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Lettre à ceux qui aiment 'Ammi Hassan

'ammi Hassan BBC
Capture d’écran d’un reportage de la BBC

Myriam Lakhdar-Bounamcha, fille de ‘ammi Hassan, lance un appel urgent à tous ceux qui apprécient son père, hospitalisé depuis une semaine suite à une crise cardiaque. Les visites n’en finissent plus, ce qui nuit au rétablissement de ‘Ammi Hassan.

Nous vous remercions pour vos messages, et vos marques d’attention. Nous savons combien notre père vous est cher et c’est réciproque. Mais nous sommes dans l’obligation pour sa santé de vous demander de ne plus, par l’amour d’Allah, venir pour le moment lui rendre visite. Celui-ci ne sait pas dire STOP, et c’est son cœur qu’il l’a dit à sa place, nous ne voudrions pas qu’il le dise une deuxième fois…

Aujourd’hui 60 personnes sont venues lui rendre visite. Qu’Allah les agrée, chacune estimant être suffisamment proche pour se le permettre. Al-Hamduli-Llâh, dans notre communauté beaucoup de monde se sent proche de lui. Certes, cela est bon signe mais donc très vite cela devient ingérable. Notre père n’a pas pu faire de sieste, ni se reposer, son cœur ne fonctionne pour information qu’à 35 %. Je suis obligée de le dire, car certaines personnes malgré tout insistent et viennent.

SVP je vous en conjure, vos invocations soyez sûrs lui parviennent et vous lui rendrez plus service si vous priez la nuit pour lui plutôt que de le fatiguer le jour. Désolée de devoir être ferme, mais il en va de la vie de mon père. Mon intention n’est pas de vous priver de lui, mais plutôt de vous le préserver. Merci pour votre compréhension, je pense que vous comprendrez qu’à la suite d’un infarctus le strict repos est de rigueur. Ainsi pendant deux mois in châa-Llâh, mon père ira sûrement en maison de repos pour se régénérer et vous revenir en bonne santé. Pendant ce temps là je vous demande de respecter son intimité.

Votre sœur en Dieu Myriam Lakhdar-Bounamcha”.

On est là dans un travers typique à cause duquel le souci de l’autre passe après la nécessité de rendre visite aux malades. Naissance, opération bénigne ou sévère, accident, maladie, etc., parfois mieux vaut ne connaître personne ou pas grand-monde pour espérer pouvoir se reposer. Faute de quoi, c’est soit au minimum la fatigue assurée soit des visiteurs qui prennent la mouche et ne comprennent pas qu’on puisse les éconduire et que l’on veut se reposer. Il y a bien quelque chose qui cloche, non ?