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Abattage rituel : voici comment les poulets sont électrocutés

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L’écrasante majorité des poulets vendus dans les boucheries halal, les grandes surfaces, les fast foods et autres restaurants qui s’affichent halal, sont des poulets abattus qui sont passés par un bain électrifié avant d’être saigné.

C’est le fameux principe de l’électronarcose, dont on parle tant depuis des années. Mercredi dernier, l’organisme de contrôle et de certification halal AVS (A votre service) a mis en ligne un document que l’on pourrait qualifier d’exceptionnel.

L’association a été autorisée à filmer dans un abattoir des volailles passées préalablement par électronarcose. Le document est en cela rare, car les abattoirs, les industriels et certains organismes de certification ne veulent absolument pas que les consommateurs sachent. N’hésitez pas à partager massivement cette vidéo.

Quelques remarques rapides :
– L’abattage que l’on découvre dans cette vidéo est un abattage lent. Dans la majorité des abattages, la cadence est beaucoup plus importante. Même si l’on envisage la présence de contrôleurs, le contrôle de chaque bête serait impossible. Conséquence directe : des poulets passent par la lame alors qu’ils sont déjà morts. Leur viande ne peut être consommée par un musulman.

– Dans le cas des poulets belges, largement certifiés par la SFCVH-mosquée de Paris, l’abattage se fait par une machine (un disque) et non un être humain. Les cadences sont énormes et il n’y a pas de contrôleurs indépendants sur place pour vérifier systématiquement et de façon permanente. A chacun de conclure…

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SFCVH-Mosquée de Paris – © Al-Manakh [1]

– Les viandes de volaille certifiées par la SFCVH-mosquée de Paris et l’ACMIF-mosquée d’Evry sont issues de poulets, notamment, passés sous électronarcose, mais surtout sans contrôle extérieur, permanent et indépendant, puisque ni la SFCVH-mosquée de Paris ni l’ACMIF-mosquée d’Evry ne veulent employer de contrôleurs pour assurer ce travail. C’est ainsi que les marques Reghalal, Medina halal, Fleury Michon et bien d’autres encore commercialisent de la viande de volaille passée sous électronarcose sans que les musulmans n’aient la certitude que l’animal n’est pas mort avant la saignée.

Lire : Halal selon la mosquée de Paris : l’incroyable aveu de Dalil Boubakeur [2]

Nous sommes en plein mois de ramadan. Si là tout de suite dans votre assiette vous avez du poulet achetée au supermarché ou dans une boucherie qui se fournit en produits certifiés par la SFCVH-mosquée de Paris ou l’ACMIF-mosquée d’Evry, sachez que c’est du poulet passé sous électronarcose, parfois abattu par un disque, sans vérification ni contrôle extérieur, permanent et indépendant.

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ACMIF-mosquée d’Evry – © Al-Manakh [3]

La SFCVH-mosquée de Paris et l’ACMIF-mosquée d’Evry refusent d’embaucher des contrôleurs pour que ce travail soit effectué. Elles font « confiance » à leurs partenaires industriels, dont la quasi-totalité, non musulmane, considère les principes élémentaires du halal comme une contrainte. Tant que les consommateurs ne mettront pas la pression à ces organismes pour qu’ils embauchent des contrôleurs – et là nous disons clairement que ces organismes sont utiles dès lors qu’ils accomplissent le travail que l’on attend d’eux — et refuseront d’acheter des produits non certifiés ou estampillés par des organismes de certification qui ne remplissent pas le minimum d’exigence, cela continuera.

Lire : Boucheries halal à Lille : Asidcom publie une enquête alarmante [4]

Encore une fois, la balle est dans le camp des consommateurs. Soit ils agissent véritablement, ne serait-ce qu’en demandant des comptes à leurs bouchers et en écrivant aux organismes de certification et aux grandes marques (Reghalal, Medina halal, Fleury Michon, etc.), soit ils continueront à manger de la viande qui ne correspond pas à leurs aspirations.