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Le Secours islamique s'affiche dans le métro

Depuis deux jours, le Secours islamique [1], ONG française basée à Massy (91), mène une campagne d’affichage dans le métro parisien. On y voit deux enfants sourire et on y lit le slogan suivant : “La souffrance n’a ni origine, ni religion, ni genre. La solidarité non plus”.

Le Secours islamique s'affiche dans le métro

Contacté par nos soins, le Secours islamique explique que l’objectif de cette campagne est de se faire connaître et de s’ouvrir au grand public. Même si elle tombe en plein mois de ramadan et alors que le Pakistan est sous les eaux, cette campagne est avant tout une campagne institutionnelle et non un appel aux dons, nous précise-t-on. C’est d’ailleurs la RATP qui a proposé les dates qui coïncident avec le mois béni, et non le Secours islamique qui les a choisies.

Le Secours islamique s'affiche dans le métro

Prévue pour durer une semaine, cette campagne est une première en France et, espérons-le, pas la dernière. C’est en effet bien la première fois qu’une ONG islamique investit de la sorte le domaine public. Si le Secours islamique est aujourd’hui bien présent et reconnu tant par ses pairs que par le ministère des Affaires étrangères, qui le considère comme un interlocuteur à part entière, le grand public ne connaît pas vraiment cette ONG. D’où cette campagne au slogan fédérateur et universaliste.

Le Secours islamique s'affiche dans le métro

Prévue du 16 au 23 août, la campagne couvrira tout le réseau RATP et SNCF de la région parisienne. Ce ne sont pas moins de 900 affiches 4 par 3, soit 83 % du réseau publicitaire de la RATP, qui seront vus par plusieurs millions de Franciliens.

L’affiche a été réalisée en interne, tout comme le slogan, fruit d’une réflexion du département communication du Secours islamique. Quant à la photo et aux deux petites filles qui respirent le bonheur et la joie de vivre, il s’agit d’un cliché pris à Banda Aceh lors d’une mission d’intervention auprès des sinistrés du Tsunami en 2004.

(Merci à Adel, à Elsa Maudet [2] et Alexandre Piquard [3] pour les photos)