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L'humour noir au service de la bonne cause ?

Marketing. Samedi dernier, le 17 octobre, avait lieu la journée mondiale du don d’organes. En France, l’Adot milite pour que chacun prenne position : pour ou contre le don d’organes. Et agisse en conséquence. Chez nous, comme ailleurs, on déplore un manque cruel de dons, faute évidemment de donneurs. France Adot, qui fédère plusieurs associations en France, oeuvre par ailleurs pour le don de moelle osseuse. On peut d’ailleurs demander sa carte de donneur directement sur le site via une page dédiée (demande de carte de donneur) [1].

On sait qu’Internet peut être un formidable vecteur de communication pour les associations d’utilité publique. On découvre aujourd’hui, avec France Adot, que l’on peut se servir du web et faire œuvre utile en raillant ce qui peut se faire de plus stupide. Mais n’est-ce pas à double tranchant. L’humour noir, voire le cynisme, ne laisse pas indifférent et demeure en cela un bon moyen d’attirer l’attention. A l’instar de ces vidéos, vues et revues, détournées pour mieux sensibiliser les internautes au don d’organes. Attention certaines vidéos sont quelque peu violentes.

En islam, la question du don d’organes est aussi une question épineuse, “fortement controversée”, comme l’écrit Mouhammad Patel sur son site dans un article intitulé “Le don d’organes est-il autorisé ?”. On retiendra notamment ce qui suit (merci de lire l’intégralité de l’article pour bien appréhender le problème) :

Don d’organe en islam

* Il est permis de prélever un organe à partir du corps d’une personne décédée et de le transplanter sur une personne dont la vie ou la préservation d’une de ses fonctions essentielles et primordiales dépendent de cet organe, à condition que la permission de ce prélèvement soit donnée par la personne durant son vivant, ou par ses héritiers, ou par le responsable des musulmans, dans le cas où l’identité du défunt n’est pas établie ou qu’il n’a pas d’héritiers.

* Une précaution particulière doit être prise afin de s’assurer qu’un réel accord inconditionnel a été obtenu dans le cas mentionné ci-dessus, et que ce transfert d’organe n’a pas fait l’objet d’une transaction financière quelconque, car le commerce d’organes n’est en aucun cas autorisé.

Source : La Page de l’islam [2]