entrepreneurs</title><link>http://www.al-kanz.org/2008/06/24/entrepreneurs-temoignages/</link> <comments>http://www.al-kanz.org/2008/06/24/entrepreneurs-temoignages/#comments</comments> <pubDate>Tue, 24 Jun 2008 09:03:49 +0000</pubDate> <dc:creator>Al-Kanz</dc:creator> <category><![CDATA[Entreprendre]]></category> <category><![CDATA[entrepreneur]]></category> <category><![CDATA[témoignage]]></category> <category><![CDATA[web]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.al-kanz.org/2008/06/24/e-book-temoignages-des-entrepreneurs/</guid> <description><![CDATA[Nicolas Basso, fondateur de Metycea, vient de publier un e-book intitulé &#171;&#160;Témoignages des Entrepreneurs&#160;&#187;. Ce recueil regroupe, comme ne l&#8217;indique pas le titre, le témoignage d&#8217;entrepreneurs du web. Le Guide des Témoignages des Entrepreneurs est justement une initiative qui vise à rendre toute sa place aux créateurs. Ce document a été rédigé dans le seul [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
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/> </a></div><p><a
href="http://blog.metycea.com/Creation-Metycea/Temoignages-des-Entrepreneurs-En-ligne" target="http://blog.metycea.com/Creation-Metycea/Temoignages-des-Entrepreneurs-En-ligne">Nicolas Basso</a>, fondateur de Metycea, vient de publier un e-book intitulé &laquo;&nbsp;Témoignages des Entrepreneurs&nbsp;&raquo;. Ce recueil regroupe, comme ne l&#8217;indique pas le titre, le témoignage d&#8217;<strong>entrepreneurs du web</strong>.</p><blockquote><p>Le Guide des Témoignages des Entrepreneurs est justement une initiative qui vise à rendre toute sa place aux créateurs. Ce document a été rédigé dans le seul objectif de favoriser et aiguiser l’envie d’entreprendre :</p><p>- Favoriser car il n’est rien d’aussi appréciable que de lire un témoignage d’un entrepreneur dans lequel on se retrouve en partie. On ne naît pas entrepreneur mais on le devient…</p><p>- Aiguiser car l’idylle de la création d’entreprise mérite des avertissements. Les guides classiques ne posent pas suffisamment de jalons et la création d’entreprise se résume souvent à une succession d’étapes à réussir. Ces retours d’expériences visent à fournir une vision « mature » de l’entrepreneur que nous vous souhaitons de devenir.</p></blockquote><p>Pour télécharger le guide, cliquer sur l&#8217;image suivante : <br
/><center><a
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src="http://ads.metycea.com/avw.php?zoneid=30&#038;n=af4261f3" alt="entreprenautes" /> </a></center></p><p><a
href="http://www.flickr.com/photos/hamedmasoumi/1365172639/" target="http://www.flickr.com/photos/hamedmasoumi/1365172639/">Crédit photo</a></p><p><img
src="http://www.al-kanz.org/?voyeur=1"></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.al-kanz.org/2008/06/24/entrepreneurs-temoignages/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>2</slash:comments> </item> </channel> </rss>
