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Entre inspiration et plagiat, il n’y a qu’un pas

bougie-orientale

Attache-tétine, broche pour hijab ou encore marque-page : nombreux sont les comptes Facebook qui proposent ce genre de confections. Si vous fréquentez régulièrement ce réseau social, vous avez probablement constaté le phénomène de mode qui concerne les âmes créatives. Quand bien même chacun est libre de réaliser ce qui lui plaît, il est intéressant de faire la différence entre inspiration et reproduction. Nous passerons outre le fait que la plupart des personnes proposant la vente de leurs créations ne déclarent pas leur activité.

Lire : Facebook : concurrence déloyale et asphyxie [1]

Facebook accroit le phénomène de mode créative

L’un des principes d’Internet, c’est la facilité de partage, la volonté de rendre l’information accessible au plus grand nombre. Internet est par la même occasion une mine d’inspiration pour les personnes qui aiment confectionner de jolies choses, comme on le constate en parcourant photos et nombreuses publications des blogs. Ce n’est pas nouveau, et cela reste l’essence même di Web.

Sur Facebook, on ressent encore plus le phénomène des tendances créatives, au point de constater des “modes”. On peut citer par exemple la vague de comptes de personnes peignant et vendant des tableaux orientaux, puis la période plaque de porte, puis celle des poupées de chiffon. Actuellement, nous sommes en plein dans l’ère des loisirs créatifs à base de perles. A partir de là, il est aisé de voir ce qui marche et plaît au sein de la communauté. Il ne reste plus qu’à s’improviser artiste-vendeur.

Entre inspiration et plagiat, il n’y a qu’un pas

Il n’est pas question ici de faire un procès aux personnes qui s’inspirent, ni même à celles qui reproduisent pour leurs besoins personnels. De toutes façons, prouver qu’untel s’est inspiré d’unetelle est impossible. Il n’y a aucun mal à reprendre des idées glanées ci et là, tout le monde le fait. La plupart du temps même, on ne vous en voudra absolument pas d’avoir reproduit partiellement ou totalement une création, pourvu que cette dernière soit destinée à un usage non lucratif.

Il convient de trouver la juste mesure entre inspiration et plagiat. Nous convenons qu’il s’agit d’une entreprise délicate. Là où la reproduction devient gênante, c’est lorsque cette dernière est réalisée avec l’intention d’en tirer profit. Et ça, c’est moche. C’est là aussi que les choses se compliquent.

Violation des droits d’auteur, quel recours ?

Il est bien entendu possible de protéger ses créations, à condition d’y mettre le prix. Imaginez une personne qui propose différents modèles de marque-pages et qui doit déposer chacun des modèles à INPI, moyennant un coût. La facture devient rapidement trop élevée. Et quand bien même les modèles sont déposés, et que l’on constate un plagiat, qui a la volonté de lancer une procédure juridique, avec le temps et le coût que cela engendre ? Il y a des possibilités pour se protéger, mais cela reste compliqué pour les auto-entrepreneurs.

La plupart du temps lorsque l’on découvre la mise en ligne d’un modèle ressemblant fortement à l’un des nôtres, il suffit de contacter le plagieur en privé, d’expliquer son point de vue et ce dernier fini par retirer la photo incriminée. Des fois, cela ne fonctionne pas, il faut alors utiliser la fonction de signalement existante sur Facebook en précisant l’url du fichier original.

Par expérience, nous avons constaté que les personnes qui copient et vendent par la suite leurs créations sur Facebook sont novices en deux points :
– La démarche commerciale n’est pas réfléchie et leur activité est illégale.
– L’expérience créative n’est pas mûrie, puisque si tel était le cas, ces artistes vendeuses n’auraient pas besoin de s’imprégner de réalisations déjà existantes.