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Fidya : Action contre la Faim sollicite une nouvelle fois les musulmans

Préambule pour comprendre ce qu’est la fidya.

Il est important de souligner que, pour la majorité des oulémas, le remplacement des jeûnes de Ramadhân manqués doit nécessairement intervenir avant que n’arrive le Ramadhân de l’année suivante. Si une personne retarde le remplacement de ses jeûnes au delà de cette limite sans aucun motif valable, elle commet un péché. Et selon l’avis des oulémas châféites, hamabalites et mâlékites, dans un tel cas de figure, en sus de remplacer les jeûnes, il lui faudra également s’acquitter d’une “fidya”(compensation matérielle) pour chaque jeûne manqué. L’école châféite précise même que si plusieurs années se sont écoulées avant que la personne concernée ne remplace ces jeûnes, elle devra donner autant de “fidya” que d’années qui se sont écoulées. Et ce n’est qu’une fois le présent Ramadhân terminé que la personne concernée pourra (et devra) garder les jeûnes “qadhâs” (de remplacement) de l’année précédente.

Source : Muslimfr.com [1]

En mars dernier, Action contre la Faim (ACF) sollicitait les musulmans afin qu’ils lui envoient leur zakat (consulter Zakat : Action contre la Faim sollicite les musulmans [2]). Depuis le mois de ramadan, cette ONG s’adresse une nouvelle fois aux musulmans via les liens commerciaux Google Adwords. Après le mot-clé “zakat”, c’est le mot-clé “fidya” qui a été acheté par ACF. Cette fois, il s’agit de capter la fidya pour permettre de venir en aide aux pauvres d’Afrique. Le lien commercial est à l’heure où nous écrivons toujours en ligne.

Chez ACF, on est bon et on fait le travail qui n’est jamais fait chez les acteurs économiques qui s’intéressent aux musulmans : on étudie la cible pour mieux la cerner et pour atteindre les objectifs que l’on s’est donnés. ACF a besoin d’argent pour mener à bien ses missions humanitaires. L’ONG étudie donc toutes les pistes pour capter l’argent là où il se trouve. Contrairement aux industriels et à la grande distribution, ACF a planché pour connaître au mieux les musulmans. Ni odeur de merguez, ni danse du ventre, ni Aladin [3], ni Mille et une Nuits. Ciblage pertinent versus gros sabots inopérants.

Autre leçon à retenir : ACF donne à voir la générosité et le souci du pauvre comme principe élémentaire de l’islam. Sachez-le.

(merci à Adlane)