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Saïd Bourarach : les quatre hommes impliqués dans la mort du vigile aux assises

said bourarach et son enfant
Feu Saïd Bourarach

Presque quatre ans jour pour jour – les faits se sont déroulés le 30 mars 2010 –, la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a renvoyé “devant les assises de quatre hommes accusés d’être impliqués dans la mort de Saïd Bourarach”, indique, avec l’AFP, Le Parisien [1].

Saïd Bourarach. Ce nom est dans toutes les mémoires, tant sa mort, et plus encore l’indifférence des autorités publiques, avaient révulsé bien au-delà de la famille et des proches de la victime. Le vigile, âgé de 35 ans à l’époque et père de famille, avait été retrouvé noyé dans le canal de l’Ourcq après avoir été pris à partie par quatre jeunes juifs, soupçonnés d’être sympathisants de la Ligue de défense juive [2] (LDJ), violente association extrémiste interdite en Israël, mais qui a la bénédiction des autorités françaises et qui récemment encore pavoisait sous les yeux de Manuel Valls [3], alors ministre de l’Intérieur.

Le site du quotidien Libération évoquait, un mois après la mort du vigile, le “sionisme virulent” de l’un des agresseurs.

said bourarach sioniste violent

Lire – Mort du vigile : la piste tenace du racisme [4]

Selon le journaliste du Monde, Soren Seelow, qui a pu consulter les conclusions de l’instruction, “aucun des témoignages recueillis durant l’instruction n’a permis d’asseoir la motivation ethnique ou religieuse de l’altercation qui a conduit à la mort de Saïd Bourarach”. De même, “les relations des agresseurs avec la LDJ n’ont pas davantage pu être établies.” De fait, “la circonstance aggravante de crime « raciste » n’a pas été retenue par la justice.”

Lire – La justice n’a pas oublié Saïd Bourarach, le vigile noyé dans le canal de l’Ourcq [5]

Cruelle ironie, il a fallu à l’époque attendre que Robert Ménard, actuel maire d’extrême droite de la ville de Béziers, remette l’affaire sur la table pour qu’un ministre, en l’occurrence Eric Besson, veuille bien dire deux mots sur la mort du vigile.

Vidéo – Eric Besson à propos de Saïd Bourarach [6]

Si les quatre hommes récusent avoir tué Saïd Bourarach, l’autopsie du corps révéla de nombres traces de violence liées selon toute vraisemblance à l’altercation qui précéda la noyade du vigile. L’avocat des mis en examen indique vouloir faire annuler ce renvoi. Ses clients encourent une peine de vingt ans de réclusion.