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Le hijab est désormais accepté en boxe, annonce l’AIBA

hijab boxe
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L’Association internationale de boxe amateur (AIBA) annonce une évolution dans son règlement.

C’est officiel. Dans un communiqué rendu publique lundi 25 février, l’Association internationale de boxe amateur (AIBA) confirme l’annonce faite le 9 février dernier à Istanbul à l’occasion d’une réunion de son comité exécutif.

Les boxeuses seront désormais autorisée à porter non seulement un hijab, mais encore une tenue conforme à leurs prescriptions religieuses lors de compétitions internationales.

L’AIBA indique que son opposition jusque-là tenait à la matière des hijabs inappropriés et risquant “de se détacher et d’interférer dans la compétition”. Et de préciser que désormais les équipementiers proposent de nouvelles tenues qui assurent le respect de la compétition et la santé des boxeurs, “priorité de l’AIBA”. Sur Twitter en outre, l’association se dit fière de “ses changements positifs” et “souligne son engagement en faveur de l’égalité des sexes et de la tolérance religieuse”.

Deux remarques sur cette décision :

– Nous avons hésité à consacrer un article à ce sujet, tant la boxe nous rebute et nous semble aux antipodes des recommandations de notre religion concernant le soin et le respect à apporter à notre corps, à tout le moins dans sa pratique en compétition, et même la pudeur. Malgré tout, nous publions cet article, certes non pour promouvoir ce sport, mais pour faire état de cette décision et plus encore de cette évolution qui participe qu’on le veuille ou non à décriminaliser le port du voile. Ce choix de l’AIBA aura sans nulle doute une influence au-delà du sport, au-delà d’autres sports, dans la société.

– La pudeur en islam ne concerne pas seulement les femmes. Les hommes, dont beaucoup ont tendance à l’oublier, doivent aussi observer les règles qui la régissent. En l’espèce, un homme qui combat en short et torse nu ne respecte pas ces règles. Quid donc des boxeurs qui souhaiteraient, à l’instar des femmes, porter une vêtement qui couvrir la ‘awrah (sans entrer dans les détails, partie du corps qui n’a pas vocation à être exposée publiquement) ? L’AIBA les autorisera-t-elle à se vêtir avec un peu plus de tissu ? Voilà question à lui poser.