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Emeutes en Grande-Bretagne : son fils meurt, il témoigne

Tariq Jahan est le père de l’un des trois jeunes gens tués par des émeutiers qui, à bord d’une voiture, les ont renversés volontairement. Il témoigne. Inna LiLah wa inna ilayhi raji’un, c’est à Dieu que nous sommes et c’est à Lui que nous retournerons.

Les propos de Tariq Jahan ont été traduits par Carolina, lectrice d’Al-Kanz.

Bonjour, il s’appelait Harun Jahan, c’était un brave garçon. Il était connu de tous ici dans la communauté car il était très actif pour elle. Malheureusement il a été tué hier soir de même que deux autres personnes qui étaient ses amis. Je ne sais pas quoi dire.

C’était un bon garçon et en fait il était sorti hier pour défendre sa communauté. Il se tenait là et là-bas (de l’autre côté) les émeutiers fracassaient la station service, le centre social et frappaient des personnes au passage. C’est parce qu’il était jeune qu’il a rejoint le groupe pour défendre la communauté. Il se tenait là sur le trottoir quand tout à coup une voiture l’a percuté. Pourquoi ? Dieu seul sait pourquoi.

Moi j’étais aussi sorti. Je me tenais là et l’accident a eu lieu là-bas à quoi, une centaine de mètres d’ici. J’ai vu les trois personnes à terre et mon réflexe a été de les secourir. Je ne savais pas qui elles étaient. J’ai secouru une première personne quand soudain quelqu’un derrière moi me dit : “ton fils est derrière toi”. Je l’ai donc secouru. Mon visage et mes mains étaient couvertes de sang.

Pourquoi ? Pourquoi ? Le conducteur de la voiture a foncé volontairement dans la foule et a tué trois innocents. Pourquoi ? Quel était son but ? Je ne comprends pas. Nous sommes là pour défendre notre communauté alors que le pays connaît de grands problèmes. Il était en train de défendre sa communauté, la communauté. Peu importe qui vous êtes nous sommes là pour défendre tout le monde. Et il a été tué. C’était un brave garçon, un brave garçon. Il avait 21 ans et était bien connu ici dans la communauté.

Quand on perd son enfant c’est… Je ne peux pas décrire ce qu’on ressent quand on perd un enfant. Il travaillait avec moi jusqu’à récemment. Ensuite il avait trouvé un poste de mécanicien juste là au bout de la rue. Il me manque. Il me manque terriblement. Mais comme je vous le disais dans un jour voire deux tout le monde aura oublié. Personne ne s’en souciera plus. C’est tout ce que j’avais à dire. C’est tout. Merci.