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Quenelle : l’INPI valide un second dépôt, que fera Manuel Valls ?

Le 6 décembre dernier, nous découvrions que la marque “quenelle” avait été déposée à l’INPI par la compagne de Dieudonné.

Lire – La quenelle©, geste obscène, déposé à l’INPI [1]

Compagne qui a aussi créé une société, dont la raison sociale n’est autre que E-Quenelle.

Lire – Quenelle©, Quenelle+© et E-quenelle [2]

Bien (?) inspiré, un particulier déposait à son tour le 8 décembre la marque « quenelle quenelle épaulée quenelle de 175 ».

Lire – La quenelle, une nouvelle fois déposée à l’INPI [3]

Un peu moins de trois semaines plus tard, l’INPI validait et publiait le dépôt de marque « quenelle quenelle épaulée quenelle de 175 ». Le propriétaire habite la Nouvelle-Calédonie.

Les classes retenues vont désormais lui permettre de lancer sous cette marque, au choix : des calendriers, des stylos, des mouchoirs en papier, du papier hygiènique, des sacs à ordure, du linge de table papier, des chaussettes, des sous-vêtements, des foulards, voire s’il est dans la mouvance dieudonniste tendance provocatrice… des kippas tricotées, puisque la classe 25 recouvre la bonneterie et la chapellerie. Wait and see.

quenelle epaulee nouvelle caledonie

Question : Est-ce que la validation par l’INPI de la “quenelle épaulée” ou de la “quenelle de 175” confirme le caractère légal, certes subversif, mais en rien illicite au regard du droit français, de la quenelle de Dieudonné ? Si c’était le cas, cela placerait le ministère de l’Intérieur, communautariste sélectif, dans une posture particulièrement délicate.

Le “coup de sang” de Manuel Valls

Oubliant peut-être qu’il n’est pas la loi et que ni Place Beauvau ni la France ne sont ses propriétés, Manuel Valls s’est permis un “coup de sang”, comme le note le très conservateur Figaro [4], faisant du geste obscène de Dieudonné une affaire d’Etat. L’élimination du bouffon par le premier flic de France est juridiquement impossible, sauf à changer la loi – et encore – comme l’ont fait la droite et la gauche contre les femmes voilées.

L’idée ne déplaira certainement pas au ministre de l’Intérieur. En mars dernier, bafouant la séparation des pouvoirs et le devoir de réserve qui lui impose de ne pas « sortir de ses fonctions », ce dernier n’hésita pas à commenter au sein même du Sénat le jugement rendu par la Cour de cassation dans l’affaire de la crèche Baby Loup.

Lire – Quand la loi est trop favorable aux musulmans, il faut changer la loi [5]

Le pouvoir socialiste, outé malgré lui

Cette sortie et l’ampleur abracadabrantesque que prend la quenelle en France en disent long sur le délitement du politique en France et sur la qualité de nos gouvernants. L’affaire est aussi grotesque qu’embarrassante pour le pouvoir socialiste, qui impressionne par sa capacité toujours renouvelée à faire dans un amateurisme forcené. Au-delà de l’outrance de Dieudonné, de sa vulgarité et de ses positions peu catholiques – même pour un musulman, le saltimbanque révèle un mal bien plus grand que ses pitreries, antisémites ou non, comme le rappelait fin décembre le blogueur Authueil.

Dieudonné n’est que l’expression de cette frustration, le porte-drapeau de ceux qui estiment (à juste titre ou pas) qu’on ne leur donne pas la place à laquelle ils estiment avoir droit. Malheureusement, le gouvernement ne semble pas capable de prendre conscience de cela. Au lieu de traiter le fond du problème, Manuel Valls fait la courte échelle à Dieudonné, en lui donnant le brevet de martyr qu’il demande. Si c’est juste pour ressouder les troupes à gauche, en leur donnant un bon gros méchant à détester, c’est triste.

La classe politique de ce pays est vraiment tombée bien bas…

Un symptôme nommé Dieudonné [6]