- Economie islamique - https://www.al-kanz.org -

Se rêvant président, Manuel Valls a peur de Tariq Ramadan… et de Twitter ?

twitter valls©Shutterstock [1]

“‘Hello, Mister Ramadan ! Alors, qu’est-ce que j’entends ? Une grave atteinte a été portée à votre réputation ?’ Hilare, David Miliband, ancien chef de la diplomatie britannique […] se dirige la main tendue vers Tariq Ramadan pour le saluer.”

Sylvie Kaufmman, Le Monde.

Il y avait Roosevelt. Il y avait Churchill. Il y avait De Gaulle. Et il y a Manuel Valls. Les uns ont eu à gérer les plus grandes crises du XXe siècle, l’autre doit gérer les twittos, entendre les internautes sur Twitter.

L’actuel ministre de l’Intérieur des Cultes et de l’agenda de Najat Vallaud-Belkacem [2], pour des raisons purement carriéristes, n’a pas hésité à humilier la France en annulant une conférence européenne à laquelle devaient participer une cinquantaine de personnalités de haut rang.

La ministre des Droits des femmes, exceptés celles qui portent le voile, Najat Vallaud-Belkacem, s’est soumise au caprice de Monsieur le maire d’Evry, une banlieue quelconque vers Paris, n’hésitant pas à ridiculiser la France sur le plan international.

Abîmer le prestige de son pays, en faire la risée de la communauté internationale, ce n’est pas si grave lorsqu’il s’agit de servir ses ambitions personnelles. C’est en tout cas une hypothèse particulièrement solide émise par la journaliste Sylvie Kauffmann qui commente un article ravageur pour l’image du ministre aux sourcils les plus froncés de la République. Extrait.

Selon des sources associées à la préparation de la conférence et de la visite des deux ministres, le cabinet de M. Valls avait bien noté la présence de M. Ramadan et avait validé la participation du ministre à cette conférence, dont Le Monde et le Financial Times étaient partenaires, et dont le programme était public depuis plus d’un mois. C’est Manuel Valls qui, découvrant le nom de l’islamologue trois jours avant la conférence, aurait décidé qu’il n’était pas souhaitable pour lui d’y aller. Pourquoi ? Faute d’une explication claire – sollicités, ni M. Valls ni son cabinet n’ont souhaité répondre à nos questions – on ne peut que spéculer : lorsque l’on est en première ligne en politique avec, au bout du chemin, des ambitions présidentielles, on vise le sans-faute. Et en France, faire un sans-faute, c’est ne pas prendre le risque, fût-il minime, d’un échange de propos provocateurs avec Tariq Ramadan. Ne pas tenter les twittos.

Source : Sylvie Kauffman, Tariq Ramadan, l’exception française [3]

“Ne pas tenter les Twittos.” Ravageur ! Si la politique est petites phrases, celle-ci résume à merveille ce que doivent aujourd’hui subir les Français. Vieille dame en pleine crise d’adolescence, la France a besoin d’être rassurée. La France a besoin d’hommes d’Etat qui, l’amour du pays chevillé au corps, l’incarnent et l’expriment, selon les mots de Churchill quand il dressa en 1920 un portrait de Clemenceau. En 2013, la peur des twittos vaut bien que la France soit tournée en bourrique au plus haut sommet. Lolesque si ce n’était pas dramatique.

Que l’on adule Tariq Ramadan ou qu’on le honnisse, l’hystérie gauche qui s’exprime contre l’intellectuel suisse révèle une réalité bien moche de cette France rabougrie, qui, dans la tempête, a besoin de capitaines de navire qui savent tenir la barre et remettre le cap vers un avenir plus sûr, et non de pauvres mousses sans charisme ni talent qui frémissent à l’idée que des internautes taquins puissent un jour de 2017 rappeler la participation du wannabe président, un sombre mois de 2013, à… une rencontre au sommet. Pas dans une cave d’Evry. A Florence, en Italie, dans le somptueux Palazzio Vecchio.

Il y avait Roosevelt. Il y avait Churchill. Il y avait De Gaulle. Et il y a Manuel Valls.