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Graisse de lard, graisse de porc : une soupe pas si végétarienne que cela

L’information n’a rien de nouveau. Elle est pourtant encore largement ignorée de nombreux consommateurs : un produit qui a priori n’a rien d’animal peut contenir des produits d’origine animal.

Graisse de lard, graisse de porc

On oublie trop souvent que depuis bien des années nous sommes passés à une industrialisation généralisée de notre alimentation et que le bon sens ne fait pas bon ménage avec la réalité des produits que nous consommons.

Malheureusement, la plupart des consommateurs se fient à l’emballage de certains produits sans jamais prendre soin de lire leur composition et les ingrédients qui les composent. Jusqu’au jour où, souvent par hasard, leur œil tombe sur la composition du produit qu’ils ont entre les mains – en mangeant un yaourt par exemple – et là, c’est la stupéfaction : mon yaourt, ma soupe, mes légumes, ma glace, mes bonbons, etc. contiennent du porc.

Lire – Du cochon dans ta soupe… et dans tes nems aux crevettes [1]

Dans l’article sus-cité, une soupe Knorr « passée aux 9 légumes » apparaissait contenir de la « graisse de lard ». Un lecteur d’Al-Kanz nous envoie la photo ci-dessous. Il s’agit du même produit, mais la formulation est autre : il ne s’agit plus de « graisse de lard » mais de « graisse de porc » ; ce qui certes ne change rien à la nature du produit, mais qui doit nous rappeler qu’un fabricant peut à tout moment changer tant la formulation que la composition de ces recettes et qu’il est impératif de toujours lire ce que contient un produit avant de l’acheter.

Graisse de lard, graisse de porc

Nous recevons régulièrement des courriels de consommateurs furieux de, selon eux, s’être fait avoir. Mais à qui la faute ? A l’industriel qui écrit noir sur blanc tout ce qui compose les produits qu’il commercialise ou aux consommateurs peu regardants qui font leurs courses sans vérifier que ce qu’ils achètent, puis mangent, contient des produits qui contreviennent à leurs choix de consommation. L’industriel propose, le consommateur achète ou n’achète pas. C’est à lui de décider de ce qu’il y aura ou non dans sa propre assiette.