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Il ne serre pas la main, elle le prend dans ses bras

serrer la main
Agence d’assurance, Paris – ErykMistewicz [1]

En 2010, Eric Besson, alors ministre de l’Intérieur, refusait la nationalité française à un étranger sous prétexte notamment qu’il ne serre pas la main au sexe opposé. L’affaire était si sérieuse que l’ancien sinistre signa un décret et fit publier un communiqué de presse.

Serre la main aux femmes ou tu ne seras pas français [2]
Qui ne sert pas la main n’est pas français, çais [3]

Nous rappelions alors dans un billet que nous consacrions au sujet qu’en islam comme dans le judaïsme les contacts, hors le cadre du mariage, entre sexes opposés ne sont pas autorisés. Ne pas serrer la main ou refuser la bise n’est jamais une attitude contre le sexe opposé, mais la volonté d’observer une conduite relative aux rapports humains qui n’inclut pas cette forme particulière de salutations. Cela vaut tant pour l’homme à l’égard des femmes que pour la femme à l’égard des hommes. La parité est pleinement respecté.

Dans la vidéo ci-dessous, un imam raconte la mésaventure qu’il a un jour vécue. A écouter.

Adopter une telle attitude n’est heureusement pas tout le temps mal vu. On se souvient d’une depêche de l’agence France presse publiée en juin 2011. Katia Dolmadjian, journaliste high-tech à l’AFP, consacrait un article à un entrepreneur français, Jeremie Berrebi, qui gère la société de capital investissement Kima Ventures, aux côtés de son associé Xavier Niel, patron de Free.

Jeremie Berrebi est certes français, mais aussi juif pratiquant. Il vit dans un “fief ultra-orthodoxe”, écrivait Katia Dolmadjian, non loin de Tel Aviv.

Sa profonde religion et ses préceptes stricts le gênent-ils dans son activité professionnelle ? « Certes, je ne peux pas serrer la main d’une femme, ni bien sûr rester seul dans une pièce avec celle qui n’est ni ma mère, ni ma femme ou ma fille. Cela choque des gens, c’est vrai, c’est un problème, mais c’est le seul problème que j’ai », se rassure-t-il.

Comme un musulman, quoi.
On remarquera que, dans son article, la journaliste de l’AFP décrivait l’entrepreneur sans verser dans une diatribe au féminisme de comptoir. On voudrait lire ce type de journalisme plus souvent.