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Autoentrepreneur : moi, chef de cuisine à domicile

autoentrepreneur, la cuisine à domicileAutoentrepreneur [1]. Le succès du régime d’autoentrepreneur ne se dément pas. On compte 70 000 autoentrepreneurs à ce jour. Soit une moyenne de 35 000 nouveaux chefs d’entreprise par mois. Ce nouveau régime plaît et il devrait continuer de plaire tant il est souple et accessible au plus grand nombre. On se risquerait presque à dire qu’il y a (presque) autant de possibilités qu’il existe de talents, dès lors qu’il devient possible d’en faire une activité rémunératrice. Comme nous recevons beaucoup de mails de demandes de conseils en tout genre, dont certains portent sur la création d’entreprise, et parce que nous sommes persuadé que de très nombreux autoentrepreneurs insoupçonnés sommeillent en vous, nous vous proposons de passer en revue les quelques métiers possibles sous le régime de l’autoentrepreneur. Comme celui de chef de cuisine.

Chef de cuisine à domicile

Le profil : Emissions, magazines, blogs, etc., tout le monde, ou presque, veut apprendre à faire la cuisine. Mais tout le monde n’a pas le temps ou ne sait tout simplement pas faire mieux que de cuire un œuf au plat. A contrario, on connaît tous la maman du quartier dont tout le monde reconnaît les talents de cuisinière. C’est elle que l’on sollicite lors des mariages. Elle arrive le matin, prend possession de la cuisine qu’elle interdit d’entrée au moindre intrus, dépose son artillerie, déploie son armada et se lance dans la préparation du repas qui ravira les centaines de papilles. Ou encore la jeune blogueuse, maman ou non, qui fait la joie de ses lectrices avec tous ses billets richement illustrés et ses recettes les unes plus réussies que les autres.

Le métier : Manger le succulent poulet aux olives lors d’un mariage ou suivre pas à pas la recette illustrée sur son blog favori, c’est bien. Avoir la cuisinière dans sa propre cuisine, c’est mieux. La chef de cuisine, autoentrepreneur, se déplace à domicile. A partir de cinq élèves. Elle vient avec sa propre valise d’ustensiles, qu’elle n’aura pas oublié de garnir de produits qu’elle proposera à la vente à la fin de son cours. Ses cours ont lieu les matins de 9h à 11h, et les après-midi de 14 à 16h quand les enfants sont à l’école. Pour les cours plus longs, ceux de quatre heures, elle choisit le samedi matin, de 8h à 12h. C’est ce jour-là qu’elle organise avec ses élèves un repas : on mange ensemble ce que l’on a préparé pendant le cours.
La chef de cuisine pourra aussi intervenir ponctuellement chez des particuliers qui organisent un repas entre amis pour investir la cuisine et offrir aux convives des plats que la maîtresse de maison aura préféré lui demander de réaliser.

La cible : Toutes les personnes qui ne savent pas cuisiner ou qui veulent soit se perfectionner soit découvrir de nouvelles saveurs et de nouvelles techniques. On a l’habitude de cuisiner chinois et on veut apprendre à cuisiner indien, français ou marocain. On a l’habitude de cuisiner Findus et le banquier conseille de cuisiner maison. On a l’habitude de cuisiner traditionnellement et on veut apprendre de nouvelles techniques, pas nécessairement de nouvelles recettes.

Les contraintes :
– exceller dans l’art de la cuisine
– trouver une clientèle et la fidéliser
– respecter les éventuelles contraintes sanitaires

Les investissements :
– une batterie de cuisine transportable
– une valise à cet effet, à roulettes évidemment
– une série de jolis tabliers personnalisés au nom de l’entreprise
– un abonnement bus, RER, métro ou une voiture (et donc le permis)
et sûrement bien d’autres choses.

Suggestions :
– Proposer des cours pour 3 ou 4 personnes. A 15-20 euros par personne (voire plus selon le cours), tant l’autoentrepreneur que les clients trouveront leur compte.
– Ouvrir un blog pour raconter ses cours et donner envie aux lectrices de recevoir des cours chez elles.

Alors, qui commence ?

Crédit photo [2]