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Fadela Amara prône la shari'a en France

Finance islamique. Fadela Amara, pour ceux qui ne la connaissent pas, c’est la ministre “arabe” de la République française qui, en juillet dernier, a insulté un citoyen lambda, très vulgairement et en arabe* sans que personne ne trouve rien à redire. En pleine polémique sur le voile intégral, invitée à répondre à une question, ne pouvant plus se défiler, Mme Amara choisit le registre de l’injure et de l’infâmie pour répondre à celui qui eut le malheur de la mettre face à ses contradictions. Il est aisé de prêcher le faux quand tout le monde autour de soi se fait complice. Mais la petite propagande ne résiste plus en-deça des maroquins ministérielles et des plateaux de télévision. Heureusement tout de même qu’il y a les médias. Comme le magazine Elle, cet été, qui offrait l’occasion à Mme Amara de fustiger “le cancer islamiste”.

L’interview portait donc sur le hobby de la secrétaire d’État chargée de la politique de la Ville : manger du barbu et de la voilée. Comme d’habitude, nous avons eu droit à un laïus indigeste, façon café du commerce. Rien de neuf sous le soleil, jusqu’à la dernière question qui portait non plus sur le voile, mais sur la finance islamique. Elle finit en effet l’entretien en rappelant que l’islam refuse les prêts à intérêts et la spéculation et demande à Fadela Amara s’il n’y a pas contradiction, dans un pays laïc comme la France, dans le fait que le gouvernement change la loi pour l’adapter à la shari’a et pour permettre la venue de banques islamiques dans l’Hexagone. Voici la réponse de Fadela Amara :

Mais la finance islamique se développe absolument partout en Occident et elle répond à une demande.

CQFD. L’adoption massive de la finance islamique par l’Occident devient un argument en soi. Les Etats occidentaux veulent en effet faire de leur capitale la place financière par excellence où les capitaux des pétrodollars viendront se déverser. Or, cela n’est possible qu’à la seule condition que ces Etats adaptent, quand cela est nécessaire, leur législation à la loi islamique. Fadela Amara – comme d’autres – soutient que se soumettre à la shari’a, au Coran, à l’islam, est une bonne chose, car cela va permettre à l’économie française de retrouver un nouveau souffle. Mais…

Pourtant, il ne faudrait pas que ces produits financiers, sous prétexte qu’ils seraient mieux commercialisés par des musulmans, finissent par légitimer le port du voile. Mais, une fois encore, je fais confiance à la République.

Mais, Mme Amara veut faire son marché : “Changeons la loi française et rendons-la compatible avec l’islam, car cela va nous enrichir. En revanche, continuons à entretenir l’idée que la France est mise en danger par des jeunes femmes qui portent le voile. Ainsi, nous pourrons continuer à enfumer l’opinion publique et à faire nos petites affaires.” Fadela Amara n’est pas dupe. Si elle craint que cela finisse “par légitimer le port du voile’, c’est parce qu’elle sait qu’elle tient un discours totalement incohérent, à tout le moins inaudible : on ne peut pas vouloir en même temps pourfendre la sharia lorsqu’il s’agit de salir les femmes voilées et soutenir l’intérêt de la sharia lorsque l’on se rend compte que l’islam est un remède pour sortir la France de la crise qu’elle traverse. Au final, contrainte au grand écart, en prônant l’application de la sharia en matière de finance islamique, Mme Amara, discréditée chez tout un pan de la population française, va finir par ruiner le peu de crédit qu’il lui reste.


* Cette sinistre sortie de Fadela Amara a eu lieu le 2 juillet dernier. L’affaire ressurgit ces derniers jours après une interview bien inspirée de Jean-Jacques Bourdin que l’on peut écouter à l’adresse suivante : “Would alhram – Fadela Amara [1] “.

Crédit photo : Flickr – Alaskan Dude [2]