- Al-Kanz – Economie islamique en France et dans le monde - https://www.al-kanz.org -

L'Amérique latine à l'assaut du (faux) halal

L’Amérique latine à l’assaut du (faux) halalL’Amérique latine est en passe de devenir le fournisseur mondial en viande dite « halal ». Le Brésil et l’Argentine, qui ne peuvent exporter ni aux USA ni au Canada, se sont tournés vers ce marché pour le moins lucratif. L’Algérie, par exemple, a importé massivement cette année pour faire face à la forte demande liée au mois du ramadan. L’Egypte n’est pas en reste, ni les pays du Proche et du Moyen-Orient. Si ces nouveaux marchés attisent l’intérêt des pays d’Amérique latine, la question du caractère halal se pose toujours autant.

Extrait d’un article paru dans un quotidien algérien

Et le hallal ?
L’Association brésilienne des industries exportateurs de viandes (ABIEC) semble être bien informée sur les principaux fournisseurs de l’Algérie. On peut se demander d’où elle a obtenu les chiffres qui démontrent de tout son intérêt pour le marché algérien. Sauf qu’en ce qui concerne l’abattage hallal, elle préfère ne pas engager sa responsabilité.

Second extrait d’un autre article paru dans un quotidien algérien

A défaut d’un constat sur le terrain, nous avons sollicité les abattoirs brésiliens Sadia, Minerva, Marfrig, Independencia, … l’heure actuelle aucune informations précise vérifiée physiquement ne permet de confirmer ou d’infirmer l’existence de faux hallal en provenance de ces pays.
Il ne s’agit pour le moment que de doutes et d’interrogations amplement justifiés quand on sait, par exemple, qu’un bureau de contrôle installé au Brésil (Islamic Dissemination Centre for Latin America) délivre des certificats hallal pour des viandes importées d’Argentine, d’Uruguay, de Brésil, etc… question : dispose-t-il de sacrificateurs musulmans, de contrôleurs dans ces pays ?
Ou bien s’agit-il comme cela se pratique en Europe, de certificats signés à blanc et envoyés par fax à des abattoirs situés à des centaines de kilomètres sans présence effective et permanente de sacrificateurs musulmans

Lire l’ensemble des articles : La Nouvelle République [1]