- Al-Kanz – Economie islamique en France et dans le monde - https://www.al-kanz.org -

Pourquoi devient-on autoentrepreneur quand on est déjà maman ?

Par Caroline Ouled Messaoud, fondatrice de www.dazahid.com [1], boutique en ligne de cadeaux


autoentrepreneur quand on est déjà maman

Je suis maman de deux enfants en bas âge et je revêts donc actuellement la double casquette de mère et d’entrepreneur tous les jours et ce en même temps. De nombreux sites, blogs, portails, réseaux et associations de femmes abordent ce sujet, à plus forte raison lorsque l’on a une activité que l’on exerce à domicile. Alors pourquoi choisir de travailler quand on est déjà maman ? Parce que l’on peut ressentir le besoin d’avoir une activité professionnelle en plus de ses autres activités. Parce que l’on peut avoir envie de mettre nos compétences à disposition des autres dans un cadre autre qu’associatif.
Parce qu’on peut avoir envie d’avoir son propre revenu ou d’apporter un complément de revenu à sa famille. Ces motivations classiques ressemblent à toutes celles émises par des femmes qui souhaitent travailler, de façon salariée ou non. Alors pourquoi à son compte et pourquoi en autoentrepreneur ?

En autoentrepreneur, pour des démarches simplifiées

C’est le statut le plus souple existant à ce jour pour se lancer et tester une idée. C’est à mon sens le seul statut qui permette une création d’entreprise rapide et à peu de frais. Les charges ne sont payées que lorsqu’il y a des ventes et donc des rentrées d’argent, ce qui peut enlever une grande part de stress et d’inquiétude quand on est en plein lancement. Néanmoins, le projet doit être soigneusement pensé et minutieusement préparé. Le statut d’autoentrepreneur n’est ensuite qu’un élément facilitateur. J’insiste : le projet de création doit être tout aussi bien ficelé qu’un autre.

L’autre avantage que j’y vois pour un entrepreneur débutant est la simplification de la comptabilité. L’autoentrepreneur achète et revend tout en « TTC, Toutes Taxes Comprises », il n’a pas à s’encombrer de la TVA à laquelle il n’est pas assujettie. Pour une personne comme moi qui n’a jamais eu de cours de comptabilité durant mon cursus scolaire et qui n’a pas les moyens au départ pour rémunérer les services d’un comptable, je trouve cette disposition particulièrement avantageuse.

A mon compte pour continuer à assumer mes responsabilités

J’ai choisi de ne pas travailler en tant que salariée, car je souhaite garder ma liberté et m’organiser comme je le veux pour ne léser personne. En tant que femme, épouse et maman musulmane, je prends mes devoirs à cœur et il n’est pas question de laisser certaines responsabilités de côté sous prétexte de vouloir travailler. Mes devoirs de croyante passent donc en premier et je m’organise en conséquence pour tout assumer en même temps.

Travailler à son compte et à son domicile si on le souhaite est un formidable moyen d’allier toutes ces fonctions : de l’instruction et l’éducation des enfants à l’animation d’un commerce en ligne en passant par la gestion de son foyer. Comment ? En s’organisant mieux tous les jours, en priorisant les tâches, en dormant un peu moins et en faisant beaucoup d’invocations pour garder son punch, sa motivation et son envie d’avancer dans tous les domaines.

Mon domaine est le commerce éthique et solidaire, mais cela pourrait tout autant concerner les sœurs juristes pour du conseil personnalisé, les comptables, les rédactrices, correctrices, écrivains publics, webmasters, graphistes, architectes à leur compte, professeurs-précepteurs à domicile (et nos plus jeunes sœurs en ont grandement besoin), créatrices habiles de leurs mains, couturières, etc. Les possibilités sont infinies pour peu que l’on se prépare bien à ces changements et que ce choix de vie soit discuté et accepté en famille.

Crédit photo : Flickr – Eric Begin [2]