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Syrie : Tena, un robot pour sauver les victimes des snipers

Tena robot syria
Prototype du robot Tena – ©Ahmad Heidar

L’invention est aussi improbable qu’heureuse. Pour Ahmad Heidar, un ingénieur syrien, ce jour de juillet 2012 à Alep a changé le cours de sa vie.

Un homme s’apprête à traverser une rue de la ville quand soudain il s’écroule, touché à la jambe par les balles d’un sniper. C’est un soldat de Bachar Al-Assad qui a tiré : blesser un passant choisi au hasard, ne pas le tuer, attendre que d’autres viennent lui porter secours, leur tirer dessus, les blesser sans les tuer, les achever quand bon lui semble.

Ahmad Heidar a vu un homme tenter de secourir la victime de ce sniper, mais ce dernier n’a pu s’approcher. Il risquait à son tour de tomber sous les balles du soldat. Des habitants du quartier ont tenté au moyen de bric et de broc d’amener le blessé vers eux. En vain : le sniper finit par tuer l’homme d’une balle dans la nuque.

Dès lors, l’ingénieur, passionné par l’intelligence artificielle et les robots, décide de construire un robot maniable à distance pour soustraire les victimes des snipers sans risquer la mort et les mettre à l’abri. Son robot, qui s’appelle “Tena”, est pourvu de grands bras mécaniques et de chenilles.

Selon The Guardian [1], qui raconte son histoire aujourd’hui, Ahmad Heidar cherche à réunir 10 000 dollars pour réaliser son projet : “Le software peut être prêt en une semaine. Quant au robot, il faudra environ un mois pour le construire”, précise-t-il.

Il a lancé pour cela un appel aux dons sur son site : http://robotena.org [2] et mise sur le crowdfunding, le financement participatif.

Ajoutons que Ahmad Heidar n’est pas seul, comme on peut le constater avec cette photo publiée fin janvier sur Twitter.

Nous n’y avons tout d’abord pas cru. Mais Frederic Jacobs nous confirme que ce n’est pas une plaisanterie. C’est ainsi que nous avons pu découvrir l’histoire d’Ahmad Heidar sur le site du Guardian.

Sans Internet, tout cela n’aurait été certainement pas possible. Merci Ahmad, merci Frederic.