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Fraude à l’étiquetage : Auchan et les pommes de terre françaises d’Israël

En France, les règles en matière d’étiquetage alimentaire sont draconiennes. La Répression des fraudes (DGCCRF) est très à cheval sur le règlement en vigueur.

Les denrées alimentaires présentées à la vente doivent comporter un étiquetage pour bien informer le consommateur. Les obligations d’étiquetage sont différentes selon le mode de conditionnement des denrées alimentaires (préemballées ou non).

DGCCRF – Etiquetage des denrées alimentaires [1]

Les contrôles pour éviter les tromperies sur la qualité substantielle des produits commercialisés en France sont nombreux, les rayons fruits et légumes de la grande distribution n’y font pas exception. Et pour cause.

En 2002, Emmanuel Hammel, sénateur UMP, pointait la tromperie sur l’origine des fruits et des légumes [2]. S’appuyant sur un article du Figaro du 27 juin 2002, dans lequel on apprenait que “15 % des pommes de terre vendues le sont sous une fausse identité”, le sénateur souhaitait “connaître les nouveaux moyens de lutte contre ces fraudes”.

Plus de dix ans plus tard, cette fraude demeure comme c’est le cas aujourd’hui chez Auchan Villebon-sur-Yvette . En février dernier, Auchan octroyait la nationalité péruvienne à des avocats israéliens [3]. Cette fois, ce sont des pommes de terre israéliennes qui ont le bonheur d’être désormais françaises.

Sur la photographie suivante, on lit clairement que les pommes de terre sont produites en Israël, même si elles sont commercialisées par Loridan, une société française située dans la Sarthe.

auchan israel pomme de terre [4]

On le voit plus distinctement sur la photo suivante.

auchan israel pomme de terre

Or Auchan indique à ses clients que ces pommes de terre ont une origine… France.

auchan israel pomme de terre

Aimé, lecteur d’Al-Kanz.org qui nous envoie ces photos qu’il a prises lui-même, nous indique qu’il s’est rendu à l’accueil du magasin pour indiquer l’erreur. Le magasin allait fermer ses portes, il eut pour seule réponse un lapidaire “c’est une erreur”, sans que l’erreur ne soit réellement prise en compte.

Aimé a donc décidé de faire part de cet étiquetage frauduleux à la DGCCRF, car “ce n’est pas la première fois”, nous précise-t-il, qu’il voit “ce genre de pratiques”. Il s’est rendu sur le site Service Public pour contacter la Répression des fraudes : Contacter la DGCCRF [5].

Aimé a par ailleurs contacté le service consommateur d’Auchan pour l’alerter sur ce problème et savoir s’il s’agit d’un étiquetage volontairement frauduleux ou d’une erreur.

Auchan plaidera évidemment l’erreur, malgré la récidive.