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Quand Libération exploite la polémique sur l’abattage rituel

Il est un journalisme qui abîme la société en dressant les gens les uns contre les autres, un journalisme qui stigmatise à défaut d’informer, un journalisme qui arrange la réalité à des fins opportunistes. Ce journalisme n’est pas exclusivement de droite.

On aurait pu évoquer les derniers papiers du Point, véritables torchons qui tordent la réalité (comme cet article sur un rapport diligenté expréessement par le gouvernement sur le cas de 15 abattoirs mal tenus, rapport dont on fait une généralité, ou encore ces éditos surréalistes de Franz-Olivier Giesbert qui semble profiter de la tribune que lui offre son magazine pour entrer publiquement en analyse).

Pas de droite donc. Ce journalisme peut appartenir à cette gauche bobo et paternaliste, à l’instar de Libération qui ce matin diffusait une dépêche de l’AFP en modifiant le titre initial (pratique classique) pour lui préférer un titre plus racoleur.

Initialement, le titre de la dépêche AFP était le suivant : « Abattage rituel : un rapport contesté par Le Maire pointe des « dérives ». Titre juste, précis et conforme à la réalité.

Libération a préféré donc le racolage en choisissant de remplacer « abattage rituel » par « viande halal ». On évacue le cas de la viande casher qui n’est pas moins concernée par la polémique qui occupe la France médiatico-politique ces dernières semaines et on stigmatise le halal, et par extension les musulmans.

Taper sur le musulman, c’est bankable, écrire sur le juif, c’est marcher sur des œufs, et vu que la presse va mal, il lui faut recourir à quelques expédients. Le musulman assurera.

Libération comme d’autres titres pleurniche régulièrement, car la presse va mal. On lit moins les journaux papiers, on lit plus sur Internet, on ne lit parfois même plus du tout. Sans les grasses subventions de l’État, la caste des journalistes, seule profession où les fautes professionnelles ne mènent pas au chômage, se réduirait à une vitesse folle.

Vive la mort de la presse qui fait dans le caniveau.