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Doux non halal sauvé par les pays musulmans

Halal. Doux est content. Alors même que la crise touche gravement l’industrie agro-alimentaire, le groupe annonce des bénéfices pour l’année 2009. Douze millions d’euros de bénéfices. Pas de quoi pavoiser, certes, mais après une période de vache maigre, cette note positive réjouit le groupe. Et pour cause : c’est là le résultat d’une stratégie, notamment à l’international, en direction de pays musulmans, comme on a pu l’apprendre en ce début de semaine :

Au cours de l’année 2009, Doux a renforcé ses positions à l’international, en poursuivant notamment sa croissance en Arabie Saoudite et a ouvert de nouveaux marchés comme l’Irak.

Source : LSA [1]

Autrement dit, Doux, dont les poulets ne sont pas halal [2], se refait une santé en commercialisant ses poulets dans plusieurs pays musulmans. En 2008, le géant du poulet indiquait dans un communiqué de presse que “le Moyen-Orient est la première destination Grand Export des produits du Groupe [3] », soit 480 millions d’euros, ce qui représente 28 % du chiffre d’affaires total. Attendons le communiqué pour l’année 2009 pour en savoir plus sur cette croissance.

Devant cet énorme scandale, le CFCM laisse faire [4] alors même qu’il prétend vouloir assainir le marché. Cela dit, il est plus confortable de tomber à bras raccourcis sur un mari polygame en publiant un communiqué officiel que d’exiger d’un industriel français qu’il cesse de vendre du faux halal sous couvert de halal. De même les consommateurs musulmans, au lieu de se mobiliser et de prévenir la DGGCRF, les ambassades des pays concernés et autres autorités compétentes, attendent que tout tombe du ciel. Les actions les plus simples sont délaissées. Mais peut-être faut-il attendre que M6 fasse un second reportage pour que les choses évoluent. La vérité cathodique pèse malheureusement plus que l’obligation islamique de remédier à un acte blâmable.

“Les Saoudiens ne savaient pas qu’il s’agissait d’un abattage mécanique”

En 2008, lors du grenelle de l’Animal, Kamel Kabtane, recteur de la mosquée de Lyon, rappelait que “les Saoudiens ne savaient pas qu’il s’agissait d’un abattage mécanique. Ils prennent conscience de la nécessité de revoir leur position sur la question. Ils mettront en place un système de contrôle et de certification des viandes à destination de leur pays.”

Source : « Les Saoudiens ne savaient pas qu’il s’agissait d’un abattage mécanique » [5]