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Boycotter des produits casher vaudra procès. Ou pas.

En mai 2008, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’Intérieur, assurait à la communauté juive que l’abattage rituel juif, sans étourdissement, ne sera en aucune manière remis en cause [1]. Nous étions alors en plein Grenelle de l’animal. Hier, l’actuel ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, informait la même communauté avoir demandé à Michèle Alliot-Marie, aujourd’hui garde des Sceaux que l’appel au boycott des produits cashers – ou israéliens – soit passibles de poursuites judiciaires. Arf !

Hortefeux a indiqué avoir “attiré l’attention de la garde des Sceaux afin que soient engagées des poursuites judiciaires (en) cas d’appel au boycott de produits cashers ou israéliens”.

Voilà des mois que l’extrême droite appelle, parfois très violemment, au boycott de toutes les entreprises qui affirment faire du halal. M. Hortefeux n’a pas jugé bon d’émettre la même requête. Faut-il s’en émouvoir ? Assurément non. Les musulmans sont épargnés par la juridite aiguë qui frappe le pays. De telles mesures ne pourraient de toute façon qu’exarcerber l’islamophobie ambiante et favoriser leur stigmatisation. Cela dit, cette sortie du ministre, qui compterait briguer la mairie de Vichy en 2014, en dit long sur sa conception communautariste de la société.