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Aujourd’hui, j’ai donné de l’argent à un SDF et à la mosquée et à…

L’islam est fondamentalement une religion du don, de l’altruisme et du partage. On peut même affirmer qu’il y a en islam une injonction à faire le bien autour de soi et à donner.

Les mises en garde contre l’abandon des plus faibles, la non-assistance à personne en danger social, économique, affectif, sont légion. Le musulman n’a pas le choix : il a obligation de bienveillance active envers tous, sans distinction, comme nous le rappelions dans un précédent billet.

L’altruisme, une obligation en islam

Dans un hadith très connu, le Prophète (paix et bénédiction sur lui) donna le ton : « L’Ange Jibril (Gabriel) n’a cessé de me faire des recommandations au sujet du voisin, au point que j’ai cru qu’il allait l’imposer comme héritier. » En un mot, le voisin, c’est presque la famille. Or la famille, on s’en soucie. Dans un autre hadith, le Prophète (paix et bénédiction sur lui) dit : « Que celui qui croit en Dieu et au Jour dernier fasse du bien à son voisin ! » Et dans un autre encore, s’adressant au compagnon Abou Dhar (que Dieu l’agrée) : « Ô Abou Dhar ! Quand tu prépares un ragoût, augmente son eau et donnes-en à tes voisins ! »

Terminons avec celui-ci, sans appel : « N’a pas cru en moi celui qui dort repu tandis que son voisin, à côté de lui, a faim et il est au courant de cela. »

Source : Il fait froid : agissons ! [1]

Cette obligation à être généreux est même encouragée par la recommandation suivante : nous ne devons pas hésiter à donner en public, au vu et au su de tous, non pas pour s’enorgueillir de ce don, mais pour amener d’autres à faire de même, pour impulser une émulation et “se concurrencer dans le bien”, comme dit l’expression.

“Vous n’atteindrez la (véritable) piété que si vous faites largesse de ce que vous chérissez.” Sourate 3, verset 92

C’est ce qui explique que parfois lors d’un appel aux dons à la mosquée le président de l’association qui gère la mosquée ou encore l’imam sortent de leur poche un billet, lèvent la main bien haut pour permettre à chacun de bien voir qu’il s’agit d’un don et appellent d’autres fidèles à les suivre.

En revanche, la règle générale, pourrait-on dire, est à la discrétion. La main gauche ne doit pas savoir ce que la main droite donne. Donner en évitant toute ostentation, donner en n’attendant rien en retour de celui à qui l’on a donné, donner sans jamais considérer que ce que l’on donne est un trophée à ajouter à une sorte de palmarès. Bref, donner avec la plus la grande sincérité, avec le voeu de plaire à Dieu.

Sinon…

muslimshow don [2]
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