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L'assommage d'une bête en photos

Les détracteurs de l’abattage rituel, qu’il s’agisse des associations animalistes ou de l’extrême droite, n’hésitent pas à, sinon travestir la réalité, tout au moins à laisser croire que l’abattage sans étourdissement est cruel, tandis que l’abattage avec étourdissement serait inoffensif, indolore et confortable pour la bête. A les entendre, un steak non halal ou non casher pousserait dans les choux. C’est évidemment une vision simpliste, mais utile car elle sert à merveille les desseins, parfois peu avouables, des anti-abattage rituel. D’où la nécessité de rappeler quelques vérités.

L’un des moyens utilisés pour étourdir un bœuf n’est autre qu’un pistolet à tige perforante. Après avoir chargé l’outil (ou l’arme, selon le point de vue que l’on adopte), l’opérateur la pose sur le crâne de l’animal, puis appuie sur la gâchette. Une tige pénètre alors le crâne de la bête. Si d’aucuns évoquent pudiquement une méthode d’étourdissement, il s’agit parfois d’une mise à mort en bonne et due forme (à l’instar de l’électronarcose dans le cas de la volaille). Il est aussi des cas où l’étourdissement a mal été pratiqué. Il faut alors répéter l’opération au détriment du bien-être animal.

Pour d’autres vidéos et plus d’explications voir Ce qu’étourdir un bœuf veut dire [1].

Voyons maintenant la suite en photos en commençant par l’instant qui suit immédiatement le tir. L’animal est toujours éveillé. L’opérateur vient de lui perforer le crâne. L’animal est tétanisé par la douleur, du sang s’écoule du trou, ainsi que de son museau.

Après dépeçage, on voit très clairement le trou en question.

Les bouchons rouges ci-dessous sont utilisés pour précisément boucher le trou causé par le pistolet. Son usage est obligatoire : la tige a traversé le crâne. Si l’on ne bouche pas cet orifice, la cervelle de l’animal peut couler et souiller le reste de la carcasse.

Un employé de l’abattoir vient de boucher l’orifice.

Le bouchon en gros plan.

La mise à mort n’est jamais un acte anodin. Le musulman doit d’ailleurs dire “bismillah” (au nom d’Allah) et se rappeler que la vie qu’il prend est une autorisation exceptionnelle et non une action banale, dénuée de sens. Abattre un animal ne se fait jamais sans douleur. Avec ou sans étourdissement, la bête souffre. C’est là une réalité qui ne fait pas les affaires des anti-abattage rituel, qui ont choisi la simplification à outrance pour mieux persuader l’opinion publique qu’ils tentent d’amener à leur cause.

Toute la propagande contre l’abattage rituel serait au fond ridicule si 1) elle n’occultait pas la problématique de la douleur de l’animal liée à l’hyper-industrialisation de la filière viande, 2) elle n’était pas, au-delà du combat légitime et noble de certaines associations animalistes, l’occasion pour l’extrême droite d’alimenter l’islamophobie et, de façon plus timorée, mais bien réelle, l’antisémitisme.