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Quand la loi est trop favorable aux musulmans, il faut changer la loi

masjid indeCrédit-Flickr [1]

La Cour de cassation a, cette semaine, considéré que le licenciement de Fatima Afif, salariée de la tristement célèbre crèche Baby Loup, était nul [2]. En France, il est interdit de discriminer un employé en raison de ses convictions religieuses. C’est la loi, c’est comme ça. La République est ainsi faite.

Cette République, si souvent convoquée par les Valls, les Copé, les Le Pen lorsqu’elle leur semble défavorable aux musulmans, doit être amendée dès lors qu’elle confère aux barbus et autres voilées un traitement où l’égalité de droits prévaut.

En clair, quand la loi invalide les postures idéologiques de celles et ceux qui ont fait du muslim-bashing, sinon le fil d’ariane, à tout le moins l’un des axes de leur stratégie politique, il faut changer la loi.

C’est ainsi que Najat Vallaud-Belkacem, ministre et porte-parole du gouvernement socialiste actuel, revisite le principe de laïcité qui selon elle « ne doit pas s’arrêter à la porte des crèches, […] c’est un principe intangible avec lequel nous ne pouvons pas transiger ». Traduction : il est hors de question que la laïcité, si précieuse, permette à des femmes de travailler sans qu’elles ne soient obligées de renier leurs convictions religieuses.

Même musique dans la bouche de Manuel Valls, ministre de l’Intérieur et de la névrose islamopathe : non content de piétiner le devoir de réserve qui lui impose de ne pas “sortir de ses fonctions” pour commenter le jugement rendu par la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français, ce dernier a dit “[regretter] la décision de la Cour de cassation sur la crèche Baby Loup”.

Quant à la droite, Jean-François Copé “invite tous ceux qui commentent abondamment cette décision à faire preuve de plus de retenue”. Cette décision, quelle décision ? l’annulation du licenciement de Fatima Atif ? Non, pas vraiment. Jean-François Copé s’émeut que l’on commente la mise en examen de Nicolas Sarkozy [3] dans l’affaire Bettencourt. S’agissant de l’affaire Baby Loup, le maire de Meaux tente de faire croire qu’« il y a un vide juridique sur l’application de la laïcité dans certaines situations comme celle-là ». Toujours autant ivre de lui-même, le co-papa de l’UMP, parti qu’il a contribué à mettre en charpie, ne cache pas son désir de voir voter une nouvelle loi d’exception pour les musulmans.

De même, Eric Ciotti, porte-flingue de François Fillon et sniper anti-Copé, promet publiquement sur Twitter une proposition de loi.

Quand la loi est favorable aux musulmans, il faut changer la loi.