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Contre l'islamophobie : faire valoir la loi

Contrairement à ce que veut faire croire la propagande islamophobe de certains hommes politiques et d’instances qui sous couvert de respect de la laïcité font la chasse aux musulmans, la loi française n’est pas remise en cause par les musulman(e)s, mais bien par ces derniers derniers. Hormis les deux lois contre le voile, celle de 2004 et celle de 2011, le corpus juridique français est, aux yeux des suscités, même trop favorable aux musulmans, car porteur d’un certaine idée de la liberté.

Quand un adjoint municipal travaille au licenciement d’un employé pour cause de port de barbe, quand la direction d’un lycée met à l’amende des lycéennes musulmanes parce qu’elles portent des robes longues, quand le haut conseil à l’intégration décide de partir en croisade [1]dans ce lieu privé et de libertés qu’est l’entreprise, c’est la loi française qui est malmenée, testée, non respectée. Ils sont là ceux qui testent la République.

Mourad, lecteur d’Al-Kanz, laissait mercredi, un commentaire intéressant, suite à l’article sur les robes jugées « trop islamiques » par deux cheftaines fonctionnaires dans l’Éducation nationale. Nous vous le livrons tel quel.

Moi y a une chose que je ne comprend pas chez les musulmans et cela fait des années et des années que je le répète, je vous explique.

Voila comment un musulman ou une musulmane doit agir :

– Je suis convoqué par la direction de mon établissement
– On m’explique que mon vêtement pose problème
– J’exige car c’est la loi, que les raisons qui viennent de m’être invoquées me soient notifiées, datée et signées par les responsables de ma convocation, en expliquant que cette notification écrite à une valeur juridique devant un tribunal administratif.

Bien sur, ils n’accepterons pas de faire une notification écrite, donc j’explique que la prochaine fois que je suis convoquée pour cette raison, veuillez me prévenir à l’avance afin que je me fasse accompagner d’un avocat et d’un huissier de justice qui assisteront à ma convocation et qui rédigeront un procès verbal des faits qui aura une valeur juridique devant un tribunal administratif, ils ne peuvent pas vous refuser cela, c’est aussi la loi.

Vous n’aurez plus jamais de problème et vous ne serrez plus jamais convoqué, comme par magie.

Si il accepte de vous faire une notification, datée et signée en expliquant les raisons du problème, alors vous répondez par lettre recommandée avec accusé de réception à la direction que vous n’avez pas l’intention de respecter cette consigne qui est contraire à la loi et que vous allez saisir le tribunal administratif la prochaine fois qu’une telle demande vous sera faites.

Vous verrez que vous n’aurez plus de problème.

Si la direction persiste, une plainte auprès du tribunal administratif avec une copie au rectorat et à l’inspection académique, ça va vite les calmer, moi dans ce genre d’affaire je n’appelle aucune association, juste la menace d’un avocat, d’un huissier de justice et d’une plainte suffit, c’est pourtant si simple de demander à ce que la loi soit respectée, surtout quand elle est de votre côté (encore faut-il connaitre la loi).

Ayez le réflexe juridique : « Je vous demande de me notifier par écrit ce que vous me reprochez, datée et signé… »

Pareil pour les frères et soeurs qui font les marchés et les brocantes à qui ont demande de cesser de vendre des livres sur la religion, c’est mdrrrrrr…. Ok monsieur l’agent, pouvez-vous m’emmener en garde à vue afin de me notifier les raisons de celle-ci par écrit, c’est la loi… si c’est pour un contrôle d’identité, il ne doit pas dépasser 4 heures si je n’ai commis aucun crime ou délit, si c’est pour autres choses, il faut me le notifier par écrit, datée et signée. Sinon je serais de retour dans quelques jours avec mes livres et un huissier de justice.

C’est pourtant si simple.